"> Arbre-genealogique - Les gens silencieux sont les plus - Musulman et fier de l\'être
 

Les gens silencieux sont les plus intelligents.

Added 6/12/2016

 

 

calme et intelligence

Eux au moins, ils prennent le temps de réfléchir avant de parler !

C'est facile de se laisser exciter pas la présence de pipelettes. Ils parlent beaucoup, ils nous enchantent. Ils nous emmènent dans leurs histoires et rayonnent de passion pendant un débat, quand ils nous donnent leurs arguments.

 Le problème, c'est qu'ils ne savent pas vraiment de quoi ils parlent.

 Ils passent beaucoup de temps à parler, mais bien moins de temps à penser. Ils sont toujours trop occupés à s'écouter eux-mêmes, plutôt qu'à entendre ce que les autres ont à dire.

 C'est facile de penser que ceux qui parlent le plus, ceux qui ont les opinions les plus vocales, prennent le temps de penser à ce qu'ils disent. Mais ce n'est pas toujours le cas. Les gens les plus intelligents sont ceux que vous soupçonniez le moins de l'être. Ils attendent patiemment que les autres disent ce qu'ils ont besoin de dire. Ils choisissent d'ouvrir leurs oreilles plutôt que leur bouche.

 Les gens les plus silencieux sont les plus intelligents, et ceux qui parlent le moins ont le plus de self-control. Ce sont les introvertis. ils sont créatifs, des génies qui sont plus stimulés par l'apprentissage plus que par la socialisation. Il se peut que vous ne les ayez même pas remarqués. Ils préfèrent se cacher des radars, et produire silencieusement le meilleur travail et les chef d'oeuvres les plus incroyables.

Les gens calmes sont trop occupés à penser pour parler

Ils sont calmes, ils sont dans leur propre tête. Ils sont des penseurs chroniques. Ils voudraient bien commencer une conversation mais ils sont occupés à penser à ce qui pourrait découler de cette discussion. Ils dissèquent chaque facteur qui entre dans la conversation. S'exprimer ne leur vient pas aisément, car ils prennent cette activité très au sérieux.

Les gens calmes écrivent et lisent plus qu'ils ne parlent

   Les gens calmes et intelligents focalisent leur énergie sur la création. Ils ne passent pas leur temps libre au bar : ils le passent à lire et à écrire.

 Les introvertis aiment les conversations stimulantes, mais il n'est pas risqué de dire que celles-ci se font rares.

Ce sont les gens calmes qui s'assoient dans les bibliothèques, à lire sur les canapés, à écrire, et à créer.

 Les gens calmes ont des cerveaux plus performants parce qu'ils prennent le temps de se remettre en question

 La meilleure chose à faire pour votre cerveau, c'est de le laisser se reposer et le laisser absorber ce qu'il y a autour de vous.

 D'après AARP Magazine, être calme est en fait très bon pour la santé de votre cerveau - parce que ça donne à votre esprit la chance de réfléchir, et de se laisser aller.

 Ce sont les gens calmes qui font de la méditation. Leurs cerveaux sont plus performants parce qu'ils ne font pas qu'entendre les choses : ils les analysent.

 Les gens calmes ne sont pas des loups solitaires : ils accordent juste plus de valeur à l'apprentissage qu'aux ragots

 Parmi les gens les plus intelligents, pas mal sont introvertis. D'après un entretien dans Scientific America avec Susan Cain, auteure du livre "Le calme : Le pouvoir des introvertis" : 

 Il est aussi important de comprendre que l'introversion est bien différente de la timidité. La timidité est la peur du jugement négatif, alors que l'introversion est simplement une préférence pour moins de stimulation.

 

Ce n'est pas que les timides n'aiment pas être en compagnie des autres, c'est juste qu'ils préfèrent la compagnie des livres. Les gens calmes sont des apprentis naturels, et ils ont une soif insatiable pour le savoir.

 

Leur curiosité les pousse à apprendre autant qu'ils le peuvent. Le fait qu'ils soient calmes ne les rend pas antisociaux : ils préfèrent juste étirer leur esprit plutôt que leur bouche.

 

Les gens calmes choisissent leurs mots avec attention

Quand les gens sont constamment en train de parler, ils ne pensent pas à ce qu'ils disent. Les gens calmes font attention à ce qu'ils disent.

Ils sont inscrits dans une réflexion. Ils ne veulent pas de mot inutile dans un monde déjà inondé par le son. Ils veulent donner du sens au monde. 

La personne calme pense à ce qu'il ou elle va dire au lieu de se laisser aller sans retenue. Chaque phrase est un chef d'oeuvre construit avec attention par son esprit hors du commun.

 

Les gens calmes ne bavardent pas : ils écoutent

 Les gens les plus intelligents sont ceux qui écoutent calmement et absorbent tout ce qui est dit autour d'eux. Ces gens ont le plus de connaissances parce qu'ils étudient les mots au lieu de les parler.

