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L'érotisation de la société

Added 15/9/2017

Couple

 

Introduction

 

   La société moderne se targue d’avoir repoussé tous les tabous et toute morale restrictive. Elle prétend être parvenue à une liberté jamais atteinte par l’humanité.


Pour ne citer que le cas de la société française, il est indéniable que la révolution sexuelle de1964 à 1973 a combattu et vaincu bien des ostracismes et sujétions (machisme, inhibition, culpabilité et honte sexuelles, homophobie). Elle a conféré aux femmes des droits incontestables et a modifié la perception de la sexualité qui, de la fonction reproductrice, se transforme en fonction liante permettant un épanouissement personnel. Néanmoins, selon Jean-Claude Guillebaud, la révolution sexuelle reposait sur un fantasme : «Ni la perversion, ni la pulsion de violence, ni l’instinct de possession, ni la pédophilie, ni la jalousie, ni le voyeurisme, ni l’impuissance n’existent à l’état normal. La nature humaine est naturellement bonne ; la sexualité est naturellement saine […] et il suffit de libérer les pulsions sexuelles pour libérer l’humanité de ces désordres […] un contresens qui continue de hanter l’époque. Libérer le désir, rejeter l’ordre ancien et sa morale, congédier les interdits, jouir sans entraves et sans loi : oui l’utopie était belle. L’erreur fut de croire qu’elle était sans conséquence… »

   Car en vérité, la révolution sexuelle a-t-elle vraiment été libératrice ou a-t-elle plutôt déclenché l’hypersexualisation des sociétés française et européenne pour contaminer l’ensemble du monde ?

   De quelle logique découle en réalité l’érotisation de la société qui se propage à vitesse grand « V » par le truchement des médias, l’art, la mode et la littérature ? Quels en sont les dérapages ? Qui sont les victimes ? Et quels en sont les remèdes ?

La logique du diktat du libre marché

   Déjà, dans les années 1920-1930, le corps féminin a été utilisé à des fins mercantiles pour vanter et vendre divers produits (bijoux, cosmétiques, vêtements, revues, diètes minceur, etc.). C’est à cette époque que sont apparues les normes esthétiques actuelles (jeunesse, minceur, hâle) et la revendication des femmes au droit à être séduisantes : « A l’image des femmes chastes et vertueuses se substitue celle d’une population féminine de plus en plus préoccupée de mettre ses charmes en valeur. » [Jean-Claude Guillebaud].

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Jean-Claude Guillebaud, écrivain essayiste et journaliste français, est né à Alger en 1944. Il s’est illustré pour ses importants reportages idéologiques. Il a travaillé au quotidien Sud Ouest, au Monde et au Nouvel Observateur ; il a dirigé Reporters sans frontières. En 1972, il est lauréat du Prix Albert Londres. Il parraine la Coordination pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Chroniqueur, il traite de la vie des médias au Nouvel Observateur (supplément télévision) et de l’observation de la société et de la vie politique française dans l’hebdomadaire catholique La Vie. En 2007, il parraine l’agence de presse associative Reporters d’Espoirs qui dénonce les aspects les plus obscurs de la société du spectacle.

   Le contexte socio-économique a favorisé cette situation :
· Le chômage était important et touchait plus les femmes que les hommes : les rares emplois étaient prioritairement réservés à ces derniers.
· Au sortir de la première guerre mondiale, la population féminine excède la population masculine. L’urbanisation et la dislocation de la famille élargie ont généré plus de dépendance des femmes à l’égard des hommes pour leur subsistance. Dans cette conjoncture, un physique avantageux ou mis en valeur devenait un atout pour celles en recherche d’un conjoint et pour celles qui voulaient s’assurer la fidélité d’un compagnon qui était leur seule sécurité financière et affective. Dans les années 1960, les libertaires prônaient l’amour libre et recouraient à des excès vestimentaires, dans un contexte différent des années 1920-1930 : idéalistes, ils rêvaient d’évolution et leurs revendications s’inscrivait dans un mouvement politique et féministe.
De nos jours, c’est le Marché qui dicte ses lois, mais rien, surtout pas la dépendance financière, ne légitime l’érotisation des jeunes filles.

Les dérapages

   L’ère actuelle subit une provocation et une sollicitation sexuelles permanentes avec pour corolaire une banalisation affligeante du sexe-marchandise et de la pornographie. 70% du contenu du Web concerne le sexe ou y est lié. Les sites pornographiques sont en recrudescence et l’industrie du divertissement pour adultes génère quelques trois à cinq milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel.Sous l’appellation insidieuse de « porno chic », c’est dans les années 1990 qu’est née la pornographisation, à savoir le recyclage d’archétypes pornographiques dans la publicité, la mode, la littérature, la presse écrite, la télévision, internet, les comportements et les fantasmes sexuels, etc.

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Protégeons les enfants…

   Ces domaines participent tous, non plus à la suggestion, mais plutôt à l’exhibition et à l’ordonnance de normes à suivre en matière de sexualité. Pour ne pas être taxé de ringardise, les jeunes et les moins jeunes sont constamment, assidûment, pressés d’adopter de nouvelles pratiques sexuelles et de consommer les produits de l’industrie du sexe : films, gadgets sexuels, etc. Les médias se chargent de multiplier les reportages complaisants sur des stars du porno, les prostituées heureuses de l’être et les industries du sexe. Les magazines féminins, entre autres, testent et promeuvent les produits des sex-shops. Leur message est le suivant : presque tout le monde a une vie sexuelle excitante et riche, excepté vous ! Vous connaîtrez l’épanouissement sexuel et personnel en adoptant d’autres postures et pratiques sexuelles, en vous inspirant de la pornographie, en usant et abusant des gadgets sexuels !
Ce qui est mis en avant c’est la connaissance technique du corps et la performance sexuelle : la sexualité du devoir conjugal a glissé vers la sexualité du devoir de performance.

