"> Arbre-genealogique - Les obstacles à la paix - Musulman et fier de l\'être
 

Les obstacles à la paix intérieure

Added 31/3/2015

Allah

 

La paix intérieure est un besoin universel. Il n’existe personne, sur cette terre, qui n’aspire pas à la paix intérieure. Il ne s’agit pas d’un phénomène moderne ; cette paix, chacun y a aspiré à travers les âges, indépendamment de sa couleur, ses croyances, sa religion, sa race, sa nationalité, son âge, son sexe, ses richesses ou l’avancement technologique de son peuple.

 

Les gens ont emprunté divers chemins pour tenter de trouver la paix intérieure : certains ont cru la trouver dans l’argent, dans les drogues, dans la musique ou la méditation, tandis que d’autres l’ont cherchée dans leur tendre moitié, dans leur carrière professionnelle ou à travers leurs enfants, etc.

 

faux bonheur

 

Pourtant, chez la majorité des gens, cette quête est perpétuelle. De nos jours, on nous a amené à croire que l’avancement technologique et la modernisation peuvent nous apporter un confort physique à travers lequel la paix intérieure est possible.

 

Cependant, si nous considérons la nation la plus industrialisée et la plus avancée du monde, du point de vue technologique (les États-Unis), ce raisonnement ne tient pas la route. Les statistiques démontrent qu’aux États-Unis, près de 20 millions d’adultes souffrent chaque année de dépression. Et qu’est-ce que la dépression, si ce n’est une absence totale de paix intérieure ?

 

De plus, en l’an 2000, dans ce pays, le nombre de personnes mortes par suicide était deux fois plus élevé que le nombre de personnes mortes du sida. Mais les médias étant ce qu’ils sont, nous entendons plus parler des décès dus au sida que des gens qui se suicident. Par ailleurs, plus de personnes meurent par suicide que par homicide, aux États-Unis, qui ont pourtant un taux d’homicides déjà très élevé.

Stress

 

 

Donc, l’avancement technologique et la modernisation n’ont apporté ni la sérénité ni la paix intérieure. Au contraire, en dépit du confort que nous a apporté la modernisation, nous sommes encore plus éloignés de cette paix que ne l’étaient nos ancêtres.

 

Pour la plupart d’entre nous, la paix intérieure demeure une chose quasi insaisissable, difficilement atteignable.

 

Nous sommes nombreux à confondre les plaisirs de cette vie avec la paix intérieure ; nous tirons un plaisir de nombreuses choses, que ce soit de l’argent, des relations sexuelles ou de diverses activités quotidiennes. Mais ces plaisirs ne durent pas : ils viennent et ils partent. Oui, nous éprouvons certains plaisirs, de temps à autres, mais nous ne devons pas les confondre avec la paix intérieure. La véritable paix intérieure peut être définie comme un sentiment de stabilité et de contentement qui nous aide à passer au travers des difficultés et des épreuves qui se présentent à nous au cours de notre vie.

 

 

Nous devons comprendre que la paix absolue est une chose qui n’existera jamais en ce monde, car si nous nous fions à la définition du dictionnaire, la paix est l’absence de guerre ou de conflits civils ; n'a-t-il jamais existé une période de l’histoire dépourvue de tout conflit ? Il y a toujours une guerre ou un conflit civil en cours, en ce monde.

 

Si nous considérons la paix à un niveau national, alors nous pouvons la définir comme l’absence de désordre public et comme un sentiment général de sécurité ; mais nommez-moi un seul endroit, en ce monde, où l’on trouve cela. Si nous considérons la paix à un niveau social (famille, travail), alors la paix est l’absence de désaccords et de disputes ; mais un tel environnement existe-t-il ? Il existe bien certains endroits, en ce monde, que l’on peut considérer comme calmes, paisibles et tranquilles, certaines îles, par exemple, mais il s’agit d’une paix qui peut, à tout instant, être troublée par une tempête ou un ouragan qui viendra tout détruire.

 

 

Dieu dit, dans le Coran :

 

« Nous avons certes créé l’homme pour une vie de lutte. » (Coran 90:4)

 

C’est là la nature même de nos vies, qui sont faites de labeur et de luttes, de hauts et de bas, de moments difficiles et d’autres moins difficiles.

 

 

Nos vies sont ponctuées d’épreuves de toutes sortes, tel que Dieu l’affirme, dans le Coran :

 

« Et Nous vous éprouverons certainement par un peu de peur, de faim, de pertes de biens, de gens et de récoltes. Mais annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont patients. » (Coran 2:155)

 

Pour passer au travers ces épreuves, au travers cette vie de labeur et de lutte, la patience est essentielle. Et cette patience ne peut se manifester que si nous possédons une véritable paix intérieure.

 

En dépit des épreuves, du labeur et des luttes quotidiennes, il nous est possible d’atteindre cette paix intérieure qui nous amènera à vivre en paix avec notre entourage, avec notre environnement et avec le monde dans lequel nous vivons.

 

 

Bien sûr, dans notre quête de paix intérieure, des obstacles se dresseront sur notre route. Nous devons donc identifier ces obstacles qui, dans nos vies, nous empêchent d’atteindre cette paix et développer une stratégie pour les éloigner de nous. Ces obstacles ne disparaîtront pas de nos vies simplement en le souhaitant très fort ; nous devons développer une stratégie par étapes pour nous en débarrasser. Comment ?

