"> Miel - L’éthique du désaccord en Isl - Musulman et fier de l\'être
 

L’éthique du désaccord en Islam

Added 1/12/2016

le désaccord

 

Nous allons parler dans cet article du désaccord des Compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, quant à l'interprétation du hadith du Messager d'Allah () :

«Que personne ne fasse la prière du 'Asr avant d’être chez les Banu Qurayzah» (Boukhari)
Certains parmi eux comprirent qu'il voulait les inciter à se hâter. Ceux-ci accomplirent la prière du 'Asr lorsque l'heure survint. D'autres se limitèrent au sens explicite du Hadith et ne firent la prière que lorsqu'ils sont arrivés chez les Banu Qurayzah. Le Prophète () quant à lui, ne réprimanda ni ne désapprouva aucun des deux groupes. L'on tire argument de ceci pour l'un des plus grands principes de la Charia, à savoir : d'admettre le principe du désaccord au sujet des questions traitant des choses secondaires, tout en considérant que chacune des deux parties en désaccord est excusée et digne de rétribution. Ceci établit de même le principe de l'Idjtihâd, effort de réflexion (ou de déduction) personnelle des oulémas, destiné à déduire les jugements de la Charia ; et prouve que mettre fin au désaccord relatif aux questions traitant des choses secondaires, lesquelles émanent d'indices hypothétiques, s'avère inconcevable, voire impossible.

En effet, œuvrer à éliminer le désaccord au niveau des questions traitant des choses secondaires est un défi lancé à la sagesse et l'aménagement d'Allah, exalté soit-Il, dans Sa législation. Voire, c'est une absurdité et une sorte de nullité : car comment pourrait-on garantir la dissipation du désaccord au sujet d'une question si celle-ci repose sur un argument hypothétique et éventuel ?

Par ailleurs, s'il est possible que ceci ait lieu à notre époque, cela aurait dû arriver, à plus forte raison, à l'époque du Messager d'Allah () dont les Compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, étaient certes plus dignes de ne pas tomber en désaccord. Or, ils se trouvèrent en désaccord comme on vient de le voir.

Une des leçons de Fiqh puisées dans le Hadith précédent est qu'il n'est pas blâmable de se limiter au sens explicite d'un Hadith du Prophète () ou d'un verset du Livre d'Allah, exalté soit-Il ; qu'il n'est pas reprochable non plus de déduire du Texte un sens qui lui soit particulier ; et que l'effort de chacune des parties en désaccord au niveau des choses secondaires est un Idjtihâd, qui n'implique aucunement que la partie fautive soit pécheresse. Ceci est étayé par le Hadith dans lequel le Prophète () dit :
«Si le juge, par son Idjtihâd, aboutit au bon jugement, il sera récompensé d'une double rétribution ; et si, par son Idjtihâd, il eut tort, il sera récompensé d'une seule rétribution.» (Abu Dâwûd)

Ibn Hadjar, qu'Allah lui fasse miséricorde, commenta en disant : «Tirer argument de cette histoire que toute personne, par son Idjtihâd, a raison dans l'absolu, manque en fait de clarté. La leçon à tirer de ce Hadith est plutôt de ne pas blâmer celui qui fit de tout son mieux et fit un effort de réflexion à cet égard, lequel ne doit pas être considéré comme pécheur. En bref, certains Compagnons interprétèrent le texte en fonction de son sens explicite, tout en négligeant leur accomplissement de la prière après l'heure, faisant ainsi prévaloir la seconde interdiction sur la première, à savoir l'ajournement de l'accomplissement de la prière. Ils tirèrent argument au sujet de cet ajournement de la permission accordée au guerrier préoccupé par le combat d'ajourner sa prière, tel que fut le cas lors de la bataille d'al Khandaq (la tranchée). Or, d'autres Compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, n'interprétèrent pas l'interdiction en fonction du sens explicite, mais ils y trouvèrent une allusion pour les inciter à se hâter et à se précipiter vers les Banu Qurayzah. La majorité des oulémas tirèrent argument de ce fait que celui qui, par son Idjtihâd, aboutit à une déduction quelconque, ne doit pas être traité comme pécheur, et ce, étant donné que le Messager d'Allah () ne réprimanda aucun des deux groupes. S'il y avait un péché, il l'aurait certes reproché au pécheur».

