"> A propos de l'islam: - Allah, le très Miséricordieux, ne donne - Musulman et fier de l\'être
 

Allah, le très Miséricordieux, ne donne pas à une personne une charge plus lourde qu'elle ne peut porter

Added 18/9/2016

Allah

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Tout le monde a un niveau différent d’intelligence, de capacité cognitive, d’éducation, de capacité théorique et de force physique, car Allah a donné aux personnes des capacités différentes pour les tester de la manière la plus appropriée. Pour cette raison, l’endurance, la détermination et la capacité sont différentes pour chaque personne. Allah a créé les tests de la vie différemment et selon chaque individu. Allah utilise des évènements et des individus pour les soumettre à différents tests dans la vie. Mais il y a ici quelque chose de très important qu’il faut considérer :

“Les épreuves que rencontre une personne dans la vie peuvent sembler difficiles, pourtant, tout ce qui se produit est d’une intensité qui peut être endurée.” Allah sait très bien ce qu’une personne peut supporter et, dans Sa justice infinie, ne pousse pas une épreuve au-delà de l’extrême. Il s’agit d’une promesse d’Allah et d’une manifestation de Sa Toute Miséricorde et de Sa Très Grande Miséricorde. Le Coran indique ce qui suit :

Nous n’imposons à personne que selon sa capacité. Et auprès de Nous existe un Livre qui dit la vérité, et ils ne seront pas lésés. (Sourate al-Mu’minun, 62)

Et ceux qui croient et font de bonnes œuvres : Nous n’imposons aucune charge à personne que selon sa capacité – ceux-là seront les gens du paradis : ils y demeureront éternellement. (Sourate al-A’raf, 42)

Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait. [...] (Sourate al-Baqara, 286)

Certaines personnes sont faites pour vivre dans la pauvreté afin de tester leur patience. D’autres personnes sont faites pour vivre dans la richesse abondante afin de tester leur reconnaissance, leur moralité et le niveau de leur ambition mondaine. Mais en fin de compte, la personne riche et la personne ayant vécu dans une pauvreté écrasante vivent les meilleures vies pour eux-mêmes et pour l’au-delà.

La pauvreté et la richesse ne sont pas des difficultés insupportables et ce, quelle que soit leur durée, car de telles circonstances ne changeront pas le vrai caractère du croyant. En réalité, les deux groupes de personnes sont testés sur les bases du caractère moral qu’ils démontrent. Soit ils essaieront de s’approcher au plus près d’Allah et Son amour les amènera à adhérer à la moralité du Coran, soit ils seront ingrats et ignoreront les limites qu’Il a fixées à l’humanité. Dans toutes les épreuves, les personnes qui craignent Allah et Le respectent se tourneront vers Lui, cherchant Son aide et Sa faveur. Ils ne désespéreront pas et n’abandonneront jamais leur morale coranique même si le test qu’Allah leur inflige est grave. Leur confiance et leur soumission à Allah leur permettront de voir ces épreuves comme une miséricorde de Sa part, comme un signe de Sa compassion et de Sa miséricorde éternelle, Allah les aide à supporter ce genre d’épreuves. Dans la sourate al-Kahf, cette vérité se révèle comme ceci : Et quant à celui qui croit et fait bonne œuvre, il aura, en retour, la plus belle récompense. Et Nous lui donnerons les ordres faciles à exécuter. (Sourate al-Kahf, 88)

Dans un autre verset, Allah a révélé ce qui suit :

Celui qui donne et craint (Allah) et déclare véridique la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie au plus grand bonheur. (Sourate al-Layl, 5-7)

Pour ceux qui n’ont pas confiance en Allah et ne comptent pas sur Lui, qui ne croient pas et ne pratiquent pas la moralité du Coran, ils ont l’impression que les situations censées être facile sont difficiles à supporter. Allah fait en sorte de leur infliger des choses difficiles en raison de leur ingratitude, du manque de foi et du refus de pratiquer les enseignements moraux du Coran.

Et quant à celui qui est avare, se dispense (de l’adoration d’Allah), et traite de mensonge la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie à la plus grande difficulté, et à rien ne lui serviront ses richesses quand il sera jeté (au feu). C’est à Nous, certes, de guider. (Sourate al-Layl, 7-12)

Tout le monde peut être testé de différentes manières (maladie, accident, inquiétude matérielle et spirituelle). Parfois, il arrive que des gens croient, à tort, qu’il n’y a aucune issue, que tout est fini et que leurs problèmes sont insurmontables. Ils oublient que chaque situation a de bons côtés, et du coup, ils adoptent une attitude rebelle. Mais toutes ces appréhensions vides sont inculquées par Satan. Les croyants sincères doivent savoir que chaque situation est une occasion de démontrer leur patience et leur bonne moralité. Le désespoir est une crainte sans fondement venant de Satan. Dans le Coran, Allah dit à Ses serviteurs de ne pas perdre espoir.