 

La première étape consiste à identifier ces obstacles. Nous devons être conscients de leur présence, car si nous n’arrivons pas à les identifier, nous ne pourrons, évidemment, les éloigner ni les faire disparaître.

 

La deuxième étape consiste à les reconnaître et à accepter leur présence. Par exemple, la colère est l’un des plus grands obstacles à la paix intérieure. Si une personne nourrit de la colère au fond d’elle-même et qu’elle finit par exploser, comment peut-elle posséder une paix intérieure dans ces circonstances ? C’est impossible. La personne doit donc être capable de reconnaître que cette colère, en elle, est un obstacle à la paix intérieure.

 

Cependant, si une personne affirme que « oui, je sais que c’est un obstacle ; mais moi, je ne me mets pas en colère », cette personne a un problème car elle n’a pas été en mesure de reconnaître cet obstacle et refuse d’admettre la réalité. Elle ne peut donc se débarrasser de cet obstacle.

 

Ces obstacles qui font partie de nos vies, nous pouvons les classer en diverses catégories : problèmes personnels, familiaux et financiers, pressions au travail et incertitudes spirituelles.

Accepter son destin

 

Savoir accepter le destin

 

Nous avons tant de problèmes et d’obstacles à affronter, dans nos vies, qu’ils sont comme des maladies. Si nous essayons de nous en occuper en les prenant un à la fois, nous n’en viendrons jamais à bout. Nous devons donc les identifier, les classer en diverses catégories et nous occuper de toute une catégorie à la fois plutôt que de tenter de nous occuper de chacun individuellement.

 

 

Nous devons être capables de distinguer les obstacles sur lesquels nous avons un contrôle de ceux qui échappent à notre contrôle. Bien que nous percevions ceux qui échappent à notre contrôle comme des obstacles, en réalité, ils ne le sont pas. Ces « obstacles » sont des choses que Dieu nous a destinées et que nous interprétons peut-être de façon erronée. Par exemple, une personne qui naît avec la peau noire dans un monde qui favorise largement les Blancs, ou qui naît pauvre dans un monde qui favorise les riches, ou encore qui a une petite taille, qui naît infirme ou qui naît avec tout problème physique qui peut être considéré comme un handicap.

 

Ce sont là des choses qui échappent totalement à notre contrôle. Nous n’avons pas choisi la famille dans laquelle nous sommes nés, nous n’avons pas choisi notre corps, nous n’avons pas participé à ces décisions. Même si nous considérons ces choses comme des obstacles, nous devons nous armer de patience et comprendre qu’au fond, elles ne sont pas vraiment des obstacles. Dieu dit dans le Coran :

 

« Mais il se peut que vous détestiez une chose alors qu’elle est bonne pour vous, et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle est mauvaise pour vous. Dieu sait, tandis que vous ne savez pas. » (Coran 2:216)

 

Il est possible, donc, que les obstacles qui échappent à notre contrôle nous déplaisent et que nous souhaitions les faire disparaître de notre vie. D’ailleurs, certaines personnes dépensent de folles sommes d’argent pour tenter d’y parvenir. Michael Jackson en est un bon exemple. Il est né avec la peau noire dans un monde qui favorise les Blancs ; pour tenter d’échapper à son sort, il a dépensé de grosses sommes d’argent en chirurgies esthétiques de toutes sortes avec pour seul résultat un désastre total.

 

La paix intérieure ne peut être atteinte que si nous arrivons à accepter et à endurer avec patience ces obstacles qui échappent à notre contrôle et à reconnaître qu’ils font partie du destin que Dieu a décidé pour nous.

 

Il faut comprendre que ce qui nous arrive malgré nous, Dieu y a mis quelque chose de bien, que nous arrivions ou non à en saisir l’aspect positif. Nous devons donc l’accepter.

 

Je me souviens d’un article, dans un journal, qu’accompagnait la photo d’un Égyptien qui souriait. Il arborait un très large sourire ; ses bras étaient écartés et ses pouces tournés vers le haut ; son père l’embrassait sur une joue, tandis que sa sœur l’embrassait sur l’autre.

 

Sous la photo, il y avait une légende. Cet homme avait failli embarquer sur un vol de Gulf Air, la veille, qui assurait la liaison entre Le Caire et Bahreïn. Il s’était précipité à l’aéroport pour ne pas rater son vol, mais n’avait pu monter à bord, car selon les autorités, il manquait un cachet sur son passeport (au Caire, on exige souvent de nombreux cachets sur un même document). Comme il était enseignant à Bahreïn et que ce vol était le dernier de la journée à assurer la liaison entre les deux villes, il craignait, s’il le ratait, ne pouvoir justifier son absence et perdre son emploi. Alors il insista beaucoup pour qu’on le laisse monter à bord, allant même jusqu’à faire une véritable scène, mais en vain ; on ne le laissa pas monter et l’avion partit sans lui. Il retourna chez lui (au Caire) désespéré, convaincu qu’il serait renvoyé dès le lendemain. Sa famille le consola du mieux qu’elle put et lui dit de ne pas s’en faire. Le lendemain, il apprit, aux nouvelles, que l’avion à bord duquel il avait tant voulu monter s’était écrasé et qu’il n’y avait aucun survivant. Et voilà pourquoi, sur cette photo, il était dans une telle extase : la veille, le fait de ne pas arriver à monter à bord avait été pour lui une véritable tragédie et il avait eu le sentiment que sa carrière était finie. Et maintenant, il comprenait qu’il l’avait échappé belle.

