"> A propos de l'islam: - L'examen de conscience : - Musulman et fier de l\'être
 

L'examen de conscience : al-mouhâsabah ou l'auto-critique

Added 22/11/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Examen de conscience

      Chaque musulman chemine à son rythme vers Allâh . Il accomplit ses differents devoirs, s’écarte de tout ce qui est proscrit par l’Islam, multiplie les adorations… mais il arrive parfois qu’il pense avoir réalisé le nécéssaire et se complait alors dans une certaine pratique qu’il estime idéale : une évidente confiance s’empare de lui. La vision qu’il a de lui-même s’opère à travers l’œil de satisfaction qui le tranquillise. Le risque est qu’il peut facilement basculer vers « al-‘oujb » (la prétention) ou « at-takabbour » (l’orgueil). Car l’instigateur d’un tel chavirement est aux aguets, prêt à distraire le croyant à tout moment : Satan n’accepte jamais qu’un fils d’Adam  se livre complètement à l’Islam, c’est pourquoi il met tout en œuvre pour le faire tomber dans les crocs de la prétention.  

         Allâh  n’a cessé de mettre en garde les musulmans contre ce basculement. Même le Prophète  n’échappe pas à cet avertissement : « Ô toi (Mouhammad) ! Le revêtu d’un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi. Et ne surestime pas tes actes. Et pour ton Seigneur endure. », s.74 Al-Mouddaththir (Le Revêtu d’un manteau), v.1-6.
Dès le début de la révélation coranique, Allâh  fixe au Prophète  un cadre à ne pas dépasser : il faut s’abstenir de vanter les mérites de sa mission de prêcheur. Le verset 6 « wa lâ tamnoun tastakthir » (et ne surestime pas tes actes) met en garde la plus humble des créatures contre l’autosatisfaction qui pourrait l’envahir alors même qu’elle est protégée par Dieu.« Ath-thawb » désigne « les vêtements», mais en poésie arabe, il signifie l’âme d’une personne qui se purifie comme on nettoie un habit incrusté de taches. Cette âme, siège des sentiments, représente également la personne dans son entité. Le verset, que les imâms répètent à chaque prêche du vendredi, en témoigne : « Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Que chaque âme voit ce qu’elle a préparé pour le lendemain (…) », s.59 Al-Hachr (L’Exode), v.18. Cette parole divine invite le musulman à prendre ses dispositions pour se prémunir de la calamité du Jour du Jugement. Mais à quoi le musulman doit-il s’attendre ?            

         Allâh , dans le Coran, donne un avant-goût de ce qu’est le Jour de la résurrection : « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur, car le tremblement de l’Heure dernière sera quelque chose de terrifiant ! », s.22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), v.1.
Il utilise un terme indéfini à la sémantique imprécise, ce qui reste assez abstrait. Par opposition, quand Allâh  parle du paradis, Il dit : « (…) Sa largeur ressemble aux Cieux et à la Terre (…) », s.3 Âl-‘Imrân (La Famille d’Imrân), v.133 : la comparaison donne une idée de grandeur appréciable par l’entendement humain même si elle reste approximative. En revanche, concernant la fin des temps, Il n’a employé aucune comparaison, mais a évoqué les conséquences d’un tel moment : « Le jour où vous la verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, toute femme enceinte avortera de ce qu’elle portait et tu verras les gens ivres alors qu’ils ne le sont pas réellement, mais c’est que le châtiment d’Allâh est dur », s.22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), v.2.
Le simple fait d’assister à la fin des temps engendrera chez l’être humain une frayeur telle qu’il n’en a jamais connue. Ce qui explique pourquoi Dieu n’emploie aucune comparaison : aucun événement terrestre n’égale, ni même se rapproche de celui de l’Heure. Les conséquences de la vision de cette catastrophe semblent tellement ahurissants qu’elles présagent un cataclysme extraordinaire.
À l’examen de cette description, il est clair que le croyant ne peut pas se fier uniquement à ses actes d’adoration, même observés toute une vie durant, pour se préserver de l’effroi occasionné par la fin des temps : en vérité, seule la miséricorde de Dieu sauvera les serviteurs fidèles.     

        En se projetant en ce jour-là, nu au milieu des ressuscités à attendre son jugement, il sera difficile au croyant de surestimer ses actes et de se voir parmi les sauvés. Dans cette vision, nulle âme ne pourrait être satisfaite de ses œuvres ou manquer de concentration au cours de sa prière : imaginer l’au-delà replace la valeur des actions dans un contexte congruent. Un pieux successeur (tâbi’iyy) disait : « Lorsque j’accomplis la prière, je vois le paradis devant moi et je vois l’enfer à ma gauche, et je vois mes œuvres et le jugement », ainsi debout en prière, le croyant se rappelle qu’ici-bas il est encore maître de ses actes d’adoration, alors que dans l’au-delà, c’est le Maître qui décide du déroulement des événements. Dans une semblable situation, l’âme est saisie de crainte, mais aussi d’espoir… un espoir qui pousse l’orant à se concentrer intensément dans sa prière et à l’allonger. Qui sait, peut-être que cette oraison lui servira le jour où il n’y aura d’ombre que celle d’Allâh  ? 

         Avant de vivre réellement cet évènement inéluctable, il est encore temps d’agir en recourant à son autocritique. Pour ce faire, il est indispensable de respecter certaines convenances.
La première règle est qu’il est nécessaire d’établir une comparaison entre l’ensemble des œuvres effectuées durant sa vie et la réalité du Jour de la résurrection. Il est inutile de comparer ses actes à ceux de son entourage : cette démarche n’est absolument pas révélatrice de leur valeur. Il s’agit plutôt de se demander si le temps consacré chaque jour aux œuvres adoratives est suffisant par rapport à l’existence que Dieu a accordée à chaque humain ; si le comportement adopté permet de se protéger de l’enfer… Autant de questions qui serviront à estimer le poids de ses actions au Jour du Jugement. Que sont-ce les adorations en comparaison avec les innombrables dons d’Allâh (la santé, l’argent, la notoriété, la famille, le travail,…) ? : « (…) Si vous essayez de compter les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les énumérer (…) », s. 14 Ibrâhîm (Abraham), v. 34.  
Toutefois, le croyant doit prendre conscience que chaque don dissimule une épreuve : le savoir, la santé, la richesse, etc. sont certes des grâces de Dieu mais aussi des tests. Allâh  dit dans le Coran : « Pensent-ils que les richesses et les enfants dont Nous les pourvoyons, soient une avance que Nous Nous empressons de leur faire sur les biens de la vie future ? Quelle inconscience ! », s. 23 Al-Mou’minoûn (Les Croyants), v. 55-56.
Se voir avec l’œil de satisfaction aveugle réellement le croyant sur ses imperfections. En revanche, l’œil du mépris amplifie les péchés, aussi minimes qu’ils soient. Le Prophète  a cité l’exemple de celui qui voit le péché comme une mouche qui s’est posée sur son nez et qui la chasse d’un revers de la main : tout l’oppose au croyant qui considère un petit péché comme une montagne qui l’accable ! 

         La deuxième règle à respecter est de toujours demander pardon à Allâh , de se repentir après chaque acte d’adoration. Telle était la sounna du Prophète  : dès qu’il finissait sa prière, il disait « astaghfiroullâh » à trois reprises. Malgré son statut, et l’ensemble de ses bonnes actions, il s’adressait à Dieu comme suit : « Je reconnais les dons que Tu m’as octroyés et je reconnais mon péché, pardonne-moi, parce qu’il n’y a que Toi qui peux pardonner les péchés. »

 

Demander pardon juste après une adoration, c’est la protéger ; ne pas le faire, c’est la perdre. Il se pourrait en effet qu’elle ait été mal accomplie (non respect des convenances, dissipation,…) et qu’Allâh ne l’accepte pas. Même lors du pèlerinage, alors que le pèlerin se débarrasse de tous ses péchés, Allâh dit : « (…) Puis quand vous déferlez depuis ‘Arafat, invoquez Allâh à Al-mach’ar al-harâm (le repaire sacré) comme Il vous a montré la bonne voie quoiqu’auparavant vous étiez du nombre des égarés, ensuite déferlez par là où les gens déferlent et demandez pardon à Allâh, car Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. », s. 2 Al-Baqara (La Génisse), v. 198-199. 

         La troisième règle à suivre consiste à ne jamais injurier un musulman pour un péché qu’il a commis. Il est par exemple malséant de reprocher à quelqu’un le fait qu’il ne prie pas ; le Prophète  dit à ce propos : « Celui qui injurie son frère à cause d’un péché qu’il a commis ne mourra pas avant de commettre ce péché-là ». Le musulman n’est pas un juge pour son frère, il est là pour rappeler, guider, aider, non pas pour accabler ou insulter ses semblables.
D’après un autre hadîth marfou’ (qui remonte) au Prophète, rapporté par At-Tirmidhî, il ne faut pas se réjouir quand son coreligionnaire est dans une situation pénible, mais plutôt ressentir de la tristesse pour lui. Sans quoi, Dieu pardonnera au pécheur, le comblera de Sa miséricorde, et ensuite éprouvera la personne qui l’aura injurié. Certains savants déclarent au sujet de la vanité : « Il est préférable pour toi de dormir toute la nuit et de te réveiller avec du remords [pour ne pas avoir consacré un temps pour la prière] plutôt que de passer toute la nuit à prier et de te réveiller avec de la prétention ». La contrition de la première personne la rapprochera de Dieu, contrairement à l’adoration du second.     