Ne savent-ils pas qu’Allah attribue Ses dons avec largesse ou les restreint à qui Il veut ? Il y a en cela des preuves pour des gens qui croient. Dis : “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que ne vous vienne le châtiment et vous ne recevez alors aucun secours.” (Sourate az-Zummar, 52-54)

Les versets ci-dessus indiquent que tout ira bien pour une personne qui obéit aux ordres d’Allah et pense positivement. Une personne qui désespère sera quant à elle seule et sans secoureur. Allah dit dans le Coran que perdre espoir, c’est comme si on Le rejetait.

Et ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah et à Sa rencontre, désespèrent de Ma miséricorde. Et ceux-là auront un châtiment douloureux. (Sourate al-Ankabut, 23)

[...] Et ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Ce sont les gens mécréants qui désespèrent de la miséricorde d’Allah. (Sourate Yusuf, 87)

Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait. [...] (Sourate al-Baqara, 286)

Une caractéristique générale des personnes qui ne connaissent pas les enseignements moraux du Coran, c’est qu’elles deviennent arrogantes en raison de leur croyance qu’elles font de leur propre bonheur et confort. Lorsque quelque chose de mauvais leur arrive, elles recherchent immédiatement quelqu’un à blâmer. Cependant, la justice d’Allah est sans fin et chaque mauvaise chose vient de cette personne en particulier. Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux désire ce qui est bon pour Ses serviteurs, mais les gens préfèrent leurs désirs et quitter le chemin droit. Dans un des versets, Allah révèle ceci :

Tout bien qui t’atteint vient d’Allah, et tout mal qui t’atteint vient de toi-même... (Sourate an-Nisa, 79)

Le Coran nous donne des exemples du jugement déformé de ceux qui rejettent Allah. Par exemple, lorsque Pharaon et ceux qui l’entouraient ont été touchés par le malheur, ils ont blâmé le Prophète Moïse (psl) et ses partisans, puis se sont rendus compte que la source de leur malheur était eux-mêmes.

Et quand le bien-être leur vint, ils dirent : “Cela nous est dû” ; et si un mal les atteignait, ils voyaient en Moïse et ceux qui étaient avec lui un mauvais augure. En vérité leur sort dépend uniquement d’Allah ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. (Sourate al-A’raf, 131)

Comme nous l’avons vu dans le verset ci-dessus, ceux qui ignorent la moralité du Coran recherchent dans chaque mauvaise situation une personne à blâmer car ils ne se considèrent pas responsables. Cependant, Allah indique que la vraie source du mal est eux-mêmes. Ils considèrent la bonté comme de la méchanceté, et si quelque chose de mauvais leur arrive, ils considèrent cela comme une catastrophe. Pourtant, ils n’ont personne à blâmer si ce n’est eux-mêmes. Dans Sa miséricorde infinie, le Seigneur ne donne pas à une personne une charge plus lourde qu’elle ne peut porter, ni une responsabilité qui est au-delà de ses forces ou contraire à sa nature.

Harun Yahya

   
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Soubhana Allah: pourquoi tourner autour de la Kaaba?

Added 9/9/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

 

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« Et proclamation aux gens, de la part d'Allah et de Son messager, au jour du Grand Pèlerinage, qu'Allah et Son messager, désavouent les associateurs. Si vous vous repentez, ce sera mieux pour vous. Mais si vous vous détournez, sachez que vous ne réduirez pas Allah à l'impuissance. Et annonce un châtiment douloureux à ceux qui ne croient pas ». ( Attawba (Le Repentir: 3)


Allah a ordonné l’accomplissement du pèlerinage et de la O ’umra ( le petit pèlerinage) à la Mecque cette place particulière qui constitue le premier lieu où Allah est adoré sur terre.


Le musulman qui accomplit le pèlerinage ou l’ Oumra doit tourner autour de la Kaaba (Appelé T’awaf : circumambulations rituelles) 7 fois en commençant par la pierre noire et en terminant par la pierre noire. Il faut préciser que cette tournée se fait dans les sens opposé aux aiguilles de la montre ( de la gauche à la droite ) qui est le même circulaire de l ‘univers : en effet, l’électron tourne autour de soi-même puis il tourne autour du noyau atomique dans le même sens que celle du T’awaf qui se fait en opposition avec les aiguilles de la montre mêmes les atomes à l’intérieur de tous les fluides se déplacent dans le même mouvement.


Aussi, toutes les cellules vivantes bougent à l'intérieur dans un mouvement circulaire, le protoplasme bouge dans un mouvement circulaire dans le même sens que celle de la terre qui tourne autour du soleil et la lune tourne autour de la terre ainsi que tout le groupe solaire qui tourne autour du centre de la galaxie et cette dernière tourne autour du centre du cercle galactique qui, à son tour tourne autour du centre de l’univers (qu’Allah seul enseigne ) et tous tourne à l’encontre des aiguilles de la montre.