Les victimes

1. Les pré-adolescentes et adolescentes

   Entre huit et treize ans, les filles construisent leur identité, leur valeur personnelle, leurs intérêts. Cette tranche d’âge se caractérise par le désir d’être conforme, le désir d’être normal. Or, le Marché a vite compris qu’il lui faut fidéliser très tôt cette population vulnérable pour qu’elle adopte des habitudes de consommation voulues : ainsi, les pré-adolescentes d’aujourd’hui ont un univers qui leur est propre en matière de style, de musique, de revues, de gadgets, de « mal-bouffe », etc. La publicité et les produits destinés aux jeunes filles véhiculent un même message : c’est normal qu’elles soient sexy, qu’elles s’habillent sexy et adoptent des attitudes sexy pour plaire aux garçons et être disponibles sexuellement à tout âge.
A peine sorties de l’enfance, les adolescentes sont propulsées dans un monde d’adulte sans avoir eu le temps d’explorer leur propre désir. Au même âge, les garçons sont protégés des sollicitations médiatiques, tandis que les adolescentes ressemblent à s’y méprendre à des femmes sexuées : ce sont de très bonnes clientes pour les salons de bronzage, les centres de conditionnement physique, les studios de body piercing et l’industrie des cosmétiques. Proies idéales des marchands de mode, elles s’affublent de mini-débardeurs, de string ; métamorphosées en mini-femmes fatales, elles exposent leur nombril à l’air, apprennent à se mettre en valeur et à séduire : prisonnières du regard de l’autre pour exister, elles deviennent des objets du désir, alors qu’elles n’ont pas encore les moyens d’être sujets de désir. Les parents sont parfois dépassés, parfois complices face à la pression sociale. Eux qui pourtant exècrent les pédophiles donnent à voir leurs enfants comme objets sexuels : les enfants érotisés risquent de devenir des enfants consommables, des marchandises sexuelles, mais également des consommateurs de pornographie.

    Les professionnels de la santé et de l’éducation constatent des effets inquiétants de la sexualisation précoce chez les jeunes filles :
· trouble du schéma corporel (syndrome du top model : idéal esthétique insensé et incompatible avec la santé que les filles s’efforcent d’atteindre en s’automutilant de leurs formes naturelles par la restriction alimentaire) ;
· chirurgie plastique pour augmenter le volume mammaire et injection de Botox ;

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. dépression ;
· augmentation des troubles alimentaires (boulimie, anorexie, carences alimentaires, troubles métaboliques, risques accrus d’ostéoporose) ;
· tabagisme, prise d’alcool et de drogues ;
· perte de l’estime de soi liée à la détresse psychologique et liée aux idées suicidaires : la préoccupation permanente de l’apparence, de l’attraction physique, du poids et des mensurations entraînent un sentiment de honte, une diminution de l’acuité mentale, de l’anxiété ;
· taux de suicide plus élevé chez les filles que chez les garçons. Le discours médiatique laissant croire à une émancipation des filles, à un « girl-power » qui les encourage à prendre leur place et à s’affirmer, est un leurre : les filles sont inconscientes des demandes contradictoires des messages sexuels : il leur est demandé ouvertement d’être séduisantes et en même temps d’être passives et dépendantes. Elles ne sont pas aidées à sortir du rôle traditionnel les obligeant généralement à prendre soin des besoins des hommes en niant leurs propres besoins.
· phobie scolaire ;
· relations sexuelles précoces et problèmes rattachés à la contraception, avec l’idée que la sexualité et l’amour sont centrés sur la consommation ;
· maladies sexuellement transmissibles ;
· interruption volontaire de grossesse ;
· violence dans les relations amoureuses ;
· risques accru pour les filles d’agressions sexuelles, de pédophilie, de prostitution, de pornographie : une fille de dix-onze ans précocement sexuée a conscience de son pouvoir de séduction sur la gent masculine, mais il s’agit de sa part d’une demande affective, de la reconnaissance de sa valeur et non d’une sollicitation sexuelle.

   L’hypersexualisation des jeunes filles va de pair avec la pornographisation des codes sociaux : les adolescentes en sont les principales victimes, car considérées comme « coincées », « out » lorsqu’elles ne se soumettent pas aux normes sexuelles véhiculées par la pornographie qui affecte la culture en profondeur et modélise les conduites sexuelles, et au-delà du sexe, les comportements des femmes et des hommes. Ainsi, pour bon nombre d’individus, la pornographie est l’unique lieu d’éducation sexuelle.
Paradoxalement, bien que nécessaires, les campagnes de prévention du sida — que Jean-Claude Guillebaud qualifie de « pornographie sanitaire » —, réduites à une approche fonctionnelle et hygiéniste de la sexualité, ont entraîné quelques effets pervers et délivré un message à double contrainte. La diffusion d’une parole publique très explicite sur la sexualité a induit des scénarios auprès des jeunes et certains se ““les ont appropriés comme si c’était une obligation : pour les adolescents, si le comportement existe, il faut l’adopter (obligation de performance). Dans les cours d’écoles, des enfants de six à douze ans se livrent à des attouchements sexuels sur d’autres, procédant jusqu’à la sodomie.
Le phénomène effraie et suscite fort heureusement des réactions saines de la part des mondes adulte et associatif qui commencent à développer des programmes d’intervention pour aider les jeunes à déjouer les pièges des expressions sexuelles.

2. Les pré-adolescents et adolescents

   Leur monde est volontairement teinté de rouge et de noir où se bousculent la violence, les super héros, les voitures, les sports extrêmes, les bandes-dessinés, le hip hop, le rap au message sexiste, virulent et dégradant pour les femmes. Moins préoccupés par leur apparence, ils adoptent volontiers des vêtements extra-larges, une attitude grossière et un langage ordurier… ça les rend populaires.
Même si les pré-adolescents sont plus tardivement les proies des industries du sexe que les filles au même âge, ils n’échappent pas à la logique du libre marché et à son formatage.
Pour les garçons comme pour les filles, plus la consommation de la pornographie est précoce, plus le corps sera transformé et emblématisé (tatouage, piercing).

Les adultes

La sexualité est essentiellement une activité relationnelle et interpersonnelle. La pornographie, comme l’érotisme en général, est une sexualité fantasmée, narcissique ou masturbatoire (c’est-à-dire avec soi-même), une relation entre moi et une personne imaginaire, une personne de papier ou d’écran de télévision. La pulsion sexuelle d’une personne accoutumée, droguée à l’érotisme et à la pornographie tend à s’hypertrophier et à être constamment en éveil : l’individu projette ses fantasmes sexuels sur tout ce qu’il rencontre. Le cas des pères de famille est préoccupant : le transfert de leurs fantasmes sexuels sur leur épouse peut le conduire à l’érotisation de leur attachement affectif pour leur progéniture. C’est pourquoi de nombreux pères de famille consommant de la pornographie en viennent à abuser sexuellement de leurs enfants.
Beaucoup de témoignages confirment que la pornographie cause une désagrégation quasi-schizoïde de la sexualité du consommateur : celui-ci s’enferme peu à peu dans un univers masturbatoire et perd tout intérêt pour sa conjointe, ses enfants, ses responsabilités familiale et affective. La pornographie favorise directement ou indirectement la recrudescence des divorces, l’augmentation de l’homosexualité, de la bisexualité, de la sodomie, de la prostitution, du sida.
L’érotisation et la pornographisation de la société causent de véritables préjudices humains et matériels.