 

 

 

Ce sont là des signes clairs, et l’on retrouve des signes similaires dans l’histoire de Moïse et Al-Khadir (que nous retrouvons dans la sourate Al-Kahf (la Caverne)). Lorsqu'Al-Khadir fit un trou dans le bateau de ces gens qui avaient été assez gentils pour les prendre à leur bord, Moïse et lui, afin de les aider à traverser la rivière, Moïse demanda à Al-Khadir pourquoi il avait fait cela ?

 

Lorsque les propriétaires du bateau virent le trou qui avait été fait, ils se demandèrent qui l’avait fait et se dirent que c’était un acte particulièrement méchant. Peu de temps après, le roi vint au bord de la rivière et réquisitionna tous les bateaux qui s’y trouvaient, sauf celui qui était troué. Alors les propriétaires du bateau louèrent Dieu d’avoir fait en sorte que leur bateau soit troué, ce qui l’empêcha d’être pris par le roi.1

 

Il existe également d’autres choses que nous percevons comme des obstacles dans nos vies. Ce sont ces choses que nous n’arrivons pas à expliquer, lorsqu’elles se produisent. Pour certains, la frustration ressentie face à cette incompréhension peut même les amener jusqu’au rejet de la foi. Quand on écoute parler l’athée, qui a rejeté Dieu, on réalise vite qu’il ne possède aucune paix intérieure. Pourquoi est-il devenu athée ? Il n’est pas normal de ne pas croire en Dieu et il est tout naturel d’y croire, car c’est Lui qui nous a créés, avec une inclination naturelle à croire en Lui.

 

Dieu dit dans le Coran :

 

« Dirige tout ton être, exclusivement vers la religion, selon la nature innée dont Dieu a pourvu les hommes à leur création. Ce que Dieu a créé ne saurait être modifié. Telle est la religion droite, mais la plupart des hommes ne savent pas. » (Coran 30:30)2

 

Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

 

« Chaque enfant naît avec une saine nature (c.a.d. il naît soumis à Dieu avec une inclination naturelle à croire en Lui)... » (Sahih Al-Boukhari, Sahih Mouslim)

 

Telle est la nature véritable de l’être humain ; mais la personne qui devient athée sans que personne ne lui ait parlé d’athéisme dans son enfance ou sa jeunesse le devient souvent suite à un traumatisme ou une tragédie qu’elle n’est pas parvenue à expliquer.

 

Par exemple, un athée peut raconter qu’il avait une tante qu’il aimait beaucoup, qui était une très bonne personne aimée de tous. Puis, un jour, alors qu’elle traversait la rue, une voiture sortie de nulle part la frappa et elle en mourut. Pourquoi cet accident lui est-il arrivé à elle plutôt qu’à n’importe qui d’autre ? Pourquoi ? La personne ne trouve aucune explication. Ou encore, un athée peut raconter avoir perdu un enfant en bas âge et demander pourquoi c’est arrivé à son enfant et pas à celui d’un autre. Pourquoi mon enfant est-il mort ? Encore une fois, il ne trouve aucune explication. Et c’est suite à ce genre de tragédies que la personne vient à penser que Dieu ne peut exister, car Il ne permettrait pas que de telles choses se produisent…

 

La patience et les objectifs de la vie

 

Revenons sur l’histoire de Moïse. Après avoir traversé la rivière, ils croisèrent un jeune garçon, qu'Al-Khadir tua de façon volontaire. Moïse demanda à Al-Khadir pourquoi il avait fait une telle chose. Cet enfant était innocent et Al-Khadir l’avait tué ! Al-Khadir expliqua à Moïse que les parents de cet enfant étaient des gens pieux et que si l’enfant venait à grandir (et Dieu le savait), il aurait fini par être si terrible et serait devenu une telle calamité, pour ses parents, que ceux-ci en auraient perdu la foi. Alors Dieu ordonna la mort de cet enfant.

 

Bien sûr, les parents eurent du chagrin en trouvant leur enfant mort. Cependant, Dieu le remplaça par un autre enfant qui fut, celui-là, vertueux et bon envers eux. Dans leur cœur, la peine d’avoir perdu leur premier enfant demeura ; mais au Jour du Jugement, lorsqu’ils se tiendront devant Dieu et qu’Il leur révélera la raison de la mort de leur premier enfant, ils comprendront alors et Le loueront.

 

Telle est la nature de nos vies. Certaines choses arrivent, qui nous apparaissent comme négatives, et nous les voyons comme des obstacles à notre paix intérieure parce que nous ne les comprenons pas ou ne saisissons pas la raison pour laquelle elles nous sont arrivées à nous. Mais nous devons apprendre à les accepter et à ne pas les ressasser sans arrêt. En effet, ces choses viennent de Dieu et nous devons croire qu’au bout du compte, il y a du bon en elles, que nous soyons en mesure de le voir ou non. Puis, sans trop nous attarder à elles, nous devons nous tourner vers ces choses sur lesquelles nous avons un contrôle et que nous pouvons changer. Nous devons d’abord les identifier, puis passer à l’étape suivante, qui consiste à faire disparaître ces obstacles en utilisant diverses solutions. Pour faire disparaître ces obstacles, nous devons surtout nous concentrer sur les modifications que nous pouvons apporter en nous-mêmes, car Dieu dit dans le Coran :

 

« En vérité, tant que les gens ne changent pas ce qui se trouve dans leur cœur, Dieu ne modifie en rien leur condition. » (Coran 13:11)

 

coeur

 

Voilà un domaine sur lequel nous avons un contrôle. Nous pouvons aussi développer notre patience, même si nous avons tendance à croire, en général, que certaines personnes naissent avec une disposition à la patience et d’autres pas.