 

 

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=158651&fromPart=36

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Des prothèses rétiniennes sont un espoir pour les personnes aveugles

Added 24/11/2016

 

RétineRetrouver la vue. Voilà un rêve qu’aimeraient toucher les 45 millions de personnes à travers le monde qui souffrent de cécité. Pour certaines personnes aveugles, ce rêve pourrait devenir réalité grâce aux prothèses rétiniennes. Développé depuis une dizaine d’années, ce dispositif permet aux patients qui souffrent d’une dégénérescence des cellules photoréceptrices de la rétine de percevoir des signaux lumineux sous forme de taches (les phosphènes). Mais l’image restituée est encore loin d’être précise. Une équipe du CNRS en collaboration avec des chercheurs du CEA, de l’Inserm, de l’AP-HM et de l’Université d’Aix-Marseille a identifié les facteurs qui permettraient d’optimiser les prothèses et ainsi, améliorer la qualité de vie des patients.

En temps normal, les rayons lumineux entrent dans l’œil, traversent la cornée et le cristallin, puis sont projetés en une petite image inversée sur la rétine. Cette dernière est tapissée de cellules photoréceptrices qui convertissent le signal lumineux en signal électrique, avant de le véhiculer jusqu’au nerf optique. Les prothèses rétiniennes se substituent aux photorécepteurs défaillants grâce à trois éléments : une caméra insérée dans des lunettes capte d’abord les informations visuelles, puis un microordinateur les convertit en signaux électriques, qui sont enfin injectés dans la rétine grâce à une matrice d’électrodes implantée à son contact. L’influx nerveux artificiellement engendré quitte ensuite la rétine via le nerf optique pour être acheminé vers le cerveau. L’image restituée n’est pas très nette, mais c’est déjà une piste prometteuse pour les personnes qui souffrent de rétinite pigmentaire (une dégénérescence de la rétine due à la mutation de plusieurs gènes), d’autant qu’aucun autre traitement pour soigner cette maladie n’a fait ses preuves.

Pour optimiser ces prothèses rétiniennes, la première étape est d’identifier les facteurs qui limitent la qualité de l’image. Pour cela, l’équipe dirigée par Frédéric Chavane (CNRS), a mené une expérience sur 35 rongeurs. Grâce à une technique d’imagerie optique, ils ont comparé l’activité nerveuse du cortex visuel en réponse à des stimuli visuels naturels d’une part, et ceux d’une prothèse d’autre part. Les résultats montrent que si que le dispositif stimule bien le cortex visuel du rongeur à la bonne position et à la bonne intensité, la zone du cortex activée est trop grande et de forme allongée.

D’où viennent ces anomalies ? Les chercheurs ont identifié deux source au niveau de la matrice d’électrodes. D’abord, la mince couche de liquide qui sépare la matrice de la rétine diffuse passivement le signal électrique aux cellules nerveuses situées à côté de celles ciblées. Ensuite, les axones des cellules distantes de l’implant et qui passent devant les cellules ciblées sont aussi activés involontairement par le passage du courant électrique (activation "en passant").

 

© CNRS /F. Chavane et S. Roux/ Pour la Science

Forts de ces conclusions, les chercheurs ont caractérisé les propriétés de l’interface prothèse-rétine qui sont à l’origine de la perturbation des courants électriques injectés. Ils ont ainsi pu les corriger, et par conséquent diminuer à la fois la diffusion passive et la stimulation parasite des fibres nerveuses. Une solution qui pourrait augmenter significativement la résolution des implants rétiniens.

Prochaine étape : tester ces résultats à plus grande échelle. Cela permettra d’améliorer les prothèses rétiniennes et ainsi de pouvoir envisager rendre, à long terme, leur autonomie aux patients.