Les remèdes à l’érotisation des enfants

Les excès vestimentaires et le malaise de certains enseignants à déambuler devant des fillettes de plus en plus sexy et adoptant des attitudes de séduction ont amené certains établissements à opter pour un uniforme scolaire ou à se montrer plus stricts pour leur code vestimentaire. Les nouvelles règles sont accompagnées de discussions avec les élèves et de séances d’information auprès des parents : des images filmées des enfants dans les couloirs sont projetées à ce moment-là pour une prise de conscience du problème.
· Toute la société (les gouvernements, les milieux de la santé et de l’éducation, les parents, les médias, l’industrie de la mode et de la publicité, etc.) est conviée à recadrer ses croyances, ses valeurs et à établir une nouvelle symbolique pour éviter « le tout permis » et le retour à un ordre moral restrictif. Les familles à elles seules ne peuvent inverser la tendance.
· L’éducation sexuelle doit être globale : prise en considération de toutes les dimensions de la sexualité dont l’érotisme ne visant pas les prouesses sexuelles, mais plutôt la prise de conscience de soi et de l’autre en tant que sujet (et non objet) de désir et de plaisir. Les réponses ne sont pas toujours nécessaires : l’éducateur peut susciter des questionnements, apporter des pistes de réflexions et indiquer des limites.

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· Ne pas culpabiliser les parents dans leur fonction éducative, mais les épauler et renforcer leurs habiletés parentales.
· Ne pas laisser uniquement aux mères la responsabilité de donner l’exemple. Toute la société a une responsabilité.
· Utiliser les vidéo-clips, les magazines, etc. comme supports pédagogiques plutôt que de les censurer pour développer l’esprit critique. Les amener à réfléchir sur l’image des femmes projetée dans la publicité et les différents médias ; sur le rôle attribué aux hommes et aux femmes dans la société.
· Guider les jeunes vers l’autonomie affective et une image de soi positive ; leur apprendre à s’affirmer autrement que par l’apparence. Le « girl-power » prôné par la publicité est aliénant et illusoire : le véritable pouvoir réside dans la confiance en ses capacités propres, l’estime de soi, l’indépendance, l’autonomie, le contrôle de son existence et son engagement dans la communauté.
· Aborder l’insatisfaction corporelle des jeunes pour éviter des comportements nuisibles à leur santé : la minceur n’est pas un modèle esthétique ; la beauté réside dans le fait d’être soi-même, de rayonner de bien-être ; le travail sur soi ne passe pas par une restriction alimentaire, mais par le développement du sens critique.
· Donner conscience aux jeunes de leur pouvoir de consommateurs pour ne pas subir la dictature des médias et de la publicité : aucune industrie ne peut survivre à un boycottage massif de ses produits.
· Encourager les jeunes à s’investir dans une cause sociale.
· Eduquer le regard posé sur l’enfant.
· Ne pas s’impliquer activement dans la société est déjà en soi du laxisme complice. Les associations reconnues d’utilité publique ou de simples citoyens peuvent interpeler les élus (le maire, les conseillers généraux, les députés) et la police ou la gendarmerie pour procéder à l’enlèvement des affiches ou écrits licencieux : le code pénal sanctionne l’exposition des messages à caractère violent, pornographique ou portant gravement atteinte à la dignité humaine et susceptible d’être vu ou perçu par un mineur.
· Avant de voter pour un élu local, il faut exiger qu’il s’exprime clairement sur le sujet de la pornographie et lui exposer ses convictions.

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Conclusion

   L’érotisation répond donc à une recherche du désir, stimulée par la séduction. La société encourage certaines érotisations et lutte contre d’autres (érotisation du viol ou de la violence).
Dans ce processus, souvent la réalité vécue est occultée à la faveur d’une mythomanie généralisée résultant d’un vide abyssal de la personnalité. Ce qui est mis en exergue d’une manière ostentatoire, c’est la plasticité de la personne, au point de la réduire à une marchandise sexuelle. Il est urgent de réfléchir et de réagir à la problématique pour combattre la chosification de l’humain en général et de l’enfant en particulier, première victime de la société mercantile, de la société de consommation et de la recherche aveugle du profit.

 

 

 

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Les différents types de mémoires

Added 17/2/2017

 

La mémoire est une fonction qui permet de conserver et de faire revenir consciemment quelque chose que l’on a apprit antérieurement.
Il est préférable de parler de mémoires au pluriel. Selon le modèle de Tulving, l’homme présente cinq systèmes de mémoire. Ces différents types de mémoire interagissent en elles mais dépendent de régions cérébrales distinctes. Ainsi certains patients peuvent avoir certaines formes de mémoires préservées et d’autres altérées.
On distingue trois catégories temporelles de mémoires. La mémoire sensorielle, la mémoire de travail et la mémoire à long terme.

La mémoire sensorielle est l’aptitude de garder un élément en mémoire entre 200 millisecondes à trois secondes grâce à la perception visuelle et à perception auditive. Les organes des sens transmettent des informations à certaines zones cérébrales où elles sont analysées très brièvement. C’est ainsi qu’il est possible de se souvenir de ce que l’on a vu, touché, dit …

La mémoire de travail ou mémoire à court terme est la seconde catégorie qui va permettre à l’esprit de retenir les informations durant la réalisation de taches. Elles sont traitées pour être ensuite stockées par la mémoire à long terme. L'administrateur central contrôle les opérations quand nous faisons appel à des éléments provenant d'autres régions du cerveau. Les deux boucles neuronales, visuelle et phonologique, stockent temporairement les données avant qu'elles ne soient effacées par la tâche suivante.
L’exemple le plus classique de la mémoire de travail est celui de la recherche d’un objet que l’on a égaré tout en évitant les endroits où l’on sait pertinemment qu’il ne sera pas! Elle inclut la structure du cortex préfrontal et du cortex pariétal.

