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L’apport spirituel et humaniste de l’islam à l’Europe

Added 19/8/2010


Eric Younès Geoffroy

1. Les fondements religieux de l’Europe.

L’apport de l’islam dans l’élaboration de l’identité religieuse et spirituelle de l’Europe a été de toute évidence estompé en Occident, comme l’a été celui de la civilisation arabo-islamique en général. L’Europe n’est pas seulement la fille de la culture gréco-latine et du judéo-christianisme, comme on voudrait parfois nous le faire croire. Il y a donc un travail de mémoire à effectuer sur « l’héritage oublié » de l’islam [1], notamment. En réalité, ce travail a été engagé depuis quelques décennies ; il doit être entrepris non dans un esprit de revendication religieuse, communautariste ou autre, mais d’ouverture scientifique et culturelle.Rappelons au préalable que la présence matérielle de l’islam sur notre continent est à la fois ancienne et profonde. S’il est bien connu que l’Espagne est restée en partie musulmane pendant près de huit siècles, on sait moins que ce fut également le cas en Sicile durant quatre siècles - Palerme comptait trois cents mosquées au Xe siècle - et dans une moindre mesure en Italie du Sud. Dans ces régions, les feux de la culture arabo-islamique ne se sont pas éteints après le départ des Arabes, mais ont continué à briller durant plusieurs siècles. Par ailleurs, l’Europe orientale a une grande expérience de l’islam puisque celui-ci, conduit par l’expansion ottomane, s’est implanté dans les Balkans depuis la fin du XIVe siècle. La Russie a connu l’islam dès le XIe siècle, mais cela nous entraînerait vers une Europe qui s’étendrait jusqu’à l’Oural...

L’apport religieux de l’islam à l’Europe médiévale porte d’abord sur la théologie et la philosophie. Des savants musulmans comme Avicenne, Ghazâlî et Averroès, mais aussi les mu‘tazilites, ont profondément marqué la pensée médiévale latine. La question de la compatibilité ou de l’opposition entre la pensée grecque et le dogme religieux a rapidement suscité un grand débat au sein de l’islam. Ces thèmes furent bientôt discutés par des théologiens "européens", juifs comme Maïmonide, et chrétiens comme Saint Thomas d’Aquin. L’influence de la pensée musulmane sur la scolastique chrétienne donna naissance à deux courants, l’avicennisme latin et l’averroïsme latin. C’est par les traductions en langue arabe, rappelons-le, que l’Occident découvrit la philosophie grecque, en particulier Aristote, Platon et Plotin. Les savants musulmans ne firent pas seulement oeuvre de médiation culturelle ; ils apportèrent également leur propre génie scientifique, spirituel et humaniste. Au XIIIe siècle, l’empereur Frédéric II, en proie à des inquiétudes métaphysiques, trouva réponse à ses Questions philosophiques auprès d’un soufi de Ceuta, Ibn Sab‘în. Les savants et hommes de lettres européens - latins, germaniques ou slaves - se mirent à l’école de la pensée de l’islam, en assimilant également certains modèles religieux. On sait maintenant que la Divine Comédie de Dante doit beaucoup au Livre de l’Échelle de Mahomet, qui a diffusé en Italie une version populaire du récit de l’Ascension du Prophète.

L’islam a aussi fécondé l’Europe médiévale dans les domaines de la spiritualité et de la mystique. Si Râbi‘a, sainte d’Irak, n’a sans doute laissé qu’une légende dorée à la cour de Saint Louis, le soufisme a nourri la doctrine spirituelle d’ordres croisés tels que les Templiers. Depuis les travaux du prêtre espagnol Asin Palacios, au début du XXe siècle, on admet également que le soufisme maghrébin a influencé, par l’intermédiaire de spirituels juifs, des mystiques espagnols comme Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse d’Avila. Des chercheurs occidentaux - et non musulmans - ont même avancé que les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola seraient redevables aux méthodes initiatiques des soufis. Le « Grand Maître » de la spiritualité islamique, Ibn ‘Arabî (m. 1240), n’est-il pas né en Espagne ? S’il s’est établi par la suite en Orient, à Damas, il revient dans l’Occident contemporain grâce au rayonnement qu’y trouve son enseignement universaliste. Au-delà des influences ou des emprunts, on peut constater que juifs, musulmans et chrétiens ont souvent vécu en symbiose dans les territoires lisières évoqués plus haut, et qui étaient passés sous domination musulmane. Si al-Andalus reste l’archétype - parfois idéalisé - de cette coexistence pacifique et fructueuse entre les trois religions, l’Asie mineure et les Balkans ont vu naître également des relations interreligieuses très étroites, en particulier entre moines et derviches.