 

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-retines-artificielles-on-y-voit-plus-clair-37552.php

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L'examen de conscience : al-mouhâsabah ou l'auto-critique

Added 22/11/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Examen de conscience

      Chaque musulman chemine à son rythme vers Allâh . Il accomplit ses differents devoirs, s’écarte de tout ce qui est proscrit par l’Islam, multiplie les adorations… mais il arrive parfois qu’il pense avoir réalisé le nécéssaire et se complait alors dans une certaine pratique qu’il estime idéale : une évidente confiance s’empare de lui. La vision qu’il a de lui-même s’opère à travers l’œil de satisfaction qui le tranquillise. Le risque est qu’il peut facilement basculer vers « al-‘oujb » (la prétention) ou « at-takabbour » (l’orgueil). Car l’instigateur d’un tel chavirement est aux aguets, prêt à distraire le croyant à tout moment : Satan n’accepte jamais qu’un fils d’Adam  se livre complètement à l’Islam, c’est pourquoi il met tout en œuvre pour le faire tomber dans les crocs de la prétention.  

         Allâh  n’a cessé de mettre en garde les musulmans contre ce basculement. Même le Prophète  n’échappe pas à cet avertissement : « Ô toi (Mouhammad) ! Le revêtu d’un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi. Et ne surestime pas tes actes. Et pour ton Seigneur endure. », s.74 Al-Mouddaththir (Le Revêtu d’un manteau), v.1-6.
Dès le début de la révélation coranique, Allâh  fixe au Prophète  un cadre à ne pas dépasser : il faut s’abstenir de vanter les mérites de sa mission de prêcheur. Le verset 6 « wa lâ tamnoun tastakthir » (et ne surestime pas tes actes) met en garde la plus humble des créatures contre l’autosatisfaction qui pourrait l’envahir alors même qu’elle est protégée par Dieu.« Ath-thawb » désigne « les vêtements», mais en poésie arabe, il signifie l’âme d’une personne qui se purifie comme on nettoie un habit incrusté de taches. Cette âme, siège des sentiments, représente également la personne dans son entité. Le verset, que les imâms répètent à chaque prêche du vendredi, en témoigne : « Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Que chaque âme voit ce qu’elle a préparé pour le lendemain (…) », s.59 Al-Hachr (L’Exode), v.18. Cette parole divine invite le musulman à prendre ses dispositions pour se prémunir de la calamité du Jour du Jugement. Mais à quoi le musulman doit-il s’attendre ?            

         Allâh , dans le Coran, donne un avant-goût de ce qu’est le Jour de la résurrection : « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur, car le tremblement de l’Heure dernière sera quelque chose de terrifiant ! », s.22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), v.1.
Il utilise un terme indéfini à la sémantique imprécise, ce qui reste assez abstrait. Par opposition, quand Allâh  parle du paradis, Il dit : « (…) Sa largeur ressemble aux Cieux et à la Terre (…) », s.3 Âl-‘Imrân (La Famille d’Imrân), v.133 : la comparaison donne une idée de grandeur appréciable par l’entendement humain même si elle reste approximative. En revanche, concernant la fin des temps, Il n’a employé aucune comparaison, mais a évoqué les conséquences d’un tel moment : « Le jour où vous la verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, toute femme enceinte avortera de ce qu’elle portait et tu verras les gens ivres alors qu’ils ne le sont pas réellement, mais c’est que le châtiment d’Allâh est dur », s.22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), v.2.
Le simple fait d’assister à la fin des temps engendrera chez l’être humain une frayeur telle qu’il n’en a jamais connue. Ce qui explique pourquoi Dieu n’emploie aucune comparaison : aucun événement terrestre n’égale, ni même se rapproche de celui de l’Heure. Les conséquences de la vision de cette catastrophe semblent tellement ahurissants qu’elles présagent un cataclysme extraordinaire.
À l’examen de cette description, il est clair que le croyant ne peut pas se fier uniquement à ses actes d’adoration, même observés toute une vie durant, pour se préserver de l’effroi occasionné par la fin des temps : en vérité, seule la miséricorde de Dieu sauvera les serviteurs fidèles.     