L’ovule lorsqu’il sort de la trompe utérine (appelé trompe de Falllop) dans son chemin vers le fond de l’utérus, il tourne à l ‘encontre des ’aiguilles de la montre entouré des spermatozoïdes qui tournent à leur tour dans le même sens que celui des pèlerins autour de la Kaaba ; et ce qui est fascinant et bizarre c ‘est que tous les corps des êtres vivants qui se constituent de protéine- qui sont des monomères trop complexes- ainsi que les acides animés -qui sont formés de cinq éléments ( le carbone, l'hydrogène l'oxygène. Le soufre. Nétroujeen)- s’arrangent autour De l’atome du carbone qui s’arrange de gauche (à la droite) dans le même sens que celui des circumambulation autour de la Kaaba.


 


Source:« les signes miraculeux dans le sacré Coran » Par : Docteur Zagloul ANNAJJAR

 


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Le visas "Moujamala":statut légal et religieux

Added 7/9/2016

Voilà un  sujet qui fâche. Pour de nombreux intervenants sur ce créneau, il doit rester tabou, comme il l'a toujours été. Et pourtant, le business généré par les visas de complaisance «visas de moujamala»se chiffre en centaines de millions de DH.


Les «harrrgas» de «complaisance»

Chaque année, ce sont plus de 200MDH qui sont traités au noir et qui échappent à l'œil, qui se veut très vigilant, de l'administration du fisc. «Tout est payé en espèces pour qu'il n'y ait pas de traces, témoigne un pèlerin « Harrag ». Et d'ajouter, «nous sommes comme punis d'avoir accepter le visa accordé par l'ambassade d'Arabie saoudite. Des pèlerins pestiférés par le ministère des Habous qui n'a pas de contrôle à exercer sur eux en dépit de son rôle de fixateur des quotas». En effet, ce sont quelque 3000 visas qui sont accordés sous l'étiquette «moujamala» (littéralement complaisance). Aspirant à en tirer quelques privilèges, leurs titulaires se heurtent à une réalité toute autre.

D'abord, officiellement, et puisqu'ils ne sont pas inclus dans les quotas officiels, ils n'ont pas la latitude de passer ni par les agences de voyages, ni via le ministère des Habous pour organiser leur pèlerinage. « Les pèlerins titulaires des visas «moujamala» partent à l'aventure. Ils ne disposent d'aucune garantie. Sur place, ils peuvent être livrés à eux-mêmes. L'agence avec laquelle ils ont traité peut les renier à tout moment pour ne pas subir les affres des contrôleurs du ministère de Tourisme », ajoute la même source. Parfois, ces «harragas» peuvent devenir des SDF proprement dits. «L'agence de voyage n'a aucune obligation écrite. Si elle n'est pas sérieuse, elle peut empocher l'argent sans réserver l'hôtel à son client». Un tas de problèmes qui conduit à une seule question: pourquoi tolérer que ce type de visa soit accordé puisqu'il n'est pas bien encadré?

«C'est l'ambassade d'Arabie Saoudite qui en est l'instigatrice. Lui refuser cet endroit reviendrait à créer un grave incident diplomatique», explique une source proche du dossier. Du côté de cette chancellerie, on refuse catégoriquement de s'exprimer sur le sujet. «C'est une question très personnelle. Nous avons nos propres critères pour accorder les visas de «moujamala». Cela relève du droit privé», lance laconiquement un proche de l'ambassadeur saoudien. Même son de cloche auprès des responsables du ministère des Habous et des Affaires islamiques qui n'ont pas daigné répondre à nos questions. «Toute l'équipe qui s'occupe du Haj est en congé. Ils rentrent d'un voyage très fatigant et ont droit à une quinzaine de jours de repos», prétexte-t-on au sein du département d'Ahmed Taoufiq. On dirait que tout le monde s'est passé le mot pour passer sous silence ce dossier-là. Les agences de voyages ne font pas dans l'originalité. Leurs patrons, connus pour ne pas avoir leur langue dans leur poche pour pointer du doigt les procédés mis en place en matière d'allocation des quotas, jouent aux évasifs quand on les interpelle sur la question des visas des «moujamalas». «Pourquoi voulez-vous parler de ce sujet ? Il ne concerne que 3.000 personnes. Il y a tant d'autres sujets grand public auxquels vous devez vous intéressez», tente de nous persuader l'un d'entre eux. C'est que ces 3.000 personnes constituent du pain béni pour les agences de voyages qui se font payer au noir avec la complicité de tout le monde, y compris du ministère des Affaires islamiques qui tarde à mettre en place un cadre qui délimite l'ensemble des contours régissant les visas de complaisance.