Leurs pensées et leurs opinions découlent du savoir, qui a été méticuleusement collecté et traité. Quand vous écoutez, vous devenez quelqu'un capable de prendre des décisions.

Les bavardeurs sont trop occupés à s'écouter eux-mêmes pour comprendre ce dont ils parlent.

Si vous êtes calme, vous prendrez des décisions intelligentes. Vous ne ferez pas de choix sans connaître tous les faits.

 

 

http://www.pausecafein.fr/culture/gens-plus-intelligents-silencieux-calmes-reflechis.html

 
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RELATION ENTRE LA RELIGION ET LA POLITIQUE DANS L'ISLAM

Added 4/12/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

allahla relation entre la politique et l'Islam

 

Mise en place de la Shariah (charia)

Aujourd'hui, la shariah est une question qui soulève de nombreuses polémiques dans les pays musulmans.

On entend généralement dire, que si la majorité d'un pays est constituée de musulmans, ceux-ci ont le droit, ou plutôt, l'obligation d'y imposer la shariah. L'argument principal utilisé par les partisans de son imposition, c'est que, s'ils croient au Saint Coran et reconnaissent qu'il s'agit d'un livre complet qui traite de chacun des domaines de l'activité humaine et qui réglemente tous les aspects de la vie quotidienne, ce serait de l'hypocrisie que de se limiter à une déclaration verbale. La conclusion logique est donc d'imposer la shariah et d'en faire la seule loi acceptable dans le pays.

D'un autre côté, ses adversaires mettent en évidence de nombreuses difficultés, pas seulement dans les domaines législatifs et constitutionnels mais aussi dans tous les autres aspects de sa mise en oeuvre.

Il faut tout d'abord expliquer pourquoi la shariah ne peut pas être appliquée ou imposée à un peuple qui, dans sa vie quotidienne, ne représente pas l'idéal islamique, bien au contraire. Si lorsque des hommes ont la liberté de pratiquer l'Islam, ils ne le font pas, on peut se demander comment la force et la contrainte de la loi pourra le leur imposer.

La shariah, c'est la loi de l'Islam, la loi des musulmans, tout le monde s'accorde à reconnaître cela. Mais la véritable question c'est de savoir dans quelle mesure cette loi peut être transformée en un système législatif qui soit adapté au fonctionnement d'un gouvernement politique. Là dessus, beaucoup d'autres problèmes viennent se greffer. Par exemple, si un pays musulman a le droit d'imposer sa loi à toute sa population, en suivant le même raisonnement, un autre pays dont la population appartient en majorité à une autre religion le un droit similaire d'y imposer la sienne.

Si un tel raisonnement était mis en pratique, le monde entier deviendrait le foyer de conflits non seulement politiques mais aussi politico-religieux, toutes les lois seraient, bien entendu, attribuées à Dieu, tout en étant parfaitement contradictoires. Le résultat serait une grande confusion dans laquelle les gens finiraient par perdre leur foi en un Dieu qui dit "blanc" à celui-ci et "noir" à celui-là, et qui les force à se l'imposer les uns les autres comme preuve de leur foi.

Il est facile d'imaginer ce qui pourrait se passer en Inde, si la loi des hindous majoritaires était imposée à la minorité musulmane. C'est d'ailleurs malheureusement une idée extrémiste qui trouve un écho de plus en plus favorable parmi la population indienne, peut être par réaction à ce qui se passe dans certains pays islamiques. Dans une telle éventualité, que deviendraient les musulmans de l'Inde? Et ce n'est pas un problème spécifiquement indien. Si Israël imposait la loi du judaïsme - La Talmud - la vie deviendrait impossible pour un non-juif.

De la même, le Christianisme et le Bouddhisme ont aussi leurs droits.

Participation au pouvoir législatif

L'une des considérations principales qui concerne le concept même de l'état est le droit qu'a tout homme né dans un état de participer à sa législation. C'est une question fondamentale à laquelle doivent répondre ceux qui s'intéressent à la politique et au droit international.

Dans un concept de gouvernement séculaire, tous ceux qui sont nés dans un pays, quelque soit leur race, couleur ou religion en acquièrent les droits fondamentaux. Parmi eux, le plus important est celui qui consiste à la participation au pouvoir législatif.

Bien sur, les partis vont et viennent, les majorités d'aujourd'hui sont les minorités de demain. Les souhaits et désirs de tout le monde ne peuvent pas être satisfaits. Mais, en principe, pour toutes les questions qui concernent l'intérêt commun, chacun à une chance égale d'exprimer son opinion, même si c'est dans l'opposition. Que se passerait-il si une religion ou une shariah est imposée comme loi quelque part? Si la loi de l'Islam était imposée dans un pays, tous les non- musulmans en deviendraient des citoyens de deuxième voire troisième ou quatrième catégorie, n'ayant aucun droit pour ce qui concerne la conduite des affaires du pays. Mais le problème ne s'arrête pas là, et se complique à l'intérieur de l'Islam lui-même: Parce que le livre de l'Islam a été révélé par Dieu, et que les savants musulmans revendiquent le droit de l'interpréter.

