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Histoire du Prophète Noé (sur lui le salut et la paix)

Added 29/10/2010



Oui, nous avons envoyé Noé à son peuple : « Avertis ton peuple avant qu’un douloureux châtiment ne l’atteigne ! »

Il dit : « O mon peuple ! Je suis pour vous un avertisseur explicite.

« Adorez Dieu ! Craignez-le ! Obéissez-moi !

« Il vous pardonnera vos péchés ; il vous accordera un délai jusqu’à un terme fixé ; mais quand vient le terme fixé par Dieu, il ne peut être différé. - Si vous saviez ! »

Il dit : « Mon Seigneur ! J’ai appelé mon peuple nuit et jour et mon appel n’a fait qu’augmenter son éloignement. »

(Sourate 71, versets 1-6.)

L’appel à l’adoration

Le prophète Noé (Saydina Nûh) est l’avertisseur du déluge. Il apporte à son peuple la promesse du pardon de Dieu mais l’avertit de l’imminence d’une catastrophe, avec un terme fixé, s’il ne remplit pas ses devoirs. De même, l’homme qui s’obstine dans une conduite irresponsable le mettant en danger et qui ne revient pas à la direction juste et universelle s’expose à un avenir très douloureux.

Noé et son message sont restés vivants pendant neuf cent cinquante ans, c’est-à-dire une trentaine de générations. Cela signifie que les dernières générations ont été averties directement de l’imminence du châtiment. Hélas ! le peuple s’en est détourné, sourd à l’appel et réfractaire à l’adoration.

Cet appel commence en vérité par un respect mutuel entre les êtres. Quant à la crainte de Dieu, elle n’est pas celle de Son courroux, ni des flammes de l’enfer. Elle est avant tout dans l’appréhension de nuire à l’autre et à la création. Le message de Noé est donc aussi actuel qu’à son époque.

La sourde oreille

Chaque fois que je les ai appelés pour que tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles ; ils se sont enveloppés dans leurs vêtements ; ils se sont obstinés ; ils se sont montrés orgueilleux.

je les ai ensuite appelés à haute voix ; j’ai fait des proclamations et je leur ai parlé en secret.

(Sourate 71, versets 7-9.)

Si Noé s’adressait à nous aujourd’hui, il ferait l’inventaire de tous les dangers qui touchent la terre et avec elle l’humanité : la surpopulation, la prolifération chimique et nucléaire, les génocides, le mépris des enfants, la dévastation des forêts, les manipulations génétiques. Il nous appellerait à la raison avant le point de non-retour.

Comme au temps de Noé, les hommes ne veulent pas entendre le message. Les pollueurs savent qu’ils ont tort mais font la sourde oreille pour sauvegarder leurs pouvoirs et leurs intérêts. Ils opposent toute sorte d’arguments pour ne pas entendre le cri d’alarme alors qu’ils connaissent parfaitement la gravité du problème. Si un discours n’est pas vrai, je peux le contester. S’il l’est, le lâche et l’incrédule préfèrent ne pas l’entendre et se boucher les oreilles. Mais notre époque, contrairement à celle de Noé, est tellement médiatisée qu’il est impossible de feindre l’ignorance.

« Ils se sont enveloppés dans leurs vêtements » signifie se réfugier derrière les systèmes économiques, idéologiques ou philosophiques et, pour se déculpabiliser, accuser l’autre ou une autorité supérieure.

« Je leur ai parlé en secret. » S’il était parmi nous, Noé tenterait de sensibiliser les décideurs à la gravité de la situation et à l’urgence d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Un monde meilleur

J’ai dit : « Implorez le pardon de votre Seigneur ; il est celui qui ne cesse de pardonner ; il vous enverra, du ciel une pluie abondante ; il accroîtra vos richesses et le nombre de vos enfants ; il mettra à votre disposition des jardins et des ruisseaux.

(Sourate 71, versets 10-12.)

Le Coran révèle ensuite comment Noé essaie de convaincre les dirigeants de changer d’attitude. Il les invite à revenir à l’adoration de Dieu, au respect de la nature et à l’amour du prochain en leur promettant un monde meilleur. Les versets 13 et 14 confirment cette idée : « Pourquoi n’attendez-vous pas de Dieu un comportement digne de Lui alors qu’il vous a créés par phases successives ? »

L’homme s’entête à croire en sa puissance et en sa capacité d’améliorer le monde par ses nouvelles découvertes scientifiques et technologiques, alors que Dieu lui rappelle qu’il n’est qu’une infime partie d’un univers créé par étapes successives. C’est un avertissement à son orgueil pour le ramener à plus de sagesse et à un comportement plus digne de la confiance et de l’immense générosité de Dieu qui peut donner toujours plus, car Il est le plus Grand et le plus Savant.