 

« Un homme vint voir le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) et lui demanda ce qu’il devait faire pour pouvoir entrer au Paradis. Le Prophète lui répondit : « Ne te mets pas en colère. » (Sahih al-Boukhari)

 

Cet homme était connu pour se mettre facilement en colère, alors le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) lui fit comprendre qu’il devait faire des efforts pour modifier son comportement colérique. Donc, modifier son comportement et améliorer son caractère sont des choses possibles.

 

Dans un autre hadith, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

 

« Quiconque désire vraiment devenir patient, Dieu lui donnera de la patience. » (Sahih al-Boukhari)

 

Cela signifie que même si certains individus semblent nés plus patients que d’autres, il ne nous est pas impossible de développer notre patience.

 

Il est intéressant de noter qu’en psychologie et en psychiatrie occidentales, on nous disait, il n’y a encore pas si longtemps, de ne pas réprimer notre colère mais de l’exprimer, car si nous retenions tout à l’intérieur, nous risquions d’exploser, alors il était préférable de déballer ce que nous avions sur le cœur.

 

Plus tard, ils ont découvert que lorsque les gens laissent libre cours à leur colère, de petits vaisseaux sanguins éclatent dans leur cerveau, à cause de la pression. Ils ont ainsi compris que la colère pouvait être dangereuse, et même fatale, dans certains cas. Alors maintenant, ils ont changé d’avis et recommandent de ne pas tout exprimer et d’éviter les emportements violents.

 

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a encouragés à faire preuve de patience ; il est donc recommandé de faire preuve de patience en toutes circonstances. Et même si nous bouillons à l’intérieur, il vaut toujours mieux se montrer patients devant les autres, non pas par hypocrisie, mais pour nous y exercer et la développer, petit à petit. Si nous affichons une patience de façon constante, cette image extérieure que nous projetons finira par se refléter intérieurement et nous finirons par devenir patients pour de bon. C’est non seulement possible, mais le hadith cité plus haut le confirme.

 

Il est bon de considérer comment les choses matérielles, dans nos vies, jouent un rôle majeur dans le développement de notre patience.

 

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a conseillés sur la façon d’aborder cette réalité en ces termes :

 

« Ne regardez pas [i.e. ne vous comparez pas à] ceux au-dessus de vous, qui sont plus riches que vous ; regardez plutôt ceux qui sont au-dessous de vous, ceux qui sont plus pauvres que vous. »

 

 

 

Peu importe dans quelle situation on se trouve, il y aura toujours plus malheureux que nous. C’est donc de cette façon que nous devons aborder notre situation matérielle en cette vie. De nos jours, nous accordons de plus en plus d’importance aux choses matérielles, jusqu’à être obsédés par elles. Amasser le plus de biens possibles, en cette vie, semble être le but que s’est donné chacun d’entre nous et vers lequel nous canalisons toutes nos énergies. Mais le fait d’assurer notre subsistance ne devrait pas prendre le dessus sur notre paix intérieure ni l’affecter de façon négative.

 

Nous devons cesser de toujours considérer ceux qui sont plus riches que nous, sinon nous ne serons jamais satisfaits de ce que nous avons. Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

 

« Si vous donnez au fils d’Adam une vallée remplie d’or, il en voudra une deuxième ! » (sahih Mouslim)

 

On dit souvent que l’herbe semble plus verte chez son voisin ; et plus une personne possède de biens, plus elle en veut. Nous ne serons jamais satisfaits de notre situation matérielle si nous considérons l’acquisition des biens comme un but en soi. En considérant ceux qui possèdent moins que nous, nous serons plus reconnaissants envers Dieu pour les bienfaits dont Il nous comble.

 

Il y a un autre hadith du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) qui nous aide à mettre en perspective notre situation matérielle. Le Prophète a établi ce principe, pour les croyants, il y a de cela 1400 ans :

 

« Quiconque fait de ce monde son seul objectif, Dieu compliquera ses affaires, lui fera voir la pauvreté et il n’obtiendra rien de ce monde, à l’exception de ce que Dieu a déjà écrit pour lui. » (Ibn Maajah, Ibn Hibbaan)

 

Donc si une personne fait de ce monde son seul objectif, elle perdra vite la tête et ne saura plus dans quelle direction se tourner. Dieu lui fera voir la pauvreté, car peu importe le montant d’argent qu’elle possédera, elle aura toujours l’impression d’être pauvre. Chaque fois que quelqu’un se montrera gentil avec elle ou lui sourira, elle s’imaginera qu’il ne le fait que parce qu’il convoite son argent. Elle ne fera confiance à personne et ne sera jamais heureuse.

 

Lors d’un krach boursier, vous entendez presque toujours parler de gens qui se suicident après avoir tout perdu. Un homme qui avait, par exemple, 8 millions d'euros et qui en perd 5 se retrouve avec 3 millions, s’imagine que sa vie est finie. Il sent qu’il a perdu sa raison de vivre, car il s’imagine plus pauvre que jamais.