    

D’autres avancent : « Le gémissement des plaintes du pécheur est aimé par Dieu contrairement au bourdonnement qu’occasionne la glorification du prétentieux ». C’est réellement l’état de l’âme d’une personne qui déterminera son salut ou sa perdition. Certaines gens en commettant un péché vont trouver la force de se repentir une fois pour toutes. Ils seront tellement assaillis par les regrets qu’ils adoreront Dieu de la meilleure des façons.
Le Prophète  a dit : « Si une personne accomplit l’adultère, appliquer la sentence sur elle mais ne l’injuriez pas ». Certains compagnons s’étaient permis de critiquer Mâ’iz Ibnou Mâlik  ― qui a lui-même avoué avoir commis l’adultère et sur qui la sentence a été appliquée ― mais le Prophète  leur rétorqua : « Il s’est repenti d’un repentir qui suffirait au monde entier s’il lui avait été distribué. » Ce pécheur, en réclamant son châtiment terrestre, manifestait sa foi en l’immense pardon de la part d’Allâh  : la reconnaissance de sa faute traduisait un regret sincère et une croyance ferme en Dieu. 

         Allâh  s’adresse ainsi au Prophète , qui avait la plus grande force spirituelle : « Et si Nous ne t’avions pas apporté Notre soutien, tu aurais failli pencher de leur côté [des polythéistes] », s. 17 Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne), v. 74 ; car c’est bien grâce à Dieu, que le noble Messager a été préservé de tout péché.
Le prophète Yoûssouf en est un autre bel exemple lorsqu’il s’est tourné vers Dieu en ces termes : « (…) et si Tu ne me préserves pas de leurs stratagèmes [des femmes], je m’inclinerai vers elles et je serai du nombre des ignorants. », s. 12 Yoûssouf (Joseph), v.33. Si les grands prophètes n’étaient pas à l’abri du péché, comment le commun des musulmans pourrait-il l’être ? Voilà pourquoi le musulman doit être conscient qu’à chaque fois qu’il accomplit une bonne action le mérite ne lui revient jamais : c’est Allâh  La Source de toute bienfaisance.  

         En fournissant l’effort d’un examen de conscience, le croyant se considère à sa juste valeur : il réajuste ses œuvres pour ce qui l’attend dans l’au-delà, demande pardon à son Seigneur après ses péchés, mais aussi après ses adorations, et il n’injurie pas celui qui faute. Ce n’est qu’en passant par l’autocritique que le croyant peut atteindre « an-nafs al-lawwâma [l’âme qui se blâme continuellement] » mentionnée dans le Coran. L’humilité s’installe alors dans son cœur et le pousse à craindre Allâh  comme il se doit. L’humilité et la modestie constituent les meilleurs traits de caractère d’un musulman : ils le rapprochent d’Allâh , sont à l’origine de l’agrément de Dieu pour sa personne et pour ses œuvres.

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Les droits que les musulmans ont les uns sur les autres

Added 13/11/2016

Les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire sont nombreux; certains constituent des obligations individuelles qui incombent à chaque individu et dont l'abandon constitue un péché, tandis que d'autres sont des obligations communautaires parce que leur accomplissement par une partie des membres de la communauté en dispensent les autres. D'autres droits ont rang de recommandations non obligatoires dont l'omission ne constitue pas un péché pour le musulman.

Al-Bokhari (1240) et Mouslim (2162) ont rapporté d'après Abou Haoyurayrah (P.A.a) qui dit avoir entendu le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire: «il y a cinq droits que tout musulman doit à son coreligionnaire: lui rendre son salut, se rendre à son chevet quand il tombe malade, l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès, répondre à son invitation, prier pour lui en cas d'éternuement.»

La version de Mouslim reçue d'Abou Hourayrah affirme que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit: «les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire sont au nombre de six.»

- «Les quels?» lui a-t-on dit.

- «le saluer quand il le rencontre, répondre à son invitation, lui donner des conseils quand il le sollicite, prier pour lui quand il éternue et loue Allah, se rendre à son chevet quand il tombe malade et l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès.»

Ach-Chawkani (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit: «par ses propos «le droit du musulman» il entend parler de ce qu'il ne convient pas d'abandonner, ce qui constitue soit un devoir ou un acte fortement recommandé et partant proche du devoir qu'il ne convient pas d'abandonner. L'emploi de l'expression dans ce sens relève de l'usage d'une expression polysémique dans ses deux acceptions. En effet, le terme haqq est usité parfois pour désigner le devoir comme l'affirme Ibn al-A'rabi. Il est encore utilisé pour désigner ce qui est 'confirmé, ce qui est nécessaire, ce qui est vrai, etc. Selon Ibn Battal, le sens voulu ici est : la sacralité, le compagnie.» Extrait de Nayl al-Awtar (4/21).

1. Rendre le salut est un devoir si son destinataire est une seule personne. S'il est adressé à un groupe, un membre du groupe peut répondre à la place des autres. Quant au fait de prendre l'initiative de saluer , c'est en principe une sunna (pratique recommandée). On lit dans l'encyclopédie juridique (11/314): «prendre l'initiative de saluer est fortement recommandée en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): «diffusez les salutations en votre sein» . C'est un devoir que d'y répondre si le saut est adressé à une personne. S'il est adressé à un groupe, la réponse incombe à l'ensemble du groupe. Si l'un d'entre eux rend le salut , les autres en sont dispensé. S'ils répondent tous, ils auront accompli une prescription, qu'ils le fassent en chœur ou de manière successive. S'ils refusent tous de répondre, ils tombent tous dans le péché; les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire étant au nombre de cinq: rendre le salut…»

2. S'agissant de la visite aux malades, c'est une obligation communautaire. Selon Cheikh Ibn Outhaymine, «il s'agit là d'une obligation communautaire.» Extrait Madjmou fatawa wa rassail Ibn Outhaymine (13/1985). Se référer à la réponse donnée à la question n° 71968.

3. L'accompagnement des morts est encore une obligation communautaire. Se référer à la réponse donnée à la question n° 67576.

4. Répondre aux invitations: si c'est pour assister à une cérémonie de mariage, la majorité des ulémas soutient que c'est un devoir que d'y répondre à moins qu'on soit légalement excusé. Si ce n'est pas pour assister à une telle cérémonie, la majorité des ulémas soutient qu'il est recommandé d'y assister. Dans tous les cas, la réponse est soumise à des conditions. Pour les connaitre en détail, se référer à la réponse donnée à la question n° 22006.

5. Le fait de prier pour l'auteur d'un éternuement fait l'objet d'une divergence de vues. On lit dans l'encyclopédie juridique (4/22): «cette prière est une sunna pour les Chaffites. Elle est un devoir selon un avis émis au sein des hanbalites et des hanafites. Les Malékites disent – c'est aussi l'avis adopté par les hanbalites- que c'est une obligation communautaire. Il est rapporté dans al-Bayaan que l'avis le plus répandu veut qu'il s'agisse d'une obligation individuelle compte tenu du hadith qui dit: «c'est un devoir pour chaque musulman qui l'entend de lui dire: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde.» Selon l'avis le plus crédible, c'est un devoir pour toute personne qui entend l'auteur d'un éternuement louer Allah de prier pour lui. A ce propos al-Bokhari (6223) a rapporté d'après Abou Hourayrah (P.A.a) que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «certes, Allah aime les auteurs d'éternuements et détestent l'entrebâillement. Si l'un d'entre vous éternue et loue Allah, toute personne qui l'entend doit prier pour lui.» Ibn al-Quayyim (puisse Allah lui accorder sa miséricorde): dit « il est déjà cité le hadith d'Abou Haourayrah dans lequel on lit: «Si l'un d'entre vous éternue et loue Allah, tout musulman qui l'entend doit dire: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde.» At.-Tirmidhi a donné au hadith d'Anas ce titre: chapitre sur le devoir de demander la miséricorde d'Allah pour l'auteur d'un éternuement qui loue Allah ceci signifie qu'il s'agit bien d'un devoir pour lui, ce qui est exact, compte tenu des hadiths clairs allant dans le sens du devoir et qui ne rencontrent aucune objection. Allah le sait mieux. Parmi ce hadiths figure celui d'Abou Haourayrah déjà mentionné et son autre hadith dans lequel il dit: «cinq incombe au musulman au profit de son coreligionnaire.» C'est encore déjà cité. Figure encore parmi les hadiths celui de Salim ibn Oubayd dans lequel on lit: «que celui qui se trouve tout près de lui dise : puisse Allah t'accorder Sa miséricorde.» En fait partie encore ce hadith rapporté par at.-Tirmidhi d'après Ali selon lequel le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «tout musulman doit à son coreligionnaire six choses à bien observer: le saluer quand il le rencontre, répondre à son invitation, prier pour lui quand il éternue, se rendre à son chevet en cas de maladie, l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès et aimer pour lui ce qu'on aime pour soi-même.» Il le qualifie de bon hadith rapporté du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) par plusieurs voies. Certains émettent des réserves à propos d'al-Harith al-Awar. D'autres hadiths relevant du même chapitre sont rapportés d'après Abou Haourayrah, d'après Abou Ayyoub, d'après al-Baraa et d'après Abi Massoud. Fait partie de ces hadiths celui rapporté par at.-Tirmidhi d'après Abou Ayyoub selon lequel le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: si quelque éternue, qu'il dise: al-hamd lillah (Allah soit loué) avant d'ajouter en tout état .Que celui qui veut lui répondre dise: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde avant que le premier ne reprenne: puisse Allah vous guider et améliore votre état.» Voilà quatre manières d'indiquer . La première est une affirmation claire de la nécessité de prier pour l'auteur d'un éternuement en des termes clairs qui ne nécessitent aucune interprétation. La deuxième consiste à en faire un droit. La troisième consiste dans l'emploi du prépositif «alaa» qui introduit un devoir. La quatrième consiste à donner l'ordre de le faire. Nul doute que de nombreux devoirs sont affirmés par des tournures moins fortes que celles-là. Allah Très haut le sait mieux.» Extrait du commentaire d'Ibn Quayyim sur les Sunan d'Abou Dawoud (13/259). Il dit encore: «il apparaît à travers le hadith cité au début que la prière à faire pour l'auteur d'un éternuement est une obligation individuelle pour toute personne qui entend l'auteur de l'éternuement louer Allah. Il suffit qu'une seule personne faisant partie d'un groupe le fasse. C'est un des deux avis émis parmi les ulémas et choisi par Ibn Abi Zayd et Abou Baker ibn al-Arabi, tous deux malékites. Rien ne s'y oppose.» Extrait de Zad al-maad (2/437).