Des pélerins  quasi-clandestins

Ces pèlerins qui ne suivent pas la voie normale (inscription auprès des préfectures ou des agences de voyages) accomplissent donc le pèlerinage de manière quasi-clandestine. A la Fédération nationale des agences de voyages (FNAVM), qui estime entre 2 000 et 4 000 le nombre de ces visas, soit l'équivalent du quota d'une centaine d'agences de voyages, on s'interroge sur les conditions dans lesquelles ces «pèlerins spéciaux» accomplissent leur devoir religieux puisqu'ils ne voyagent ni à travers les agences ni avec les délégations du ministère des habous et des affaires islamiques. D'autres interrogations viennent aussi à l'esprit. Comment, par exemple, obtiennent-ils leur dotation en devises saoudiennes dans la mesure où ils ne sont pas considérés par l'Office des changes comme faisant partie du contingent national. Pourtant, arrivés sur place, ils sont obligés, hormis les frais de gîte et de nourriture, de s'acquitter auprès des autorités saoudiennes d'une somme de 1 029 rials, au moins, pour garantir le paiement de certaines prestations sur place. Pourquoi ne pas intégrer ces pèlerins aux quotas des agences ou tout simplement au contingent du ministère des habous ? Le chiffre d'affaires non réalisé et qui échappe aux circuits normaux est estimé à environ 90 millions de DH, sans parler des désagréments que peut causer la présence de ces personnes en matière d'organisation sur les lieux du pèlerinage. Pendant ce temps, les futurs pèlerins voyageant dans un cadre officiel, eux, attendent toujours leurs visas.

Vendre un visas " Moujamala" est interdit par la religion

Par ailleurs, selon le président du Conseil des Oulémas de Casa-Anfa, Omar Mohssine, ce genre de trafic est interdit. «Si les autorités concernées accordent un certain nombre d’autorisations à la personne pour qu’elle les utilise comme bon lui semble, il n’y a aucun problème à ce qu’elle les revende. Par contre, si ces autorisations sont attribuées à une personne déterminée à titre gratuit et que l’autre s’amuse à les vendre, ceci est religieusement interdit», certifie-t-il.

 

 

 

Sources:

http://www.maghress.com/fr/challenge/3972

www.lavieeco.com

 LE Matin

 

 

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La Femme et la politique en Islam

Added 31/8/2016

La femme en islam

 

Par Ikbel AL GHARBI
L'islam est-il une religion pro féministe, prône-t-il une vision égalitaire comme se le demandent beaucoup de musulmanes et de musulmanes ? Ou bien, au contraire, est-il la religion misogyne par excellence comme le présente souvent de façon caricaturale les extrémistes de tout bord. Avant de répondre à ces questionnements légitimes, il faut souligner que Islam et Féminisme sont des concepts clés qui demandent à être retravaillés pour dépasser les usages polémiques qui tendent à opposer deux forces antagonistes hors de toute analyse historiciste. Cela n'est possible que si la raison critique dispose de nouveaux outils conceptuels qui nous aide à dépasser et à nous libérer des dualismes réducteurs du Bien et du Mal, du Civilisé et du Barbare, des Lumières et des Ténèbres. Dans cette perspective, le concept ISLAM doit être manié avec prudence. Effectivement une approche multidimensionnelle s’avère adéquate. Or comme le fait remarquer l'islamologue Edward Saïd, « quand on parle de l'Islam, on élimine plus ou moins l'espace et le temps. » Or, faut-il rappeler que le monde musulman couvre un milliard d'individus et comprend des dizaines de pays, de sociétés, de traditions, de cultures, de langues. Il inclut, aussi, des nombreuses expériences distinctes qui résultent de différentes lectures de l'Islam. Ce relativisme nous dévoilera que le statut de la femme musulmane diffère selon les pays, les époques historiques, les sociétés, les législations en vigueur. En outre, la ségrégation dont souffrent certaines femmes musulmane est une création du fiqh. Elle résulte en grande partie d'une manipulation du texte sacré ainsi que d'une mystification de l'histoire féminine en islam.

A ce propos, il faut mentionner que le texte sacré a toujours été manipulé et sa manipulation est une caractéristique structurelle de la pratique du pouvoir dans les sociétés musulmanes. « Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle de l'avenir. Or, celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. » Écrit George Orwell en analysant les techniques de la manipulation et en expliquant comment le mensonge passe dans l'Histoire. Il faut se remémorer que depuis les anciens, et selon Saint Augustin, le mensonge n'est pas une simple absence de la vérité, il est le contraire de la vérité. Il est une falsification et non seulement une privation de la vérité. Il existe dans le mensonge un élément d'activisme et d'agressivité ; puisque mentir ne revient pas simplement à percevoir la réalité d'une façon erronée, mais à affirmer l'existence de ce qui n'est pas ou à nier l'existence de ce qui est. Le mensonge relève ainsi du mode d'action volontaire. Au sein de cette construction fictive de l’histoire, l'infériorité de la femme est présentée comme un fait naturel, enraciné dans la différence des sexes sur la base de spécificités physiologiques constatées. C'est en déconstruisant cette «archéologie objective de notre inconscient » dont parle Pierre Bourdieu et en se réappropriant son histoire que la femme musulmane pourra disposer des armes théoriques nécessaires à ses luttes historiques.

C’est aussi en reparcourant à rebours tout le chemin tracé, marqué, imposé par la tradition qui est passé du Coran au corpus officiel clos des textes sacrés, au corpus interprété, c’est-à-dire aux exégèses et commentaires de la communauté savante des Oulémas que nous dévoilerons les mystifications dont a été victime la femme musulmane.