Les deux versets suivants introduisent une nouvelle acception de cette guidance  :

« N’avez-vous pas vu comment Dieu a créé sept cieux superposés ? Il y a placé la lune comme une lumière ; il y a placé le soleil comme une lampe »

(sourate 71, versets 15-16).

Les jours divins correspondent chacun à un ciel et chaque ciel correspond à une étape. Le soleil est la vie et la vérité. Il symbolise le prophète. La lune, signe de sagesse, représente le sage en éveil. Dans l’obscurité, c’est par elle que l’on se guide pour retrouver son chemin. Ainsi, le ciel est toujours éclairé et l’homme n’est jamais laissé sans guidance.

Un maillon de la chaîne

Dieu vous a fait croître de la terre comme les plantes puis il vous y renverra et vous en fera ensuite surgir soudainement.

Dieu a établi pour vous la terre comme un tapis afin que vous suiviez des voies spacieuses.

(Sourate 71 , versets 17-20.)

Ce passage évoque l’origine commune de l’homme et de la création. Nous avons obéi au même processus car nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne et sans doute le plus faible, étant le dernier après les minéraux, les végétaux et les animaux. Mais ce maillon est, en même temps, le plus fort car il porte en lui le principe actif de l’esprit qui le distingue du reste de la création. Même s’il est un animal pensant, il n’en demeure pas moins rattaché, par certains aspects, au minéral, au végétal et à l’animal auquel il n’est supérieur que par cette présence divine (les attributs divins dont Dieu a paré Adam) qui le vivifie en alimentant sa conscience.

Dieu a confié à l’homme la pleine jouissance de la terre qu’Il a déroulée sous ses pieds comme un tapis rouge sous les pas du roi. Il lui a tracé une voie royale et spacieuse faite de tolérance, de fraternité et de partage. Mais l’homme, pensant mieux faire, se perd dans les voies étroites et tortueuses. Se détournant de la voie universelle du partage, il s’enlise dans des systèmes politiques, économiques et idéologiques artificiels, souvent inopérants, voire catastrophiques.

Les nouvelles idoles

Noé dit : « Mon Seigneur ! Ils mont désobéi ; ils ont suivi celui dont les richesses et les enfants n’ont fait qu’accroître la perte. »

Ils ont tramé une immense ruse et ils ont dit : « N’abandonnez jamais vos divinités : n’abandonnez ni Wadd, ni Souwa ; ni Yaghout, ni Ya ôuq, ni Nasr ! »

(Sourate 71, versets 21-23.)

L’homme attiré par les biens matériels immédiats et éphémères est sourd et récalcitrant à ce message. Il dédaigne les richesses nobles et spirituelles qui sont son capital le plus précieux et qui font de lui l’être d’exception, et s’en éloigne. Là réside toute sa faiblesse ! Comme hier, il s’obstine à adorer les mêmes idoles : pouvoir, honneur, argent, prestige, sexe. Depuis Noé, l’homme a peu changé. Il est capable de prouesses technologiques mais, en esprit, il n’a guère évolué. Il est aveugle et dupe d’un système où l’argent facile et la frénésie de consommation règnent en maîtres. Conditionné par ce miroir aux alouettes, il veut toujours davantage, et tout de suite. Il est prêt à léser l’autre pour arriver à ses fins et assouvir ses passions. S’il ne prend pas conscience de ce mirage, de ces fausses valeurs, tôt ou tard, il en paiera le prix. A moins que, dans un sursaut de sagesse, il ne décide de se mettre à l’écoute du message de tolérance, de patience et des vraies valeurs que ne cesse de lui adresser Noé à travers la Révélation.

Si rien ne semble avoir changé dans la société humaine, et qu’à chaque naissance le scénario adamique se répète et se perpétue, la création et l’homme sont cependant en constante évolution. Toutefois le sort du monde se joue dans ce duel permanent entre ceux qui, porteurs d’espérance, vivent le message de Noé à travers l’épanouissement et l’apaisement de leur intériorité, et ceux qui sont portés par leurs désirs et leur soif inextinguible de jouissance matérielle.