Le pouvoir législatif subordonné aux leaders religieux

En cas de litige, le corps législatif se retrouve soumis à l'opinion de ces savants, ou prétendus savants, spécialistes de l'interprétation du Saint Coran. Quelle va être la relation entre une assemblée élue pour légiférer et qui fait son travail et quelques leaders religieux qui vont s'écrier: "Ce que vous proposez s'oppose aux principes fondamentaux de l'Islam".

Quelle voix devrait être écoutée? D'un coté c'est apparemment la voix de Dieu que l'on entend derrière ces personnes, mais seulement en apparence. De l'autre coté, c'est la voix de la majorité du pays. C'est un dilemme qui se trouve pratiquement sans solution.

Avec le temps, des divisions apparaissent dans toutes les religions

Mais ce n'est pas tout. Chaque religion à sa source est une et indivisible, mais avec le temps, la discorde s'instaure et les divisions et séparations se multiplient. Une foi qui à l'époque de Jésus Christ (paix soit sur lui) était représentée par un Christianisme unique, s'est transformée en plusieurs centaines de variantes. Du point de vue de chacune d'entre elles, cette source unique prend une couleur différente, suivant qu'elle est interprétée de leur point de vue ou d'un autre. Et la même chose est vraie pour l'Islam, et n'est pas limité uniquement une question d'Islam Sunnite ou Chi'ite et de leur interprétation de la shariah.

A l'intérieur de l'Islam Chiite, il y a 34 obédiences ayant chacune une interprétation différente. Et c'est la même chose dans l'Islam Sunnite. Il y a des questions sur lesquelles il n'y a pas deux Oulémas d'obédiences différentes qui sont d'accord. Et pas sur des points superficiels mais sur des questions absolument fondamentales. Pour s'en convaincre il suffit de lire le rapport de Justice Munir, le président de la cour suprême de justice, qui fut l'un des deux juges choisis pour déterminer les raisons et responsabilités dans les émeutes dirigées contre les Musulmans Ahmadis en 1953. Qui en furent les responsables et qui en furent les victimes?

Définition d’un musulman

Pendant le déroulement de l'enquête, le juge Munir demanda de manière systématique à chacun des leaders musulmans se présentant devant lui s'ils pouvaient donner une définition de l'Islam qui puisse être acceptée aussi par toutes les autres obédiences. Qui s'appliquerait à tous sans aucune distinction et grâce à laquelle on pourrait dire si un tel est musulman ou pas. Dans son rapport, le juge Munir a mis en évidence qu'aucun des musulmans interrogés ne sont tombés d'accord sur une définition unique de ce qu'est l'Islam.

L'un de ceux qui furent interrogés demanda un délai pour y réfléchir. Le juge Kayani, l'un des juges présent, qui avait un sens de l'humour particulier, lui répondit qu'il avait déjà eu plus de 1300 ans pour y penser, et si cela n'était pas suffisant pour définir les bases fondamentales de l'Islam, il n'était pas dans le pouvoir de cette cour de lui accorder plus de temps.

C'est en fait une question très sérieuse. Si l'interprétation de la shariah par une obédience est imposée, ce ne sont pas seulement les non musulmans qui perdraient certains de leurs droits fondamentaux, mais au sein même de l'Islam beaucoup de communautés en seraient aussi dépourvus.

Quelle interprétation de la shariah (charia) doit-on imposer ?

Cela donne naissance à beaucoup d'autres problèmes. Par exemple, le concept de la punition pour un crime dans la shariah peut être très différent d'une obédience à l'autre. La pratique de l'Islam à travers le monde sur une même question pouvant être parfois contradictoire, cela ne manquerait pas de créer une impression désastreuse sur le reste du monde non- musulman. Quelle est cette religion qui conseille, ici ou là, des punitions différentes pour un même crime. Dans d'autres endroits il ne s'agirait même pas d'un crime mais d'une chose recommandée.

C'est l'une parmi les nombreuses raisons qui rendent l'imposition de la shariah pratiquement impossible.

Par ailleurs, on touche aux droits fondamentaux des autres écoles de pensées, et dans de nombreuses situations on les piétine même. Prenons par exemple la consommation de l'alcool. C'est interdit par l'Islam, cela, il n'y a aucun doute. Mais quant à savoir si c'est un délit passible de sanction, et dans l'affirmative si c'est à l'homme de l'exécuter, dans ce monde, cela reste pour le moins contestable. C'est une question controversée qui est loin de faire l'unanimité. Quelle est la punition pour la consommation d'alcool? Le Saint Coran n'en mentionne AUCUNE. Il y a pourtant certaines personnes qui déduisent de certaines traditions que la punition est la peine de mort. Mais cette conclusion est pour le moins discutable, et l'authenticité même de ces traditions est mise en question.