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La problématique des rapports entre la femme et la politique en islam est au cœur de cette réflexion qui tentera de présenter une sorte d’état des lieux portant sur des débats qui ont marqué ces dernières années et qu’une actualité brûlante ne cesse de remettre sur le tapis.

L'implication des femmes dans l'histoire musulmane a souvent été occultée. Pourtant l'impact des femmes dans l'avènement de l’islam, dans sa propagation, dans ses luttes est primordial.

Certaines femmes comme Khadija, Umm Salama, Aicha etc.… ont joué un rôle décisif.

Khadija, première épouse du prophète (et pendant qu'elle vécut son unique femme) était fille de Kuwaylid, du clan mekkois des Assad de Kuraych.

Avant son mariage avec le prophète, elle avait eu deux maris : Abu Hala al Tamimi dont elle divorça, et Abdallah Ben Utayyik qui l'a laissée veuve.

Khadija possédait une fortune personnelle qu’elle gérait seule. Cela est peut-être du aux structures matriarcales qui subsistait en Arabie. Les historiens relatent que la sœur de Khadija avait une fille qui portait le nom de sa mère : Umayma bent Rokayya ce qui voulait dire que la descendance se faisait encore par la mère en ce temps là. Cette pratique était courante et certains rois portaient le nom de leur mère comme le roi Omar ibn Hind. Le prophète lui-même était fier de descendre des femmes de sa tribu et avait coutume de dire : « Je suis le fils des El Awatek de la tribu de Solayman (Atika bent Hilal , Atika bent Mora et Atika bent El Awkass , toute femmes de cette tribu) ».

Femme d’affaire, héritière d'une grosse fortune léguée par son précédent mari, elle la faisait fructifier en investissant dans des opérations de commerce international.

Femme de caractère, elle se réservait la liberté de choisir librement son époux. C'est ce qu'elle fit lorsqu'elle décida d'épouser le prophète. Elle envoya auprès de lui une émissaire, Nefissa pour le demander en mariage. L'historien Ibn Saad a rapporté les paroles de Nefissa « elle me dépêcha en secret auprès de lui avec une proposition de mariage. Et il accepta ». Le prophète vécut vingt cinq années avec Kadhija sous le régime de la monogamie

Le contrat de mariage de Khadija et du prophète avait été établi pour elle par son oncle Amor Ben assad.

Son mariage avec le Prophète marqua un tournant important dans l’histoire de l’islam.

Khadija aida le prophète, l’encouragea en lui donnant confiance en lui-même et en sa mission. Après l’appel à la prophétie, elle fit part de l’événement à son parent, Waraka ibn Nawfel qui était chrétien. Ce dernier lui déclara que cette expérience était semblable à celle de Moise recevant la Loi.

Aicha, la mère des croyants, rapporte ces événement graves : « la Révélation se manifesta d'abord au Prophète sous la forme de visions pieuses qu'il avait dans son sommeil …L'ange lui apparut…et lui dit : "Lis au nom de ton Seigneur qui a crée, crée l'homme d'une adhérence ; lis et ton Seigneur est le Très-Généreux ».

Le prophète revint chez lui avec ces versets, le cœur palpitant ; il entra chez Khadija bint Khouwaylid et s'exclama : « enveloppez moi, enveloppez moi ». On l'enveloppa jusqu'à ce que son effroi se dissipe. Il annonça alors la nouvelle à Khadija, lui disant « J'ai cru que j'en mourrais ! » Khadija répondit : « Non, par Dieu, jamais Dieu ne t'infligera d'affront; tu préserve les liens de parenté, tu soutiens les faibles, tu donnes aux pauvres, tu héberges les hôtes, et tu aides à parer les coups du sort. » Khadija emmena alors le prophète chez Waraqa ibn Nawfel ibn asad ibn abd al Ouzza, un cousin à elle. C'était un homme qui avait embrassé le christianisme à l'époque préislamique. Il savait écrire l'écriture hébraïque, et écrivait en hébreu ce que Dieu avait voulu qu'il écrive de l'évangile. C'était un vieillard âgé, devenu aveugle. Khadija lui dit : « Mon cousin, écoute le fils de ton frère. » Waraqua lui demanda : « Qu’as-tu fils de mon frère ? » Le Prophète lui raconta ce qu'il avait vu. Waraqua lui dit alors : « Cet ange est celui que Dieu a envoyé à Möise. Que ne suis jeune et vigoureux ! Comme je voudrais être encore en vie, quand ton peuple te chassera ! » Le Prophète demanda : «Mon peuple va-t-il donc me chasser ? ». Il lui répondit : « Oui, jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes sans être persécuté. Si je vis encore ce jour là, je t'aiderai de toutes mes forces. » Waraqua mourut peu après, et la Révélation marqua une pause. (Rapporté par al Boukhari et Mouslim dans Livre du début de la Révélation au Prophète).