6. ­S'agissant de donner un conseil à celui qui le demande, il parait que c'est une obligation communautaire. Ibn Mouflih (puisse Allah lui accorder sa miséricorde): «le sens apparent des propos de l'imam Ahmad et ses compagnons est que c'est un devoir de donner conseil au musulman même s'il ne le demande pas. c'est aussi ce qui se dégage du sens apparent des informations.» Extrait de al-Aadaab ach-cahriyyah par Ibn Mouflih (1/307). Moulla Ali al-Quari (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «s'il vous demande un conseil» signifie : s'il le sollicite auprès de vous. «Donnez lui un conseil» obligatoirement. Il est un devoir de donner des conseils même si le bénéficiaire ne les sollicite pas.» Extrait de mirqaat al-mafatiih (5/213). Al-Hafizh ibn Hadjar (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit: « il est devenu clair que le terme haqq signifie devoir, contrairement aux propos d'Ibn Battal selon lesquels on entend par là 'sacralité' et 'compagnie'. Il parait que ce qui est visé ici est un devoir communautaire.» Extrait de Fateh al-Bari (3/113).

Allah Très haut le sait mieux.

Islam Q&A

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Comment comprendre les contradictions du Noble Coran

Added 6/11/2016


Une question qui a beaucoup occupé les orientalistes, et toute personne désirant combattre cette religion, consiste à prétendre que le Noble Coran renferme des contradictions. Si ces gens dépensaient autant d’efforts pour comprendre le Noble Coran qu’ils ne le font pour tenter de déceler ce qu’ils qualifient de contradiction, ils percevraient toute la grandeur du Coran, toute son inimitabilité, et l’extrême précision du verbe de Dieu — Exalté soit-Il —. Mais les orientalistes essayent de retirer au miracle sa caractéristique la plus importante, à savoir qu’il s’agit de la parole de Dieu — Exalté soit-Il —. À cette fin, ils recourent à la mise en lumière de ce qu’ils appellent des « contradictions » ou encore des « propos contradictoires » dans le Noble Coran. Cette démarche se base essentiellement sur l’idée que si le Coran est la Parole de Dieu — Exalté soit-Il —, et puisque Dieu le Très-Haut n’est pas sujet à l’erreur, ni à l’oubli, ni aux contradictions qui caractérisent les hommes, alors la présence d’une contradiction, fût-ce en apparence, dans le Noble Coran les aiderait à démolir le miracle et à prétendre que ces paroles sont celles du Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — et ne sont pas révélées par Dieu.

Mais le caractère miraculeux du Coran, qui est présent dans chacune de ses lettres, se manifeste devant eux de plus belle afin qu’ils soient eux-mêmes témoins du miracle, et afin que ceux-là mêmes qui combattent cette religion et défigurent ce noble Livre soient ceux qui révèlent au grand jour ses miracles et ses facettes cachées. En effet, leurs allégations stimulent les esprits à la recherche d’une réponse, si bien que leurs recherches dans le Noble Coran ne font que révéler le miracle et permettent d’affirmer que ces paroles émanent de Dieu — Exalté soit-Il — et ont été révélées à Son Prophète Mohammad — paix et bénédictions sur lui —.

Prenons donc cette question à la source. Que disent les orientalistes ? Ils prétendent que le Coran est une parole humaine. Est-ce bien vrai ? Examinons une par une les questions qu’ils soulèvent, quoique le traitement de ce sujet nécessiterait un livre à part entière.

La création des cieux et de la terre
En premier lieu, ils se sont intéressés à la genèse, la genèse des cieux et de la terre. Il s’agit de l’œuvre de Dieu — Exalté soit-Il —, lorsqu’Il en parle dans le Noble Coran, Il parle d’une affaire que seul Dieu connaît. Et donc, tout semblant de contradiction à ce sujet, apporte de l’eau au moulin des orientalistes afin de combattre cette religion. Que disent-ils ? Ils disent : « Le Noble Coran rapporte dans diverses sourates que la terre et les cieux ont été créés en six jours. Mais, dans sourate Fussilat, on trouve que la genèse a nécessité huit jours, ce qui est une étourderie humaine ou un oubli. » La conclusion qu’ils en tirent est que l’auteur de cette parole est Mohammad — paix et bénédictions sur lui —, et c’est précisément ce qu’ils cherchent à démontrer.

Voyons ce qu’il en est.

Le Noble Coran rapporte :

dans sourate Al-A'râf : « Votre Seigneur est Allâh Qui a créé les cieux et la terre en six jours » [1] ;
dans sourate Yûnus : « Votre Seigneur est Allâh Qui a créé les cieux et la terre en six jours » [2] ;
dans sourate Al-Furqân : « C’est Lui Qui, en six jours, a créé les cieux, la terre et tout ce qui existe entre eux » [3].
Ces versets sont unanimes sur le fait que la création des cieux et de la terre et de tout ce qui existe entre eux a duré six jours. Cela est clair et indiscutable. Si nous passons à sourate Fussilat, au passage où Dieu — Exalté soit-Il — détaille la création des cieux et de la terre : « Dis : "Renieriez-vous (l’existence) de Celui Qui a créé la terre en deux jours et Lui donneriez-vous des égaux ? Tel est le Seigneur de l’univers, § c’est Lui Qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie et lui a assigné ses ressources alimentaires en quatre jours d’égale durée. (Telle est la réponse) à ceux qui t’interrogent. § Il S’est ensuite tourné vers le ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu’à la terre : "Venez tous deux, bon gré, mal gré". Tous deux dirent : "Nous venons de bon gré". § Il décréta d’en faire sept cieux en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction. » [4].

Si nous comptons le nombre de jours mentionnés dans la noble sourate, nous voyons que Dieu — Exalté soit-Il — dit avoir créé la terre en deux jours, qu’il y a fixé les montagnes et décidé de ses ressources alimentaires en quatre jours, qu’Il S’est ensuite tourné vers le ciel au sujet duquel Dieu — Exalté soit-Il — dit : « Il décréta d’en faire sept cieux en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction. » Si nous additionnons les jours de la création mentionnés dans sourate Fussilat, nous obtenons huit jours : deux jours pour la création de la terre, quatre jours pour lui assigner ses ressources alimentaires et la bénir, soit six jours de création jusqu’à présent, et deux autres jours pour les cieux, soit un total de huit jours.

C’est là que les orientalistes affirment que le Noble Coran s’est contredit, que, d’une part, dans plusieurs versets la genèse des cieux et de la terre dure six jours et, d’autre part, ce dernier passage porte la durée de la genèse à huit jours. Ils ajoutent qu’il s’agit d’une étourderie car son auteur est humain.

Si nous examinons attentivement le passage sur lequel ils axent leur polémique, nous nous apercevrons que son début diffère des autres versets cités. Dieu — Exalté soit-Il — dit en effet : « Dis : "Renieriez-vous (l’existence) de Celui Qui a créé la terre en deux jours et Lui donneriez-vous des égaux ? Tel est le Seigneur de l’univers »

Ainsi le verset débute-t-il en s’adressant aux mécréants qui donnent des égaux à Dieu et polémiquent à Son sujet. Autrement dit, Dieu — Exalté soit-Il — a voulu nous informer que ceux qui se serviront de ce verset sublime pour mettre en doute le Noble Coran ce sont les mécréants désireux de répandre la mécréance parmi les gens et qui veulent donner des égaux à Dieu. Dans les deux cas, ce sont des incroyants qui combattent Dieu et combattent Sa religion. Le début de ce verset est en soi un miracle car ceux qui polémiquent à son sujet sont bel et bien ceux qui combattent cette religion, mécroient en Dieu et essayent de semer le doute dans les esprits. Lorsque Dieu — Exalté soit-Il — dit dans ce verset sublime : « Lui donneriez-vous des égaux ? » et « Renieriez-vous (l’existence) de Celui Qui a créé la terre (...) ? », c’est comme si Il S’adressait à ces gens qui viendront plusieurs siècles plus tard pour mettre en doute le Noble Coran et se serviront de ce verset précisément pour réaliser leur dessein. Nous répondons donc que quiconque tient leur discours, soit il le fait exprès, soit il ne comprend pas la signification du texte.

Dieu — Exalté soit-Il — dit en effet : « Renieriez-vous (l’existence) de Celui Qui a créé la terre en deux jours et Lui donnerez-vous des égaux ? », puis Il poursuit — Exalté soit-Il — : « c’est Lui Qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie et lui a assigné ses ressources alimentaires . » Dieu — Exalté soit-Il — poursuit donc la description de la création de la terre. Il nous donne le détail de cette création : Il a créé la terre en deux jours et poursuit la description de la genèse disant « c’est Lui Qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie et lui a assigné ses ressources alimentaires en quatre jours. » Dès lors que l’on poursuit la description entamée précédemment, à savoir la description de la création de la terre, c’est-à-dire que Dieu — Exalté soit-Il — n’est pas encore passé à la genèse des cieux, la seconde partie du discours complète le temps consacré à la création de la terre. Dieu nous explique : « J’ai créé la terre en l’espace de deux jours et j’ai achevé sa création en l’espace de quatre jours. » La durée totale de la création de la terre est de quatre jours, et non pas six.

