"> A propos de l'islam: - Pourquoi la zakat - Musulman et fier de l\'être
 

Pourquoi la zakat ?

Added 12/10/2016

zakat

 

 

Qu'est-ce que la Zakât?
Le premier sens du mot arabe zakât est purification. En effet, la zakât est le troisième pilier de l'Islam et est une manière, dans sa signification première, de se purifier au travers des biens que l'on a acquis légalement. Le verset suivant l'indique clairement.

 

Sourate 92, Verset 18
...qui donne ses biens pour se purifier...  

L'aumône est une obligation pour tous les musulmans qui en ont les moyens ; le Coran est très clair à ce sujet.

 

Sourate 9, Verset 103
Prélève de leur bien une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux . Et Dieu est Audiant et Omniscient.  

 

Sourate 73, Verset 20
...Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, et faite à Dieu un prêt sincère...  

Comme le dit Roger du Pasquierdans son livre "Découverte de l'Islam", la purification "équivaut aussi à un sacrifice qui enlève l'aspect maléfique de ce qui est trop quantitatif dans les possessions terrestres de l'homme, les faisant participer au sacré éminemment qualitatif que l'Islam confère à toute la vie". N'oublions pas que la véritable récompense est auprès de Dieu.

 

Sourate 57, Verset 11
Quiconque fait à Dieu un prêt sincère, Dieu le lui multiplie, et il aura une généreuse récompense.  

 


Cette zakât a également le nom de "zakât al-mâl" ; elle est différente de la "zakât al-fitr". En pratique, la zakât a donc les objectifs suivant :

 

  1. Purifier l'âme humaine de l'avarice, de l'avidité et de la convoitise.
  2. Aider les pauvres et les plus démunis. La zakât favorise ainsi une véritable entraide sociale en étant une oeuvre d'utilité public.
  3. Limiter l'accumulation et la concentration de biens chez les riches afin qu'ils ne soient pas aux mains d'une minorité de la société.

 

 Qui peut en bénéficier?
Le Coran nous informe très clairement à ce sujet.

 

Sourate 9, Verset 60
Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir et de les répartir, à ceux dont les coeurs sont à rallier, au rachat des captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chemin de Dieu et au voyageur. Tel est l'ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste.  

 


Il y a donc huit catégories de personnes/objets ayant droit à la zakât :

 

  1. Le pauvre. Il n'a pas de quoi subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux dont il a la charge (épouse(s), parents, enfants...). Ces besoins sont la nourriture mais aussi le logement, les vêtements, etc. De même, il est possible que des non-musulmans dans le besoin puissent en bénéficier.
  2. Le nécessiteux. La différence avec le pauvre est illustré dans le hadith suivant :
    "Le nécessiteux n'est pas celui qui va d'une personne à une autre, congédié par une bouchée ou deux, par une ou deux dattes, mais le nécessiteux est celui qui n'a rien à dépenser et dont on ne soupçonne pas la privation pour lui venir en aide et qui ne se présente pas pour demander l'aumône." (Sahih Al-Boukhari)
  3. Les collecteurs de la zakât qui se déplacent de maison en maison. Il y a aussi les secrétaires et les intendants qui s'occupent de la gestion de cette aumône.
  4. Les nouveaux convertis. La zakât peut être utilisée afin de raffermir le cœur des personnes qui viennent juste de se convertir. .
  5. L'affranchissement des esclaves musulmans. Ainsi, le musulman désireux de plaire à Dieu rachète et affranchi un ou plusieurs esclaves.
  6. Les endettés. Les personnes ayant contractés une dette dans un but pieux peuvent bénéficier de la zakât afin de s'en acquitter.
  7. La voie de Dieu. La voie de Dieu comprend principalement la guerre sainte (utilisée par exemple pour l'équipement, le ravitaillement, etc.) mais aussi tout ce qui est d'utilité public tels que la construction d'hôpitaux, de dispensaires, l'achat de fournitures pour les mosquées. La guerre sainte est cela-dit prioritaire.
  8. Le voyageur. Celui qui est loin de chez lui et qui a besoin de se nourrir ou se vêtir par exemple. Il peut bénéficier de la zakât. S'il est riche et a la possibilité d'emprunter de l'argent, il doit le faire plutôt que de bénéficier de la zakât.