Par ailleurs, Khadija a su apporter au Prophète tout l’appui psychologique et tout le soutien logistique dont il avait besoin. Adepte de la nouvelle religion alors même qu’elle était encore secrète, Khadija a participé à la lutte clandestine en territoire ennemi.

Aussi bien sur le plan objectif des rapports de forces que sur le plan subjectif de la psychologie individuelle, la personnalité de Khadija, mère des croyants, a été une donnée incontournable de la destinée de la religion musulmane.

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* Ikbal al Gharbi est professeure de psychologie et des sciences de l’éducation à L’Institut supérieur des sciences religieuses, ainsi que directrice du Centre de l’innovation pédagogique à l’université Ezzeytouna en Tunisie. Elle est aussi psychologue, docteur en anthropologie, consultante auprès des Nations Unies et elle s’occupe de la réforme dans le monde arabe.

ahikbal@yahoo.fr

 

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Le coran, la relativité et Einstein

Added 29/8/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

 

La perception du temps

La perception que nous appelons le temps est, en fait, une méthode par laquelle un moment est mis en comparaison avec un autre. Nous pouvons expliquer cela par un exemple. Quand une personne, par exemple, tape un objet, elle entend un son particulier. Quand elle tape le même objet cinq minutes après, elle entend un autre son. La personne perçoit qu'il y a un intervalle entre le premier son et le second et elle appelle cet intervalle "temps". Cependant, lorsqu'elle entend le second son, le premier son qu'elle avait entendu n'est plus qu'une imagination dans son esprit. C'est tout simplement une petite information dans sa mémoire. La personne formule la perception du "temps" en comparant le moment dans lequel elle vit avec ce qu'elle a en mémoire. Si cette comparaison n'est pas faite, il ne peut y avoir de perception de temps.

 

La notion de temps est totalement subjective. Si pour certains, un certain laps de temps semble durer longtemps, il peut paraître court pour d'autres. Afin d'être fixés, nous avons besoin d'horloges et de calendriers, sans quoi nous sommes incapables de l'apprécier correctement.

Parallèlement, une personne fait une comparaison quand elle voit quelqu'un entrer dans une chambre par la porte et s'asseoir dans un fauteuil au milieu de la pièce. Aussitôt que cette personne est assise sur le fauteuil, les images liées aux moments où elle ouvre la porte, marche dans la pièce et se dirige vers le fauteuil sont compilées comme des bouts d'information dans le cerveau. La perception du temps survient quand la personne compare l'homme assis sur le fauteuil avec ces informations dont elle dispose.

En bref, le temps vient à exister par la suite de la comparaison établie entre certaines illusions emmagasinées dans le cerveau. Si l'homme ne possédait pas de mémoire, son cerveau ne ferait pas de telles interprétations et la perception du temps n'aurait jamais été possible. La raison pour laquelle une personne détermine avoir trente ans est qu'elle a accumulé dans son esprit les informations relatives à ces trente années. Si elle n'avait pas de mémoire, cette personne n'aurait pas pensé à l'existence d'une telle période ancienne, elle se serait seulement arrêtée sur le simple "moment" qu'elle vit.

L'explication scientifique de l'intemporalité

Essayons d'expliquer le sujet en citant divers scientifiques et érudits en la matière. Au sujet du temps qui s'écoule dans le passé, le célèbre intellectuel et prix Nobel, le professeur de génétique François Jacob, énonce ce qui suit dans son livre Le jeu des possibles:

"La projection inversée des films nous permet d'imaginer un monde dans lequel le temps se déroule dans le sens inverse. Un monde dans lequel le lait se sépare du café et ressort de la tasse pour revenir à la bouteille de lait; un monde où les rayons de lumière surgissent des murs pour être capturés (centre de gravité) au lieu de provenir d'une source lumineuse; un monde dans lequel une pierre ressort de l'eau pour revenir à la paume de la main grâce à l'étonnante collaboration d'un grand nombre de gouttes d'eau qui permettent à cette pierre de jaillir de l'eau. Ceci dit dans un monde pareil, où le temps a des caractéristiques si inversées, le processus de notre cerveau et la manière dont notre mémoire récolte l'information s'inverseraient également. Ceci s'applique également au passé et au futur et nous finissons par percevoir le monde tel qu'il nous paraît aujourd'hui." 214

Puisque notre cerveau est habitué à une certaine séquence d'événements, le monde ne fonctionne pas comme nous l'avons expliqué plus haut et nous supposons que le temps s'écoule toujours dans le futur. Cependant, c'est une décision purement cérébrale et donc complètement relative. En réalité, nous ne pouvons jamais savoir comment le temps passe ni s'il s'écoule réellement. Ceci indique que le temps n'est pas un fait absolu, mais juste un genre de perception.