Ainsi, doit-on punir une grande partie, non seulement de la société musulmane mais aussi non-musulmane, en invoquant des arguments douteux par nature. Que cela plaise ou pas, c'est toute la question. Pourtant, il y a des extrémistes partout, et particulièrement parmi ceux qui rêvent d'imposer la shariah.

On trouve beaucoup d'extrémistes caractérisés par leur intolérance vis à vis de l'opinion des autres. En conséquence, beaucoup de ces questions qui laissent une marge assez large quant à leur interprétation ne leur donnent aucun doute. Ils diront: « Oui nous connaissons bien ce problème, c'est notre opinion. C'est l'opinion de tel ou tel grand érudit de l'Islam médiéval, c'est que nous croyons. Et c'est la loi. »(...)

Aujourd'hui, le mode de vie des musulmans n'est pas véritablement islamique

C'est un domaine qui présente de grandes difficultés. Mais il y en a un autre, tout aussi important: C'est que dans la plupart des pays, le mode de vie des musulmans n'est pas réellement islamique.

Vous n'avez pas besoin que la shariah soit imposée pour faire vos cinq prières quotidiennes, pour être honnête et témoigner devant une cour de justice en disant la vérité. Dans notre société, le vol, l'insécurité et le désordre sont devenus une réalité quotidienne. Les droits de l'homme sont constamment piétinés. L'honnêteté est une chose très rare et les insultes envers autrui sont devenues un moyen banal d'expression. Dans une société ou toute forme de décence a disparu du comportement social, quel pourra être l'effet de la shariah? Comment véritablement mettre en oeuvre la shariah dans une telle société, c'est toute la question.

Les conditions propices à une imposition de la shariah (charia)

Chaque pays à un environnement et un climat bien particulier et toute végétation n'y est pas forcément adaptée. Les dattes poussent dans le désert mais il n'est pas question d'y faire pousser des cerises. Cela est vrai aussi pour la shariah, et un climat très particulier est nécessaire pour son application. Si les conditions favorables ne sont pas tout d'abord réunies la shariah ne peut être instituée.

Avant de pouvoir imposer la loi de Dieu, chaque prophète, pas seulement le prophète Mohammad (s.a.w.), a tout d'abord créé un climat favorable, sans utiliser la contrainte. Lorsque les sociétés étaient prêtes à accueillir ces lois, elles y étaient introduites progressivement, jusqu'à ce que l'ensemble du code soit fermement établi. La société ayant acquis progressivement la capacité de suivre la loi religieuse, shariah ou autre.

Dans une société où le vol et le mensonge sont des pratiques courantes, si vous imposez la shariah et tranchez les mains des voleurs, que va-t-il se passer? Est-ce cela le but de la shariah? Il ne s'agit pas de faire du sentimentalisme à propos de religion. La volonté de Dieu sera faite, mais de manière ordonnée, comme Dieu lui même, le souhaite.

La shariah (charia), prétexte pour prendre le pouvoir

Pourquoi ne pas suggérer à certains responsables politiques de proposer aux musulmans de commencer par réformer une seule ville du Pakistan, et après cela d'y imposer la shariah. On pourrait par exemple commencer par Faisalabad, une ville moyenne, connue pour sa corruption et dont l'activité principale est le commerce.

Que des quatre coins du Pakistan les Oulémas soient invités à réformer tout d'abord cette seule ville. Lorsque ses habitants auront acquis la capacité de supporter la shariah, alors le gouvernement pourra être invité à prendre le contrôle de l'administration de cette loi. Mais ce n'est pas près d'arriver. D'ailleurs, cela ne les intéresse pas. Ce n'est pas l'amour de l'Islam qui les pousse à réclamer la shariah. Ce n'est que l'instrument qui doit leur permettre de prendre le pouvoir et de diriger la société au nom de Dieu. La société dirigée, au nom des hommes, par des gens corrompus et cruels, dans une certaine mesure cela peut être toléré. Mais que ces atrocités soient commises au nom de Dieu, c'est la pire chose dont un homme puisse se rendre coupable.

Il est donc clair que beaucoup de réflexion est nécessaire, avant de songer pouvoir mettre en oeuvre dans un pays quelconque une loi religieuse. On peut même douter que dans l'état actuel des choses cela soit possible.

http://www.islam-ahmadiyya.org/islam/7-islam-religion-politique-shariah-loi-coranique.html

 


 

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L’éthique du désaccord en Islam

Added 1/12/2016

le désaccord

 

Nous allons parler dans cet article du désaccord des Compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, quant à l'interprétation du hadith du Messager d'Allah () :

«Que personne ne fasse la prière du 'Asr avant d’être chez les Banu Qurayzah» (Boukhari)
Certains parmi eux comprirent qu'il voulait les inciter à se hâter. Ceux-ci accomplirent la prière du 'Asr lorsque l'heure survint. D'autres se limitèrent au sens explicite du Hadith et ne firent la prière que lorsqu'ils sont arrivés chez les Banu Qurayzah. Le Prophète () quant à lui, ne réprimanda ni ne désapprouva aucun des deux groupes. L'on tire argument de ceci pour l'un des plus grands principes de la Charia, à savoir : d'admettre le principe du désaccord au sujet des questions traitant des choses secondaires, tout en considérant que chacune des deux parties en désaccord est excusée et digne de rétribution. Ceci établit de même le principe de l'Idjtihâd, effort de réflexion (ou de déduction) personnelle des oulémas, destiné à déduire les jugements de la Charia ; et prouve que mettre fin au désaccord relatif aux questions traitant des choses secondaires, lesquelles émanent d'indices hypothétiques, s'avère inconcevable, voire impossible.