        En se projetant en ce jour-là, nu au milieu des ressuscités à attendre son jugement, il sera difficile au croyant de surestimer ses actes et de se voir parmi les sauvés. Dans cette vision, nulle âme ne pourrait être satisfaite de ses œuvres ou manquer de concentration au cours de sa prière : imaginer l’au-delà replace la valeur des actions dans un contexte congruent. Un pieux successeur (tâbi’iyy) disait : « Lorsque j’accomplis la prière, je vois le paradis devant moi et je vois l’enfer à ma gauche, et je vois mes œuvres et le jugement », ainsi debout en prière, le croyant se rappelle qu’ici-bas il est encore maître de ses actes d’adoration, alors que dans l’au-delà, c’est le Maître qui décide du déroulement des événements. Dans une semblable situation, l’âme est saisie de crainte, mais aussi d’espoir… un espoir qui pousse l’orant à se concentrer intensément dans sa prière et à l’allonger. Qui sait, peut-être que cette oraison lui servira le jour où il n’y aura d’ombre que celle d’Allâh  ? 

         Avant de vivre réellement cet évènement inéluctable, il est encore temps d’agir en recourant à son autocritique. Pour ce faire, il est indispensable de respecter certaines convenances.
La première règle est qu’il est nécessaire d’établir une comparaison entre l’ensemble des œuvres effectuées durant sa vie et la réalité du Jour de la résurrection. Il est inutile de comparer ses actes à ceux de son entourage : cette démarche n’est absolument pas révélatrice de leur valeur. Il s’agit plutôt de se demander si le temps consacré chaque jour aux œuvres adoratives est suffisant par rapport à l’existence que Dieu a accordée à chaque humain ; si le comportement adopté permet de se protéger de l’enfer… Autant de questions qui serviront à estimer le poids de ses actions au Jour du Jugement. Que sont-ce les adorations en comparaison avec les innombrables dons d’Allâh (la santé, l’argent, la notoriété, la famille, le travail,…) ? : « (…) Si vous essayez de compter les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les énumérer (…) », s. 14 Ibrâhîm (Abraham), v. 34.  
Toutefois, le croyant doit prendre conscience que chaque don dissimule une épreuve : le savoir, la santé, la richesse, etc. sont certes des grâces de Dieu mais aussi des tests. Allâh  dit dans le Coran : « Pensent-ils que les richesses et les enfants dont Nous les pourvoyons, soient une avance que Nous Nous empressons de leur faire sur les biens de la vie future ? Quelle inconscience ! », s. 23 Al-Mou’minoûn (Les Croyants), v. 55-56.
Se voir avec l’œil de satisfaction aveugle réellement le croyant sur ses imperfections. En revanche, l’œil du mépris amplifie les péchés, aussi minimes qu’ils soient. Le Prophète  a cité l’exemple de celui qui voit le péché comme une mouche qui s’est posée sur son nez et qui la chasse d’un revers de la main : tout l’oppose au croyant qui considère un petit péché comme une montagne qui l’accable ! 

         La deuxième règle à respecter est de toujours demander pardon à Allâh , de se repentir après chaque acte d’adoration. Telle était la sounna du Prophète  : dès qu’il finissait sa prière, il disait « astaghfiroullâh » à trois reprises. Malgré son statut, et l’ensemble de ses bonnes actions, il s’adressait à Dieu comme suit : « Je reconnais les dons que Tu m’as octroyés et je reconnais mon péché, pardonne-moi, parce qu’il n’y a que Toi qui peux pardonner les péchés. »

 

Demander pardon juste après une adoration, c’est la protéger ; ne pas le faire, c’est la perdre. Il se pourrait en effet qu’elle ait été mal accomplie (non respect des convenances, dissipation,…) et qu’Allâh ne l’accepte pas. Même lors du pèlerinage, alors que le pèlerin se débarrasse de tous ses péchés, Allâh dit : « (…) Puis quand vous déferlez depuis ‘Arafat, invoquez Allâh à Al-mach’ar al-harâm (le repaire sacré) comme Il vous a montré la bonne voie quoiqu’auparavant vous étiez du nombre des égarés, ensuite déferlez par là où les gens déferlent et demandez pardon à Allâh, car Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. », s. 2 Al-Baqara (La Génisse), v. 198-199. 