La mémoire à long terme est la troisième catégorie de mémoire temporelle qui résulte d’un stockage durable à l’intérieur de certaines zones du cerveau. Elle peut être subdivisée en mémoire déclarative et non déclarative.

1. La mémoire déclarative ou mémoire explicite repose sur un enregistrement de connaissances culturelles ou générales qu’un individu peut faire émerger consciemment avec la mémoire sémantique. Ainsi le seul fait qu'un homme ai marché sur la lune peut avoir été en rapport avec notre propre vie, mais est stocké comme élément du savoir. La mémoire sémantique concerne le lobe temporal et frontal:

Parallèlement, la mémoire explicite traite de souvenirs personnels datés et localisé avec lamémoire épisodique. Les régions du cerveau impliqués dans la mémoire épisodique dépendent du contenu de l'expérience d'origine. Ainsi les expériences plutôt visuelles activent les aires visuelles du cerveau alors que se rappeler la voix d'une personne sollicite plutôt le cortex auditif. La mémoire épisodique implique la structure de l’hippocampe, du lobe frontal et des régions corticales:

 
2. La mémoire non déclarative, appelée mémoire procédurale ou implicite n’est pas accessible a la conscience contrairement à la mémoire déclarative. Il s’agit de souvenirs qui concernent des associations et des savoirs faire comme par exemple faire du vélo. Ces gestes sont appris grâce à leur répétition puis stockés dans la mémoire procédurale à long terme. Elle ne nécessite pas un rappel conscient de l’apprentissage des gestes.
Elle enveloppe le cervelet, le noyau caudé et le putamen. 
 
Nous disposons tous ces différentes formes de mémoire mais nous ne somme pas égaux face à la mémorisation ! 
 

http://lamemoirehumaine.over-blog.fr/article-les-differents-types-de-memoire-63668463.html

 


Différents types de mémoire par Apprendre-a-apprendre

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L'amour en Islam

Added 14/2/2017

amour

 

 

Tout d’abord afin de bien saisir ce qu’est l’amour, il est nécessaire de revenir aux Textes. Le Coran n’envisage pas le mariage dans le seul but de sauvegarder l’espèce humaine, il y voit un moyen pour atteindre la tranquillité psychologique et la sérénité du cœur :

« Et parmi ses signes Il a crée de vous, pour vous des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ».S30V21.

Quand Dieu créa le père de l’Humanité Adam (paix sur lui), il fut créé d’argile dans le Paradis (seul) à proximité de Dieu et au milieu des Anges. Par Sa grande Miséricorde, Dieu créa son âme sœur Hawa de sa côte. C’est un acte hautement symbolique riche en enseignements :

1. l’homme et la femme, complémentaires, ont besoin l’un de l’autre.

2. Ils sont liés par l’amour : la femme n’a pas été créée de la main qui agit, du pied qui se déplace ou de tout autre organe. Mais elle a été tirée de la poitrine de l’homme qui est, sachons-le, le lieu par excellence de l’expression affective. Tout son corps et tout son être sont amour. Elle devient le réceptacle d’amour.

Suite : Sans cette affection et cette bonté, il ne peut y avoir de tranquillité familiale. La tradition regorge d’exemples concernant la vie conjugale du Prophète (paix sur lui). Il était amoureux, affectueux, généreux, doux et plein de bonté envers ses femmes.

En effet on nous rapporte que quand Aicha (que Dieu l’agrée) demanda au Prophète (paix sur lui) s’il l’aimait, il compara son amour à un nœud solidement noué et de temps en temps Aicha l’interrogeait sur la solidité du nœud et au Prophète (paix sur lui) de répondre qu’il était comme au premier jour.

En parlant de sa femme Khadija (que Dieu l’agrée), le Prophète (paix sur lui) a dit : « Dieu ne m’a pas donné de meilleure femme qu’elle à sa place.».

Il passait tous les matins saluer ses femmes et invoquer Dieu pour elles.

L’amour est un sentiment noble et unique, autrement dit un sentiment sacré, indispensable à l’être humain. Malheureusement quand la brutalité, la violence et l’indifférence sont devenues si faciles à exprimer, nos mentalités et notre éducation ont rendu tabou le fait de montrer et prouver ses bons sentiments. Une fausse pudeur est évoquée pour ne pas en parler alors que l’amour fait partie de notre essence même.

Quand un homme et une femme débutent leur vie de couple, il se peut que l’amour ne soit pas encore au rendez vous. Quelques « ingrédients » sont nécessaires pour bâtir un amour véritable, un amour solide, un amour durable, et surtout un amour en Dieu pour être aimé de Dieu car Dieu dit dans un hadith qodsi « Ont droit à Mon Amour ceux qui s’aiment en Moi… ».

Lors de notre débat nous avons énoncé quelques uns de ces ingrédients qui restent indispensables tout au long de la vie de couple :

L’affection :

L’affection se traduit par un ensemble d’attentions qui témoignent de l’attachement que l’on éprouve envers son conjoint. Une carence affective dans le couple se traduira souvent par un manque de communication, de sécurité, et par des relations intimes perturbées. Bien souvent quand la femme se plaint d’un manque d’affection, son époux lui répondra «mais tu sais que je t’aime.» ou quand l’époux est demandeur sa femme lui répondra : « je suis désolée mais je n’ai pas le temps entre les enfants, le ménage et le manger. ». Il est vrai que certains culpabilisent parfois quand ils prennent le temps d’exprimer leur amour, ils ont le sentiment d’un éloignement de Dieu, alors que c’est tout à fait le contraire. Dieu dit du Prophète (paix sur lui) que s’il avait était rude il aurait éloigné les gens de Dieu, c’est donc que la douceur fait partie de l’adoration.

Certes nous nous aimons, mais pour prouver notre adoration et notre amour pour Dieu ne doit-on pas les concrétiser par des actes ?

Alors pourquoi en serait-il différent pour prouver les sentiments que nous éprouvons envers notre conjoint(e) ?

Le mariage n’est-il pas la moitié de la foi ? Prouver son amour à son conjoint(e) n’est- il pas alors un acte de consolidation de cette foi et donc un acte d’adoration ?