2. L’humanisme spirituel de l’islam. La notion d’ "humanisme" s’est souvent construite, depuis la Renaissance, sur les bases d’un rationalisme teinté d’agnosticisme, voire d’athéisme. La spiritualité est depuis lors perçue comme irrationnelle et arbitraire. Or, la vraie spiritualité se construit sur la raison : elle a vocation à être supra-rationnelle, mais non irrationnelle. L’humanisme spirituel de l’islam est fondé sur la notion coranique de « l’homme représentant de Dieu sur terre », et sur la doctrine centrale de l’Unicité divine (tawhîd), c’est-à-dire sur la conscience de l’unité dans tous les aspects de la vie. Aux premiers siècles de l’islam régnait l’harmonie entre foi et raison, religion et science, entre la prise en compte des besoins humains et la tension vers l’Au-delà. Les dégénérescences politiques, sociales et culturelles que connaît actuellement le monde arabo-musulman - et dans lesquelles la religion est instrumentalisée - n’entament en rien les valeurs universelles que porte l’islam, lesquelles sont susceptibles de prendre greffe sur de nouveaux terroirs, comme cela s’est produit au cours des siècles. A cet égard, la doctrine islamique de l’Unicité pourra peut-être aider l’Europe à sortir du faux dilemme entre humanisme et spiritualité.

Cette Unicité, l’islam la perçoit comme diffractée dans la multiplicité de la création. Appliqué au domaine religieux, cela signifie que la source de la Révélation est unique dans le principe, mais plurielle dans le déroulement de l’Histoire. Le Coran évoque la « Religion primordiale », ou adamique, dont toutes les religions historiques seraient issues [2]. L’islam considère en effet la diversité des peuples et des religions comme une expression de la Sagesse divine [3]. « À chacun de vous, Nous avons donné une voie et une règle » (Coran 5 : 48) : ce verset justifie la diversité des traditions religieuses, lesquelles se trouvent unies, de façon sous-jacente, par l’axe de l’Unicité divine. Chaque croyant sera rétribué pour sa foi et son observance de sa propre religion : « Ceux qui croient, ceux qui pratiquent le judaïsme, ceux qui sont chrétiens ou sabéens, ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, ceux qui font le bien : voilà ceux qui trouveront une récompense auprès de leur Seigneur. Ils n’éprouveront alors plus aucune crainte, et ne seront pas affligés » (Cor. 2 : 62).

L’universalisme de la Révélation a été confirmé par le Prophète : « Nous autres, prophètes, sommes tous les fils d’une même famille ; notre religion est unique ». À une époque où l’intransigeance religieuse était de mise, la reconnaissance du pluralisme religieux devait se traduire par le respect foncier des autres croyants : « Quiconque fait du mal à un chrétien ou à un juif sera mon ennemi le jour du Jugement. » Puisqu’il y aurait eu, selon Muhammad, cent vingt-quatre mille prophètes dans l’humanité, et que vingt-sept seulement sont mentionnés dans le Coran, il faut bien explorer l’histoire : Bouddha, Zoroastre et Akhénaton, par exemple, ont été pressentis comme des prophètes par les savants musulmans. Cet universalisme a été vivifié par les soufis qui ont formulé, après l’avoir expérimentée, la doctrine de « l’unité transcendante des religions ». Ils ont des formules fameuses à ce sujet [4]. Que cette perspective large et généreuse ait été trahie par la plupart des clercs de l’islam, ou se soit rétrécie sous le coup de l’ignorance qui a accompagné la sclérose des sociétés musulmanes, c’est une évidence. Afin de garder le contrôle des masses, et/ou par peur de perdre leurs repères, les clercs ont délaissé de plus en plus la dimension universaliste et spirituelle de l’islam pour se rabattre sur la gestion du religieux, du rituel.Aujourd’hui, aucune église ne peut se satisfaire de cette seule gestion du religieux, sous peine d’être discréditée. Une partie de l’humanité a un réel besoin de spiritualité.

Je le constate par exemple dans le fait que les jeunes "beurs" et "beurettes" de France rejettent souvent l’islam formaliste de leurs parents ; je le vois encore dans l’attrait qu’exerce le soufisme sur beaucoup d’Européens de souche. Dans le "marché" du religieux ou du spirituel qui s’ouvre en Europe, les chercheurs de vérité critiquent de plus en plus les églises en général, qui auraient davantage pour souci de garder leurs ouailles que de contribuer à l’élévation de l’âme humaine.

Pour conclure sur le retour de l’islam en Europe, le problème qui se pose est qu’il revient sur ce continent dans un contexte mondial de tension géo-politique, et qu’il endosse le rôle de défenseur des opprimés face aux nantis et à la superpuissance américaine. En Europe, l’inculture religieuse frappe tout le monde, les musulmans y compris. Beaucoup ignorent l’universalisme et la richesse de leur religion. Si l’on entretient cet analphabétisme, on cultive l’intégrisme ; à priori, personne n’y a intérêt. C’est pourquoi il est urgent de former les fidèles musulmans dans le contexte culturel européen qui est le leur, et non pas seulement les "imams", que l’on assimile fâcheusement à des prêtres.