         La troisième règle à suivre consiste à ne jamais injurier un musulman pour un péché qu’il a commis. Il est par exemple malséant de reprocher à quelqu’un le fait qu’il ne prie pas ; le Prophète  dit à ce propos : « Celui qui injurie son frère à cause d’un péché qu’il a commis ne mourra pas avant de commettre ce péché-là ». Le musulman n’est pas un juge pour son frère, il est là pour rappeler, guider, aider, non pas pour accabler ou insulter ses semblables.
D’après un autre hadîth marfou’ (qui remonte) au Prophète, rapporté par At-Tirmidhî, il ne faut pas se réjouir quand son coreligionnaire est dans une situation pénible, mais plutôt ressentir de la tristesse pour lui. Sans quoi, Dieu pardonnera au pécheur, le comblera de Sa miséricorde, et ensuite éprouvera la personne qui l’aura injurié. Certains savants déclarent au sujet de la vanité : « Il est préférable pour toi de dormir toute la nuit et de te réveiller avec du remords [pour ne pas avoir consacré un temps pour la prière] plutôt que de passer toute la nuit à prier et de te réveiller avec de la prétention ». La contrition de la première personne la rapprochera de Dieu, contrairement à l’adoration du second.     

    

D’autres avancent : « Le gémissement des plaintes du pécheur est aimé par Dieu contrairement au bourdonnement qu’occasionne la glorification du prétentieux ». C’est réellement l’état de l’âme d’une personne qui déterminera son salut ou sa perdition. Certaines gens en commettant un péché vont trouver la force de se repentir une fois pour toutes. Ils seront tellement assaillis par les regrets qu’ils adoreront Dieu de la meilleure des façons.
Le Prophète  a dit : « Si une personne accomplit l’adultère, appliquer la sentence sur elle mais ne l’injuriez pas ». Certains compagnons s’étaient permis de critiquer Mâ’iz Ibnou Mâlik  ― qui a lui-même avoué avoir commis l’adultère et sur qui la sentence a été appliquée ― mais le Prophète  leur rétorqua : « Il s’est repenti d’un repentir qui suffirait au monde entier s’il lui avait été distribué. » Ce pécheur, en réclamant son châtiment terrestre, manifestait sa foi en l’immense pardon de la part d’Allâh  : la reconnaissance de sa faute traduisait un regret sincère et une croyance ferme en Dieu. 

         Allâh  s’adresse ainsi au Prophète , qui avait la plus grande force spirituelle : « Et si Nous ne t’avions pas apporté Notre soutien, tu aurais failli pencher de leur côté [des polythéistes] », s. 17 Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne), v. 74 ; car c’est bien grâce à Dieu, que le noble Messager a été préservé de tout péché.
Le prophète Yoûssouf en est un autre bel exemple lorsqu’il s’est tourné vers Dieu en ces termes : « (…) et si Tu ne me préserves pas de leurs stratagèmes [des femmes], je m’inclinerai vers elles et je serai du nombre des ignorants. », s. 12 Yoûssouf (Joseph), v.33. Si les grands prophètes n’étaient pas à l’abri du péché, comment le commun des musulmans pourrait-il l’être ? Voilà pourquoi le musulman doit être conscient qu’à chaque fois qu’il accomplit une bonne action le mérite ne lui revient jamais : c’est Allâh  La Source de toute bienfaisance.  

         En fournissant l’effort d’un examen de conscience, le croyant se considère à sa juste valeur : il réajuste ses œuvres pour ce qui l’attend dans l’au-delà, demande pardon à son Seigneur après ses péchés, mais aussi après ses adorations, et il n’injurie pas celui qui faute. Ce n’est qu’en passant par l’autocritique que le croyant peut atteindre « an-nafs al-lawwâma [l’âme qui se blâme continuellement] » mentionnée dans le Coran. L’humilité s’installe alors dans son cœur et le pousse à craindre Allâh  comme il se doit. L’humilité et la modestie constituent les meilleurs traits de caractère d’un musulman : ils le rapprochent d’Allâh , sont à l’origine de l’agrément de Dieu pour sa personne et pour ses œuvres.

http://www.aslama.com/

 

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Super-lune: explication scientifique du phénomène.

Added 15/11/2016

 

super lune

Un peu partout dans le monde, les amateurs de spectacles célestes ont pu admirer lundi la "super Lune", un phénomène astronomique inédit depuis 68 ans et qui ne se reproduira pas avant 2034.