Pour clarifier ce point, prenons un exemple simple. Supposons que je veuille me rendre à Nancy depuis Rennes et que le train s’arrête à Paris [5]. Je dis que le train va s’arrêter à Paris au bout de deux heures et à Nancy au bout de cinq heures. Cela signifie-t-il que le trajet entre Rennes et Nancy dure sept heures ? Pas du tout. La durée du voyage de Rennes à Nancy est celle que j’ai précisée en dernier. Les deux heures passées entre Rennes et Paris font partie des cinq heures qu’aura duré l’ensemble du voyage. Pourquoi cela ? Parce que Paris est une étape du voyage. Par analogie, lorsque Dieu — Exalté soit-Il — décrit la création de la terre, Il dit qu’Il a créé la terre en deux jours et qu’Il a achevé le processus de création en fixant des montagnes au-dessus d’elle, en la bénissant et en lui assignant ses ressources alimentaires en quatre jours. Les quatre jours en question correspondent à la durée totale du processus de création de la terre, répartis en deux jours pour la création initiale et en deux jours complémentaires pour achever la création par la fixation des montagnes et l’assignation de ses ressources, le tout en quatre jours et non pas six. Les deux premiers jours font partie de la durée totale de la création de la terre qui est de quatre jours, tout comme le voyage en train dure deux heures entre Rennes et Paris et cinq heures entre Rennes et Nancy.

Nous avons recours à ce genre de descriptions très couramment dans notre quotidien. Par exemple, je peux dire que j’ai posé les fondations de ma maison en trois mois et que la construction s’est terminée en un an. A-t-il fallu un an et trois mois pour bâtir ma maison ? Non, du tout. Le chantier a duré un an seulement. Mais, dans le détail, la partie correspondant aux fondations a duré trois mois sur les douze qu’il a fallu pour l’ensemble du chantier. De manière générale, le domaine de la gestion de projets nous fournit de nombreux exemples similaires.

Dans les versets mentionnés au début, Dieu — Exalté soit-Il — ne nous a pas détaillé les étapes de la création, il en a fourni un résumé. Dans la sourate Fussilat, Il en a fait une description détaillée, deux jours pour créer la terre en elle-même, puis Il a achevé sa création en y fixant des montagnes, en lui assignant ses ressources à l’horizon de quatre jours. Il s’agit là du processus de création de la terre qui a duré quatre jours. Ensuite, Dieu — Exalté soit-Il — dit : « Il S’est ensuite tourné vers le ciel qui était alors fumée » Là, Dieu — Exalté soit-Il — est passé de la création de la terre à la création du ciel. Il s’agit là d’un autre processus. Le processus de création de la terre a duré quatre jours tandis que la création des cieux a duré deux jours, soit un total de six jours pour l’ensemble de la création, sachant que les jours en question sont des jours relatifs à Dieu — Exalté soit-Il — : « Cependant, un jour auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez. » [6]

En conclusion, cette contradiction est fictive. Les orientalistes voulaient profiter de la description détaillée du processus de création citée dans le Coran dans la sourate Fussilat pour semer le doute au sujet du Coran. Étant donné que Dieu connaissait leur dessein à l’avance, le verset sublime a débuté par : « Renieriez-vous (l’existence) de Celui Qui a créé la terre en deux jours et Lui donneriez-vous des égaux ? » Dieu a débuté Son discours de la sorte pour nous révéler l’identité de ceux qui polémiqueront au sujet de ce verset et chercheront à répandre leur compréhension erronée dans l’espoir de détourner les gens du sentier de Dieu.

L’affection et le convenable
Passons maintenant à une autre question. Dieu — Exalté soit-Il — dit : « Tu ne trouveras pas, parmi ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, des gens qui témoignent de l’affection envers ceux qui s’opposent à Dieu et à Son Messager, fussent-ils leurs pères ou leurs fils » [7] Il dit également — Exalté soit-Il — : « Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas ; mais accompagne-les ici-bas de façon convenable. » [8]

Voulant semer le doute concernant cette religion, les orientalistes s’étonnent : « Dans le premier verset, Dieu — Exalté soit-Il — nous défend de témoigner de l’affection envers ceux qui s’opposent à Dieu et à Son Messager, fussent-ils nos pères, tandis que dans le second verset de sourate Luqmân il dit : « Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas ; mais accompagne-les ici-bas de façon convenable. » Autrement dit, dans le premier verset, Il défend de témoigner de l’affection aux parents et, dans le second, Il ordonne de se conduire convenablement à leur égard. Comment serait-il possible de concilier ces deux commandements contradictoires ? »

Nous répondons qu’il n’y a point de contradiction. Mais vous ne saisissez pas la précision de l’expression et du verbe coraniques. Expliquons cela en détail. L’individu se conduit convenablement à l’égard de ceux qu’il aime et de ceux qu’il n’aime pas. Par exemple, alors que tu marches dans la rue, tu peux tomber sur une personne que tu ne connais pas se trouvant dans une situation difficile, alors tu décides de faire ce qui est convenable et lui tends une main secourable, consistant par exemple à lui donner une somme d’argent lui permettant de rentrer chez lui, si ce dernier avait perdu son porte-monnaie, ou de lui donner le prix d’un repas, s’il est affamé. Ce faisant, tu te conduis comme il convient dans l’espoir d’être rétribué par Dieu. Aucun lien ne te lie à cette tierce personne. C’est cela la conduite convenable. En revanche, l’affection réside dans le cœur. Tu ne témoignes de l’affection qu’à l’égard de ceux que tu aimes. Tu ne désires t’asseoir ni vivre qu’avec ceux que tu aimes. Le convenable n’émane pas du cœur, tandis que l’affection en émane. Lorsqu’on témoigne de l’affection, notre cœur est attaché à l’individu en face de soi, ce qui n’est pas nécessairement le cas lorsqu’on agit convenablement. Si le cœur s’attache à une personne non croyante, ce cœur n’est pas croyant car Dieu n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine d’un même individu comme en atteste Sa Parole — Exalté soit-Il — : « Dieu n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine d’un homme. » Mais, la conséquence du convenable c’est l’Agrément de Dieu — Exalté soit-Il —.

Revenons maintenant au noble verset de sourate Al-Mujâdalah où Dieu — Exalté soit-Il — dit : « Tu ne trouveras pas, parmi ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, des gens qui témoignent de l’affection envers ceux qui s’opposent à Dieu et à Son Messager. » Dans ce verset, Dieu — Exalté soit-Il — emploie le terme « affection », laquelle affection émane du cœur. Par exemple, tu ne trouveras point un individu croyant éprouvant de l’amour pour ceux qui combattent Dieu et Son Messager, fussent-ils ses pères ou ses fils. L’amour émane du cœur, du plus profond de soi. Puis, concernant les parents, Dieu — Exalté soit-Il — nous défend d’être violents ou de prendre quelque mesure que ce soit à l’égard de ces derniers, s’ils tentaient de porter atteinte à notre foi. En général, cela se produit lorsque les parents ont atteint un âge avancé, qu’ils sont devenus faibles et approchent de la fin de leur vie. Ces parents qui se sont conduits convenablement à notre égard, en nous élevant, en veillant à notre bien-être, Dieu nous enjoint de leur témoigner une affection réciproque et un grand amour s’ils sont croyants. Mais s’ils tentent d’infiltrer le polythéisme dans nos cœurs ou de faire en sorte que nous associions quiconque à Dieu — Exalté soit-Il —, Dieu nous demande de ne pas leur obéir, tout en les accompagnant convenablement dans l’ici-bas. Voilà l’éthique du Coran. Nous faisons cela pour obtenir l’Agrément de Dieu — Exalté soit-Il — et par gratitude envers nos parents. Mais le cœur ne leur témoigne pas d’affection.

Le convenable est accompli à l’égard de ceux qu’on aime et de ceux qu’on n’aime pas, tandis que l’affection est reservée pour ceux que l’on aime uniquement. Tu te conduis convenablement à leur égard, mais cela n’a rien à voir avec le cœur car ils essayent de te pousser au polythéisme. Tu te conduis de la sorte pour obtenir l’Agrément de Dieu — Exalté soit-Il — Qui est résolument décidé à être Miséricordieux même à l’égard de ceux qui Lui désobéissent et Qui nous défend de faire le mal en contrepartie du bienfait reçu.

Le convenable et l’affection sont deux choses complètement différentes. Il n’y a pas de contradiction entre les deux. D’une part, nous avons à faire à un cœur voué à Dieu et n’admettant aucun mécréant en son sein, ni aucune personne essayant d’instiller en lui le polythéisme. D’autre part, le comportement convenable que j’adopte vis-à-vis de mes parents correspond à un commandement de Dieu, en guise de miséricorde à leur égard, en retour de l’éducation qu’ils m’ont donnée pendant mon enfance. Car le débat portant sur la foi n’aura généralement lieu entre les parents et leur enfant que lorsque ce dernier aura atteint l’âge adulte, c’est-à-dire que les parents auront atteint le troisième âge. L’enfant a alors le devoir de bien se conduire avec eux, par gratitude, et pour plaire à Dieu — Exalté soit-Il — qui n’accepte pas l’ingratitude. Mais le convenable n’émane pas du cœur.