Depuis quelques décennies, oulémas et cheikhs soufis placent beaucoup d’espoir dans cet islam européen. S’il est assurément une chance pour l’islam, il peut l’être aussi pour l’Europe : celle-ci saura peut-être faire resurgir ses héritages oubliés, envisager avec plus de sérénité l’origine sémitique, orientale, des trois monothéismes qui l’habitent, et par suite son pluralisme ethnique et religieux.

[1] L’expression est de Alain de Libera.

[2] Voir par exemple Coran 30 : 30.

[3] Cor. 5 : 48 ; 30 : 22 ; 49 : 13.

[4] Voir notre Initiation au soufisme, chapitre cinq : « Le soufisme et l’ouverture inter-religieuse », Fayard, Paris, 2003.

 

 

Séminaire sur l’Europe et le fait religieux : sources, patrimoine, valeursRome, les 25 et 26 octobre 2002


 
 

 

     
 
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Quel amour au sein du couple musulman ?

Added 15/8/2010

   

 

Question: En sachant que le croyant et la croyante doivent aimer Allah et Son Messager (sallâllâhou alayhi wa sallam) plus que tout autre chose, quelle est donc la nature des sentiments qui existe au sein du couple musulman ? Amour passionnel, romantique… ?

 

Réponse: Afin de mieux comprendre le type d'amour qui unit les époux au sein du couple, tel qu'il est perçu en Islam, il convient d'abord de rappeler que le sentiment amoureux peut être de deux natures différentes.

  • S'il est d'origine naturelle et ne découle pas réellement d'une quelconque réflexion ou méditation, les savants musulmans l'appellent "Houbb Tab'iy" (littéralement, "amour inné"). C'est ce genre d'amour et d'affection qui unit par exemple les parents aux enfants, mais également les époux entre eux. Le Qour'aane lui-même nous apprend que les sentiments qui unissent l'époux et l'épouse proviennent d'Allah:

"Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent."

(Sourate 30 / Verset 21)

  • Il est important de noter que l'être humain ne peut maîtriser et contrôler réellement l'intensité du "Houbb Tab'iy". Comme Allah proclame Lui-même dans le Qour'aane qu'il n'impose à aucune âme ce qui est au-dessus de sa capacité, c'est la raison pour laquelle, tant que ce sentiment ne devient pas un obstacle dans la soumission envers Allah et Son messager (sallallâhou alayhi wa sallam), sa présence n'est en aucun cas répréhensible, même s'il est d'une grande intensité.

    A partit de là, on peut déjà arriver à deux conclusions:

  • L'amour qu'éprouvent le croyant et la croyant pour Allah et Son Messager étant de nature différente à celle qu'ils éprouvent pour leurs proches ou leur époux (se), c'est la raison pour laquelle, leur présence simultanée est tout à fait possible.

 

  • L'amour du croyant(e) pour son époux(se) étant un sentiment naturel et incontrôlable, il ne fait donc pas directement l'objet de prescriptions quelconques. Ce qui signifie que, quelque soit l'expression qu'il revêt (amour passionnel, romantique etc…), il ne se pose pas en contradiction avec la foi, à condition bien sûr qu'il ne constitue pas un obstacle par rapport à la pratique de l'Islam.

(Réf: "Fath oul Bâriy", "Irchâd oul Qâriy", "Mâ'rif oul Qour'aane", "Bawâdir oun Nawâdir" …)

 

Cependant, pour être complet, il convient de rappeler les propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam):

"Aucun d'entre vous ne peut être un véritable (et parfait) croyant, tant que je ne suis pas plus cher à ses yeux que son père, ses enfants et tous les gens en général."

En commentant ce Hadith, Allâmah Khattâbi r.a. évoque justement le fait qu'il n'est pas question ici de l'amour inné, qui est, rappelons-le à nouveau, incontrôlable. Ce Hadith porte sur le "Houbb 'Aqliy". A ce niveau, l'amour d'Allah et de Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam) doivent primer sur tout autre chose. Cependant, il est indéniable qu'à partir du moment où la foi atteint son paroxysme au sein du croyant, alors ce "Houbb 'Aqliy" envers Allah et le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dépasse réellement (et de loin) toute autre forme d'amour et d'attachement et devient lui aussi incontrôlable. A ce stade, le "Houbb 'Aqliy" est, à l'instar du "Houbb Tab'iy", pratiquement instinctif. Nous avons des preuves vivantes de cette évolution en la personne des Compagons (radhia Allâhou anhoum).

A titre d'exemple, je vais citer quelques récits (parmi des dizaines d'autres) qui illustrent parfaitement combien l'amour de ces personnages (radhiallâhou anhoum) pour Allah, Son Messager et l'Islam en général était profond. Je demanderai à tous les lecteurs et lectrices de méditer sur les récits qui vont suivre, et d'essayer d'imaginer à partir de là combien les Compagnons (radhia Allâhou anhoum) étaient des gens exceptionnels et combien ils ont consenti à des sacrifices énorme pour la cause de cette religion.