La relativité du temps est un fait vérifié aussi par le plus important physicien du 20ème siècle, Albert Einstein. Lincoln Barnett écrit dans son livre The Universe and Dr. Einstein (L'Univers et le Docteur Einstein):

"Comme il l'a fait pour l'espace absolu, Einstein a mis de côté le concept du temps absolu - celui d'un écoulement constant, invariable et inexorable du temps universel, allant du passé infini vers le futur infini. Une grande partie du mystère qui a toujours entouré la théorie de la relativité émane du fait que l'être humain a toujours hésité de reconnaître que le sens du temps, à l'instar de la couleur, est une forme de perception. A l'instar de l'espace qui n'est qu'un simple ordre d'objets matériels, le temps est tout simplement un ordre possible d'événements. La subjectivité du temps est parfaitement expliquée selon les mots mêmes de Einstein: "Les expériences d'un individu nous apparaissent organisées dans une série d'événements. Dans cette série, les événements que nous nous rappelons semblent être ordonnés selon le critère de "antérieur et postérieur". Par conséquent, il existe temps subjectif (temps I) Ce concept n'est pas mesurable. Je suis en mesure en effet d'attribuer des chiffres aux événements de façon à ce que un plus grand chiffre équivaille à un événement postérieur plutôt qu'à un événement antérieur." 215

 


La perception du temps survient quand on compare un moment avec un autre. Par exemple, nous pensons qu'il y a un certain laps de temps entre le moment où deux personnes qui se rencontrent se tendent les mains et le moment où ils se serrent les mains.

Comme le cite Barnett dans son livre, Einstein lui-même a indiqué que "l'espace et le temps sont des formes d'intuition qui ne peuvent se dissocier de notre conscience tout comme nos concepts de couleur, de forme ou de taille". Selon la théorie de la relativité générale, "le temps n'a d'existence indépendante sauf l'ordre des événements par lequel nous le comptons".216

Puisque le temps est une perception, il dépend entièrement de celui qui le perçoit; il est donc relatif.

La vitesse à laquelle le temps s'écoule diffère selon les références utilisées pour le compter car le corps humain ne dispose d'aucune horloge naturelle qui indiquerait précisément la vitesse à laquelle le temps passe. Comme Lincoln Barnett écrivait: "Tout comme la couleur n'existe pas sans un oil pour la discerner, ni l'instant, ni l'heure, ni la journée ne sont des moments sans un événement qui les marque." 217

La relativité du temps est perçue dans les rêves. Bien que notre rêve semble durer des heures, il ne dure en réalité que quelques minutes ou quelques secondes.

Examinons un exemple pour expliquer le sujet davantage. Supposons que nous soyons installés dans une chambre avec une seule fenêtre et que nous y soyons enfermés pendant une certaine période de temps. Dans la pièce une horloge permet de calculer le temps écoulé. Supposons qu'en même temps, il nous est possible de voir par la fenêtre de la pièce le lever et le coucher du Soleil à certains intervalles. Quelques jours plus tard, si l'on nous demande combien de temps nous avons passé dans la pièce, notre réponse serait basée sur les informations recueillies en regardant l'horloge de temps à autre et sur le calcul que nous aurions fait en nous référant au nombre de fois que le Soleil se serait levé et couché. Supposons, par exemple, que nous estimons avoir passé trois jours dans une pièce. Si la personne qui nous a installé dans cette pièce nous apprend que nous avons passé deux jours seulement dans la pièce et que le Soleil que nous avons vu par la fenêtre était un faux soleil produit par une machine de simulation et que l'horloge était spécialement réglée pour tourner plus vite, le calcul que nous avons fait n'a aucun sens.

Cet exemple confirme que les informations que nous avons de la vitesse de l'écoulement du temps sont basées sur des références relatives. La relativité du temps est un fait scientifique prouvé aussi par la méthodologie scientifique. La théorie de la relativité générale d'Einstein maintient que la vitesse du temps change selon la vitesse de l'objet et sa distance du centre de gravité. Quand la vitesse augmente, le temps est raccourci, comprimé et ralenti comme s'il se mettait au point "mort".

Laissez-nous expliquer cela avec un exemple donné par Einstein lui-même. Imaginons deux jumeaux, l'un des deux reste sur Terre tandis que l'autre part en voyage dans l'espace à la vitesse lumière. A son retour, le voyageur verra que son frère a grandi plus que lui. La raison en est que le temps passe beaucoup plus lentement pour la personne qui voyage à la vitesse de la lumière. Si l'on applique le même exemple à un père qui voyage dans l'espace et son fils resté sur Terre, si le père avait 27 ans lorsqu'il est parti et son fils avait 3 ans, quand le père revient sur Terre 30 années plus tard (temps sur Terre), le fils aura 33 ans mais le père n'aura que 30 ans.218

Nous devrions indiquer que cette relativité du temps n'est pas causée par le ralentissement ou l'accélération des horloges ou la diminution d'un ressort mécanique. Elle est plutôt le résultat de périodes différenciées d'opération du système matériel entier qui opère aussi profondément que des particules sous-atomiques. Autrement dit, le ralentissement du temps n'est pas comme une image diffusée au ralenti pour la personne qui le vit. Dans le cas où le temps ralentit, les battements de cour de la personne, la reproduction des cellules, les fonctions du cerveau et ainsi de suite, tout fonctionne plus lentement que chez la personne qui bouge lentement sur Terre. La personne continue sa vie quotidienne et ne remarque nullement le ralentissement du temps. Certes, le ralentissement ne devient même pas apparent jusqu'à ce que la comparaison soit faite.