En effet, œuvrer à éliminer le désaccord au niveau des questions traitant des choses secondaires est un défi lancé à la sagesse et l'aménagement d'Allah, exalté soit-Il, dans Sa législation. Voire, c'est une absurdité et une sorte de nullité : car comment pourrait-on garantir la dissipation du désaccord au sujet d'une question si celle-ci repose sur un argument hypothétique et éventuel ?

Par ailleurs, s'il est possible que ceci ait lieu à notre époque, cela aurait dû arriver, à plus forte raison, à l'époque du Messager d'Allah () dont les Compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, étaient certes plus dignes de ne pas tomber en désaccord. Or, ils se trouvèrent en désaccord comme on vient de le voir.

Une des leçons de Fiqh puisées dans le Hadith précédent est qu'il n'est pas blâmable de se limiter au sens explicite d'un Hadith du Prophète () ou d'un verset du Livre d'Allah, exalté soit-Il ; qu'il n'est pas reprochable non plus de déduire du Texte un sens qui lui soit particulier ; et que l'effort de chacune des parties en désaccord au niveau des choses secondaires est un Idjtihâd, qui n'implique aucunement que la partie fautive soit pécheresse. Ceci est étayé par le Hadith dans lequel le Prophète () dit :
«Si le juge, par son Idjtihâd, aboutit au bon jugement, il sera récompensé d'une double rétribution ; et si, par son Idjtihâd, il eut tort, il sera récompensé d'une seule rétribution.» (Abu Dâwûd)

Ibn Hadjar, qu'Allah lui fasse miséricorde, commenta en disant : «Tirer argument de cette histoire que toute personne, par son Idjtihâd, a raison dans l'absolu, manque en fait de clarté. La leçon à tirer de ce Hadith est plutôt de ne pas blâmer celui qui fit de tout son mieux et fit un effort de réflexion à cet égard, lequel ne doit pas être considéré comme pécheur. En bref, certains Compagnons interprétèrent le texte en fonction de son sens explicite, tout en négligeant leur accomplissement de la prière après l'heure, faisant ainsi prévaloir la seconde interdiction sur la première, à savoir l'ajournement de l'accomplissement de la prière. Ils tirèrent argument au sujet de cet ajournement de la permission accordée au guerrier préoccupé par le combat d'ajourner sa prière, tel que fut le cas lors de la bataille d'al Khandaq (la tranchée). Or, d'autres Compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, n'interprétèrent pas l'interdiction en fonction du sens explicite, mais ils y trouvèrent une allusion pour les inciter à se hâter et à se précipiter vers les Banu Qurayzah. La majorité des oulémas tirèrent argument de ce fait que celui qui, par son Idjtihâd, aboutit à une déduction quelconque, ne doit pas être traité comme pécheur, et ce, étant donné que le Messager d'Allah () ne réprimanda aucun des deux groupes. S'il y avait un péché, il l'aurait certes reproché au pécheur».

 

 

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=158651&fromPart=36

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Des prothèses rétiniennes sont un espoir pour les personnes aveugles

Added 24/11/2016

 

RétineRetrouver la vue. Voilà un rêve qu’aimeraient toucher les 45 millions de personnes à travers le monde qui souffrent de cécité. Pour certaines personnes aveugles, ce rêve pourrait devenir réalité grâce aux prothèses rétiniennes. Développé depuis une dizaine d’années, ce dispositif permet aux patients qui souffrent d’une dégénérescence des cellules photoréceptrices de la rétine de percevoir des signaux lumineux sous forme de taches (les phosphènes). Mais l’image restituée est encore loin d’être précise. Une équipe du CNRS en collaboration avec des chercheurs du CEA, de l’Inserm, de l’AP-HM et de l’Université d’Aix-Marseille a identifié les facteurs qui permettraient d’optimiser les prothèses et ainsi, améliorer la qualité de vie des patients.