 

Celà-dit, les pauvres et les nécessiteux doivent être les bénéficiaires prioritaires si le montant de l'aumône est relativement peu élevé. Il faut savoir également que le musulman ne peut donner son aumône aux personnes dont il a la responsabilité comme ses enfants, ses parents... car il doit déjà subvenir à leur besoin. S'il ne le peut pas, c'est qu'il doit donc bénéficier de la zakât.

 

À combien s'élève la zakât?
Afin de déterminer le montant de la zakât, il convient dans un premier temps de déterminer les biens soumis à ce pilier de l'Islam. Le Coran nous l'indique dans plusieurs versets.

 

Sourate 2, Verset 267
Ô les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous.  
Sourate 9, Verset 34
... À ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, annonce un châtiment douloureux.  

 

Ainsi, comme l'indique ce premier verset tiré du Coran, la zakât doit être payée avec nos biens acquis. Nous trouvons dans un premier temps l'or, l'argent mais aussi, compte tenu du contexte actuel, les billets de banque, chèques... En effet, les matériaux tels que l'or et l'argent étaient utilisés pour faire des pièces de monnaies à l'époque du prophète (1). Aujourd'hui, nous avons les pièces et les billets. Ensuite, nous avons les produits agricoles (grains, fruits, légumes...) et les bestiaux (Chameaux, bovins, ovins...).

 

Dans le contexte actuel où, en France notamment, les gens perçoivent un salaire, le calcul du montant de la zakât se base sur celui de l'or et l'argent de l'époque du prophète Mouhammad (1). En France, une personne ayant gardée une somme d'au moins 914,7 euros (environ 6000 francs français) au bout d'un an doit s'acquitter de la zakât. Le montant est de 2.5% de la somme économisée. Pour les produits de la terre et les bestiaux, il est de 10%. Le minimum imposable doit être calculé en fonction du niveau de vie de chaque pays voir de chaque région. Cet impôt est équitable ; il est proportionnel à la somme ou aux biens économisés et donc des biens de chacun. Et Dieu est le plus savant.

 

 

 

 

 

1 :  : Que la Paix et le Salut soient sur lui.

 

 

 

 

 

 

 

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Quelles sont les caractéristiques des savants qui sont un exemple à suivre ?

Added 11/10/2016

Les caractéristiques des savants qui sont un exemple à suivre sont les gens de science en Allâh - Subhânahu wa Ta’âla - ceux qui ont la bonne compréhension [authentique] du Livre d’Allâh et de la Sounnah de l’Envoyé (sallallahu ’alayhi wa sallam). Ils ont [ces savants] adopté comme fondement principal la science utile et les bonnes actions. Et on ne prend pas comme exemple [à suivre] un savant qui n’œuvre pas conformément à sa science, comme on ne prend pas l’ignorant qui n’a pas de science. On ne prend comme exemple que celui qui réunit ces deux choses :

- 1] La science utile

[Et :]

- 2] Les bonnes actions

Et pour ceux qui dans notre pays sont des exemples à suivre et pour qui on prend de leurs cassettes ; ils sont nombreux - Et la Louange est à Allâh. Ils sont connus auprès des gens et nul ne les ignore, ni dans les campagnes ni dans les villes, ni les grands ni les petits. Ils sont eux responsables des affaires de cette communauté dans les avis juridiques, les tribunaux, dans les corps enseignants et autres. Ils sont connus pour leur science, leur piété et leur crainte scrupuleuse. Et à la tête de nos savants, il y a l’éminent SHeikh ’Abdel-’Azîz Ibn BâZ (rahimahullâh). C’est une personne à qui Allâh a accordé une science abondante, des bonnes actions, l’appel à Allâh, la sincérité et la véracité et cela n’est méconnu de personne. Et il a - Louange à Allâh - donné beaucoup en livres, œuvres, cassettes et cours. Et dans le même sens, pour ceux parmi les savants qui sont des exemples à suivre dans l’émission radio « Noûr ’ala ad-Darb » [1] eux aussi [2] - Et la Louange est à Allâh - sont connus pour leurs excellents avis [juridiques] et leurs dires utiles le plus souvent.