Face à cette profonde contradiction, le discours de Noé continue de s’adresser à tous et à chacun. L’homme social est libre de mener ou non son combat intérieur (son grand jihad) pour refuser un système qu’il juge néfaste et choisir la voie de la sérénité, de la paix, de la tolérance et de la fraternité, dans l’harmonie entre la nature et la satisfaction de ses besoins. Il peut y parvenir par un développement maîtrisé, une technologie mise au service du bien-être de tous et une science non conditionnée par le profit mais fondée sur l’éthique.

Plus que jamais, le Veau d’or est objet d’adoration à travers ses divers symboles et représentations : Palme d’or pour le cinéma, Disque d’or pour la musique. Quant à l’art, il a rompu avec le sacré en devenant objet de spéculation. Le stade aussi a ses idoles qui valent des millions. Cela dit, je ne nie pas la valeur du sport ni son utilité dans l’épanouissement de l’homme. Mais hélas, je crains qu’il ne soit perverti pour devenir l’alibi du pouvoir et de l’argent. Il suffit de voir les milliards consacrés aux jeux olympiques qui symbolisent soit-disant la fraternité entre les peuples alors que les deux tiers de la population mondiale vivent dans la famine. Ces milliards dépensés pour quelques instants de festivité et de spectacle ne seraient-ils pas mieux utilisés s’ils permettaient d’irriguer, de soigner, de planter, d’instruire ? Il ne s’agit pas de révolutionner le monde mais de tenter de revenir à une vision plus juste, à une attitude plus humaine et plus solidaire.

La véritable révolution est d’abord intérieure et silencieuse. C’est à ce prix qu’elle produira ses fruits pour l’ensemble de l’humanité. L’homme a des besoins et tant mieux si le progrès lui apporte une vie meilleure. Mais il lui faut agir pour éradiquer le danger de l’asservissement à la seule consommation qui génère, malheureusement, un malaise profond lié à l’oubli des véritables valeurs comme l’intégrité, la morale, la fraternité, l’entraide et le partage. Seules ces valeurs d’essence divine peuvent nous amener à nous interroger lucidement sur nos actes : « Suis-je en harmonie avec la création ? » Elle est le témoignage vivant de Sa présence et nous interpelle à chaque instant. Si, dans chaque acte ou projet que nous élaborons, nous prenions en considération le Divin, nous nous placerions dans une perspective universelle où personne ne serait lésé. Car Dieu est omniprésent, Il anime aussi bien l’homme que l’animal, la lune, le soleil et toutes les galaxies dans ce merveilleux et harmonieux mouvement qu’est la vie.

Le cri d’alarme

La sourate de Noé se termine ainsi :

Ceux-ci ont pourtant égaré un grand nombre d’hommes. Tu ne fais qu’accroître l’égarement des injustes.

Ils furent engloutis et introduits dans un Feu, à cause de leurs fautes. Ils ne trouvèrent aucun protecteur en dehors de Dieu.

Noé dit : « Mon Seigneur ! Ne laisse sur la terre aucun habitant qui soit au nombre des incrédules. Si tu les épargnais, ils égareraient tes serviteurs et ils n’engendreraient que des pervers absolument incrédules. Mon Seigneur ! Pardonne moi ainsi qu’à mes parents ; à celui qui entre dans ma maison en tant que croyant ; aux croyants et aux croyantes. Augmente seulement la perdition des injustes ! »

(Sourate 71, versets 24-28.)

Les propos de Noé sont hélas accablants ! Mais la corruption se développa à un degré tel qu’il fallut le sacrifice d’une grande partie de l’humanité pour sauver celle qui pourrait repeupler la terre et vivre une nouvelle aventure humaine plus juste, plus universelle, plus conviviale. Ce fut le déluge.

Aujourd’hui, il suffit qu’un irresponsable appuie sur un bouton pour déclencher le cataclysme nucléaire. Soyons à l’écoute de ce verset, méditons-le car cette prière finale de Noé est d’une actualité brûlante et un cri d’alarme pour l’humanité et la planète.

Cheikh Khaled Bentounès


 

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Moussa (Moïse)

Added 10/10/2010

Moussa (Moïse)

Il endura beaucoup avec sa communauté (les fils d’Israel), pharaon et le Samiri.