En temps normal, les rayons lumineux entrent dans l’œil, traversent la cornée et le cristallin, puis sont projetés en une petite image inversée sur la rétine. Cette dernière est tapissée de cellules photoréceptrices qui convertissent le signal lumineux en signal électrique, avant de le véhiculer jusqu’au nerf optique. Les prothèses rétiniennes se substituent aux photorécepteurs défaillants grâce à trois éléments : une caméra insérée dans des lunettes capte d’abord les informations visuelles, puis un microordinateur les convertit en signaux électriques, qui sont enfin injectés dans la rétine grâce à une matrice d’électrodes implantée à son contact. L’influx nerveux artificiellement engendré quitte ensuite la rétine via le nerf optique pour être acheminé vers le cerveau. L’image restituée n’est pas très nette, mais c’est déjà une piste prometteuse pour les personnes qui souffrent de rétinite pigmentaire (une dégénérescence de la rétine due à la mutation de plusieurs gènes), d’autant qu’aucun autre traitement pour soigner cette maladie n’a fait ses preuves.

Pour optimiser ces prothèses rétiniennes, la première étape est d’identifier les facteurs qui limitent la qualité de l’image. Pour cela, l’équipe dirigée par Frédéric Chavane (CNRS), a mené une expérience sur 35 rongeurs. Grâce à une technique d’imagerie optique, ils ont comparé l’activité nerveuse du cortex visuel en réponse à des stimuli visuels naturels d’une part, et ceux d’une prothèse d’autre part. Les résultats montrent que si que le dispositif stimule bien le cortex visuel du rongeur à la bonne position et à la bonne intensité, la zone du cortex activée est trop grande et de forme allongée.

D’où viennent ces anomalies ? Les chercheurs ont identifié deux source au niveau de la matrice d’électrodes. D’abord, la mince couche de liquide qui sépare la matrice de la rétine diffuse passivement le signal électrique aux cellules nerveuses situées à côté de celles ciblées. Ensuite, les axones des cellules distantes de l’implant et qui passent devant les cellules ciblées sont aussi activés involontairement par le passage du courant électrique (activation "en passant").

 

© CNRS /F. Chavane et S. Roux/ Pour la Science

Forts de ces conclusions, les chercheurs ont caractérisé les propriétés de l’interface prothèse-rétine qui sont à l’origine de la perturbation des courants électriques injectés. Ils ont ainsi pu les corriger, et par conséquent diminuer à la fois la diffusion passive et la stimulation parasite des fibres nerveuses. Une solution qui pourrait augmenter significativement la résolution des implants rétiniens.

Prochaine étape : tester ces résultats à plus grande échelle. Cela permettra d’améliorer les prothèses rétiniennes et ainsi de pouvoir envisager rendre, à long terme, leur autonomie aux patients.

 

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-retines-artificielles-on-y-voit-plus-clair-37552.php

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L'examen de conscience : al-mouhâsabah ou l'auto-critique

Added 22/11/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Examen de conscience

      Chaque musulman chemine à son rythme vers Allâh . Il accomplit ses differents devoirs, s’écarte de tout ce qui est proscrit par l’Islam, multiplie les adorations… mais il arrive parfois qu’il pense avoir réalisé le nécéssaire et se complait alors dans une certaine pratique qu’il estime idéale : une évidente confiance s’empare de lui. La vision qu’il a de lui-même s’opère à travers l’œil de satisfaction qui le tranquillise. Le risque est qu’il peut facilement basculer vers « al-‘oujb » (la prétention) ou « at-takabbour » (l’orgueil). Car l’instigateur d’un tel chavirement est aux aguets, prêt à distraire le croyant à tout moment : Satan n’accepte jamais qu’un fils d’Adam  se livre complètement à l’Islam, c’est pourquoi il met tout en œuvre pour le faire tomber dans les crocs de la prétention.  

         Allâh  n’a cessé de mettre en garde les musulmans contre ce basculement. Même le Prophète  n’échappe pas à cet avertissement : « Ô toi (Mouhammad) ! Le revêtu d’un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi. Et ne surestime pas tes actes. Et pour ton Seigneur endure. », s.74 Al-Mouddaththir (Le Revêtu d’un manteau), v.1-6.
Dès le début de la révélation coranique, Allâh  fixe au Prophète  un cadre à ne pas dépasser : il faut s’abstenir de vanter les mérites de sa mission de prêcheur. Le verset 6 « wa lâ tamnoun tastakthir » (et ne surestime pas tes actes) met en garde la plus humble des créatures contre l’autosatisfaction qui pourrait l’envahir alors même qu’elle est protégée par Dieu.« Ath-thawb » désigne « les vêtements», mais en poésie arabe, il signifie l’âme d’une personne qui se purifie comme on nettoie un habit incrusté de taches. Cette âme, siège des sentiments, représente également la personne dans son entité. Le verset, que les imâms répètent à chaque prêche du vendredi, en témoigne : « Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Que chaque âme voit ce qu’elle a préparé pour le lendemain (…) », s.59 Al-Hachr (L’Exode), v.18. Cette parole divine invite le musulman à prendre ses dispositions pour se prémunir de la calamité du Jour du Jugement. Mais à quoi le musulman doit-il s’attendre ?            