 

La paix intérieure passe par la soumission à Dieu

 

Nous devons garder à l’esprit que nul n’obtiendra de ce monde plus que ce que Dieu a déjà écrit pour lui. Même si elle déploie des trésors d’énergie et d’imagination, qu’elle reste éveillée jusqu’aux petites heures du matin et qu’elle devient un véritable bourreau de travail, une personne n’obtiendra que ce que Dieu a destiné pour elle. Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

 

« Quiconque fait de l’au-delà son objectif ultime, Dieu lui facilite ses affaires, lui accorde la richesse du cœur [i.e. la foi] et les choses de ce monde viendront à lui en toute soumission. » (Ibn Maajah, Ibn Hibbaan)

 

Une telle personne acquiert une véritable richesse dans son cœur. La richesse, ce n’est pas de posséder des biens en abondance ; c’est de posséder un grand cœur. Et qu’est-ce qu’un grand cœur ? C’est un cœur qui sait se satisfaire de ce qui lui a été destiné, et c’est de cela que découle la paix intérieure. Ce contentement n’est possible que par la soumission à Dieu ; c’est ce qui s’appelle l’islam ("soumission" en arabe).

 

La paix intérieure, c’est accepter l’islam dans notre cœur et vivre notre vie sur la base de ses principes. Lorsque Dieu enrichit le cœur d’une personne, les choses de ce monde viennent à elle en toute soumission et en toute humilité. Une telle personne n’aura pas à courir après ces choses, pas plus qu’elle n’en aura envie.

 

Telle est la promesse du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) à ceux qui savent mettre leurs priorités aux bonnes places et qui font de l’au-delà leur priorité première. Si c’est le Paradis que nous voulons, alors ce désir doit se manifester dans notre vie quotidienne, constituer notre objectif principal, qui passe avant tous les autres.

 

Comment déterminer si l’au-delà est vraiment notre objectif principal ? Et bien si, lorsque nous discutons avec les gens, nos seuls sujets de conversation sont les derniers modèles de voitures, l’immobilier, les voyages, les vacances et l’argent, bref, si la majeure partie de notre conversation porte sur les choses d’ici-bas ou, pire encore, si elle est constituée de racontars et de médisance, cela signifie que l’au-delà est loin d’être notre première priorité.

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Marcher sur les braises: explication scientifique

Added 29/3/2015

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Parce que le charbon n’est pas un bon conducteur de chaleur. Autrement dit, bien qu’il puisse devenir très chaud –habituellement entre 537°C et plus de 1.000°C – il ne peut pas transmettre très efficacement la chaleur à d’autres matériaux.

Quand la chair touche un objet chaud qui conduit bien la chaleur, du métal par exemple, elle est souvent brûlée car le métal la chauffe très rapidement.

Mais le charbon –et en particulier la cendre qui recouvre une braise ardente– ne transmet pas très bien la chaleur. Quand la peau entre donc en contact avec le charbon, elle refroidit la surface extérieure du morceau de charbon plus rapidement que la chaleur ne pourra se déplacer de l’intérieur du morceau de charbon pour brûler la chair, au moins au début.

C’est le même principe que celui selon lequel vous pouvez mettre votre main ou toucher une miche de pain dans un four chaud sans vous brûler, alors que vous vous brûleriez si vous touchiez les parois du four ou si vous laissiez votre main sur la miche plus longtemps que quelques secondes. (Le pain, comme le charbon, n’est pas un conducteur thermique efficace).
Disposer correctement les morceaux de charbon

Cela dit, marcher sur le feu n’est pas sans risque: si vous restez sur du charbon ardent pendant trop longtemps au lieu de vous déplacer rapidement, ou si le feu contient des morceaux de métal, de bois ou de sève (qui sont de bien meilleurs conducteurs thermiques que le charbon), vous pourriez vous brûler. De même si un morceau de braise brûlante se colle à votre pied pendant la marche.(...)

Beaucoup de partisans de la marche sur le feu affirment que les marches réussies sont soit le résultat d’une transe psychologique intense soit d’une protection surnaturelle. Robbins a écrit que «les gens changent leur physiologie en changeant leurs croyances», et l’un des marcheurs brûlés interrogé par le San Jose Mercury News a expliqué qu’il avait été blessé car il «n’était pas dans le bon état d’esprit».
Pas besoin d'entrer en transe

Mais les experts et les anthropologues qui ont participé à des marches sur le feu réfutent qu’un état d’esprit particulier soit nécessaire pour les réussir, tant que les braises sont disposées correctement et que l’on ne reste pas dans le feu trop longtemps.

Les rituels de marche sur le feu se sont développés individuellement en Grèce, aux îles Fidji, en Inde et dans d’autres parties du monde. D’habitude, la marche sur le feu consiste en une expérience de transformation spirituelle ou en un rite d’introduction à une secte religieuse.

La marche sur le feu a été introduite au grand public américain dans les années 1980 par Tolly Burkan, un conférencier, coach et auteur de développement personnel, et a été adoptée par Robbins et d’autres théoriciens du développement personnel qui expliquent que ces méthodes aident les gens à découvrir leur potentiel absolu.

L.V Anderson

 

http://www.slate.fr/story/59965/pourquoi-brule-marcher-sur-feu-braises

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L’enfer est-il éternel ?

Added 27/3/2015

Ce sujet risque de sembler choquant pour la plupart des musulmans, notamment après la lecture du verset suivant:(2:80) Ils ont déclaré: « Le feu ne nous affectera qu’un nombre de jours limité ». Réponds : «Tenez-vous cette promesse (directement) de Dieu - car (nous savons que) Dieu tient toujours sa promesse - ou prétendez-vous au sujet de Dieu ce dont vous n’avez aucune connaissance ?» Le débat qui se pose est le suivant: l’enfer est-il éternel ou la miséricorde de Dieu est-elle au contraire infinie, ce qui implique que l’enfer aura une durée déterminée?