De même pour ce qui est de leurs frères, nobles personnes, les grands juges, qui ne travaillent pas dans la justice sans que les gens ne leur accordent leur confiance totale, pour leurs biens, leur intimité [en la divulguant], que parce que cette confiance est basée sur leur science assurée. Ils ont fait des efforts dans l’appel à Allâh et la sincérité, et ils repoussent ceux qui veulent détourner du vrai chemin de l’Islâm, que cela soit fait [par ces gens] volontairement ou involontairement. Et ils [ces savants] ont l’expérience de la vérification des paroles, ainsi que la connaissance de l’authentique sur ce qui est faible. Il est obligatoire de revenir à leurs cassettes et à leurs cours, et de tirer profit de cela. Il y a en cela de grande leçon pour les musulmans, et nous n’avons pas trouvé auprès de tous ces savants des erreurs et déviances, ni dans leur vie ou dans leur pensée. On peut donc prendre [ces savants] comme exemple [...] [3]

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Notes
[1] Emission diffusée sur la chaîne de radio saoudienne

[2] Dans une des questions posées à SHeikh an-Najmî (rahimahullâh) il lui a été demandé :

[3] Kitâb « Al-Ajwibat ul-Mufîdah ’an As-îlat il-Manâhidj al-Djadîdah » de SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.251-253

 

Voir : http://www.manhajulhaqq.com/article...

 

 

 

 

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Comment conseille-t-on les gouverneurs en Islam ?

Added 4/10/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

Allah

Un nombre considérable d’imams, qu’Allah nous guide et les guide, sont en totale contradiction avec la sounnah lorsqu’il s’agit de traiter du sujet du conseil aux gouverneurs. L’un d’eux les dénigre ouvertement sur le minbar le jour de la prière du vendredi, l’autre joue avec la corde sensible des pulsions (hamas) de nos frères et soeurs pour ancrer dans leurs coeurs la haine de nos gouverneurs, qu’ils sachent que ceci est contraire à la sounnah de notre prophète, ’alayhi salat wa salam, ainsi que celle de ses compagnons, radhi Allahou ’anhoum, qu’ils craignent Allah dans leurs paroles.Est-ce que dénigrer les gouverneurs du haut des chaires (manâbir) fait partie de la voie laissée par les pieux prédécesseurs (As-salaf) ? Et comment ces derniers conseillaient les gouverneurs ?

Evoquer au grand jour les défauts des gouverneurs du haut des chaires ne fait pas partie de la voie de nos pieux prédécesseurs en ce sens que ce comportement mène à l’anarchie, à la désobéissance aux gouverneurs dans ce qui est convenable et à une situation qui n’est d’aucune utilité. S’isoler avec les gouverneurs dans le but de les conseiller en tête-à-tête, les conseiller par l’écriture et se servir des savants pour qu’ils entrent en contact avec eux dans le but de les guider vers le bien, telle était la voie qu’empruntaient nos pieux prédécesseurs. Désapprouver un acte blâmable se fait sans en évoquer son auteur car il suffit de désapprouver et de mettre en garde contre l’acte blâmable sans pour autant dénoncer la personne responsable de cet acte, fut-ce un gouverneur ou non.