Allah (Loué soit-IL) dit :

« Et quand Moïse dit à son peuple: « ô mon peuple! Pourquoi me maltraitez-vous alors que vous savez que je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous?  » Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs coeurs, car Allah ne guide pas les gens pervers. (5) » as-Saff

Allah (Exalté soit-IL) dit à Moïse et Aaron :

« Allez vers Pharaon: il s’est vraiment rebellé. (43) Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [Me] craindra-t-il ? (44) » Tâ-Hâ

Ils répondirent :

« Ils dirent: « ô notre Seigneur, nous craignons qu’il ne nous maltraite indûment, ou qu’il dépasse les limites ». (45) » Tâ-Hâ

Allah Tout-Puissant leurs répondit :

« Il dit: « Ne craignez rien. Je suis avec vous: J’entends et Je vois. (46) Allez donc chez lui; puis, dites-lui: « Nous sommes tous deux, les messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Enfants d’Israël en notre compagnie et ne les châtie plus. Nous sommes venus à toi avec une preuve de la part de ton Seigneur. Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin! (47) Il nous a été révélé que le châtiment est pour celui qui refuse d’avoir fois et qui tourne le dos ». (48) » al-A`râf

Moïse dit au Pharaon :

« Et Moïse dit: « ô Pharaon, je suis un Messager de la part du Seigneur de l’Univers, (104) je ne dois dire sur Allah que la vérité. Je suis venu à vous avec une preuve de la part de votre Seigneur. Laisse donc partir avec moi les Enfants d’Israël. » (105) » al-A`râf

Le Pharaon lui répondit :

« Alors [Pharaon] dit: « Qui donc est votre Seigneur, ô Moïse?  » (49) » Tâ-Hâ

Moïse lui répondit :

« « Notre Seigneur, dit Moïse, est celui qui a donné à chaque chose sa propre nature puis l’a dirigée ». (50) » Tâ-Hâ

La pharaon dit :

  • à Moïse :

« « Si tu adoptes, dit [Pharaon], une autre divinité que moi, je te mettrai parmi les prisonniers ». (29) » al-A`râf

  • Aux fils d’Israel :

« Et Pharaon dit: « Laissez-moi tuer Moïse. Et qu’il appelle son Seigneur! Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne fasse apparaître la corruption sur terre ». (26) » Ghâfir

« Et Pharaon dit: « ô notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l’argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu’au Dieu de Moïse. Je pense plutôt qu’il est du nombre des menteurs ». (38) » al-Qasas

Moïse dit :

« Moïse [lui] dit: « Je cherche auprès de mon Seigneur et le vôtre, protection contre tout orgueilleux qui ne croit pas au jour du Compte ». (27) » Ghâfir

Un homme du peuple de Moïse qui cachait sa foi dit :

« …  Tuez-vous un homme parce qu’il dit: « Mon seigneur est Allah ? » Alors qu’il est venu à vous avec les preuves évidentes de la part de votre Seigneur. S’il est menteur, son mensonge sera à son détriment; tandis que s’il est véridique, alors une partie de ce dont il vous menace tombera sur vous. Certes, Allah ne guide pas celui qui est outrancier et imposteur ! (28) » Ghâfir

Les magiciens dirent au Pharaon :

« … Y aura-t-il vraiment une récompense pour nous, si nous sommes les vainqueurs?  (113)» al-A`râf

Le Pharaon leur répondit :

« … Oui, et vous serez certainement du nombre de mes rapprochés. (114)» al-A`râf

Les magiciens s’adressèrent à Moïse et dirent :

« … ô Moïse, ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter. (115)» al-A`râf

Moïse  répondit :

« Jetez dit-il. Puis lorsqu’ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie. (116)» al-A`râf

Allah Tout-Puissant révéla à Moïse :

« … Jette ton bâton. Et voilà que celui-ci se mit à engloutir ce qu’ils avaient fabriqué. (117) Ainsi la vérité se manifesta et ce qu’ils firent fût vain. (118) Ainsi ils furent battus et se trouvèrent humiliés. (119) Et les magiciens se jetèrent prosternés. (120) Ils dirent: « Nous croyons au Seigneur de l’Univers, (121) au Seigneur de Moïse et d’Aaron. » (122) » al-A`râf

Le Pharaon dit :

« Y avez-vous cru avant que je ne vous (le) permette? dit Pharaon. C’est bien un stratagème que vous avez manigancé dans la ville, afin d’en faire partir ses habitants. Vous saurez bientôt… (123) Je vais vous couper la main et la jambe opposées, et puis, je vous crucifierai tous. (124) » al-A`râf

Les magiciens répondirent :

« … En vérité, c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. (125) Tu ne te venges de nous que parce que nous avons cru aux preuves de notre Seigneur, lorsqu’elles nous sont venues. ô notre Seigneur! Déverse sur nous l’endurance et fais nous mourir entièrement soumis. (126)  » al-A`râf