Le verset 7:40 apporte une réponse très simple à cette question capitale:

(7:40) En vérité, les portes du ciel ne s’ouvriront pas pour ceux qui traitent Nos signes de mensonges et s’en détournent avec dédain; et ils n’accéderont point au Paradis jusqu'à tant quele chameau ne passe au travers du chas de l’aiguille. C’est ainsi que Nous rétribuons les coupables.

Depuis des millénaires, l’idée qu’un objet de taille importante puisse passer par le chas d’une aiguille ne pouvait que sembler être une impossibilité. Pourtant, Dieu ne dit jamais d’absurdité: S’Il dit qu’un chameau, ou même une planète, passera par le trou d’une l’aiguille, nous devons Le croire sur parole, et il est au contraire une certitude absolue qu’il en sera ainsi. Le verset 7:40 est l’un des innombrables miracles scientifiques du Coran, et prouve que l’effondrement gravitationnel de la matière dans l’infiniment petit est une réalité de l’univers: L’enfer sera finalement absorbé, probablement par un trou noir qui happera et effondrera sa matière dans un espace pas plus grand que le trou d’une aiguille. Si l’on se réfère à la durée moyenne d’un système solaire dans notre univers, nous pouvons facilement nous attendre à ce que l’enfer dure nettement plus d’un milliard d’années. 

Ceux qui ont rejeté les signes de Dieu et auront déclaré sans aucun fondement que l’enfer ne durera « qu’un nombre de jours limité » devrons faire face à la terrible réalité: L’enfer durera au contraire si longtemps et la souffrance y sera si horrible qu’il semblera comme une éternité. Il sera impossible pour les habitants de l’enfer de s’en échapper jusqu’à tant que l’enfer lui-même ne cesse d’exister (43:74-75). Dieu est Clément et Miséricordieux et 7:40 illustre son amour et Sa Grâce infinie: Les habitants de l’enfer seront finalement pardonnés et admis au paradis, même les pires criminels. Ce n’est pas une simple interprétation mais bien une promesse que nous tenons de Dieu Lui-même dans le saint Coran.

L’allégorie du chameau qui passe par le chas d’une aiguille a également été utilisée par Jésus dans les évangiles dans un contexte très similaire:

(Mathieu 19:24): Je vous le dis encore : Il est plus aisé qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille, qu'il ne l'est qu'un riche entre dans le Royaume de Dieu. (Martin 1744)

De même que le Coran condamne ceux qui perdent leur âmes à cause de leur avarice, Jésus montre à quel point il est difficile pour un être humain de surmonter son manque de générosité surtout lorsqu’on est riche. Cette parabole prouve en réalité que Jésus avait une connaissance avancée du futur (l’enfer aura une durée déterminée) ainsi que des lois de l’univers (effondrement de la matière). De même que le Coran, l’évangile établit « le chas d’une aiguille » comme un passage obligé entre le royaume des pêcheurs (l’enfer) et le Paradis. Seules nos générations pouvaient mesurer la portée scientifique d’une telle parabole, et il nous est aujourd’hui possible de déduire qu’au bout du compte, la miséricorde de Dieu est infinie. La thèse de l’éternité de l’enfer en Islam provient surtout d’une mauvaise compréhension du verset 7:40; il nous est aujourd’hui possible de rompre avec cette croyance en évaluant le Coran à la lumière des découvertes scientifiques de notre temps.

L’enfer est décrit dans le Coran comme un endroit ou l’ombre d’un objet aura trois densités:

(77:30) Allez vers (un monde où) l’ombre s’étend en trois colonnes.

Ce verset semble sous-entendre qu’il s’agira d’un système solaire avec trois étoiles; La chaleur associée avec un tel système solaire et l’absence d’ombre parfaite est une chose absolument terrifiante.

L’enfer dans les paraboles (évangiles, Coran) a été interprété et traduit par « chameau ». Mais est-ce la vraie signification ? Un célèbre chercheur, écrivain et traducteur du Coran (Muhammad Asad) a interprété complètement différemment le verset 7:40:

 «…Quant au mot « jamal » qui apparaît dans la phrase, il n’y a quasiment aucun doute que le traduire, dans ce contexte, par « chameau » est erroné. Comme le souligne Zamakhshari (et confirmé par d’autres commentateurs classiques, y compris Razi), Ibn Abbas lisait le mot avec l’orthographe « joumal », qui signifie « corde épaisse» ou « cable torsadé »; et la même lecture est attribuée à 'Ali ibn Abi Talib (Taj al-'Arous). On doit également préciser qu’il y a d’autres orthographes dialectaux de ce mot, plus particulièrement, joumal, jouml, joumoul et, finalement, jamal (qui est la version communément acceptée dans le Coran) – tous signifient « corde épaisse,  torsadée » (Jawhari, et tous sont utilisés dans ce sens par certains compagnons du prophète ou leurs successeurs immédiats, tabi'oun). Ibn Abbas est également cité par Zamakhshari comme ayant dit que Dieu n’aurait pu choisir une métaphore aussi inappropriée qu’un « chameau qui passe au travers du chas d’une aiguille », c'est-à-dire qu’il n’y a aucune relation possible entre un chameau et la chas d’une aiguille, alors que, d’un autre coté, il y a une relation toute indiquée entre ce dernier et une corde (qui, après tout, n’est qu’un fil extrêmement épais). En tous les cas, et en conséquence, exprimer « jamal » par « corde torsadée » est, dans ce contexte, infiniment préférable à celui de chameau… »

Relisons donc le verset à la lumière des informations révélées par Muhammad Asad:

(7:40) En vérité, les portes du ciel ne s’ouvriront pas pour ceux qui traitent Nos signes de mensonges et s’en détournent avec dédain; et ils n’accéderont point au Paradis jusqu'à tant que l’épaisse corde torsadée ne passe au travers du chas de l’aiguille. C’est ainsi que Nous rétribuons les coupables.