Certaines personnes à l’époque de ’Uthmân, qu’Allah soit satisfait de lui, au moment de la période de désordre (al fitnah), dirent à Usâma bni zayd, qu’Allah l’agrée : " Ne désapprouves-tu pas ’Uthmân ?!" Il répondit : " vais-je me comporter de cette façon auprès des gens ?! Je lui ferai part de ma désapprobation en tête-à-tête car je ne veux pas être responsable de l’ouverture d’une porte qui mène au mal auprès d’eux " (Muslim : 2989). Lorsque cette porte fut ouverte à l’époque de ’Uthmân et que les gens commencèrent à le désapprouver en public, il s’est alors passé l’inévitable, à savoir la "fitnah", la tuerie et le désordre, dont nous en subissons toujours les conséquences aujourd’hui. Une "fitnah" d’une telle intensité qu’elle mit en opposition ’Ali et Mu’âwiyah . C’est à cause de celle-ci que ’Uthmân et ’Ali, qu’Allah les agrée, furent tués, ainsi qu’un nombre important de compagnons, qu’Allah les agrée, et d’autres, tout cela en raison de la désapprobation au grand jour et l’évocation des défauts en public jusqu’à ce que les gens détestèrent leurs gouverneurs au point de les tuer et nous demandons à Allah le bien-être.

Post-Scriptum :

Source : "Al fatâwa al muhima fi tabsîr al umah", Chapître : Takfîr Al Hukâm, page 17.

Auteur : Sheikh Ibn Baz

Traducteur : Abou Abdillah.

 
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Un Musulman agit selon la moralité coranique, pas selon la morale de la majorité

Added 20/9/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

majda_bloguez.com 349727700 Harun Yahya

L’un des attributs les plus importants d’un Musulman qui croit sincèrement en Allah est de ne pas suivre la majorité mais d’agir conformément selon la volonté d’Allah et la voie de sa conscience quelles que soient les circonstances. Pour une telle personne, les pensées et les attitudes d’autrui n’ont pas d’importance. Un Musulman n’attache de l’importance qu’à gagner l’agrément d’Allah et pour cela il vise à afficher la meilleure attitude et les mots les plus adéquats selon la moralité coranique.

Cet attribut de la perfection morale exposée par les Musulmans sincères se manifeste dans sa forme parfaite dans la vie des prophètes. Peu importe comment les gens ont vécu à leur époque, les prophètes n'ont jamais adopté un mode de vie et une morale à l’exception de ce qui a été révélé par Allah et ils ne se sont jamais occupés des croyances perverties et des mauvaises habitudes des athées. Ils ont été soumis à l'oppression et la torture des incroyants, de ceux qui associent des partenaires à Allah et des hypocrites tout au long de leur vie seulement parce qu'ils avaient cru en Allah et qu’ils se sont soumis à Lui. Ils ont été confrontés à des menaces de mort, ils furent emprisonnés, calomniés, torturés et exilés de leur patrie. Ils ont passé leur vie dans une souffrance constante. Certains d’entre eux furent même martyrisés dans le chemin d’Allah.
Les prophètes qui avaient la responsabilité de communiquer la révélation d’Allah ont bravement affronté ces dangers, et n’ont jamais reculé face aux difficultés rencontrées.

Allah a illustré la perfection morale des prophètes ainsi que des Musulmans sincères aux Musulmans comme suit :
 Combien de prophètes ont combattu, en compagnie de beaucoup de disciples, ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier d'Allah. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point. Et Allah aime les endurants. (Sourate Al Imran, 146)

L’un des principaux buts d’un Musulman qui aime Allah profondément devrait être, comme les prophètes ont vécu tout au long de leur vie, à savoir vivre seulement avec la crainte révérentielle d’Allah qui convient le mieux à la moralité coranique, sans craindre la condamnation d'aucun blâmeur.

Les sociétés dans lesquelles les gens ne vivent pas selon la moralité coranique domine la psychologie de masse. Les gens n’agissent pas selon leur propre intelligence et conscience, mais selon la psychologie de masse. Cet état d'âme les domine tout au long de leur vie. Leurs propres plaisirs, compréhension d’esthétique, d’amour et leur façon de parler sont remplacés par des modes artificielles et manquant de sincérité acceptées dans la société et qu’ils détestent eux-mêmes.