La distance entre la Terre et la Lune varie chaque mois entre 356 410 km et 406 740 km du fait de l'excentricité orbitale de la Lune1,2. Le terme de « super lune » (Supermoon en anglais) est inventé par l'astrologue Richard Nolle en 1979, défini ainsi :

« ...une nouvelle ou pleine lune qui se produit lorsque la Lune est à ou près de (à 90 %) sa plus proche approche de la Terre lors d'une orbite donnée (périgée). En bref, la Terre, la Lune et le Soleil sont alignés, la Lune étant au plus près de la Terre »

Nolle précise par ailleurs que « à 90 % » signifie que la distance Terre-Lune est dans le décile inférieur3.

Le terme de super lune n'est pas largement accepté ou utilisé dans la communauté des astronomes, qui lui préfère « périgée-syzygie »4. Le périgée est le point de l'orbite lunaire où la distance de la Lune par rapport au foyer est minimale. Une syzygie correspond à un alignement de la Terre, de la Lune et du Soleil. Une super lune peut être vue comme une combinaison des deux événements, bien qu'ils ne coïncident pas forcément parfaitement à chaque fois3.

Avec une récurrence de 1 an et 48 jours, le phénomène n’est pas rare. Deux conditions prévalent à son apparition :

que la Lune soit pleine ;
et qu’elle soit au plus près de son périgée, lieu de l’orbite lunaire où la distance Terre-Lune est minimale.
Le 14 novembre 2016, à exactement 12h21 , la Lune sera à son périgée, à une distance de 356 509 km. Elle atteindra sa phase de pleine Lune à 14h52 (temps légal français).

L’orbite de la Lune ne décrit pas un cercle parfait autour de la Terre, mais une ellipse. La distance Terre-Lune varie donc considérablement : la Lune peut se situer exactement entre 356 400 km au plus près de la Terre (périgée) et 406 700 km au plus loin de la Terre (apogée).
L’orbite de la Lune ne décrit pas un cercle parfait autour de la Terre, mais une ellipse. La distance Terre-Lune varie donc considérablement : la Lune peut se situer exactement entre 356 400 km au plus près de la Terre (périgée) et 406 700 km au plus loin de la Terre (apogée).
© Y. Gominet / IMCCE / Observatoire de Paris
La Lune pourra paraîtra plus grosse que d’habitude, avec un diamètre apparent maximal de 33,5986’.

La Lune ne sera pas pour autant plus brillante. En effet l’éclat lunaire dépend également d’autres conditions relatives notamment à la distance Terre-Soleil et à la position de la Lune par rapport à la direction Terre-Soleil.

Pleine lune du 15 novembre 2016 vs celle du 22 avril 2016
Pleine lune du 15 novembre 2016 vs celle du 22 avril 2016
© IMCCE / Observatoire de Paris
D’autres super Lunes remarquables…

À signaler : la dernière super Lune record remonte au 26 janvier 1948 pour laquelle la distance à la Terre était de 356 461 km.

La prochaine surviendra le 25 novembre 2034 avec une distance encore plus faible de 356 445 km.

Les super Lunes pour lesquelles la distance est plus petite que 356 400 km sont encore parfois appelées super lunes ultimes. On en compte moins d’une vingtaine depuis le début de l’ère chrétienne.

Dans l’intervalle 1000-2100, la super Lune ultime qui détient le record est survenue le 4 janvier 1912, sa distance à la Terre était alors de 356 375 km.

Il faut remonter au 19 décembre 796 pour trouver une distance à la Terre encore plus faible, de 356 355 km. La phase de pleine Lune n’était alors survenue que 40m après le passage par le périgée lunaire. Ces lunes ultimes ont tendance à disparaître avec le temps.

 

 

https://www.obspm.fr/14-novembre-2016-une-super.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Super_lune

 

 

 
 
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Les droits que les musulmans ont les uns sur les autres

Added 13/11/2016

Les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire sont nombreux; certains constituent des obligations individuelles qui incombent à chaque individu et dont l'abandon constitue un péché, tandis que d'autres sont des obligations communautaires parce que leur accomplissement par une partie des membres de la communauté en dispensent les autres. D'autres droits ont rang de recommandations non obligatoires dont l'omission ne constitue pas un péché pour le musulman.

Al-Bokhari (1240) et Mouslim (2162) ont rapporté d'après Abou Haoyurayrah (P.A.a) qui dit avoir entendu le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire: «il y a cinq droits que tout musulman doit à son coreligionnaire: lui rendre son salut, se rendre à son chevet quand il tombe malade, l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès, répondre à son invitation, prier pour lui en cas d'éternuement.»