ان الذين كذبوا بايتنا واستكبروا عنها لا تفتح لهم ابوب السماء ولا يدخلون الجنة حتى يلج الجمل فى سم الخياط وكذلك نجزى المجرمين

Remarque: Muhammad Asad a malgré tout manqué le sens profond du verset dans sa traduction anglaise du Coran, et le fait que l’enfer n’est pas éternel, car il a failli à traduire littéralement la préposition « hatta »  (حتى) par « Jusque » ou « jusqu'à tant que » dans l’expression « jusqu'à tant que la corde torsadée ne passe au travers du chas de l’aiguille ».

Une corde est par définition « torsadée », et cela implique le même effet de « tourbillon » ou de « spirale » que l’on observe à l’approche d’un trou noir. Cela ne fait que confirmer qu’effectivement l’enfer passera au travers du chas d’une aiguille, comme c’est le cas de systèmes solaires et de galaxies entières qui sont absorbées par des trous noirs. Seul « l’effondrement gravitationnel de la matière » peut expliquer comment une « épaisse corde torsadée » peut passer au travers du chas d’une aiguille. Cette idée ne semblera impossible qu’aux personnes qui ignorent ou qui ne veulent rien savoir des lois de l’univers et dédaignent le langage allégorique des livres de Dieu. Bien au contraire, Dieu est Omnipotent.

Si le Coran indique clairement que l’enfer a une durée déterminée, le paradis semble au contraire être éternel. Il existait avant que notre univers ne soit créé; les croyants y accèderont après le jour du jugement, de même que plus tard les habitants du purgatoire (7:46-49), et enfin ceux de l’enfer (7:40).

En conclusion, la miséricorde de Dieu est donc infinite.

 

(3:16) (Ils sont) ceux qui disent : « Notre Seigneur, en vérité nous avons la foi, alors pardonne-nous nos péchés et préserve-nous du châtiment du feu. »

(25.65). Et (ils sont) ceux qui disent : «Notre Seigneur, préserve-nous du supplice de l’Enfer», car son châtiment est atroce.

 

http://www.islamcoranique.org/l-enfer-est-il-ternel

 

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Accuser à tort une femme d'adultère

Added 24/3/2015

L'accusation à tort d'adultère

Le fait de nuire aux musulmans et de s’attaquer à leurs honneurs en les accusant à tort sans preuve est un péché capital. Allah le Très haut dit : « Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident » (Sourate 33/Verset 58).

Il dit aussi : « Ceux qui lancent des accusations contre des femmes vertueuses, chastes [qui ne pensent même pas à commettre la turpitude] et croyantes sont maudits ici-bas comme dans l’au-delà ; et ils auront un énorme châtiment » (Sourate 24/ Verset  23)

Donc celui qui agit de la sorte, commet une offense très grave. Quant à celui ou celle qui subit ces agressions, il est soumis à une rude épreuve qu’il doit surmonter avec patience ayant en vue la rétribution promise par Allah aux patients. L'imam Tirmidhi a rapporté que le Prophète, sur lui la paix et le salut, a dit : « Le croyant de même que la croyante continue à être éprouvé dans sa vie, ses enfants et ses biens jusqu’à rencontrer Allah avec ses péchés tous effacés »

Celui qui lance des accusations contre des gens innocents doit être conseillé. On doit lui faire le rappel d’Allah et des mauvaises conséquences d’un tel acte dans cette vie et celle de l’au-delà. S’il se repent et retourne à la raison, Allah soit loué, mais s’il persiste dans cette voie, il n’y a pas d’inconvénient à le menacer de porter plainte contre lui à ceux qui ont la possibilité de l’en dissuader.

 

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=showfatwa&FatwaId=73203

 


mohamed hassan accuser a tord  26175982_3amp4... par salahdin49

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Virginité en Islam: mythe et réalités

Added 22/3/2015


1. Sexualité en Islam

Dans l'Islam, la sexualité est l'expression de la manifestation du besoin de l'autre, la qualité d'un besoin inné chez l'être l'humain pour vivre la réalité de deux êtres en quête de l'Un.
Le concept de la sexualité, sérieusement étudié dans le Coran et à travers la tradition prophétique, est placé dans le contexte du mariage et de la vie familiale. Dans ce cadre, le plaisir et l'affection sont recommandés.

L'Islam ne considère pas la femme ou l'homme comme un objet de plaisir sexuel mais l'acte sexuel s'inscrit comme une aumône (sadaqa) envers Dieu dans le cadre légitime du mariage. Ainsi, tandis que l'acte sexuel hors mariage est interdit, il devient un acte de foi lorsqu'il est pratiqué au sein du couple. Ces lois islamiques concernant la sexualité sont fixes et ne changent pas en fonction des valeurs changeantes de la société. La chasteté, l'abstinence avant le mariage sont considérés comme une vertu dans la moralité religieuse, que ce soit pour l'homme ou pour la femme.