Puisque les pratiques incompatibles avec celles de la société attirent l’attention voire dans certains cas puisqu’ils obtiennent des réactions, les gens qui ne sont pas guidés par le Coran et la Sunnah de notre Prophète (pbsl) ferment les yeux sur leur intelligence et conscience et agissent selon les attentes de la société dans laquelle ils vivent. Ils adoptent aveuglément une attitude, sans prendre en considération le fait qu’elle soit juste ou non, si elle le rend responsable dans l’au-delà ou non. Par conséquent, on voit apparaître des gens sans amour, infidèles, égoïstes, soumis à leurs propres intérêts, dépourvus de compassion et de miséricorde. Ces gens arrogants sont pleins de haine, de cupidité, d’animosité et sont enclins au commérage et à la dispute. Bien que ces gens qui vivent selon une telle moralité souffrent eux-mêmes des méfaits de ces mauvaises caractéristiques morales, ils restent emprisonnés dans ce carcan pervers tout au long de leur vie seulement parce que la majorité des gens autour d'eux vivent ainsi et, probablement parce qu’ils pensent que s’ils agissaient autrement ils seraient opprimés, vaincus et resteraient sans protection. Dans un verset du Coran, Allah annonce quelles seront les conséquences si l’on suit la majorité :

Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah : ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges.  (Sourate al-Anam, 116)

En réalité c’est ce qui permet de distinguer un croyant sincère des autres personnes. Un Musulman ne prend jamais de décision en fonction de l’opinion de la majorité pour distinguer le juste du faux. Il n’estime jamais quelque chose comme étant juste parce que les gens le pensent ainsi et vice versa.

Un Musulman évalue tout selon le Coran et la Sunnah de notre Prophète (pbsl). Si Allah a déclaré qu’une attitude était erronée et mauvaise, même si le monde entier affiche cette façon de faire, un croyant sincère ne se rabaisse jamais en adoptant cette attitude répréhensible. Même si personne ne prend cette attitude qu’Allah loue dans le Coran, un Musulman, lui l’adopte fièrement et honorablement. Un Musulman n’affiche jamais une attitude grossière contraire au Coran. Il conserve son attitude noble quel que soit l’environnement et en toutes circonstances. Même si les gens l’approchent avec la pire moralité, il sait qu’il aura le dessus et qu’Allah le protégera tant qu’il traite ces gens en questio2n d’une manière favorisée par Allah et avec la moralité coranique. Comme Allah le déclare dans le verset  :

“Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants. ’’ (Sourate Al Imran, 139), il est conscient qu’il est supérieur moralement et qu’il est noble puisqu’il a la foi.
 

Le fait qu’un Musulman n’obéisse pas à la majorité ne signifie pas pour autant qu’il abandonne tout ce qu’il voit dans la société et que tout ce que la majorité fait est mauvais et erroné. Un Musulman évalue ce qu’il voit autour de lui à la lumière du Coran ; il élimine les aspects incompatibles avec le Coran ainsi qu’il approuve les aspects qui sont en conformité avec le Coran et les considèrent comme esthétiques et beaux. Par exemple, une personne peut avoir une mauvaise moralité. À savoir elle peut être enclin à la colère. Cependant elle peut être en même temps très loyale. Dans un tel cas, puisque cette personne a une personnalité furieuse, ignorer son aspect loyal et la considérer uniquement comme étant une personne mauvaise ne serait pas juste. Un Musulman apprécie les beaux aspects de cette personne alors qu’il essaye de corriger ses méchants traits moraux en les lui expliquant par de belles paroles et de la sagesse.

Un Musulman a un esprit rationnel et pondéré. Même s’il se trouve dans l’environnement le plus ardu qui soit et même s’il est exposé à toutes les formes d’adversité, ses yeux perçoivent immédiatement la beauté aussi banale qu’elle puisse être et son esprit se tourne vers cette beauté. Car un Musulman sait que tout ce qui nous entoure et quoi que ce soit, ce sont tous des manifestations d’Allah qui sont envoyées comme bénédictions pour nous. Il est bien conscient qu’Allah crée les traits moraux négatifs qu’ils voient chez les gens autour de lui avec sagesse, pour qu’il s’en abstienne en tirant une leçon. Il saisit également qu’Allah crée les beautés spécialement pour qu’il puisse les admirer et qu’il les prenne comme exemple. Pour cette raison, son intention de ne pas obéir à la majorité, ne doit pas signifier rejeter de manière générale tous les attributs qu’il voit chez la majorité des gens. Il ne doit que tourner le dos à ces traits incompatibles avec le Coran et adopter les beaux détails conformes au Coran.