Pourquoi la mère uniquement ?
Passons à un troisième point. Dans les versets du Noble Coran, Dieu — Exalté soit-Il — recommande la bienfaisance envers les parents, puis Il insiste sur la mère sans mentionner le père. Par exemple, dans la sourate intitulée Al-Ahqâf, on lit : « Et Nous avons enjoint à l’homme la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et sevrage durent trente mois ; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : "Ô Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m’as comblé ainsi qu’à mes père et mère" » [9] On trouve aussi dans la sourate intitulée Luqmân : « Nous avons commandé à l’homme (la bienfaisance envers) ses père et mère ; sa mère l’a porté (subissant pour lui) peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. "Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination." » [10]

Ainsi Dieu — Exalté soit-Il — recommande la bienfaisance envers les parents, puis Il ne mentionne que la mère. Certains orientalistes se manifestent alors et demandent : « Comment se fait-il que Dieu — Exalté soit-Il — ne recommande que la mère alors qu’au début et à la fin de ces versets Il mentionne les deux parents ? De plus, à qui Dieu — Exalté soit-Il — s’adresse-t-il dans ces versets ? S’Il s’adresse au nourrisson pendant la phase de grossesse ou après l’accouchement, ce nourrisson n’est pas capable d’entendement. S’il s’adresse à l’adulte, Il lui évoque une période dont il n’a aucun souvenir et qu’il ne connaît point. »

Nous répondons qu’il s’agit là d’un défaut de compréhension des versets. Lorsque Dieu — Exalté soit-Il — recommande la bienfaisance envers la mère spécifiquement, cela est dû au fait que cette dernière se charge de la partie invisible de la vie de l’enfant, du moins la partie de sa vie dont il est inconscient. Autrement dit, lorsque l’enfant est petit, au stade de l’allaitement ou au stade de la grossesse et de l’accouchement, et ce jusqu’à ce qu’il grandisse et s’éveille, c’est sa mère qui fait tout pour lui. C’est elle qui se lève la nuit pour le nourrir. C’est elle qui le porte dans son ventre. C’est elle qui le met au monde. Puis, lorsque l’enfant grandit et s’éveille, qui voit-il devant lui ? Son père. Lorsqu’il veut une chose, c’est son père qui la réalise. S’il veut acheter quelque chose, un jouet, un vêtement, s’il veut de l’argent, tout cela c’est le père qui le fournit. Par conséquent, le bienfait du père est manifeste devant lui tandis que le bienfait de la mère est caché. D’où l’insistance sur le devoir de bienfaisance vis-à-vis de la mère, plus que vis-à-vis du père. Lorsque l’enfant voit son père lui réaliser tous ses souhaits, il ressent le bienfait de son père. Mais il est rare qu’il apprécie la peine que sa mère s’est donnée pour lui et qui dépasse de très loin ce que le père fournit comme effort. D’où la recommandation spécifique à la mère, tant et si bien que le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — l’a recommandée par trois fois avant de recommander le père. Pourquoi insiste-t-on tellement sur une période dont l’être humain ne garde aucun souvenir ? En fait, l’objectif est de l’inciter à voir cela chez les autres. Lorsqu’il voit comment les mères se fatiguent, combien elles souffrent, comment elles veillent leurs enfants, combien elles se donnent de peine. Lorsqu’il voit cela chez les autres, il comprend que cela lui est arrivé aussi et en a un aperçu. Alors, il manifeste de la gratitude.

Dieu — Exalté soit-Il — veut nous rappeler la souffrance que la mère endure. Il veut nous recommander les deux parents, le père et la mère, mais Il insiste sur le rôle de la mère et l’évoque davantage, car son rôle n’est pas manifeste dans la conscience de l’enfant, tandis que le rôle du père est évident. Telle est l’intention des nobles versets.

Il est arrivé, ne le hâtez pas.
Les orientalistes poursuivent leur propos sur le Noble Coran disant : « Le Coran dit dans la sourate intitulée An-Nahl : « L’ordre de Dieu est arrivé. Ne le hâtez donc pas. » [11] Comment se fait-il que Dieu — Exalté soit-Il — dise que Son ordre est arrivé, puis qu’Il ajoute « ne le hâtez pas » ? Le verbe arriver est conjugué au passé car l’action a déjà eu lieu, tandis que « ne le hâtez pas » s’inscrit dans le futur. Comment cela se justifie-t-il ? »

Nous leur répondons que lorsque l’on parle de Dieu — Exalté soit-Il —, il faut garder à l’esprit que « Rien ne Lui ressemble ». Tu possèdes une force et Dieu possède une force, mais ta force est-elle semblable à celle de Dieu — Exalté soit-Il — ? Tu as une capacité et Dieu a une capacité, mais ta capacité est-elle semblable à celle de Dieu — Exalté soit-Il — ? De même, tu vis dans le temps, tandis que Dieu n’est pas sujet au temps, Il est exempt de l’emprise du temps. Le fait que l’ordre soit arrivé, cela s’inscrit dans la science de Dieu — Exalté soit-Il — c’est un fait accompli. Dès lors que Dieu dit d’une chose qu’elle est arrivée, c’est chose faite. C’est une chose révolue dans la science de Dieu, dans la Science Certaine (« 'ilm al-yaqîn »). Toutefois, les choses passent de la science de Dieu — Exalté soit-Il — à la science des hommes grâce à l’injonction « kun » (« Sois »). Lorsque Dieu — Exalté soit-Il — veut transférer une chose du domaine de Sa science — Exalté soit-Il — au domaine de la science des hommes, le verbe « kun » apporte l’ordre de mise en exécution.

Dieu — Exalté soit-Il — détient la science du Jour Dernier. Dès lors que celle-ci est arrêtée, aucune force ici-bas ne peut l’empêcher de survenir. Cela est impossible. Ne Lui réclamez pas l’ordre « kun ». Ne le hâtez pas. Pourquoi ? Eh bien, parce que le croyant véritable ne craint qu’une chose, le Jour Dernier, le Jour du Jugement. Il craint la Justice de Dieu — Exalté soit-Il — qui recense tout, les péchés petits et grands : « Et ils trouveront devant eux tout ce qu’ils auront œuvré. » Toutes les œuvres, les petites avant les grandes. Si la justice divine ne laisse pas passer les petits péchés, alors qu’est-ce qu’on peut bien faire des péchés majeurs ? Le croyant craint donc le Jour du Jugement et l’appréhende quelle que soit la force de sa foi. En revanche, c’est l’homme incroyant défiant Dieu qui, du fait de son ignorance, ne connaît pas les implications du Jour Dernier, ni ce qu’implique le Jugement. C’est pourquoi il est pressé. Il a hâte qu’arrive le Jour Dernier. S’il savait ce que cela signifie, s’il savait ce qui l’y attend, il n’oserait jamais en parler.

Lorsque Dieu dit : « L’ordre de Dieu est arrivé. » cela signifie que la date du Jour Dernier est fixée, c’est chose faite, ne le hâtez pas. Ne hâtez pas l’échéance du Jugement. Vous ignorez ce que cela renferme comme horreurs. Cette affaire est donc fixée et révolue vis-à-vis de Dieu, même si par rapport à moi cela fait partie de l’avenir. Il n’y a donc pas de contradiction dans l’usage conjoint du passé et du futur. Le passé s’inscrit dans la Science de Dieu — Exalté soit-Il — mais, dans ma science, dans ma perception, et jusqu’à ce que cela advienne dans mon référentiel, cela appartient au futur, jusqu’à ce que Dieu statue par le verbe « kun » et que l’on souffle dans la Trompe. Y a-t-il un être humain capable d’empêcher Dieu — Exalté soit-Il — de mettre l’ordre qu’Il a décidé à exécution ? Il n’existe aucun pouvoir au-dessus du pouvoir de Dieu. Qui peut empêcher l’ordre de Dieu d’arriver dès lors que Dieu a annoncé qu’il est arrivé ? Nul homme n’a une emprise sur le futur. Celui Qui a la main-mise sur l’avenir c’est Dieu — Exalté soit-Il —. Son ordre est donc arrivé, mais un voile m’en sépare. D’où l’injonction : « Ne le hâtez donc pas. »

Mohammad a-t-il vu ?
Passons maintenant à un autre point. Dieu — Exalté soit-Il — s’adresse à Mohammad — paix et bénédictions sur lui — dans la sourate intitulée Al-Fîl disant : « Ne vois-tu pas comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Éléphant ? » [12] Certains orientalistes disent : « L’expression “Ne vois-tu pas” est maladroite. Mohammad — paix et bénédictions sur lui — a-t-il assisté aux événements qui se sont produits l’année de l’Éléphant ? En réalité, il est né l’année de l’Éléphant, il ne l’a donc point vue. Si Dieu — Exalté soit-Il — avait dit : “Ne sais-tu pas”, nous dirions que quelqu’un l’en aurait informé. » En fait, le savoir s’acquiert soit par un effort personnel, soit par une tierce personne qui t’en instruit. Mais lorsque Dieu dit « Ne vois-tu pas », les orientalistes affirment : « Mohammad — paix sur lui — s’est trompé dans le choix de ses mots. Car il n’a pas vu. Cette expression est donc clairement en contradiction avec la réalité tangible. »

Mais ce qui échappe à ces gens c’est qu’il s’agit là d’une affaire de foi. Ce dont Dieu — Exalté soit-Il — informe le croyant constitue une vision véridique. Le Coran est la Parole dont la récitation est une œuvre de culte, il est invariable et immuable. Lorsque Dieu dit « Ne vois-tu pas », Il s’adresse à tous les croyants qui bénéficient alors d’une vision ininterrompue. Car la vision dont il est question ici est une vision miraculeuse majeure. Dieu veut qu’elle se fixe dans nos esprits, tout comme se fixent les choses que nous voyons. Pourquoi ? Eh bien parce que la grande affaire de la foi qui se manifeste ici c’est que Dieu — Exalté soit-Il — transforme la faiblesse en force, ce dont Il est le seul capable.