Safiya (que Dieu l’agrée) a été reçu par son époux, le Prophète (paix sur lui) lors d’une de ses retraites spirituelles du mois de Ramadan. Nous pouvons lire aussi que le Prophète (paix sur lui) a fortement recommandé un retour rapide des pèlerins auprès de leurs femmes en ces termes : « Lorsque l’un de vous a terminé son pèlerinage, qu’il rentre rapidement chez lui, car la récompense en sera plus grande ». Dans un autre hadith, il nous est rapporté qu’un homme est venu le voir pour lui dire son souhait d’aller combattre dans la voie de Dieu (jihad) mais que sa femme, elle, souhaitait aller au pèlerinage, le Prophète (paix sur lui) répondit « Accompagne ta femme ».

Les compagnons femmes du Prophète (paix sur lui) étaient, elles aussi, prévenantes, pleines de douceur et d’amour pour leurs maris. La tradition nous rapporte que Asma (que Dieu l’agrée) écartait les mouches du visage de son mari malade, Abou Bakr (que Dieu soit satisfait de lui). Oumm Soulaym annonça à son mari la mort de leur fils avec une grande douceur … Le Prophète (paix sur lui) était humain et c’est dans son humanité que nous devons le copier. Les hadiths précités montrent explicitement le comportement qu’avaient les époux et les épouses compagnons à cette époque là, des hommes et des femmes vertueux qui sont également de véritables exemples pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui et de demain, à nous de les redécouvrir.

Comment concrétiser cette affection ?

1. Un petit cadeau de temps en temps a un effet magique! Ce qui donne de l’importance à ce geste n’est pas la valeur du présent mais surtout le fait qu’à un moment donné de la journée, oh combien surchargée, mon âme sœur a pensé à moi. Les cadeaux peuvent aussi servir à apaiser les tensions. Pensez aux anniversaires de mariage…

2. Un petit geste tendre fait des miracles! Beaucoup de couples n’ont pas de contacts physique en dehors des rapports intimes. Or on sait que le Prophète (paix sur lui) mettait souvent sa tête sur les genoux de Aicha (que Dieu soit satisfait d’elle), ils s’enlaçaient et s’embrassaient donc quoi de plus naturel que de prendre sa moitié par la main, lui caresser le visage, lui dire des mots doux, des compliments, instaurer de bonnes routines (comme les bisous du matin et du soir) qui quand on y déroge, renseigneront sur l’humeur du conjoint. A ce propos, le Prophète (paix sur lui) avait dit un jour à Aicha (que Dieu soit satisfait d’elle) « Je sais quand tu es contente de moi et quand tu es fâchée contre moi » Elle demanda comment, il répondit « quand tu es contente tu dis « par le Dieu de Mohammed » et quand tu es fâchée contre moi tu dis « par le Dieu de Ibrahim.».

Ces attentions, matérielles ou pas, alimentent la tendresse dans le couple et le rendent plus uni.

La place de l’amour dans le couple (partie 2)

La communication :

La communication dans le couple est vitale. Communiquer c’est pouvoir s’exprimer et être écouté sans être jugé .C’est aussi savoir écouter et être compréhensif.

La communication non verbale est aussi importante que la parole car les mots peuvent parfois dépasser la pensée alors que « le corps par ses attitudes est le reflet de l’âme intérieure ». Communiquer c’est donc aussi savoir décoder les comportements, les mimiques et la gestuelle.

Il faut du temps et de la patience pour comprendre tous ces codes. Prenons l’exemple du silence dans une conversation de couple, chez certains il est l’expression du mépris, chez d’autres il signifie l’incompréhension et chez d’autres encore le sentiment d’être compris sans même avoir à parler.

Malheureusement, la communication dans le couple est trop souvent réduite à parler du quotidien « où sont mes chaussettes, ramène moi 1kg d’oignons, qu’est ce que tu as fait à manger etc… », alors qu’elle doit aider à exprimer ses sentiments, ses désirs, ses états d’âme, à parler de ce qui ne va pas pour y remédier. Elle doit permettre un échange réciproque qui forgera la complicité dans le couple. La communication doit être enrichie pour durer.

Comment ?

Veiller à partager ses opinions à propos d’un événement, à avoir les mêmes centres d’intérêt, à impliquer le conjoint dans ses projets. Mais aussi prendre de temps en temps un peu de distance l’un par rapport à l’autre pour avoir des choses à se raconter.

Le respect :

Une relation humaine dénuée de respect, et à plus forte raison une relation conjugale, n’est pas viable. Malheureusement, il faut avouer que trop de couples musulmans vivent un rapport de dominant/dominé dans lequel le respect est absent.

Qu’entend on par respect ?

Le prophète (paix sur lui) a dit : « celui qui honore sa femme est un honorable, celui qui méprise sa femme est méprisable »

Respecter son conjoint, c’est l’écouter attentivement quand il parle, c’est-à-dire réagir sans dénigrer ce qu’il dit, mais réfléchir aux propos et s’il y a désaccord, l’exprimer sans haine ni mépris car loin de résoudre le problème, le mépris rabaisse la personne ce qui est réprouvé en islam. Se respecter c’est se concerter sur les petites comme les grandes choses (sauf s’il y un accord tacite, inutile d’alourdir la communication). Le respect c’est aussi tenir compte et essayer de comprendre les idées de son conjoint surtout si on ne les partage pas, c’est aussi tenir compte de ses envies et de ce qu’il ou elle n’aime pas. Respecter son conjoint se traduit par des égards particuliers pour la personne qui partage notre vie. En somme c’est avoir de la considération pour ce qu’il ou elle fait, ce qu’il ou elle dit et pour ses idées.

La confiance :

La confiance est un trésor que le couple se doit de protéger. Elle s’entretient, se renforce par une communication aussi claire que possible. L’engagement dans la vie à deux repose sur elle. Elle s’exprime dans la mise à nu du corps et de l’esprit. C’est donner son cœur, son corps dans l’espoir d’une alliance qui dure et d’un engagement véritable. C’est avoir la certitude que son époux ou épouse ne manquera pas à ses devoirs.

Le Prophète (paix sur lui) a dit « chacun de vous est un gardien et est responsable de ce dont il a la garde… ». La confiance en soi et en l’autre permet surtout un sentiment de sécurité et de sérénité, sentiments auxquels le couple ne peut se soustraire.