La version de Mouslim reçue d'Abou Hourayrah affirme que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit: «les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire sont au nombre de six.»

- «Les quels?» lui a-t-on dit.

- «le saluer quand il le rencontre, répondre à son invitation, lui donner des conseils quand il le sollicite, prier pour lui quand il éternue et loue Allah, se rendre à son chevet quand il tombe malade et l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès.»

Ach-Chawkani (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit: «par ses propos «le droit du musulman» il entend parler de ce qu'il ne convient pas d'abandonner, ce qui constitue soit un devoir ou un acte fortement recommandé et partant proche du devoir qu'il ne convient pas d'abandonner. L'emploi de l'expression dans ce sens relève de l'usage d'une expression polysémique dans ses deux acceptions. En effet, le terme haqq est usité parfois pour désigner le devoir comme l'affirme Ibn al-A'rabi. Il est encore utilisé pour désigner ce qui est 'confirmé, ce qui est nécessaire, ce qui est vrai, etc. Selon Ibn Battal, le sens voulu ici est : la sacralité, le compagnie.» Extrait de Nayl al-Awtar (4/21).

1. Rendre le salut est un devoir si son destinataire est une seule personne. S'il est adressé à un groupe, un membre du groupe peut répondre à la place des autres. Quant au fait de prendre l'initiative de saluer , c'est en principe une sunna (pratique recommandée). On lit dans l'encyclopédie juridique (11/314): «prendre l'initiative de saluer est fortement recommandée en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): «diffusez les salutations en votre sein» . C'est un devoir que d'y répondre si le saut est adressé à une personne. S'il est adressé à un groupe, la réponse incombe à l'ensemble du groupe. Si l'un d'entre eux rend le salut , les autres en sont dispensé. S'ils répondent tous, ils auront accompli une prescription, qu'ils le fassent en chœur ou de manière successive. S'ils refusent tous de répondre, ils tombent tous dans le péché; les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire étant au nombre de cinq: rendre le salut…»

2. S'agissant de la visite aux malades, c'est une obligation communautaire. Selon Cheikh Ibn Outhaymine, «il s'agit là d'une obligation communautaire.» Extrait Madjmou fatawa wa rassail Ibn Outhaymine (13/1985). Se référer à la réponse donnée à la question n° 71968.

3. L'accompagnement des morts est encore une obligation communautaire. Se référer à la réponse donnée à la question n° 67576.

4. Répondre aux invitations: si c'est pour assister à une cérémonie de mariage, la majorité des ulémas soutient que c'est un devoir que d'y répondre à moins qu'on soit légalement excusé. Si ce n'est pas pour assister à une telle cérémonie, la majorité des ulémas soutient qu'il est recommandé d'y assister. Dans tous les cas, la réponse est soumise à des conditions. Pour les connaitre en détail, se référer à la réponse donnée à la question n° 22006.