Il est rapporté au sujet de Abdoullâh Ibné Zayd Ibné Abd Rabbih (radhia Allâhou anhou) (ce Compagnon (radhia Allâhou anhou) est celui qui avait vu en rêve l'adhân (l'appel à la prière)) qu'une fois, alors qu'il était en train de travailler dans un de ses jardins, son fils vint le trouver et lui annonça que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait quitté ce monde. Il fit alors l'invocation suivante: "Ô Allah ! Reprends ma vue afin que je ne voie plus personne après mon bien-aimé, Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)." Il est rapporté que son invocation fut immédiatement acceptée et il perdit la vue. (Réf: "Mawâhib Ladounya" de Allâmah Al Qoustoulâni r.a.)

perdu tout espoir, il demanda que l'on fasse bouillir de l'eau (ou de l'huile, les versions divergent) dans un grand récipient. Il y jeta alors un des musulmans sous les yeux de Abdoullah (radhia Allâhou anhou), afin que celui-ci soit témoin de la mort et qu'il accepte enfin de se convertir. Mais celui-ci ne céda pas. Le gouverneur ordonna alors que l'on jette Abdoullah (radhia Allâhou anhou) dans l'eau (ou l'huile). Lorsqu'on était en train de l'y conduire, des larmes commencèrent à couler de ses yeux. Le gouverneur déclara alors: "Il semblerait que tu commence à avoir peur de la mort maintenant. Si tu acceptes de te convertir au christianisme, tu auras la vie sauve." Abdoullah (radhia Allâhou anhou) refusa une nouvelle fois. Le gouverneur lui demanda: "Pour quelle raison pleures-tu donc ?" Le Compagnon (radhia Allâhou anhou) répondit : "Ce qui me fait pleurer c'est l'idée que je vais être jeté dans ce récipient et je vais y perdre immédiatement la vie, alors que j'aurai désiré avoir autant de vie que de poils sur mon corps, afin que je les sacrifie toutes pour la cause d'Allah." Le gouverneur (exaspéré) lui dit: "Accepterais-tu d'embrasser mon front, en échange de quoi je te libérerai ?" Abdoullah (radhia Allâhou anhou) répliqua: "Libèreras-tu également tous les autres prisonniers ?" Il accepta. Abdoullah (radhia Allâhou anhou) raconte: Je me suis dit en moi-même: "Un ennemi d'Allah… Si j'embrasse son front, il me libère ainsi que tous les autres musulmans… je ne m'en soucie guère (tant pis, je le fais) …" Il s'approcha et embrassa son front. Tous les musulmans furent libérés. Abdoullah (radhia Allâhou anhou) les accompagna jusqu'à Oumar (radhia Allâhou anhou) et lui raconta ce qui s'était passé. Oumar (radhia Allâhou anhou) dit alors: "C'est un devoir pour chaque musulman que d'embrasser le front de Abdoullah Ibné Houdhâfa (radhia Allâhou anhou) et je commence à le faire moi-même." Oumar (radhia Allâhou anhou) se leva et embrassa son front. (Réf: "Hayât-ous-Sahâba" . La Tradition est reproduite à partir de "Kanz-oul-Oummâl", qui

lui même le cite de Bayhaqui et Ibné Asâkir. Dans l'ouvrage "Al Isâbah", il est rappelé que cette tradition est confirmée par une autre version rapportée toujours par Ibné Asâkir de Ibné Abbâs (radhia Allâhou anhou).)

 

On rapporte que durant la bataille de "Ouhoud", une femme musulmane (radhia Allâhou anha) perdit son époux, son père et son frère. Lorsqu'on vint lui annoncer ces tristes nouvelles, sa première réaction fut de demander si le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) allait bien. On lui répondit par l'affirmative, mais elle ne fut pas rassurée et voulut voir le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) de ses propres yeux. Dès qu'elle vit enfin le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) , elle s'exclama: "A partir du moment où vous êtes en vie, il m'est facile de supporter toutes les autres épreuves". (Réf: "Madhâhir Haqq" et "Fadhâïl 'Amâl")

 

Qu'Allah augmente notre amour pour Lui et pour Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam) et nous accorde à tous l'opportunité de manifester cet amour par une soumission totale envers eux.

Qu'Allah renforce chez chacun d'entre nous l'amour et le respect pour l'ensemble des Compagnons (radhia Allâhou anhoum).

Qu'Allah fasse de chacun d'entre nous des musulmans et des musulmanes dignes de ce nom, prêts à tous les sacrifices pour la cause de notre belle religion, qui est aussi le plus grand bienfait qui ait été accordé à l'Humanité entière, l'Islam.

Âmine

Wa Allâhou A'lam !

 

 

 
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Qui est le prophète Mohammed?

Added 11/8/2010

Mohammed

 

Environ 600 années après le départ du prophète Issa (Jésus) , comme Allah n'avait envoyé aucun autre Messager sur terre, les gens étaient plongés dans l'obscurité. Ils avaient oublié Dieu. Ils avaient oublié les bonnes paroles prêchées par les Prophètes.