Conclusion :

Nos familles sont à l’image de nos sociétés. La stabilité du couple engendre la stabilité de la famille qui engendrera la stabilité de la société. Ces siècles de dictature et despotisme n’ont pas facilité l’expression et le développement de la séduction dans le couple. L’art de raviver la flamme, allumée depuis des années, doit faire partie de nous, nous devons nous rééduquer en ce sens. Il suffit pour cela de regarder de plus près nos Textes et pourquoi pas les écrits profanes sur ce sujet, car même s’il ne sont pas empreints de notre éthique, le travail de recherche n’est pas pour autant à dévaloriser, il faut apprendre à prendre le bien là où il se trouve. Se rappeler que chaque couple est une création unique. Nous venons de citer les grandes lignes pour une vie de couple réussi mais les petites lignes sont à découvrir ensemble, en apprenant à se connaître soi-même, à connaître son conjoint et permettre ainsi une cohésion dans la relation qui sera propre à chaque couple.

Rappelons que aimer et être aimé c’est vivre. Ce sentiment s’enracine dans le cœur et se traduit dans les actes. Il n’y a pas d’amour sans preuve d’amour. Il est la clé de voûte d’une relation durable, stable et apaisée. Nous avons volontairement ignoré la question de la sexualité dans le couple pour lui consacrer notre prochain débat.

Une relation de couple réussi ne va pas sans une relation sexuelle épanouie. Elles sont quelque part dépendantes l’une de l’autre.

 

http://www.islamhadithsunna.com/la-place-de-l-amour-dans-le-couple-a78396747

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Soubhana Allah:même les organes"inutiles" ont une fonction

Added 9/2/2017

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Un organe vital est un organe dont un organisme ne peut pas se passer pour survivre. Une blessure grave ou une amputation partielle d’un organe vital met donc la vie de cet organisme en danger. Les organes vitaux sont des organes internes : ils sont protégés des traumatismes par la boîte cranienne ou la cage thoracique.

Liste des organes vitaux chez l’Homme :

le cerveau ;le cœur ;les poumons ;le foie ;le pancréas;le rein.

 

 

Mais, il existe dans notre corps des organes "superflus", organes "inutiles", organes "poubelles"... Là n'est pas la question. Le corps humain est une "machine" remarquable où chaque organe a une fonction bien précise pour que tout aille pour le mieux. Mais quand certains s'emballent et deviennent pathogènes alors leur ablation ne pose aucun problème de survie chez l'individu. C'est le cas pour l'appendice, les amygdales ou le coccyx...

D'autres parties de notre organisme ne peuvent pas être éliminées mais elles ne sont que des vestiges d'anciens organes Ce sont les structures vestigiales. Chez l'homme, le coccyx, les ongles ou encore la plica semilunaris (troisième paupière) en sont de parfaits exemples.

L'appendice

Charles Darwin, père de la théorie de l'évolution, déclarait que l'appendice remplissait un rôle de digestion pour nos ancêtres herbivores. En effet, la cellulose est difficile à dégrader et cette excroissance du caecum le permettait. Avec le temps, le régime alimentaire a changé et s'est plus diversifié d'où un rétrécissement de l'appendice au cours de l'évolution.

Depuis 2007, les scientifiques du Centre médical de l'université Duke (Etats-Unis) assurent que l'appendice iléo-caecal jouerait un rôle primordial dans le bon fonctionnement de la digestion et empêcherait les bactéries pathogènes de s'y installer.

Les personnes ayant eu une appendicectomie vivent parfaitement bien.

Les amygdales

Si vous possédez toujours vos amygdales à plus de trente ans, c'est absolument remarquable ! Tout comme les végétations adénoïdes, les amygdales palatines, situées de part et d'autre de la luette, sont des organes lymphoïdes chargés de lutter contre les virus et les bactéries.

Les amygdales sont très stimulées pendant l'enfance pour combattre les infections en jouant un rôle de barrière de protection et en produisant des anticorps.

Mais leur ablation ne pose aucun problème puisque d'autres organes comme les ganglions, la rate ou encore la moelle osseuse remplissent la même fonction immunitaire.

Les végétations

Les végétations adénoïdes sont des glandes lymphoïdes, comme les amygdales, situées dans le nasopharynx ou l'arrière-gorge.

Ces organes luttent contre les agressions microbiennes. A chaque infection, les végétations augmentent de volume pouvant, ainsi obstruer le conduit nasal et empêcher une bonne respiration et un écoulement des mucosités.

Les enfants sont souvent touchés par ce problème et le seul moyen d'y remédier est l'ablation des végétations. Le système immunitaire de l'enfant les supplée largement.

Le coccyx

L'évolution parle du reliquat d'une queue maintenant disparue chez l'homme suite à notre évolution. Les scientifiques parlent d'organe vestigial.

En réalité, le coccyx, situé à la base de la colonne vertébrale, est formé de trois à cinq vertèbres. Certaines sont soudées les unes aux autres. Seule la première vertèbre coccygienne est indépendante. A titre comparatif les mammifères sont dotés d'un long coccyx : la queue.

Chez l'humain, le rôle du coccyx est d'absorber les chocs lors de mouvements, sauts et chutes, mais aussi lorsque l'on passe en position assise. Les organes abdominaux sont également soutenus en partie par cette sorte de support osseux que constitue le coccyx.

Très sensible, le coccyx risque fréquemment de se fracturer. Il faut savoir qu'une lésion du coccyx peut être grave car de nombreux nerfs des membres inférieurs passent par le coccyx. En cas de fracture, ils risquent donc d'être touchés.

Mais les chutes ne sont pas les seuls risques d'endommager le coccyx. L'L'arthrose dorsolombaire affecte souvent le coccyx. De même une coxarthrose, ou arthrose de la hanche, occasionne des douleurs qui irradient jusqu'au coccyx. Toute maladie qui touche le rachis lombaire peut avoir des répercussions sur les vertèbres coccygiennes.

 

http://sante.journaldesfemmes.com/magazine/

http://bien-etre.excite.fr/coccyx-N26756.html

 

 

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Le sens de la sexualité:comparaison entre le judaïsme, le christianisme et l'Islam

Added 6/2/2017

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك


Toutes les religions, du moins celle de type monothéistes, ont en commun la condamnation de la sexualité que,au passage, elles se contentent de nommer… le sexe.

