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“Les rapports entre islam et laïcité : de la réalité aux enjeux”

Added 13/9/2010

13072010

Par : Mohamed Raouf RAHMANIA

INTRODUCTION

Le 15 mars 2004, après un florilège de débats de toutes sortes, une commission propulsée par Jacques Chirac et dirigée par Bernard Stasi,  une loi majeure venait d’être votée. Il s’agissait de statuer sur le port des signes religieux au sein de l école. L’ensemble des communautés religieuses étaient donc concernées. Cependant, les tensions dont s’abreuvaient quotidiennement les medias autour du voile à l’école ont très vite persuadé la communauté de l’islam d’un traitement de faveur, autrement dit, d’une loi d’exception. Pour les défenseurs de cette loi, il s’agissait de rétablir une stricte séparation du public et du privé en restaurant le primat du premier par rapport au second.

Aujourd’hui, les débats autour de l’islam pullulent, on y retrouve des questions lancinantes posées à des spécialistes (nous dit-on) : l’islam est-il compatible avec la République ? Ou sous une forme plus téméraire : qu’allons nous faire de ces musulmans ? Ce débat semble ouvert et les événements relevant souvent du fait divers viennent lui donner des dimensions exagérées. En effet, « un film, une pilule, un livre, quelques foulards deviennent un événement médiatique qui met en jeu une conception de la laïcité ». Ce que chacun s’accordera à annoncer, c’est que la présence des musulmans est questionnante voire problématique pour la France mais aussi pour les musulmans eux-mêmes.  En effet, des années durant, cette communauté vivait dans une non-visibilité motivée par le mythe du retour au pays d’origine. Sa seule participation à la vie sociale se résumait, et le terme ne se veut pas réducteur, en une main d’œuvre vitale. Autrement dit, les musulmans n’avaient presque aucune revendication sinon que de pouvoir travailler et bientôt, regagner leur terre et leur famille restée « là-bas ». Cette première vague d’immigrés va tout compte fait se sédentariser en s’établissant en France de manière définitive. Leur premier acte d’installation sera le regroupement familial des années 70, le second, qui a commence dans les années 80 avec la marche des « beurs » et se poursuit encore actuellement, passera par une visibilité assumée délaissant ainsi la vieille image du travailleur immigré que l’on ne voyait que sur les chantiers…jamais dans l’organisation de la Cité. Ainsi les enfants et les petits enfants « héritiers de l’immigration », comme le souligne le sociologue Ahmed Boubekeur entendent acquérir des droits que leurs parents n’ont pas jugés utile de réclamer. Ce combat est toujours actuel. Peut-on dès lors penser que le réinvestissement religieux en est qu’une de ses manifestations ?

L’islam dans le contexte Français

 A/ Quand les sondages contredisent l’opinion

La voix du musulman lambda, en tant qu’énonciateur de ses desideratas, devient de plus en plus recherchée. Il est question de l’inviter sur les plateaux de télévision, de lui donner la parole librement, d’effectuer différentes enquêtes et autres reportages chocs. Nous sommes ici à la limite du divertissement tant la nature de certains débats parait surréaliste. Cependant, la voix de cette masse silencieuse n’a pas pour principe de s’exprimer à la moindre « affaire » pour donner son avis afin de rassurer la République sur ses intentions (nous dit-on cachées). Alors que l’islam connaît une période de méfiance, à certains égards, légitime au vu du contexte international tendu,  nous observons que de vieux fantasmes pénètrent le débat. Le musulman, dans sa version essentialisée, serait, au niveau de ses pensées comme dans sa pratique quotidienne, cet « étranger » que nous côtoyons pourtant tous les jours dans cet espace commun mais qui demeure extérieur à notre culture. Cette posture parfois hostile se nourrit bien sur des clichés médiatiques et aime se retrouver dans certains topos. Même le débat savant ne résiste pas à la tentation et glisse vers la négation sinon la mise en doute de tout apport positif de l’islam à l’humanité.