Les notables du peuple du Pharaon intervinrent :

« … Laisseras-tu Moïse et son peuple commettre du désordre sur la terre, et lui-même te délaisser, toi et tes divinités?  … (127) » al-A`râf

Le Pharaon répondit :

« … Il dit: Nous allons massacrer leurs fils et laisser vivre leurs femmes. Nous aurons le dessus sur eux et les dominerons. (127) » al-A`râf

Allah (Loué soit-IL) dit à Moise :

« Nous révélâmes à Moïse: Pars la nuit, à la tête de Mes serviteurs, puis, trace-leur un passage à sec dans la mer: sans craindre une poursuite et sans éprouver aucune peur. (77) » Tâ-Hâ

« … Frappe la mer de ton bâton . Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne. (63) » ash-Shu`arâ’

Pharaon et ses armées les poursuivirent et :

« … La mer les submergea bel et bien. (78) Pharaon égara ainsi son peuple et ne le mît pas sur le droit chemin. (79)» Tâ-Hâ


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Le prophète Muhammad

Added 10/10/2010

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Il a supporté et enduré ce qu’aucun des Messagers et Prophètes n’a supporté que ce soit de la part de ses proches, de son peuple, des hypocrites ou des plus farouches mécréants.

Il a montré sa haute et noble moralité (patience, mansuétude, miséricorde, pardon …) en face de tout cela :

Allah (Exalté soit-IL) dit :

« C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. (159) » Âl-`Imrân

Avec ses proches :

« Que périssent les deux mains d’Abu-Lahab et que lui-même périsse. (1) Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu’il a acquis. (2) l sera brûlé dans un Feu plein de flammes. (3) de même sa femme, la porteuse de bois, (4) à son cou, une corde de fibres. (5) » al-Masad

Abû Lahab Ibn `Abd Al-Muttalib était un Oncle paternel du Prophète (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui), sa femme était `Arwa bint Harb surnommée (Oum Jamîl), cette dernière fut envahie d’une grande colère quand Allah (Loué soit-IL) fit descendre cette Sourate, elle prit une grosse pierre et alla chercher le Prophète (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) qui était en compagnie d’Abû Bakr près de la Ka`ba, quand elle ne le vit pas;

Elle demanda à Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) : « Où est ton ami, j’ai appris qu’il m’a satirisée, par Allah si je l’avais trouvé, je l’aurais frappé avec cette pierre. Puis elle partit. »

Abû Bakr dit au Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) : « Ô Messager d’Allah, ne t’a-t-elle pas vu ? »

Il lui répondit : « Non, Allah a pris sa vue ! »

Oum Jamîl usa ensuite de son influence et son pouvoir sur ses deux fils (`Otba et `Otayba) pour répudier leurs femmes et filles du Prophète (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) : Oum kalthûm et Rukayya (Qu’Allah les agrée), ils se sont pliés au vœu de leur mère.

Ceci n’a pas suffit à `Otba qui dit : « J’irai  à Muhammad et lui ferai du mal. »

Il le trouva avant sa sortie à Shâm et lui dit : « Je ne crois pas en l’étoile à son déclin!, et en ce qui se rapprocha et descendit encore plus bas puis lui cracha sur le visage »

A cause de sa grande tristesse, le Messager d’Allah lui dit : « Ô Allah lâche sur lui un de tes chiens. »

L’oncle du Prophète Abû Tâlib qui était présent, dit au Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) : «Ô fils de mon frère, tu pu te passer de cette invocation, elle ne te servirait à rien. »

`Otba revint chez son père Abû Lahab et lui fit part de ce qui s’était passé, ensuite ils partirent à Shâm.

Quand ils se reposèrent dans un endroit, un moine vint les trouver et leur dit : « Cet endroit est plein de lions. »

Abû Lahab dit : « Ô les Qurayshites, aidez-nous cette nuit, je crains que mon fils subisse l’invocation de Muhammad. », ils mirent leurs chameaux autour d’eux, puis un lion vint flairer leurs visages et tua `Otba.