Ils fabriquaient des idoles et les adoraient. Ils adoraient aussi les arbres, la mer, le soleil, la lune etc... Ils consommaient des boissons alcoolisées et s'adonnaient aux jeux de hasard. Ils enterraient leurs filles vivantes et brûlaient vives les veuves. Bref, le monde était dans le plus grand égarement et dans la plus grande perdition.

On avait cessé d'adorer le Dieu Unique. Il était alors nécessaire qu'un Messager vienne de la part d'Allah pour guider à nouveau l'humanité vers le chemin de la Vérité.

C'est alors à la Mecque, que le prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa paix), très probablement le lundi 12 du mois de "Rabi'oul Awwal" de l'année de l'éléphant.

Lors de la naissance de Mohammad , plusieurs événements eurent lieu à travers le monde ; ainsi le palais de l'empereur perse trembla et un feu qui était allumé depuis des siècles dans un de leurs temples s'éteignit.

Son père Abdoullah mourut deux mois avant la naissance de Mohammad. Agé alors de 6 ans, après la mort de sa mère Amina, il fut pris en charge par son grand-père Abdoul Mouttalib. Mais deux ans, deux mois et dix jours après la mort de sa mère, Abdoul Mouttalib tomba gravement malade. Il appela alors à son chevet tous ses fils et décida qu'après sa mort, Mohammad serait confié à l'un d'eux : Abou Talib.

Abdoul Mouttalib mourut quelques temps plus tard alors que Mohammad n'avait que 8 ans. Abou Tâlib était l'oncle de Mohammad. Il avait une famille nombreuse mais malgré cela il n'hésita pas à recueillir Mohammad .

Pour pouvoir élever sa famille, il allait jusqu'en Syrie (le Châm) pour faire du commerce.

Lorsque Mohammad fut âgé de 12 ans, son oncle Abou Tâlib décida de faire un voyage vers la Syrie. Le jeune Mohammad voulut l'accompagner mais Abou Tâlib refusa à cause des difficultés du voyage. Puis comme il insistait beaucoup, il accepta de l'emmener avec lui. Ce fut son premier voyage vers la Syrie.

Ce fut à l'occasion de ce voyage qu'il rencontra un moine nommé "Bahira" qui reconnut en lui les signes distinctifs du Prophète qui avait été prédit dans l'évangile et qui était attendu. Il conseilla à Abou Tâlib de ramener Mohammad rapidement vers Makkah et de bien veiller sur lui.

Mohammad avait cultivé pendant son enfance et sa jeunesse un certain caractère et une force morale tout à fait différents des autres. Il avait de bonnes manières. Il était honnête et loyal. Aussi, les gens de Makkah l'appelait "Al-Amine" (le digne de confiance).

Il y avait à la Mecque une femme veuve très riche qui s'appelait Khadija (qu'Allah l'agrée). Elle faisait du commerce à Makkah mais aussi en dehors de l'Arabie, par l'intermédiaire d'autres personnes. Quand elle apprit que Mohammad était l'homme le plus honnête de la Mecque, elle lui proposa de conduire une de ses caravanes commerciales vers la Syrie, en échange d'un salaire.

Mohammad accepta sa proposition et accomplit ainsi son second voyage vers ce pays. Maysara ( une servante de Khadija, qui les accompagnaient) constata aussi lors de ce voyage d'autres signes étranges concernant Mohammad. Elle en fit alors part à Khadija (qu'Allah l'agrée) à son retour.

Khadija (que Dieu l'agrée) était une femme riche et éduquée. Elle envoya alors une messagère nommée Nafiça chez l'oncle de Mohammad pour lui faire part de son désir d'épouser Muhammad. La demande ayant été acceptée, Mohammad, était alors âgé de 25 ans lorsqu'il épousa Khadija qui pour sa part avait 40 ans.

Elle a vécu plus d'un quart de siècle (plus de 25 ans) avec son époux. Mohammad n'épousa pas d'autres femmes tant que Khadija était encore en vie. Elle fut sa meilleure épouse et compagne. De cette union, naquirent quatre filles et deux fils. Les deux fils s'appelaient Quassim et Tahir. Tous deux moururent en bas âge. Les filles s'appelaient Zeïnab, Oum Koulçoum, Roquayya et Fâtima.

Avant la première révélation, il avait l'habitude de se rendre dans une grotte au mont "Hirâ" pour méditer.

Ce fut là ; pendant une nuit du mois de Ramadan, à l'âge de 40 ans, que soudainement, Mohammad perçut une présence, dans le silence de la nuit.

Une voix se fit entendre :

"Lis !" Mohammad était bouleversé. "Je ne sais pas lire" lorsque la voix répéta l'ordre c'est comme si la terre s'était mise à trembler : " Lis !"
- " Que dois je lire ? "

Puis soudain, il se sentit comme libéré.