En fait, la condamnation religieuse porte sur une certaine sexualité, que l'on pourrait désigner sous le terme d'érotisme, c'est-à-dire sur la sexualité déconnectée de sa fonction de reproduction sexuée de l'espèce.

 

En effet, ces mêmes religions ne manquent pas d'encourager le sexe dans sa fonction de reproduction de l'espèce en interdisant les techniques et pratiques anti-conceptionnelleset encourageant la la reproduction de l'humain par la promotion d'une politique nataliste.

 

Pour le Judaïsme, le plaisir n’est pas un péché

 

Seules sont interdites entre les époux les relations sexuelles pendant les règles (tabou du sang, qui s’étend à bien d’autres domaines, notamment dans l’alimentation), et la sodomie (Lévitique 18).
L'acte sexuel n'a donc jamais été un péché pour le judaïsme, ni le célibat et la virginité un idéal (les rabbins sont généralement mariés). Michel Meslin, historien, professeur d’histoire comparée des religions et d’anthropologie commente: "L'éthique juive a toujours considéré la sexualité comme un aspect incontournable de la vie, le moyen pour un homme et une femme de trouver le parfait accomplissement de leur être propre". Michel Meslin poursuit en citant le livre de la Genèse, 1,27: "mâle et femelle, Il les créa" l'union de l'homme et de la femme est donc inéluctable et en fait essentielle, puis, de citer les célèbre vers du Cantique des Cantiques :

 

L'Islam:sexualité dans le mariage

 

Dans l'Islam, la sexualité est l'expression de la manifestation du besoin de l'autre, la qualité d'un besoin inné chez l'être l'humain pour vivre la réalité de deux êtres en quête de l'Un. Le concept de la sexualité, sérieusement étudié dans le Coran et à travers la tradition prophétique, est placé dans le contexte du mariage et de la vie familiale.Dans ce cadre, le plaisir et l'affection sont recommandés.

 

« Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Dieu et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants ! »

 

Dans la conception musulmane, il ne peut y avoir de sexualité en dehors du mariage et la chasteté est en effet une valeur importante de l’Islam. Néanmoins, le fait que cette religion prescrive des lois, des recommandations, en bref une éthique en matière de sexualité, ne signifie pas une condamnation sans bornes de la volupté. Au contraire ! Dès lors qu’elle s’inscrit dans ce cadre défini, toute satisfaction des sens devient légitime et le plaisir charnel, de l’homme comme de la femme, est vivement encouragé.
La chasteté, l'abstinence avant le mariage sont considérés comme une vertu dans la moralité religieuse, que ce soit pour l'homme ou pour la femme.

 

Le sens de la sexualité pour les Chrétiens

 

Pour la Chrétiens, la sexualité est considérée comme un mal nécessaire à la survie de l’espèce, l’acte sexuel rapproche l’humain de son animalité, alors que sa religion voudrait qu’il restât un pur esprit... La récompense de cette corvée est l’enfant, à condition bien entendu qu’il naisse d’une union légitimée par l’autorité religieuse.
On peut affirmer que le Christianisme, contrairement au Judaïsme et à l’Islam, a voulu gérer la “nature” humaine comme un ennemi, le chrétien se situe donc dans un rapport guerrier avec son corps et sa sexualité.

 

Le relation sexuelle, comprise ainsi serait basée sur la séparation du sexe et des sentiments et ramènerait les gens à leur dimension animale.
Dans le même temps, les catholiques affirment haut et fort que, pour eux tout est amour, c’est ce qui justifie de se priver de sexe, ou alors juste pour procréer. On ne fait plus l’amour pour jouir mais pour se reproduire, et de toutes façons les vrais sentiments ne pourront pas s’exprimer dans la sexualité. On a ici encore une représentation séparée du sexe et des sentiments.

 

Pas d’activité sexuelle en dehors du mariage:
Chrétiens, Juifs et Musulmans pratiquants sont d’accord à l’unanimité, la sexualité ne peut se vivre que dans le cadre du mariage, tout ce qui peut arriver en dehors est considéré comme une transgression de la loi religieuse.
La promesse de mariage ne donne pas plus de liberté, les fiancés ont à peine le droit de se regarder, dans certaines traditions, ils ne se connaissent même pas puisque leur union a été arrangée de longue date entre leurs familles. Tant pis si les sentiments ne sont pas là, on n’est pas là pour faire des sentiments, mais fonder une famille.
La masturbation est donc unanimement condamnée par les trois monothéismes, qu’elle soit pratiquée par l’homme ou la femme, elle est comprise comme un détournement de la sexualité. L’aboutissement de l’acte sexuel étant la procréation, on comprend que la masturbation, qui permet d’apaiser des tensions et de procurer du plaisir soit mal vue!
Pour combattre cette mauvaise habitude, les musulmans préconisent de se priver de nourriture, le jeûne aurait des vertus souveraines. Les Chrétiens et les Juifs misent sur le repentir et la prière. Les trois s’accordent pour conseiller d’éviter les tentations, par exemple, ne pas sortir, ne pas regarder les gens du sexe opposé, s’habiller de façon pudique...
Il y a de grandes similarités dans les limites qu’imposent les religions aux époux même si les raisons invoquées peuvent varier. Pour les trois grands monothéismes, le calendrier des fêtes religieuses trace des frontières temporelles, et interdit les relations sexuelles à certaines dates.

 

Voici les obligations qui incombent au couple musulman pour faire l'amour de façon religieusement correcte
Comme la religion doit imprégner tout instant de la vie du pratiquant, il existe des formules rituelles, et autres invocations à prononcer avant d’avoir des relations sexuelles. Les Musulmans disposent d’une invocation spécifique pour éloigner le mal et bénir leur relation.
“ Par le Nom d'Allah, O Seigneur ! Eloigne le Diable de nous et éloigne le de ce que tu nous accorderas"

 

Par ailleurs, il existe des règlements très précis tels que ces conseils que les experts prodiguent au mari:

 

Conseils d'experts en Islam

 

Il est obligatoire d'avoir habituellement des relations avec votre épouse sauf si vous avez des raisons (maladie, etc.)
* Commencez par dire l'invocation pour cette occasion.
* Ayez des relations par la voie naturelle (et non par le rectum).
* Commencez par des préliminaires et des mots d'amours.
* Attendez qu'elle ait satisfait son désir.
* Détendez-vous et plaisantez par la suite.
* Evitez les rapports durant les règles car c'est un péché.
* Evitez de blesser sa pudeur (ex : déshabillez-vous en même temps qu'elle au lieu de la regarder se déshabiller seule).
* Evitez les positions durant vos rapports qui peuvent lui faire du mal comme lui presser la poitrine et lui bloquer sa respiration, surtout si vous êtes lourd.
* Choisissez des moments appropriés pour vos relations intimes et tenez compte du fait qu'elle puisse être malade ou fatiguée.