2. "Mythe de l'hymen" et Islam

L'ignorance des concepts religieux et le poids de traditions obsolètes rendent des femmes victimes de ce qu'on appelle le mythe de "l'hymen", et combien de vies sont détruites au nom de cette pratique d'ignorance flagrante consistant à croire qu'un hymen qui saigne le jour de la nuit de noce prouve la virginité d'une femme, et surtout que quelqu'un a le droit de vérifier la virginité d'une femme !

En Islam, aucun texte, aucune référence historique ne mentionne qu'une femme doit saigner ou avoir un hymen intact pour prouver sa virginité, ni que ceci soit une condition au mariage.


Nous savons en Islam qu'il est interdit d'accuser un homme ou une femme d'avoir eu des rapports sexuels hors mariage.  

Le péché d'avoir des rapports sexuels hors mariage est un tord uniquement envers Dieu, envers qui il ou elle aura commis un péché. Il y a un cas ou on peut accuser une personne de fornication, que ce soit un homme ou une femme, c'est lorsque cette personne le commet devant un nombre précis de témoins. Ainsi, cette personne sera punie pour atteinte à la pudeur ou à l'ordre public, et non pour le péché qu'elle a commis en lui-même (lequel péché sera punit par Dieu). Cette loi islamique n'est pas sans rappeler celle concernant l'outrage public à la pudeur, incriminé sous la qualification d' " exhibition sexuelle " (article 222-32 du Code pénal).


Comment pouvons- nous, permettre que des informations fausses soient enseignées à nos filles, comme le fait d'employer des moyens détournés (chirurgie plastie, certificat de virginité, emploi de sang animal...) pour prouver leur chasteté ?
Il est plus que necessaire de prendre des mesures afin de mieux informer et instruire les hommes et les femmes au sujet de cette question importante et de lutter contre cette ignorance profondement encrée dans certaines traditions.

Il faut rétablir la vérité concernant la position de l'islam vis à vis de ces pratiques et s'appuyer sur des explications médicales pour prouver que le saignement de l'hymen n'est pas un bon indicateur de virginité, et sur des explications islamiques pour prouver que les vérifications de virginité ne devraient pas avoir lieu et que l'importance de la virginité avant le mariage est un commandement religieux et non une institution visant à préserver les apparences.  

Ces raisons doivent être connues afin de combattre ce" mythe de l'hymen", d'éviter que des femmes à travers le monde entier soient humiliées et mises en danger par ces pratiques. Dans le même registre, l'Islam est accusé d'être à l'origine de certaines pratiques comme l'excision (ablation du clitoris) alors que ce rituel n'a rien avoir avec l'Islam mais trouve sa source dans des traditions antérieures à la Révélation du Coran.

3. Pas de rapports sexuels avant le mariage : un engagement envers Dieu, un bienfait pour soi-même

L'éducation sexuelle débute dès le bas âge en Islam. Le Coran et la tradition prophétique (Sunna) en parlent sans aucun tabou.
Il est donc de la responsabilité de chaque musulman de combattre l'ignorance et l'oppression faite aux femmes en commençant à instruire tous les membres du foyer et de s'assurer que nos enfants avant le mariage ( filles ou garçons) aient reçu l'éducation sexuelle nécessaire dans le cadre de la moralité islamique pour lutter contre ce mythe.

Il est surtout primordial d'enseigner que la pudeur est la valeur à transmettre et que la virginité en elle-même ne veut rien dire si par ailleurs les individus commettent des actes sexuels d'autres sortes. La virginité n'est pas un acte d'interdit, c'est un choix que l'individu doit faire par vertu pour Dieu et par respect pour sa dignité.

Ainsi, il est essentiel que chacun comprenne que cette pudeur et abstinence de rapports sexuels jusqu'au mariage est un choix personnel de vertu pour Dieu, et aucunement pour satisfaire un être humain etc. Chacun travaille sur terre pour acquérir une place favorable dans l'Au-delà, mais asservir la pudeur à une autorité, c'est nier l'essence même de la vertu qui est un choix et non à asservissement.


"La virginité" assimilée à un hymen non déchiré est non pertinent. En effet, les hymens diffèrent entre les femmes, et certains saignent plus ou moins voire pas du tout durant le premier acte sexuel. De plus, la virginité a une dimension bien plus large : l'abstention d'actes sexuels est la réelle virginité et elle n'est pas et n'a pas à être vérifiée. C'est envers Dieu que nous nous engageons à garder notre pureté jusqu'au mariage.

S'abstenir de rapports sexuels avant le mariage est un bienfait immense. Cette abstention préserve de grossesses hors mariages qui mènent parfois des jeunes filles à assumer seules la venue au monde d'un enfant, doivent arreter leurs études etc. De plus, en évitant des situations de rapports à risque et de multiplicité de partenaires, cette abstention permet de prévenir la survenue d'Infections Sexuellement Transmissibles (IST), de l'herpès génital, la syphillis en recrudescence de nos jours, au sida.

Enfin, chaque chose en son temps. Une sexualité trop précoce peut pertuber le développement émotionnel et l'image de soi des adolescents, en plus de les exposer à des risques d'IST. Un adolescent doit profiter de cette période charnière pour se développer, appréhender la vie, les sentiments nouveaux qui s'offrent à lui, et ça n'est qu'adulte, dans les conditions favorables du mariage, quand il sera prêt psychologiquement et physiquement, qu'il pourra découvrir de manière optimale la sexualité et les plaisirs de l'amour marital.  

D'après: Ligue Française de la femme musulmane

 


 

 

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