Je peux aider une personne faible à porter une lourde charge en me substituant à elle. Mais il m’est impossible de faire en sorte que cette personne faible devienne forte de manière à ce qu’elle porte cette lourde charge elle-même. Par contre, Dieu — Exalté soit-Il — peut revêtir cette personne faible d’une force lui permettant de battre les hommes les plus forts au monde malgré sa faiblesse. Il s’agit là d’un miracle de Dieu. Par conséquent, lors de l’année de l’éléphant, des oiseaux transportant de petites pierres dans leurs becs, ont défait une armée d’éléphants, l’armée la plus forte au monde à cette époque. Logiquement, si je dis à quelqu’un qu’une nuée d’oiseaux a battu un éléphant, il se moquerait de moi. Car un éléphant peut faire périr des centaines d’oiseaux sans subir le moindre mal. Les oiseaux se posent même sur le dos de l’éléphant sans qu’il ne s’en aperçoive. Comment est-ce que ces oiseaux seraient-ils capables de décimer une armée gigantesque ? Dieu a mobilisé Ses créatures les plus faibles pour battre Ses créatures les plus puissantes. Ceci est un miracle que seul Dieu — Exalté soit-Il — est capable de produire.

Certains savants se sont mis à douter de cette question, tellement les orientalistes l’ont ressassée. Certains ont avancé que ce sont les maladies et les bactéries envoyées par Dieu qui ont décimé l’armée de Abrahah. Je ne les rejoins pas sur cette interprétation. L’année de l’éléphant coïncide avec la naissance du Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui —. Il fut chargé de sa Mission prophétique à l’âge de quarante ans c’est-à-dire qu’à cette époque il y avait des gens âgés de cinquante, soixante, soixante-dix ans et plus qui ont vécu l’année de l’éléphant et l’ont vue personnellement. Si les oiseaux n’étaient pas intervenus, s’ils n’avaient jeté aucune pierre d’argile, s’ils n’avaient pas rendu cette armée semblable à de la paille mâchée — ce qui nécessite des semaines de décomposition —, ces gens se seraient manifestés et auraient affirmé que les propos de Mohammad sont faux. Ils auraient témoigné avoir vécu cette année-là, que les oiseaux n’étaient pas venus, que nul ne les a vus anéantir une armée à coups de pierres qu’ils transportaient dans leurs becs et que nul n’a vu cette armée devenir semblable à de la paille mâchée. Étant donné que personne parmi les contemporains du Prophète n’a démenti ces événements au moment de la révélation de la sourate, cela prouve que les événements en question se sont produits de la manière décrite dans le Noble Coran et qu’ils ne nécessitent aucune interprétation car Dieu est Tout-Puissant.

Ainsi, dans les affaires de la foi, la Parole de Dieu — Exalté soit-Il — constitue une vision permanente se reproduisant devant nous sans cesse. Nous en voyons de nombreux exemples dans la vie. Combien de fois un faible a-t-il triomphé de l’homme le plus fort de tous ? Combien de fois un homme puissant a-t-il été abandonné par Dieu et destiné à périr par les mains des plus faibles ? La Parole de Dieu — Exalté soit-Il — constitue une certitude pour le croyant et une vision permanente. C’est pour cette raison que Dieu — Exalté soit-Il — emploie l’inaccompli (le présent) « Ne vois-tu pas » et non pas le passé. C’est aussi pour cette raison qu’Il emploie le verbe voir et non pas savoir. « Ne vois-tu pas » est un présent sans cesse renouvelé et qui continuera à se reproduire au fil des années jusqu’au jour de la résurrection.

Il s’agit d’une question de justice : Dieu accorde la victoire à l’opprimé contre l’oppresseur, quelle que soit la force de l’oppresseur et quelle que soit la faiblesse de l’opprimé. Il s’agit d’une grande affaire de la foi que tu dois voir dans ton cœur si tu es croyant. Il faut que tu la vois comme une certitude. Telle est la foi. Telle est la sagesse justifiant l’usage de l’expression « Ne vois-tu pas ». Elle fait que le croyant perçoit la force de Dieu et Son pouvoir dans tous les événements, concernant le vrai et le faux, jusqu’au jour de la résurrection.

Qui sont les menteurs ?
Poursuivons notre réponse aux prétendues contradictions que les orientalistes voient dans le Noble Coran, sachant qu’en réalité les questions qu’ils soulèvent nous portent à révéler l’inimitabilité du Coran et son caractère miraculeux.

Dieu — Exalté soit-Il — dit dans la sourate Al-Munâfiqûn : « Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent : "Nous attestons que tu es certes le Messager de Dieu" ; Dieu sait que tu es vraiment Son Messager ; et Dieu atteste que les hypocrites sont assurément des menteurs. » [13] Les orientalistes disent que les hypocrites ont attesté que Mohammad est le Messager de Dieu. De plus, Dieu sait que Mohammad est Son Messager. Pourtant, Dieu sait aussi que les hypocrites sont des menteurs. Comment est-ce que les hypocrites sont qualifiés de menteurs alors qu’ils attestent la même chose que Dieu ? Alors que les deux témoignages s’accordent sur le fait que Mohammad est le Messager de Dieu, comment peut-on dire que les hypocrites mentent ? Leur témoignage coïncide avec la science de Dieu. Vu que le mensonge désigne toute parole contraire à la réalité, est-ce que le témoignage des hypocrites que Mohammad est le Messager de Dieu ne correspond pas à la réalité ? Il s’agit là d’une contradiction. Du moins est-ce ce qu’affirment les orientalistes.

Venons-en au sens du noble verset. Les hypocrites disent : « Nous attestons que tu es certes le Messager de Dieu » et « Dieu sait que tu es vraiment Son Messager ». Donc, nous tenons là un fait véridique. Pourquoi est-ce que Dieu — Exalté soit-Il — dit que les hypocrites sont menteurs ? Le démenti porte-t-il sur la phrase « tu es certes le Messager de Dieu » ? Pas du tout. Mohammad est bel et bien le Messager de Dieu. Le démenti porte sur l’expression « nous attestons ». Le démenti porte sur la sincérité de l’attestation et non point sur son contenu. En ce qui nous concerne, nos paroles reflètent notre intime conviction. Mais Dieu sait que la conviction des hypocrites est contraire à ce qu’ils disent. Par conséquent, leur témoignage est mensonger car ils ne pensent pas ce qu’ils disent. En réalité, ils n’en attestent pas car ils ne croient pas que Mohammad est le Messager de Dieu. Leur démarche procède de l’hypocrisie et non point d’une conviction sincère. Mohammad est bel et bien le Messager de Dieu, personne ne le dément ici. À ce propos, Dieu — Exalté soit-Il — dit : « Dieu sait que tu es vraiment Son Messager. » En revanche, le démenti porte sur la sincérité de la phrase « nous attestons ». Il y a une distinction à faire entre le témoignage en tant qu’acte et le contenu du témoignage. Le contenu, à savoir que Mohammad est le Messager de Dieu, est vrai à 100%. Mais le témoignage en tant qu’acte est démenti. Ainsi se révèle l’extrême précision du verbe coranique.

Interroger n’est pas s’informer
Passons à une autre facette du miracle coranique. Dieu dit dans la sourate Ar-Rahmân : « Ce jour-là nul humain ni Jinn ne sera interrogé sur ses péchés » [14]. Il dit dans sourate As-Sâffât : « Et arrêtez-les, car ils doivent être interrogés. » [15] Dans le premier verset, on nie l’existence d’un interrogatoire, tandis que le deuxième verset affirme l’existence d’un interrogatoire. Comment cela se fait-il ?

Les orientalistes voient là une contradiction dans le Noble Coran. Comment Dieu — Exalté soit-Il — peut-Il dire « Ce jour-là nul humain ni Jinn ne sera interrogé sur ses péchés », puis « Et arrêtez-les, car ils doivent être interrogés. » Il y aurait donc là une contradiction, car Mohammad aurait simplement oublié.

Nous répondons que cette prise de position émane de l’ignorance de la nature de l’interrogatoire. Il y a deux sortes de questions : une question visant à s’informer, et une question visant à recueillir l’aveu du témoin envers ou contre lui-même. Lorsqu’un élève interroge son maître, il le fait pour s’instruire, pour accéder au savoir. Mais lorsque le maître interroge son élève, cherche-t-il à s’instruire ou à s’informer ? Non. Car le maître a des connaissances beaucoup plus étendues que celles de son élève. Mais il l’interroge afin que l’élève soit son propre témoin. Aucune tergiversation n’est possible. L’élève ne peut pas prétendre avoir travaillé alors qu’il n’a rien fait. Les questions comprises dans les sujets d’examen posés par le ministère de l’enseignement ne visent pas à puiser auprès des étudiants des connaissances qu’ils détiennent. Elles visent à évaluer les connaissances des étudiants afin que ces derniers soient des témoins de leur propre savoir, sans contestation possible. La feuille de composition témoigne du niveau de chaque étudiant, fût-il excellent ou médiocre, ou complètement ignare.

Le noble verset « Ce jour-là nul humain ni Jinn ne sera interrogé sur ses péchés » nie l’interrogatoire dans le but de s’informer. Dieu est parfaitement informé des péchés de ces derniers. Dieu — Exalté soit-Il — en a connaissance et n’a donc pas besoin de questionner pour être informé. Il n’a pas besoin d’interroger Ses créatures car Son savoir dépasse leur savoir. Il n’y a donc pas de question car l’interrogateur est plus savant que l’interrogé. D’où le verset : « Ce jour-là nul humain ni Jinn ne sera interrogé sur ses péchés ».