" Lis ! au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l'Homme d'un caillot de sang. Lis car ton Seigneur est le Très Généreux. Qui a instruit l'Homme au moyen du Calame, de la plume. Il lui a enseigné ce qu'il ne savait pas. " [ Sourate 96 L'adhérence - Verset 1 à 5 ]

Ce furent les 5 premiers versets du Glorieux Coran, la voix était celle de Gabriel , l'esprit de Foi et de Vérité, qui fut envoyé par Dieu au dernier des prophètes. Mohammad était envoyé à l'Humanité tout entière, pour guider les Hommes mais aussi les Djinns vers le chemin de Dieu.

L'aimé d'Allah, comme il fut surnommé, reprocha aux Mecquois leurs idoles (statues qu'ils prenaient pour Dieu), les appela à adorer le Créateur Unique et leur récita les versets du Coran pour les guider dans la bonne voie.

Comme réponse il fit face à la torture et l'oppression. Lorsque les Mecquois prirent conscience de leur incapacité à lui faire face, il lui offrirent royauté, argent et pouvoir mais Mohammad (paix et bénédictions) refusa et dit :

" Même si vous me posez le Soleil sur ma main droite et la Lune sur ma main gauche, je ne renoncerais pas à mon Message "

Ce message de quelques mots mais qui pesait plus lourd que les cieux et la terre était :

Ô vous les gens ! Dites il n'y a nulle divinité digne d'adoration sauf Allah et vous réussirez !

Lentement, un par un, le nombre des musulmans augmentait, guidés par le prophète bien-aimé. Mais les musulmans furent l'objet de persécutions dès les premiers temps de l'Islam. On riait et on se moquait d'eux, et comme si cela ne suffisait pas, les non croyants avaient même recours à des attaques et à des tortures physiques.

Quelques centaines de musulmans réussirent à quitter la Mecque, abandonnant leur maison, cherchant refuge en Abyssinie voisine, terre chrétienne, et ceux qui restèrent, subirent des persécutions de plus en plus violentes. Une nouvelle tactique fut mise en place par les chefs de la Mecque. Ils contraignirent le prophète et ses compagnons à vivre dans un endroit isolé de la ville, et aucune provision ne leur parvenait.

Grâce à Dieu, les persécuteurs cessèrent cette pratique inhumaine. Le blocus fut finalement levé et la situation se modifia quelque peu. Les gens purent à nouveau observer et écouter le prophète .

C'était un bel homme, de taille moyenne, les cheveux et la barbe noire, ses paroles étaient toujours pleines de sagesse et de conseils.La gentillesse et la miséricorde de Mohammed étaient inégalables. Il accorda une place d'honneur à la femme, une place dans la société qui était inimaginable, un honneur en islam, que l'on ne trouvait nulle part ailleurs.

Ce fut lors de la dixième année de la révélation que le prophète Mohammad perdit son oncle Abou Talib, suivit de la mort de son épouse Khadija, de plus il fut mal traité par le peuple de Ta'if lorsqu'il vint leur délivrer le message.

Ce fut une année de tristesse pour le prophète . Mais c'est cette année là que Dieu envoya l'ange Gabriel, pour l'élévation suprême du corps et de l'esprit,le voyage nocturne : Al Isra wal Mi'raj.

Un voile séparait le prophète de son Seigneur et c'est là que Dieu offrit le plus grand honneur à Mohammad : les cinq prières quotidiennes, le deuxième pilier de l'Islam. A la suite de ce voyage miraculeux les incrédules redoublèrent de moqueries et de persécutions envers le prophète .

C'est alors qu'une délégation de la ville de Yathrib, située à environ 400 Km de la Mecque proposa l'hospitalité à Mohammad et à sa communauté.

Mohammad accepta après treize années d'appel à l'Islam, à la Mecque. Il immigra, lui et les "convertis" à l'Islam, vers Médine, lieu où la religion a pu s'épanouir et où Mohammad devint le chef de ce nouvel Etat.

C'est ce que l'on a appelé l'Hégire, et qui marque le commencement du calendrier islamique.

Beaucoup de gens à Médine, ont constaté les bienfaits de l'Islam, et se sont "convertis". Cependant, les Mecquois étaient toujours déterminés à éliminer la communauté musulmane, et ce fut au cours de la deuxième année de l'hégire, pendant le mois de Ramadan, après de nombreuses persécutions que Dieu le Très Haut donna la permission de se défendre.

"Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués. Parce qu'ils ont été injustement opprimés. Dieu est Puissant pour les Secourir." [ Sourate Le Pèlerinage 22 - Verset 39 ]

La première guerre fut appelée la bataille de Badr ; les Musulmans, (trois fois moins nombreux que les Mecquois qui étaient au nombre de mille), sont sortis vainqueurs miraculeusement, avec l'aide de Dieu .

Bataille après bataille, les musulmans prouvèrent qu'ils pouvaient résister à toutes les attaques grâce Dieu et Médine ne fut plus jamais attaquée. Ce fut au cours de la sixième année de l'Hégire qu'une trêve fut décrétée entre Mohammad et les mecquois, c'est ce qu'on appela "le pacte d'Al-Hudaybiyya".