5. Le fait de prier pour l'auteur d'un éternuement fait l'objet d'une divergence de vues. On lit dans l'encyclopédie juridique (4/22): «cette prière est une sunna pour les Chaffites. Elle est un devoir selon un avis émis au sein des hanbalites et des hanafites. Les Malékites disent – c'est aussi l'avis adopté par les hanbalites- que c'est une obligation communautaire. Il est rapporté dans al-Bayaan que l'avis le plus répandu veut qu'il s'agisse d'une obligation individuelle compte tenu du hadith qui dit: «c'est un devoir pour chaque musulman qui l'entend de lui dire: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde.» Selon l'avis le plus crédible, c'est un devoir pour toute personne qui entend l'auteur d'un éternuement louer Allah de prier pour lui. A ce propos al-Bokhari (6223) a rapporté d'après Abou Hourayrah (P.A.a) que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «certes, Allah aime les auteurs d'éternuements et détestent l'entrebâillement. Si l'un d'entre vous éternue et loue Allah, toute personne qui l'entend doit prier pour lui.» Ibn al-Quayyim (puisse Allah lui accorder sa miséricorde): dit « il est déjà cité le hadith d'Abou Haourayrah dans lequel on lit: «Si l'un d'entre vous éternue et loue Allah, tout musulman qui l'entend doit dire: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde.» At.-Tirmidhi a donné au hadith d'Anas ce titre: chapitre sur le devoir de demander la miséricorde d'Allah pour l'auteur d'un éternuement qui loue Allah ceci signifie qu'il s'agit bien d'un devoir pour lui, ce qui est exact, compte tenu des hadiths clairs allant dans le sens du devoir et qui ne rencontrent aucune objection. Allah le sait mieux. Parmi ce hadiths figure celui d'Abou Haourayrah déjà mentionné et son autre hadith dans lequel il dit: «cinq incombe au musulman au profit de son coreligionnaire.» C'est encore déjà cité. Figure encore parmi les hadiths celui de Salim ibn Oubayd dans lequel on lit: «que celui qui se trouve tout près de lui dise : puisse Allah t'accorder Sa miséricorde.» En fait partie encore ce hadith rapporté par at.-Tirmidhi d'après Ali selon lequel le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «tout musulman doit à son coreligionnaire six choses à bien observer: le saluer quand il le rencontre, répondre à son invitation, prier pour lui quand il éternue, se rendre à son chevet en cas de maladie, l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès et aimer pour lui ce qu'on aime pour soi-même.» Il le qualifie de bon hadith rapporté du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) par plusieurs voies. Certains émettent des réserves à propos d'al-Harith al-Awar. D'autres hadiths relevant du même chapitre sont rapportés d'après Abou Haourayrah, d'après Abou Ayyoub, d'après al-Baraa et d'après Abi Massoud. Fait partie de ces hadiths celui rapporté par at.-Tirmidhi d'après Abou Ayyoub selon lequel le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: si quelque éternue, qu'il dise: al-hamd lillah (Allah soit loué) avant d'ajouter en tout état .Que celui qui veut lui répondre dise: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde avant que le premier ne reprenne: puisse Allah vous guider et améliore votre état.» Voilà quatre manières d'indiquer . La première est une affirmation claire de la nécessité de prier pour l'auteur d'un éternuement en des termes clairs qui ne nécessitent aucune interprétation. La deuxième consiste à en faire un droit. La troisième consiste dans l'emploi du prépositif «alaa» qui introduit un devoir. La quatrième consiste à donner l'ordre de le faire. Nul doute que de nombreux devoirs sont affirmés par des tournures moins fortes que celles-là. Allah Très haut le sait mieux.» Extrait du commentaire d'Ibn Quayyim sur les Sunan d'Abou Dawoud (13/259). Il dit encore: «il apparaît à travers le hadith cité au début que la prière à faire pour l'auteur d'un éternuement est une obligation individuelle pour toute personne qui entend l'auteur de l'éternuement louer Allah. Il suffit qu'une seule personne faisant partie d'un groupe le fasse. C'est un des deux avis émis parmi les ulémas et choisi par Ibn Abi Zayd et Abou Baker ibn al-Arabi, tous deux malékites. Rien ne s'y oppose.» Extrait de Zad al-maad (2/437).

6. ­S'agissant de donner un conseil à celui qui le demande, il parait que c'est une obligation communautaire. Ibn Mouflih (puisse Allah lui accorder sa miséricorde): «le sens apparent des propos de l'imam Ahmad et ses compagnons est que c'est un devoir de donner conseil au musulman même s'il ne le demande pas. c'est aussi ce qui se dégage du sens apparent des informations.» Extrait de al-Aadaab ach-cahriyyah par Ibn Mouflih (1/307). Moulla Ali al-Quari (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «s'il vous demande un conseil» signifie : s'il le sollicite auprès de vous. «Donnez lui un conseil» obligatoirement. Il est un devoir de donner des conseils même si le bénéficiaire ne les sollicite pas.» Extrait de mirqaat al-mafatiih (5/213). Al-Hafizh ibn Hadjar (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit: « il est devenu clair que le terme haqq signifie devoir, contrairement aux propos d'Ibn Battal selon lesquels on entend par là 'sacralité' et 'compagnie'. Il parait que ce qui est visé ici est un devoir communautaire.» Extrait de Fateh al-Bari (3/113).

Allah Très haut le sait mieux.

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