 

Les interdits fondamentaux du Christianisme, de l’Islam et du Judaïsme
L'adultère est le terme juridique et religieux pour désigner une relation amoureuse ou sexuelle entre deux individus non mariés entre eux mais dont l'un au moins est marié. Dans son sens le plus strict, on ne considère que l'accomplissement d'un rapport sexuel entre les deux individus.
Mais, les chrétiens peuvent commettre des péchés rien que par la pensée, il suffit d’imaginer, et le tour est joué! Dès qu’on sépare le corps de l’esprit, on multiplie en effet les occasions de péché... Pour des explications détaillées, ou pour vous dégoûter définitivement des jeux interdits.

 

La loi islamique se montre très sévère à l’encontre des gens qui commettent l’adultère, mais se déchaînent littéralement s’il s’agit d’une femme. La punition de ce “crime” peut aller jusqu’à la mort par lapidation. Les experts précisent qu’à l’origine, il fallait confiner jusqu’à leur décès les femmes ayant eu des relations sexuelles avec un autre homme que leur époux, ou bien même les célibataires ayant fait l’amour avec un homme marié. Mais ce traitement a été “adouci” de la façon suivante. Les célibataires qui ont des relations sexuelles entre eux, ou avec des partenaires mariés doit recevoir 100 coups de fouets, les femmes mariées, en plus de ce châtiment, seront ensuite mise à mort par lapidation.

 

Pour le judaïsme, si l’on en croit les experts, la lapidation des amants adultères est bel et bien mentionnée dans la Torah, cette fois, le châtiment affecte les deux acteurs, et non plus seulement la femme. Mais, depuis plus de deux mille ans, cette pratique a été abolie par les rabbins. Le repentir sera salvateur, mais ne saurait réparer les conséquences du péché!
Pour en savoir plus, des réponses détaillées sont données en tenant compte de tous les cas particuliers.

 

La fornication
Le terme fornication désigne un rapport sexuel entre deux individus non mariés entre eux. Son usage est cependant péjoratif et vieilli. On restreint souvent son usage aux rapports entre deux individus de sexes différents, les rapports homosexuels étant dans la catégorie de sodomie. Lorsque l'un des deux individus est marié, on parle d’adultère.
Cependant, la fornication revient en force sur la scène du péché!
Pour les musulmans, c’est un péché de premier ordre, et le terme est fréquemment employé pour désigner des rapports sexuels jugés illicites par la religion. Pour grossir le trait, il n’est pas rare que la masturbation soit condamnée au même titre que la fornication.

 

La sodomie est une forme de rapport sexuel aussi appelée coït anal ou rectal.
Dans certains contextes, notamment les classifications légales de certains États fédérés des Etats Unis, le terme «sodomy» inclut d’autres pratiques sexuelles jugées par certains déviantes, notamment le contact entre la bouche et le sexe (cunnilingus et fellation). Cette pratique est rigoureusement interdite aux Chrétiens, aux Juifs et aux Musulmans, encore qu’il existe quelques ambiguités, tous les experts n’étant pas d’accord.
L’idée, c’est que l’acte sexuel n’est envisageable que dans une relation hétérosexuelle, le sperme ne doit pas être répandu ailleurs que dans le vagin. Pourtant, cette pratique est assez fréquente dans certaines populations car elle permet de préserver l’hymen de la jeune fille.

 

L’impudeur
Les Chrétiens pratiquants font la différence entre les impudiques et les adultères: l’impudique est celui qui a des relations sexuelles sans être marié, contrairement à l’adultère, comme nous l’avons décrit plus haut.
Ce qui est condamné, c’est le désir, la convoitise, le regard concupiscent porté sur une personne avec laquelle la religion interdit de faire l‘amour. Et l’apôtre Paul de menacer dans sa lettre aux Ephésiens: “ aucun impudique, ou impur, ou cupide, ou idolâtre n’a d’héritage dans le royaume de Dieu.”
Cette dangerosité du regard porteur de désir conduit les musulmans à exiger le port du voile. Une femme voilée est réputée plus décente, encore faut-il que ce voile corresponde à des critères très précis. La femme “vêtue mais dévêtue” , c’est-à-dire habillée à l’occidentale, ne peut que manquer de vertu, et sera donc traitée avec mépris et violence.
Les Juives pratiquantes, dès qu’elles sont mariées, se couvrent la tête et ne montrent plus leurs cheveux qu’à leur mari.

 

L’homosexualité
Masculine ou féminine, les trois monothéismes condamnent l’homosexualité, dans certains pays arabes, les homosexuels sont passibles de la peine de mort et doivent demeurer dans la clandestinité. On ne parlera même pas de la biséxualité!
L’islam condamne sans équivoque l’homosexualité, les textes ne manquent pas pour soutenir cette position, et on trouve des hadiths qui préconisent de se débarrasser coûte que coûte des homosexuels. La loi islamique ou charia prévoit en effet la peine de mort à leur encontre. Aujourd’hui, cette religion perçoit l'homosexualité comme une maladie occidentale, conséquence de la laïcité, de l'individualisme et de la permissivité. De ce fait, de nombreux gays se voient dans l’obligation d’émigrer ou de rester dans la clandestinité.

 

L’église catholique les condamne, mais, suivent l’exemple du pape Jean Paul II qui les accueille et les exhorte à la plus totale chasteté, valorisant ainsi leur combat et leur parcours de martyre.

 

Ajoutons également au chapitre des interdits, la bestialité , la pédophilie, et surtout l’inceste, là encore, les trois grands monothéismes sont d’accord pour les proscrire, s’alignant de la sorte sur les morales en vigueur dans la plupart des sociétés.

 

 

D’après:

http://www.sexologie-magazine.com/histoire/ReligionsMonotheistes.html

 

 

 

 

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