C'est en 629 ; huitième année de l'Hégire, deux ans après la trêve dont les termes étaient constamment violés par les mecquois, que le prophète Mohammad décida de se rendre à la Mecque avec une armée de dix milles hommes pour s'emparer de la ville.

Ce fut un miracle, pas une goutte de sang ne fut versée et le prophète passa la porte de la ville, sur son chameau, la tête baissée, en toute humilité, tandis que tous ses ennemis le regardaient.

Il pardonna aux plus grands ennemis de l'islam, face à cette miséricorde, les gens de la Mecque embrassèrent l'Islam sans contrainte.

Le prophète entra dans l'enceinte de la Ka'aba, où se trouvaient les trois cent soixante idoles et statues devant lesquelles les Arabes se prosternaient. Une par une, sur l'ordre du prophète, les idoles furent détruites. Le prophète s'installa à Médine qui devint la capitale du nouveau monde musulman.

Dieu le Très Haut, rappela son prophète à l'âge de 63 ans, il mourut dans sa maison à Médine, ne laissant derrière lui que quelques biens, le monde à ses pieds mais sans un dinar à son nom. Alors que personne ne voulu le croire, Abou Bakr, le véridique dit ceci :

" A quiconque adorait Mohamed, j'annonce la mort de Mohamed.
Mais à celui qui adore Allah, Le Seigneur est vivant et ne meurt jamais "

L'esprit de son message demeure aussi clair et vivant que lorsqu'il fut révélé :

Ô Seigneur, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad Ô Seigneur, accorde Tes bénédictions a Muhammad et a la famille de Muhammad . Tu es certes Digne de louange et de glorification.

 

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Maroc : de la tradition au modernisme

Added 11/8/2010

Maroc : de la tradition au modernisme

Maroc : de la tradition au modernisme

Le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe. Telle est la métaphore qu’utilisait souvent le roi Hassan II pour décrire un pays pétri de traditions mais tenaillé par le désir de modernité. Cette double vocation fait la riche complexité du pays de l’extrême couchant, El-Maghreb el-Aqsa.

Le Maroc occupe une place privilégiée au sein du monde musulman. Son histoire vieille de trois mille ans, sa culture et ses ethnies ancestrales, sa situation géographique remarquable, ouverte sur la façade atlantique, l’Afrique subsaharienne, l’Europe et la Méditerranée, ont incontestablement contribué à assoir sa richesse culturelle. La société est écartelée entre la tentation de la modernité et le désir profond de procéder à une réforme islamiste. Avec les récents changements parmi lesquels la mort de Hassan II (27 juillet 1999), l’intronisation de Mohammed VI, l’arrivée d’une coalition de gauche au pouvoir et les difficultés du gouvernement sur le plan de l’économie et des libertés de la presse (récente suspension de trois titres), le Maroc se trouve aujourd’hui au carrefour d’une nouvelle histoire qu’il lui faudra négocier habilement.

Le Maroc d’un coup d’oeil De la Méditerranée au Haut Atlas, au-delà duquel il se prolonge dans les immenses étendues sahariennes, le Maroc s’ouvre sur l’Atlantique dans un vaste hémicycle où se concentrent grandes villes et principales activités, de Tanger à Agadir et de Fès à Rabat. Relief, climat et histoire ont multiplié les facettes d’un pays qui offre la variété de ses plages mais aussi de la beauté de ses hautes vallées montagneuses. Aux riches terroirs agricoles s’opposent les grands espaces de la montagne et du désert d’où surgissent ici ou là amandiers, pêchers, oasis et palmeraies, Dans les medinas secrètes, dans le labyrinthe des souks ou au pieds des minarets almohades almohades et mérinides, s’activent marchands et artisans, gardiens d’admirables traditions artistiques.

Casablanca, ville célèbre pour son architecture Art déco abrite aussi la somptueuse mosquée Hassan-II. Essaouira est une ville blanche qui semble sortir des eaux. Agadir : on s’y rend pour profiter du soleil et des plages. Une jolie medina a été construite récemment au sud de la ville. Le Sud est une région très variée : désert, oasis, montagnes et côtes. L’architecture et les couleurs des maisons de Tafraoute, dans l’Anti-Atlas, sont très particulières. La région du Rif, de Chefchaouen à Oujda, est à découvrir : Berbères à la fouta rayée, plages de toute beauté, vallées recouvertes au printemps d’amandiers en fleurs font la richesse de cette partie du pays. Volubilis, cité romaine, est située à quelques kilomètres de la cité impériale de Meknès. Les splendides paysages du Haut Atlas, près de l’oued Goum, se prêtent à la randonnée pour découvrir les tribus berbères. Rabat est célèbre pour la très jolie kasba des Oudaïa et pour le mausolée Mohammed-V.

Casablanca Entre Orient et Occident, la capitale économique du Maroc offre un visage déroutant qui mêle à la fois tradition et modernité : ici, les gratte-ciel des grandes artères cohabitent avec les échoppes de la medina aux ruelles tortueuses, et les hommes d’affaires côtoient les indigents.