Le second verset « Et arrêtez-les, car ils doivent être interrogés », quant à lui, signifie : Vous serez interrogés pour reconnaître la vérité lors du jugement, et non point pour dire une chose que Dieu ignorerait. Vous témoignerez contre vous-mêmes. C’est d’ailleurs le sens véhiculé par les versets précédents et les versets suivants. Où est donc cette prétendue contradiction ? Dieu — Exalté soit-Il — évoque les mécréants et les dénégateurs. C’est pourquoi la sourate dit : « Et ils diront : "Malheur à nous ! c’est le jour de la Rétribution". § "C’est le jour du Jugement que vous traitiez de mensonge". § "Rassemblez les injustes et leurs épouses et tout ce qu’ils adoraient, § en dehors d’Allâh. Puis conduisez-les au chemin de la Fournaise. § Et arrêtez-les, car ils doivent être interrogés". » [16]

La question ne vise pas l’instruction, elle vise plutôt à ce que les interrogés soient des témoins envers eux-mêmes. Voici ce que vous traitiez de mensonge. Voici les divinités que vous adoriez en dehors de Dieu. L’heure du jugement est arrivée. Vous serez témoins contre vous-mêmes le jour du jugement. Où sont les divinités que vous adoriez en dehors de Dieu ? Après les avoir interrogés au sujet de leurs divinités, Dieu — Exalté soit-Il — demande : « Pourquoi ne vous portez-vous pas secours mutuellement ? » [17] Pourquoi personne ne vous porte secours ? Pourquoi vos divinités ne vous prêtent-elles pas main forte ? La question ne vise pas à savoir, mais plutôt à les faire témoigner.

Porter le fardeau des autres
Passons enfin à un autre verset. Les orientalistes rapportent que Dieu — Exalté soit-Il — dit dans la sourate Al-An'âm : « Nul ne portera le fardeau d’autrui » [18]. Il le dit également dans les sourates Fâtir [19] et An-Najm [20]. Puis, Dieu — Exalté soit-Il — dit dans la sourate Al-'Ankabût : « Et très certainement, ils porteront leurs fardeaux et d’autres fardeaux en plus de leurs propres fardeaux. » Comment cela se fait-il ? Dieu a ordonné que nul ne portera le fardeau d’autrui. Mais, dans ce verset, Il déclare que des gens porteront des fardeaux en plus de leurs propres fardeaux. N’est-ce pas contradictoire ? Mohammad a sans doute oublié. Du moins, c’est ce que les orientalistes veulent dire, mais ils ignorent tout de la précision inimitable du verbe coranique.

Nous leur répondons que « Nul ne portera le fardeau d’autrui » signifie que chaque être humain portera le fardeau de ses propres péchés. Mais, le jour du jugement, certaines personnes porteront des péchés supplémentaires. De qui s’agit-il ? Il s’agit des égareurs qui, dans la vie ici-bas, détournent les gens du sentier de Dieu. Le péché mentionné dans le premier verset c’est le fait de s’égarer. Si je m’égare, que tu t’égares, ou qu’untel s’égare, chacun de nous portera son propre fardeau. Chacun de nous assumera son égarement et ses péchés. De ce point de vue, nul égaré n’aura à assumer les péchés d’un autre égaré. Néamoins, il y a des égarés, d’une part, et des égareurs, d’autre part. L’égaré est celui qui se trompe de chemin, celui qui mécroit en Dieu — Exalté soit-Il —. L’égareur, quant à lui, ne se contente pas d’être lui-même égaré ; il égare autrui. Trouvant un individu croyant, il essaye de corrompre sa foi. Trouvant un individu aspirant à Dieu, il essaye de le rendre mécréant. Il se peut même qu’il y parvienne. Ceux-là sont les égareurs. Ils ne porteront pas leur fardeau uniquement, mais recevront une part des péchés commis par ceux qu’ils auront égarés, comme en témoigne le noble verset de la sourate An-Nahl : « Qu’ils portent donc, au Jour de la Résurrection, leurs fardeaux intégralement ainsi qu’une partie des fardeaux de ceux qu’ils égarent, sans le savoir » [21]

Ainsi quiconque égare les gens et œuvre à semer la mécréance et l’athéisme, quiconque ne se contente pas d’être égaré lui-même mais voudrait égarer autrui, aura à assumer une part de tout péché commis par ceux qu’il aura égarés. Par exemple, si je trouve un individu qui ne boit pas le vin et que j’essaye de l’appâter afin qu’il en boive, si je lui en propose et tente de l’y attirer, cet individu assumera le péché d’avoir désobéi à Dieu et consommé du vin. Pour ma part, j’aurai à assumer le péché de l’avoir égaré, de l’avoir aidé dans la transgression et d’avoir tout fait pour lui embellir le péché jusqu’à ce qu’il le commette. Ainsi le premier verset « Nul ne portera le fardeau d’autrui » s’adresse aux égarés, tandis que le deuxième verset « Et très certainement, ils porteront leurs fardeaux et d’autres fardeaux en plus de leurs propres fardeaux. » concerne les égareurs qui détournent les gens du sentier de Dieu. Ceux-là récolteront une part des péchés perpétrés par ceux qu’ils auront égarés et guidés vers la mécréance, vers le péché et vers la désobéissance.

Tout au long de ce chapitre, nous avons passé en revue certaines contradictions que les orientalistes prêtent au Coran pour lui porter atteinte et aboutir à la conclusion qu’il est une parole émanant d’un être humain. Nous avons fait la lumière sur ces prétendues contradictions d’une manière qui révèle l’inimitabilité du Noble Coran. Il n’y a nulle contradiction dans le Coran. Le verbe coranique brille par son éloquence et son extrême précision si bien que le signifiant et le signifié sont parfaitement en harmonie, ne s’écartent guère l’un de l’autre et véhiculent un sens précis en fonction du contexte. Cependant, les égareurs, ou un certain nombre d’orientalistes, ne se contentent pas de prétendre qu’il y a des contradictions internes dans le Coran. Ils vont plus loin et affirment que le Noble Coran contredit les lois de l’univers, ce qui est un mensonge de taille. Cela fera l’objet du prochain chapitre intitulé « Le Coran et les lois de l’univers ».

P.-S.
Traduit et adapté de l’arabe, du livre de Sheikh Muhammad Mitwallî Ash-Sha'râwî, Mu'jizat Al-Qur’ân, éditions Akhbâr Al-Yawm, 1993, disponible en ligne sur le site Mohdy.com.

Notes
[1] Sourate 7, Al-A'râf, Les limbes, verset 54. NdT.

[2] Sourate 10, Yûnus, Jonas, verset 3. NdT.

[3] Sourate 25, Al-Furqân, Le critère, verset 59. NdT.

[4] Sourate 41, Fussilat, versets 9 à 12. NdT.

[5] Dans le texte original, l’auteur fait référence à trois villes égyptiennes (Le Caire — Tantâ — Alexandrie). NdT.

[6] Cela ne signifie pas non plus que la création du monde a duré six mille ans à notre échelle. En effet, un jour de Dieu est très long. Dans le Coran, on compare métaphoriquement sa durée tantôt à mille ans, comme dans le verset susmentionné, tantôt à cinquante mille ans, dans le verset 4 de la sourate Al-Ma'ârij. Il s’agit donc d’une métaphore et non point d’une durée à prendre au pied de la lettre. NdT.

[7] Sourate 58, Al-Mujâdalah, verset 22. NdT.

[8] Sourate 31, Luqmân, verset 15. NdT.

[9] Sourate 46, Al-Ahqâf, verset 15. NdT.

[10] Sourate 31, Luqmân, verset 14. NdT.

[11] Sourate 16, An-Nahl, Les abeilles, verset 1. NdT.

[12] Sourate 105, Al-Fîl, L’Éléphant, verset 1. NdT.

[13] Sourate 63, Al-Munâfiqûn, Les hypocrites, verset 1. NdT.

[14] Sourate 55, Ar-Rahmân, Le Miséricordieux, verset 39. NdT.

[15] Sourate 37, As-Sâffât, verset 24. NdT.

[16] Sourate 37, As-Sâffât, versets 20 à 24. NdT.

[17] Sourate 37, As-Sâffât, versets 25. NdT.

[18] Sourate 6, Al-An'âm, Les bestiaux, verset 164. NdT.

[19] Sourate 35, Fâtir, Le Créateur, verset 18. NdT.

[20] Sourate 53, An-Najm, L’étoile, verset 38. NdT.

[21] Sourate 16, An-Nahl, Les abeilles, verset 25. NdT.

 

http://www.islamophile.org/spip/Les-contradictions-du-Noble-Coran,1213.html

 

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LE MARIAGE MIXTE SELON L’ISLAM

Added 25/10/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

 

Mariage

  • S2.V221 : "Ne prenez pas pour épouse une polythéiste à moins qu’elle ne devienne croyante…Ne prenez pas pour époux un polythéiste à moins qu’il ne devienne croyant. Cela, même s’ils vous enchantent…"
  • S5.V5 : "…Aujourd’hui il vous est autorisé de contracter mariage avec les Dames des Gens du Livre…Sans libertinage…"
  • S60.V10 : "…Les croyantes ne sont pas permises aux incroyants et les incroyants ne sont pas permis aux croyantes." A lire, on décèle :Premièrement, l’interdiction pour une musulmane d’épouser un polythéiste en S2.V221,interdit valable aussi pour le musulman. Puis en S60.V10,l’interdiction pour une femme ou un homme musulman de choisir un conjointincroyant. Enfin en S5.V5, la permission d’épouser une gente Dameparmi les Gens du Livre sans qu’il soit expressément spécifié que cela soitinterdit aux musulmanes.

Le Conseil Européen de la Fatwâ et de la Recherche s’est penché sur la question du mariage avec des non-musulmanes et a examiné les diverses études qui ont été menées sur cette question. Après délibération, le Conseil a atteint les conclusions suivantes :

Premièrement, une femme scripturaire désigne toute femme croyant en une religion d’origine céleste comme le judaïsme ou le christianisme. Elle croit, dans l’ensemble, en Dieu, en Ses Messages, et à la Demeure Dernière. Elle n’est ni athée, ni relapse, ni adepte d’une religion sans lien connu avec le Ciel.