         Allâh , dans le Coran, donne un avant-goût de ce qu’est le Jour de la résurrection : « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur, car le tremblement de l’Heure dernière sera quelque chose de terrifiant ! », s.22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), v.1.
Il utilise un terme indéfini à la sémantique imprécise, ce qui reste assez abstrait. Par opposition, quand Allâh  parle du paradis, Il dit : « (…) Sa largeur ressemble aux Cieux et à la Terre (…) », s.3 Âl-‘Imrân (La Famille d’Imrân), v.133 : la comparaison donne une idée de grandeur appréciable par l’entendement humain même si elle reste approximative. En revanche, concernant la fin des temps, Il n’a employé aucune comparaison, mais a évoqué les conséquences d’un tel moment : « Le jour où vous la verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, toute femme enceinte avortera de ce qu’elle portait et tu verras les gens ivres alors qu’ils ne le sont pas réellement, mais c’est que le châtiment d’Allâh est dur », s.22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), v.2.
Le simple fait d’assister à la fin des temps engendrera chez l’être humain une frayeur telle qu’il n’en a jamais connue. Ce qui explique pourquoi Dieu n’emploie aucune comparaison : aucun événement terrestre n’égale, ni même se rapproche de celui de l’Heure. Les conséquences de la vision de cette catastrophe semblent tellement ahurissants qu’elles présagent un cataclysme extraordinaire.
À l’examen de cette description, il est clair que le croyant ne peut pas se fier uniquement à ses actes d’adoration, même observés toute une vie durant, pour se préserver de l’effroi occasionné par la fin des temps : en vérité, seule la miséricorde de Dieu sauvera les serviteurs fidèles.     

        En se projetant en ce jour-là, nu au milieu des ressuscités à attendre son jugement, il sera difficile au croyant de surestimer ses actes et de se voir parmi les sauvés. Dans cette vision, nulle âme ne pourrait être satisfaite de ses œuvres ou manquer de concentration au cours de sa prière : imaginer l’au-delà replace la valeur des actions dans un contexte congruent. Un pieux successeur (tâbi’iyy) disait : « Lorsque j’accomplis la prière, je vois le paradis devant moi et je vois l’enfer à ma gauche, et je vois mes œuvres et le jugement », ainsi debout en prière, le croyant se rappelle qu’ici-bas il est encore maître de ses actes d’adoration, alors que dans l’au-delà, c’est le Maître qui décide du déroulement des événements. Dans une semblable situation, l’âme est saisie de crainte, mais aussi d’espoir… un espoir qui pousse l’orant à se concentrer intensément dans sa prière et à l’allonger. Qui sait, peut-être que cette oraison lui servira le jour où il n’y aura d’ombre que celle d’Allâh  ? 

         Avant de vivre réellement cet évènement inéluctable, il est encore temps d’agir en recourant à son autocritique. Pour ce faire, il est indispensable de respecter certaines convenances.
La première règle est qu’il est nécessaire d’établir une comparaison entre l’ensemble des œuvres effectuées durant sa vie et la réalité du Jour de la résurrection. Il est inutile de comparer ses actes à ceux de son entourage : cette démarche n’est absolument pas révélatrice de leur valeur. Il s’agit plutôt de se demander si le temps consacré chaque jour aux œuvres adoratives est suffisant par rapport à l’existence que Dieu a accordée à chaque humain ; si le comportement adopté permet de se protéger de l’enfer… Autant de questions qui serviront à estimer le poids de ses actions au Jour du Jugement. Que sont-ce les adorations en comparaison avec les innombrables dons d’Allâh (la santé, l’argent, la notoriété, la famille, le travail,…) ? : « (…) Si vous essayez de compter les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les énumérer (…) », s. 14 Ibrâhîm (Abraham), v. 34.  
Toutefois, le croyant doit prendre conscience que chaque don dissimule une épreuve : le savoir, la santé, la richesse, etc. sont certes des grâces de Dieu mais aussi des tests. Allâh  dit dans le Coran : « Pensent-ils que les richesses et les enfants dont Nous les pourvoyons, soient une avance que Nous Nous empressons de leur faire sur les biens de la vie future ? Quelle inconscience ! », s. 23 Al-Mou’minoûn (Les Croyants), v. 55-56.
Se voir avec l’œil de satisfaction aveugle réellement le croyant sur ses imperfections. En revanche, l’œil du mépris amplifie les péchés, aussi minimes qu’ils soient. Le Prophète  a cité l’exemple de celui qui voit le péché comme une mouche qui s’est posée sur son nez et qui la chasse d’un revers de la main : tout l’oppose au croyant qui considère un petit péché comme une montagne qui l’accable ! 