Durant près de quarante ans, les architectes les plus novateurs travailleront à ce gigantesque chantier. Après l’indépendance, l’expansion de Casablanca ne cessera pas pour autant. Ses tours futuristes et sa formidable mosquée dardant ses rayons laser vers la Mecque, témoignent une nouvelle fois de son esprit d’avant-garde. Avec près de 3,5 millions d’habitants, Casablanca est aujourd’hui l’une des quatre plus grandes métropoles du continent africain et son port est le premier du Maroc.

Marrakech Marrakech a donné son nom au Maroc, c’est dire l’importance de cette cité berbère, située à la croisée du Sahara, de l’Atlas et de l’Anti-Atlas. Derrière ses remparts en pisé, la capitale du Grand Sud conserve les traces de ses illustres bâtisseurs. Pendant plus de deux siècles, Marrakech fut à la tête d’un empire colossal. Même si elle n’est plus aujourd’hui que la troisième ville du pays après Casablanca et Rabat, ses palais fabuleux et sa palmeraie luxuriante exercent toujours la même fascination sur le visiteur. En 1062, les Almoravides venus du Sahara fondent Marrakech. Très vite, ces moines guerriers se taillent un empire qui s’étend d’Alger à l’Espagne.

Durant plus de 200 ans, Marrakech someille. C’est au XVIe siècle qu’elle connaît un second souffle avec l’avènement des Saadiens, notamment le richissisme Ahmed el-Mansour. Les tombeaux saadiens, la medersa Ben Youssef et les vestiges du palais El-Badi témoignent de cet âge d’or. En 1668, Marrakech tombe aux mains des Alaouites qui transfèrent leur trône à Fès et à Meknès. Le XXe siècle met Mararkech à l’heure de la modernité avec la création du quartier du Gueliz, bâti sous le protectorat. Séduits par la ville, les visiteurs ne tardent pas à affluer. Aujourd’hui, le tourisme tient une place essentielle dans son économie.

Agadir Capitale régionale du Sud de l’Atlas, Agadir attire chaque année plusieurs milliers de visiteurs. La douceur de son climat - entre 7 et 20 degrés Celsius en janvier -, sa plage abritée, ses hôtels et clubs de vacances en font la deuxième ville touristique du Maroc après Marrakech . Entièrement rebâtie dans les années 1960 après le terrible séisme qui détruisit la ville, Agadir n’offre pas le charme des cités marocaines traditionnelles, mais ses espaces aérés et son modernisme séduisent de nombreux vacanciers. Son quartier industriel concentre des réservoirs de pétrole, des cimenteries et des conserveries de poissons (Agadir est le premier port de pêche du pays) et de fruits en provenance de la fertile plaine du Sous.

Nouveau Talborj Appelé Nouveau Talborj, le centre d’Agadir a été reconstruis au sud de l’ancienne ville, entièrement rasée après le séisme de 1960. Les rues principales du centre-ville longent la plage. Les zones piétonnes, bordées de restaurants, de boutiques et de magasins d’artisanat sont concentrées autour du boulevard Hassan-II et de l’avenue du Prince-Moulay-Abdallah. Des architectes renommés, Jean-François Zevaco et E. Azagury, sont les auteurs des dessins de belles réalisations contemporaines dont la poste, l’hôtel de ville ou l’élégant tribunal. De nombreux jardins aèrent la ville blanche.

La plage Au sud de la ville, la plage abritée de 9 km de sable fin est la principale attraction d’Agadir. Toutefois, malgré les 300 jours d’ensoleillement donc bénéficie la ville, elle est souvent embrumée le matin. On peut y louer planches à voile, jet-skis et scooters des mers. Des promenades à cheval ou à dos de dromadaire sont organisées. La plage est bordée de nombreux cafés, hôtels et de restaurants.

L’ancienne kasba Le sommet de la colline (236 m) où se dressent les ruines de la kasba, entourées de remparts restaurée, offre une vue imprenable sur Agadir et sa baie. Édifiée en 1540 par Mohammed ech-Cheikh, pour surveiller la forteresse portugaise, la kasba fut restaurée en 1752 par Moulay Abdallah et abrita une garnison de chrétiens renégats et de mercenaires turcs.



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Explication de la Fatiha (l'ouverture)

Added 10/8/2010

Explication de la sourate Al-Fatiha (l'ouverture) - Français



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Voici l'explication de la plus importante des sourates du Coran qui n'est autre que la sourate Al-Fatiha : cette sourate que nous répétons chaque jour au moins dix-sept fois et sans laquelle notre prière ne serait pas valide, cette sourate qui procure la guérison par la permission d'Allah, cette sourate qui lorsqu'elle est lue, Allah dit : "mon serviteur aura ce qu'il demande »... Les mérites de cette sourate sont nombreux, cette série audio les expose, mais explique aussi ses sens et notre devoir envers cette sourate... Notre frère Souleiman appuie son explication en se basant sur le livre de Cheikh Fawzan intitulé « les cours du Coran » A écouter !

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