La majorité des savants musulmans tiennent pour autorisé le mariage avec les femmes scripturaires, en vertu du verset de la sourate 5, Al-Mâ’idah, qui est l’un des tout derniers versets révélés du Noble Coran : « Aujourd’hui vous sont rendues licites les bonnes choses ; la nourriture des gens du Livre est licite pour vous et votre nourriture est licite pour eux ; les femmes vertueuses parmi les croyantes et les femmes vertueuses parmi ceux qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur versez leur dot en épouses chastes et non point en débauchés, ni en preneur d’amantes » [1].

Certains, parmi les premiers musulmans, ont désapprouvé, voire interdit, le mariage avec une femme scripturaire : c’est le cas du Compagnon `Abd Allâh Ibn `Umar. Néanmoins, l’opinion correcte est celle de la majorité étant donné l’énoncé explicite du verset.

Deuxièmement, il y a des critères que l’on doit prendre en compte lorsqu’on entreprend d’épouser une femme scripturaire :

  1. S’assurer qu’elle est bien scripturaire, au sens précisé précédemment.

    Ainsi, il est notoire que toute femme occidentale, née de parents chrétiens, n’est pas nécessairement chrétienne à son tour. De même, toute femme ayant grandi dans un milieu chrétien n’est pas nécessairement chrétienne. Elle peut, en effet, être une communiste matérialiste, ou adepte d’une religion non reconnue aux yeux de l’islam, telle que le bahâ’isme.

  2. Elle doit être vertueuse et chaste car Dieu n’a pas rendu licite le mariage avec n’importe quelle femme scripturaire. Le verset autorisant un tel mariage assortit cette autorisation d’une restriction aux femmes vertueuses. La vertu consiste à être chaste et à se refuser à la fornication. Il n’y a pas de différence en ce sens entre une chasteté originelle et une chasteté acquise après un repentir.

  3. Elle ne doit pas appartenir à un peuple ennemi de l’islam et des musulmans, à moins qu’elle se démarque clairement de la position des siens. Le Très-Haut dit : "Tu ne trouveras point, parmi ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, des gens qui témoignent de l’affection envers ceux qui combattent Dieu et Son Messager" [2] alors que le mariage nécessite l’affection comme le confirme le verset suivant : "Parmi Ses signes, il créa pour vous de votre chair des épouses afin que vous trouviez la quiétude auprès d’elles, et Il a déposé entre vous affection et bonté" [3].

  4. Le mariage avec la femme scripturaire ne doit pas entraîner des troubles ou des préjudices certains, ou très probables, car le recours aux choses autorisées est conditionné par l’absence de préjudice. S’il s’avère que le recours aux choses autorisées est néfaste en général, alors elles peuvent être interdites de manière générale. Si les dégâts sont particuliers, alors elles peuvent être interdites dans des cas particuliers. À mesure que le préjudice grandit, l’interdiction et le caractère illicite se renforcent. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit en effet : "Ni préjudice, ni préjudice réciproque".

    Les préjudices que l’on peut craindre du mariage avec une non-musulmane prennent diverses formes :
  • que le mariage avec les non-musulmanes se généralise au point que cela mette en difficulté les musulmanes aptes à se marier ;
  • que les gens fassent preuve de laxisme dans le respect du prérequis de la chasteté que le Coran exige pour autoriser le mariage avec les femmes scripturaires ;
  • ou encore que l’on craigne que la descendance soit dévoyée, ou que, de son vivant, l’époux lui-même soit affecté par son épouse non-musulmane et, après sa mort, dans le traitement réservé à sa dépouille et à sa succession.

 

http://www.islamophile.org/spip/Epouser-une-femme-non-musulmane.html

 

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L'éthique de la nuit de noces en Islam

Added 14/10/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

 

En la nuit de noces il est désiré à l’homme de poser sa main  sur le toupet de son épouse et dire l’invocation citée dans le hadith suivant du Prophète : « Quiconque parmi vous acquiert une femme ou un serviteur ou une bête, qu’il pose sa main  sur son toupet et dise: 

« Mon Seigneur, je Te demande ce qu’elle a de bien, le mieux de son caractère , et te demande de me protéger contre son mal et le pire aspect de son caractère ».

 désiré au mari de prier deux Rakaâtes  avec son épouse  et d’invoquer Allah avec  des invocations citées dans la Sunna du Prophète . 
Abou Waïl a rapporté: « Un homme est venu voir Abdallah Ibn Messaoud et lui a dit: 
« 
J’ai épousé une femme vierge et j’ai peur qu’elle me déteste ! » Abdallah Ibn Messaoud lui a répondu: « L’entente est un don d’Allah  alors que le désaccord est une œuvre de Satan pour lui faire détester ce qu’Allah  lui a permis.  Quand  l’épouse entre ordonne-lui de prier derrière-toi  deux rakaâtes ! Et dit : « Ô  Allah ! Bénit-la pour moi  et bénit-moi pour elle ! Octroie-moi d’elle (des enfants) et octroie-lui de moi (des enfants) ! Ô  Allah ! Réunit entre nous – s’il y a union - dans le bien et désunit entre nous – s’il y a séparation - dans le bien ! » 
L’islam nous enseigne la bonne éducation, même dans les rapports sexuels entre le mari et son épouse, pour que cette relation soit digne de l’être humain et pour qu’elle réalise les objectifs souhaités du mariage.
Parmi ces règles de bonne manière nous citons :
1/ Se parfumer avant le rapport sexuel: Notre Mère Aïcha a dit : « Je parfumais le Messager d’ Allah   avant qu’Il n’ait des rapports sexuels avec ses femmes. Il s’éveillait le matin «Mouhrim » (portant l’habit du pèlerinage), avec sur lui, les traces du parfum. » (Boukhari et Muslim)
2/ Commencer par des caresses avant le rapport sexuel pour que les désirs charnels de l’épouse s’éveillent et pour qu’elle jouisse autant que lui.
3/ Qu’est-ce qu’on dit avant le rapport sexuel : Le Compagnon Ibn Abbas a dit que le Prophète  a dit : «Si l’un de vous dit - avant le rapport sexuel avec sa femme – Bismi Allah, Allahoumma Djannibna Achaitane Wa Djannibi Achaitane Ma Razaktana, et si Allah leur prédestinait un enfant cette nuit là alors le diable ne lui nuirait jamais.»     ( Boukhari et Muslim)
4/ Les positions licites du rapport sexuel : Le rapport sexuel n’est licite que dans la vulve qui est le lieu de naissance et aussi le lieu de productivité, quelle que soit la position (par devant ou par derrière). 

Le Compagnon Djaber a dit : «Les juifs disaient : Si l’homme avait un rapport sexuel avec sa femme par derrière - mais dans la vulve - alors l’enfant serait loucheur, alors Allah a révélé ce verset : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour (un lieu de productivité comme le champ) ; allez à votre champ comme (et quand) vous voulez.. » (sourate 2 /verset 23)
5/ Quand le mari contente son besoin qu’il ne se retire pas jusqu’à ce que son épouse comble son besoin.
6/ Il est illicite d’avoir un rapport sexuel avec l’épouse pendant la période des règles : Le Compagnon Abou Horeira a rapporté que le Prophète  a dit : « Celui qui a un rapport sexuel avec son épouse pendant ses règles ou par la voie anale ou a consulté un sorcier ; certes il a nié ce qui a été révélé au Prophète Mohamed . » (Tirmidhi et Abou Dawoud)
7/ Il est illicite d’avoir un rapport sexuel avec son épouse par la voie anale : Le Compagnon Abou Horeira a rapporté que le Prophète  a dit : « Il est maudit celui qui a un rapport sexuel avec son épouse par la voie anale. » (Abou Dawoud)
8/ Il est illicite de divulguer tout ce qui est en relation avec le rapport sexuel : Le Compagnon Abou Said Al Khoudari a rapporté que le Prophète  a dit : « Celui qui un rapport sexuel avec son épouse puis divulgue le secret de sa femme, alors il sera parmi les gens les plus pervers auprès d’ Allah     le Jour du Jugement Dernier. » (Muslim)
9/ Il est obligatoire de se purifier (Ghousle) après le rapport sexuel même s’il n’a pas éjaculé : Le Compagnon Abou Horeira a rapporté que le Prophète  a dit :    « Si le mari a un rapport sexuel avec son épouse, le «Ghousle» est alors obligatoire (pour les deux époux) même si l"époux n’a pas éjaculé. » (Muslim) 
Dans une autre version du hadith, chez l’imam Muslim : «
 Si le mari a un rapport sexuel avec son épouse et que le pénis touche la vulve, alors le Ghousle est obligatoire. »
L’imam Tirmidhi a rapporté que le Prophète  a dit : «Quand le pénis pénètre dans la vulve alors le Ghousle est obligatoire ! »
10/ Il est désirable de se couvrir pendant le rapport sexuel : Il y a un hadith «faible» rapporté par Ibn Maja que le Prophète  a dit : «
Quand le mari a un rapport sexuel avec son épouse qu’ils se couvrent et ne déshabillent pas comme deux chameaux dénudés ! » 
Mais il faut rappeler qu’il n’y a aucun mal à ce qu’ils se déshabillent complètement.
Ce sont là les principales règles de la bonne morale dans le rapport sexuel ; avec en plus l’abaissement du regard envers l’illicite, la sensation qu’Allah l’a favorisé en lui facilitant le mariage et d’avoir l’intention de rendre son épouse vertueuse et de la protéger contre l’illicite.

 

 

 

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=showfatwa&FatwaId=62509

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