Avec sa communauté :

« Dis : « ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ». (158) » al-A`râf

« C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident, (2) » al-Jumu`a

Avec les mécréants :

1. Ils le traitèrent de poète :

« Mais il dirent : « Voilà plutôt un amas de rêves ! Ou bien Il l’a inventé. Ou, c’est plutôt un poète. Qu’il nous apporte donc un signe [identique] à celui dont furent chargés les premiers envoyés ». (5) » al-Anbiyâ’

« et disaient : « Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ?  » (36) » as-Sâffât

Allah Tout-Puissant leur répondit :

« que ceci [le Coran] est la parole d’un noble Messager , (40) et que ce n’est pas la parole d’un poète; mais vous ne croyez que très peu, (41) ni la parole d’un devin, mais vous vous rappelez bien peu. (42) C’est une révélation du Seigneur de l’Univers. (43) » al-Hâqqa

2. Ou encore de magicien et de menteur :

« Est-il étonnant pour les gens, que Nous ayons révélé à un homme d’entre eux : « Avertis les gens, et annonce la bonne nouvelle aux croyants qu’ils ont auprès de leur Seigneur une présence méritée [pour leur loyauté antérieure] ? Les mécréants dirent alors : « Celui-ci est certainement un magicien évident« . (2) » Yûnus

« Et ils (les Mecquois) s’étonnèrent qu’un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent : « C’est un magicien et un grand menteur, (4) » Sâd

Allah (Loué soit-IL) intervint :

« Et Nous savons qu’il y a parmi vous qui le traitent de menteur; (49) » al-Hâqqa

3. Et même de fou :

« Et ils (les mecquois) disent : « ô toi sur qui on a fait descendre le Coran, tu es certainement fou ! (6) » al-Hijr

Allah (Exalté soit-IL) l’innocenta :

« Rappelle donc et par la grâce de ton Seigneur tu n’es ni un devin ni un possédé; (29) » at-Tûr

Lorsque les chefs intrépides mécréants de Quraysh désespérèrent de dévier Muhammad (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) de Sa mission, ils Lui proposèrent :

  • On Te donne tellement d’argent que Tu deviennes le plus riche d’entre-nous.
  • On Te donne en mariage la plus belle de nos filles.

Quand Le Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) refusa, ils Lui firent la dernière proposition :

  • Tu adores nos Dieux (Allat et Al ‘Ozza …) une année, et nous adorerons Ton Dieu une année.

Allah (Exalté soit-IL) fit descendre :

« Dis: «Ô vous les infidèles! (1) Je n’adore pas ce que vous adorez. (2) Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. (3) Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. (4) Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. (5) A vous votre religion, et à moi ma religion». (6) » al-Kâfirûn

Abû Jahl (`Amr Ibn Hicham Ibn Al-Mughîra), Le Pharaon de cette communauté :

C’était le Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) qui le surnomma Abû Jahl.

Il était l’ennemi le plus farouche du Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui), le Leader de la Mécréance.

Il mérite à lui seul tout un dossier, néanmoins nous nous contenterons de citer certaines de ses grandes intrigues.

Quand certains savants parlent de lui, ils disaient et disent toujours : « Abû Jahl et ça suffit »

  • Al-Fârûk (qu’Allah l’agrée) raconta :

« un jour j’étais avec Abû Jahl et Chayba Ibn Rabî`a, Abû Jahl dit : Ô les Qurayshites, Muhammad a insulté vos Dieux, rendu insensés vos rêves et a prétendu que vos enfants sont en enfer, je donnerai 100 chamelles et 1000 Ouquiyas en Argent à celui qui tuera Muhammad »

  • Une autre fois Abû Jahl dit :

« Ô les Qurayshites, demain quand Muhammad sera en prière je lui écraserai la tête avec un rocher que je serai incapable de soulever, qu’importe que vous me laisseriez exécuter cela ou que vous m’en empêcheriez, et que les béni Manaf fassent ce qu’ils veulent ! »

Les Qurayshites lui répondirent : « Fais ce que tu veux !!! »

Le lendemain Abû Jahl attendit Muhammad (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) qui ne tarda pas, quand le Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) commença la prière, Abû Jahl prit un gros rocher et s’approcha de Lui et attendit qu’Il se prosterna.

A l’instant tant attendu, Abû Jahl s’approcha de lui avec son gros rocher, puis soudain revint sur ses pas effrayé, vaincu, le visage blafard et les mains crispés sur le gros rocher qu’il lâcha difficilement.

Quand les Qurayshites apprirent la nouvelle, ils lui demandèrent : « Que t’est-il arrivé, ô Abû Jahl ? »

Il leur rétorqua :

« Quand je me suis approché de lui pour exécuter ce que je vous ai dit hier, par Allah un chameau étalon ayant une tête et des canines que je n’ai jamais vu de pareilles de ma vie, s’est interposé entre moi et lui et a voulu de dévorer ! »

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