         La deuxième règle à respecter est de toujours demander pardon à Allâh , de se repentir après chaque acte d’adoration. Telle était la sounna du Prophète  : dès qu’il finissait sa prière, il disait « astaghfiroullâh » à trois reprises. Malgré son statut, et l’ensemble de ses bonnes actions, il s’adressait à Dieu comme suit : « Je reconnais les dons que Tu m’as octroyés et je reconnais mon péché, pardonne-moi, parce qu’il n’y a que Toi qui peux pardonner les péchés. »

 

Demander pardon juste après une adoration, c’est la protéger ; ne pas le faire, c’est la perdre. Il se pourrait en effet qu’elle ait été mal accomplie (non respect des convenances, dissipation,…) et qu’Allâh ne l’accepte pas. Même lors du pèlerinage, alors que le pèlerin se débarrasse de tous ses péchés, Allâh dit : « (…) Puis quand vous déferlez depuis ‘Arafat, invoquez Allâh à Al-mach’ar al-harâm (le repaire sacré) comme Il vous a montré la bonne voie quoiqu’auparavant vous étiez du nombre des égarés, ensuite déferlez par là où les gens déferlent et demandez pardon à Allâh, car Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. », s. 2 Al-Baqara (La Génisse), v. 198-199. 

         La troisième règle à suivre consiste à ne jamais injurier un musulman pour un péché qu’il a commis. Il est par exemple malséant de reprocher à quelqu’un le fait qu’il ne prie pas ; le Prophète  dit à ce propos : « Celui qui injurie son frère à cause d’un péché qu’il a commis ne mourra pas avant de commettre ce péché-là ». Le musulman n’est pas un juge pour son frère, il est là pour rappeler, guider, aider, non pas pour accabler ou insulter ses semblables.
D’après un autre hadîth marfou’ (qui remonte) au Prophète, rapporté par At-Tirmidhî, il ne faut pas se réjouir quand son coreligionnaire est dans une situation pénible, mais plutôt ressentir de la tristesse pour lui. Sans quoi, Dieu pardonnera au pécheur, le comblera de Sa miséricorde, et ensuite éprouvera la personne qui l’aura injurié. Certains savants déclarent au sujet de la vanité : « Il est préférable pour toi de dormir toute la nuit et de te réveiller avec du remords [pour ne pas avoir consacré un temps pour la prière] plutôt que de passer toute la nuit à prier et de te réveiller avec de la prétention ». La contrition de la première personne la rapprochera de Dieu, contrairement à l’adoration du second.     

    

D’autres avancent : « Le gémissement des plaintes du pécheur est aimé par Dieu contrairement au bourdonnement qu’occasionne la glorification du prétentieux ». C’est réellement l’état de l’âme d’une personne qui déterminera son salut ou sa perdition. Certaines gens en commettant un péché vont trouver la force de se repentir une fois pour toutes. Ils seront tellement assaillis par les regrets qu’ils adoreront Dieu de la meilleure des façons.
Le Prophète  a dit : « Si une personne accomplit l’adultère, appliquer la sentence sur elle mais ne l’injuriez pas ». Certains compagnons s’étaient permis de critiquer Mâ’iz Ibnou Mâlik  ― qui a lui-même avoué avoir commis l’adultère et sur qui la sentence a été appliquée ― mais le Prophète  leur rétorqua : « Il s’est repenti d’un repentir qui suffirait au monde entier s’il lui avait été distribué. » Ce pécheur, en réclamant son châtiment terrestre, manifestait sa foi en l’immense pardon de la part d’Allâh  : la reconnaissance de sa faute traduisait un regret sincère et une croyance ferme en Dieu. 

         Allâh  s’adresse ainsi au Prophète , qui avait la plus grande force spirituelle : « Et si Nous ne t’avions pas apporté Notre soutien, tu aurais failli pencher de leur côté [des polythéistes] », s. 17 Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne), v. 74 ; car c’est bien grâce à Dieu, que le noble Messager a été préservé de tout péché.
Le prophète Yoûssouf en est un autre bel exemple lorsqu’il s’est tourné vers Dieu en ces termes : « (…) et si Tu ne me préserves pas de leurs stratagèmes [des femmes], je m’inclinerai vers elles et je serai du nombre des ignorants. », s. 12 Yoûssouf (Joseph), v.33. Si les grands prophètes n’étaient pas à l’abri du péché, comment le commun des musulmans pourrait-il l’être ? Voilà pourquoi le musulman doit être conscient qu’à chaque fois qu’il accomplit une bonne action le mérite ne lui revient jamais : c’est Allâh  La Source de toute bienfaisance.  

         En fournissant l’effort d’un examen de conscience, le croyant se considère à sa juste valeur : il réajuste ses œuvres pour ce qui l’attend dans l’au-delà, demande pardon à son Seigneur après ses péchés, mais aussi après ses adorations, et il n’injurie pas celui qui faute. Ce n’est qu’en passant par l’autocritique que le croyant peut atteindre « an-nafs al-lawwâma [l’âme qui se blâme continuellement] » mentionnée dans le Coran. L’humilité s’installe alors dans son cœur et le pousse à craindre Allâh  comme il se doit. L’humilité et la modestie constituent les meilleurs traits de caractère d’un musulman : ils le rapprochent d’Allâh , sont à l’origine de l’agrément de Dieu pour sa personne et pour ses œuvres.

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