La relativité dans le Coran

La conclusion à laquelle nous sommes amenés par les résultats de la science moderne est que le temps n'est pas un fait absolu comme le supposent les matérialistes mais seulement une perception relative. Le plus intéressant est que ce fait, inconnu par la science jusqu'au 20ème siècle, a été dévoilé à l'humanité 14 siècles auparavant dans le Coran. Il y a dans le Coran diverses références à la relativité du temps.

Il est possible de voir le fait scientifiquement prouvé que le temps est une perception psychologique qui dépend des événements, des circonstances et conditions dans beaucoup de versets du Coran. Par exemple, la vie entière d'une personne est un temps très court comme indiqué dans le Coran:

Le Jour où Il vous appellera, vous Lui répondrez en Le glorifiant. Vous penserez cependant que vous n'êtes restés (sur terre) que peu de temps. (Sourate al-Isra', 52)

Et le jour où Il les rassemblera, ce sera comme s'ils n'étaient restés (dans leur tombeau) qu'une heure du jour et ils se reconnaîtront mutuellement. Perdants seront alors ceux qui auront traité de mensonge la rencontre d'Allah et ils n'auront pas été bien guidés. (Sourate Yunus, 45)

Dans certains versets, il est indiqué que les gens perçoivent le temps différemment et que les gens parfois peuvent percevoir une période de temps très courte comme interminable. La conversation suivante tenue entre des personnes pendant leur jugement dans l'Au-delà en est un bon exemple:

Il dira: "Combien d'années êtes-vous restés sur terre?". Ils diront: "Nous y avons demeuré un jour ou une partie d'un jour. Interroge donc ceux qui comptent." Il dira: "Vous n'y avez demeuré que peu (de temps), si seulement vous saviez." (Sourate al-Mu'minùne, 112-114)

Dans d'autres versets, il est énoncé que le temps peut s'écouler à des cadences différentes dans des circonstances différentes:

Et ils te demandent de hâter (l'arrivée) du châtiment. Jamais Allah ne manquera à sa promesse. Cependant, un jour auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez. (Sourate al-Hajj, 47)

Les anges ainsi que l'Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans. (Sourate al-Ma'arij, 4)

Ces versets sont tous des expressions manifestes de la relativité du temps. Le fait que ce résultat, que la science a compris seulement récemment dans le 20ème siècle, a été communiqué à l'homme 1.400 années auparavant par le Coran est une indication de la révélation du Coran par Dieu, Qui inclut l'espace et le temps entiers.

La narration dans beaucoup d'autres versets du Coran révèle que le temps est une perception. C'est particulièrement évident dans les histoires coraniques. Par exemple, Dieu a maintenu les Compagnons de la Grotte, un groupe de croyants mentionnés dans le Coran, dans un sommeil profond pendant plus de trois siècles. Lorsqu'ils se sont réveillés, ces gens pensaient qu'ils n'étaient restés dans cet état que peu de temps et ne pouvaient imaginer combien de temps ils avaient dormi:

Alors, Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années. Ensuite, Nous les avons ressuscités, afin de savoir lequel des deux groupes saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour. (Sourate al-Kahf, 11-12)

Et c'est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu'ils s'interrogent entre eux. L'un parmi eux dit: "Combien de temps avez-vous demeuré là?" Ils dirent: "Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour". D'autres dirent: "Votre Seigneur sait mieux combien (de temps) vous y avez demeuré. (Sourate al-Kahf, 19)

La situation racontée dans le verset ci-dessous est aussi une preuve que le temps est en vérité une perception psychologique:

Ou comme celui qui passait dans un village désert et dévasté: "Comment Allah va-t-il redonner vie à celui-ci après sa mort?" dit-il. Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita en disant: "Combien de temps as-tu demeuré ainsi?" "Je suis resté un jour," dit l'autre, "ou une partie d'une journée." "Non," dit Allah, "tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson: rien ne s'est gâté; mais regarde ton âne. Et pour faire de toi un signe pour les gens, et regarde ces ossements, comment Nous les assemblons et les revêtons de chair". Et devant l'évidence, il dit: "Je sais qu'Allah est Omnipotent." (Sourate al-Baqarah, 259)

Le verset ci-dessus insiste clairement que le temps n'a pas de prise sur Dieu Qui l'a créé. L'homme, en revanche, est lié par le temps qui est ordonné par Dieu. Comme dans le verset, l'homme n'est même pas capable de savoir combien de temps il est resté endormi. Dans un tel état, affirmer que le temps est absolu (comme le font les matérialistes avec leur mentalité tordue), serait très déraisonnable.

 

HARUN Yahya

 

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