 

 

   
   
 
 
 
 
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Allah, le très Miséricordieux, ne donne pas à une personne une charge plus lourde qu'elle ne peut porter

Added 18/9/2016

Allah

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Tout le monde a un niveau différent d’intelligence, de capacité cognitive, d’éducation, de capacité théorique et de force physique, car Allah a donné aux personnes des capacités différentes pour les tester de la manière la plus appropriée. Pour cette raison, l’endurance, la détermination et la capacité sont différentes pour chaque personne. Allah a créé les tests de la vie différemment et selon chaque individu. Allah utilise des évènements et des individus pour les soumettre à différents tests dans la vie. Mais il y a ici quelque chose de très important qu’il faut considérer :

“Les épreuves que rencontre une personne dans la vie peuvent sembler difficiles, pourtant, tout ce qui se produit est d’une intensité qui peut être endurée.” Allah sait très bien ce qu’une personne peut supporter et, dans Sa justice infinie, ne pousse pas une épreuve au-delà de l’extrême. Il s’agit d’une promesse d’Allah et d’une manifestation de Sa Toute Miséricorde et de Sa Très Grande Miséricorde. Le Coran indique ce qui suit :

Nous n’imposons à personne que selon sa capacité. Et auprès de Nous existe un Livre qui dit la vérité, et ils ne seront pas lésés. (Sourate al-Mu’minun, 62)

Et ceux qui croient et font de bonnes œuvres : Nous n’imposons aucune charge à personne que selon sa capacité – ceux-là seront les gens du paradis : ils y demeureront éternellement. (Sourate al-A’raf, 42)

Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait. [...] (Sourate al-Baqara, 286)

Certaines personnes sont faites pour vivre dans la pauvreté afin de tester leur patience. D’autres personnes sont faites pour vivre dans la richesse abondante afin de tester leur reconnaissance, leur moralité et le niveau de leur ambition mondaine. Mais en fin de compte, la personne riche et la personne ayant vécu dans une pauvreté écrasante vivent les meilleures vies pour eux-mêmes et pour l’au-delà.

La pauvreté et la richesse ne sont pas des difficultés insupportables et ce, quelle que soit leur durée, car de telles circonstances ne changeront pas le vrai caractère du croyant. En réalité, les deux groupes de personnes sont testés sur les bases du caractère moral qu’ils démontrent. Soit ils essaieront de s’approcher au plus près d’Allah et Son amour les amènera à adhérer à la moralité du Coran, soit ils seront ingrats et ignoreront les limites qu’Il a fixées à l’humanité. Dans toutes les épreuves, les personnes qui craignent Allah et Le respectent se tourneront vers Lui, cherchant Son aide et Sa faveur. Ils ne désespéreront pas et n’abandonneront jamais leur morale coranique même si le test qu’Allah leur inflige est grave. Leur confiance et leur soumission à Allah leur permettront de voir ces épreuves comme une miséricorde de Sa part, comme un signe de Sa compassion et de Sa miséricorde éternelle, Allah les aide à supporter ce genre d’épreuves. Dans la sourate al-Kahf, cette vérité se révèle comme ceci : Et quant à celui qui croit et fait bonne œuvre, il aura, en retour, la plus belle récompense. Et Nous lui donnerons les ordres faciles à exécuter. (Sourate al-Kahf, 88)

Dans un autre verset, Allah a révélé ce qui suit :

Celui qui donne et craint (Allah) et déclare véridique la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie au plus grand bonheur. (Sourate al-Layl, 5-7)

Pour ceux qui n’ont pas confiance en Allah et ne comptent pas sur Lui, qui ne croient pas et ne pratiquent pas la moralité du Coran, ils ont l’impression que les situations censées être facile sont difficiles à supporter. Allah fait en sorte de leur infliger des choses difficiles en raison de leur ingratitude, du manque de foi et du refus de pratiquer les enseignements moraux du Coran.

Et quant à celui qui est avare, se dispense (de l’adoration d’Allah), et traite de mensonge la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie à la plus grande difficulté, et à rien ne lui serviront ses richesses quand il sera jeté (au feu). C’est à Nous, certes, de guider. (Sourate al-Layl, 7-12)

Tout le monde peut être testé de différentes manières (maladie, accident, inquiétude matérielle et spirituelle). Parfois, il arrive que des gens croient, à tort, qu’il n’y a aucune issue, que tout est fini et que leurs problèmes sont insurmontables. Ils oublient que chaque situation a de bons côtés, et du coup, ils adoptent une attitude rebelle. Mais toutes ces appréhensions vides sont inculquées par Satan. Les croyants sincères doivent savoir que chaque situation est une occasion de démontrer leur patience et leur bonne moralité. Le désespoir est une crainte sans fondement venant de Satan. Dans le Coran, Allah dit à Ses serviteurs de ne pas perdre espoir.

Ne savent-ils pas qu’Allah attribue Ses dons avec largesse ou les restreint à qui Il veut ? Il y a en cela des preuves pour des gens qui croient. Dis : “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que ne vous vienne le châtiment et vous ne recevez alors aucun secours.” (Sourate az-Zummar, 52-54)

Les versets ci-dessus indiquent que tout ira bien pour une personne qui obéit aux ordres d’Allah et pense positivement. Une personne qui désespère sera quant à elle seule et sans secoureur. Allah dit dans le Coran que perdre espoir, c’est comme si on Le rejetait.

Et ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah et à Sa rencontre, désespèrent de Ma miséricorde. Et ceux-là auront un châtiment douloureux. (Sourate al-Ankabut, 23)

[...] Et ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Ce sont les gens mécréants qui désespèrent de la miséricorde d’Allah. (Sourate Yusuf, 87)

Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait. [...] (Sourate al-Baqara, 286)

Une caractéristique générale des personnes qui ne connaissent pas les enseignements moraux du Coran, c’est qu’elles deviennent arrogantes en raison de leur croyance qu’elles font de leur propre bonheur et confort. Lorsque quelque chose de mauvais leur arrive, elles recherchent immédiatement quelqu’un à blâmer. Cependant, la justice d’Allah est sans fin et chaque mauvaise chose vient de cette personne en particulier. Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux désire ce qui est bon pour Ses serviteurs, mais les gens préfèrent leurs désirs et quitter le chemin droit. Dans un des versets, Allah révèle ceci :

Tout bien qui t’atteint vient d’Allah, et tout mal qui t’atteint vient de toi-même... (Sourate an-Nisa, 79)

Le Coran nous donne des exemples du jugement déformé de ceux qui rejettent Allah. Par exemple, lorsque Pharaon et ceux qui l’entouraient ont été touchés par le malheur, ils ont blâmé le Prophète Moïse (psl) et ses partisans, puis se sont rendus compte que la source de leur malheur était eux-mêmes.

Et quand le bien-être leur vint, ils dirent : “Cela nous est dû” ; et si un mal les atteignait, ils voyaient en Moïse et ceux qui étaient avec lui un mauvais augure. En vérité leur sort dépend uniquement d’Allah ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. (Sourate al-A’raf, 131)

Comme nous l’avons vu dans le verset ci-dessus, ceux qui ignorent la moralité du Coran recherchent dans chaque mauvaise situation une personne à blâmer car ils ne se considèrent pas responsables. Cependant, Allah indique que la vraie source du mal est eux-mêmes. Ils considèrent la bonté comme de la méchanceté, et si quelque chose de mauvais leur arrive, ils considèrent cela comme une catastrophe. Pourtant, ils n’ont personne à blâmer si ce n’est eux-mêmes. Dans Sa miséricorde infinie, le Seigneur ne donne pas à une personne une charge plus lourde qu’elle ne peut porter, ni une responsabilité qui est au-delà de ses forces ou contraire à sa nature.

Harun Yahya

   
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