A la rencontre du discours musulman

La présence de l’islam dans une histoire et un contexte séculier est une rencontre dont les modalités sont en cours d’élaboration. Si « la France vit à travers l’islam la crise de son identité » , d’où le sentiment de rejet sinon d’islamophobie, on peut avancer l’idée selon laquelle l’islam vit à travers la laïcité l’occasion de réformer sa pensée religieuse. Grande est la tentation consistant à remonter l’histoire pour « montrer qu’il y a une ancienne tradition de la présence musulmane et de contacts avec l’islam » mais cela « ne changerait guère la perception actuelle du problème ». Plus encore, plutôt que de dire l’islam affirme ceci ou pense cela nous avons préféré rendre compte de la diversité de la pensée musulmane qui s’élabore parfois dans le silence. En effet, la religion est loin d’être un concept uniforme mais bien le produit de ce que les hommes en font. Les ouvrages que nous avons sélectionnés dans notre recherche, sans prétendre être représentatif de l’ensemble des courants de pensée, ont ceci de particulier : aucun des auteurs ne prend le risque de se mettre hors jeu en étant contre la laïcité. Cela semble contraster avec la guerre des deux France où le positionnement de l’Eglise catholique était pour le moins très virulent. Même après le vote de la loi sur les signes ou les tenues religieux à l’école, nous n’avons pas assisté à un repli communautaire. Bien au contraire, le respect de la loi fut le mot d’ordre des différentes organisations du culte musulman tout en affirmant la volonté d’entrer dans le débat afin de rechercher un équilibre entre la foi et la vie en société.

A/ Un islam, des « islams » ?

Les regards parfois inquiets de la doxa semblent percevoir l'islam comme un bloc monolithique s'étant juré de ne jamais se configurer en plusieurs courants de pensée. Or, et même si le terme « islamisme » est de plus en plus usité pour désigner à la fois le fondamentalisme et parfois le terrorisme, le terme « islam » se révèle être trop abstrait ce qui justifie l’ajout de qualificatifs tels que « islam modéré » ou « islam militant » afin de mieux le cerner. Les trois penseurs que nous avons choisis sont caractéristiques de cette distinction. En effet, il est vrai que Ghaleb Bencheikh, Tariq Ramadan et Tariq Oubrou sont tous les trois des musulmans, « des penseurs modernes au sens où ils lisent le message de l'islam à la lumière du contexte européen », toutefois la dimension qu'ils octroient à leur religion est loin d'être univoque. En effet, comme nous allons le voir, la mobilisation de leur ressource religieuse est dans certains cas antagoniste. Au demeurant, ces différentes postures ont pour point de départ une résistance consistant « à refuser le statut accordé à l’islam dans les discours et les politiques des dominants ». Pour Jocelyne Cesari, sociologue des religions, cette résistance passe par une abondante littérature apologétique sur l’islam et cherche à démontrer que cette religion n’est en rien opposé à la démocratie ni à l’émancipation de la femme.

Le regard sociologique nous permettra de mieux cerner leur positionnement et de comprendre en quoi « les acteurs en présence ont non seulement négocié leurs intérêts à l’intérieur d’un cadre laïque préexistant mais l’ont fait évoluer en fonction de l’évolution de leurs propres intérêts »[7]. Il est enfin à préciser que le choix porté et limité à ces formes d’islam tient du fait qu’ils nous paraissent les plus médiatisés mais également et surtout, ceux qui caractérisent avec acuité les débats qui se veulent réformateurs. Dès lors, nous pencher sur leurs textes revient à s'intéresser à un « islam de lumière qui peine à venir »[8].

B/ Ghaleb Bencheikh

La figure du musulman libéral 

Ghaleb Bencheikh est docteur ès sciences, physicien et de formation philosophique et théologique, il présente également l’émission « Islam » sur France2. Selon une typologie des pratiquants de France établit par le sociologue Franck Frégosi, ce penseur appartiendrait à la strate « musulman libéral »[9]. Cette relation à l’islam « est perçue comme l’expression d’une relation équilibré qui conjugue foi et rationalité, fidélité à l’esprit de la religion plutôt qu’à sa lettre »[10]. Son livre, «La laïcité au regard du Coran »,  fait ainsi parti d'un panel grandissant d'essais de la part d'intellectuels musulmans[11] voulant faire entendre une sonorité nouvelle, en rupture avec un discours religieux normatif, axé sur une pratique mimétique et qui ne permet pas à l'homme de vivre le sens profond de la rencontre avec Dieu. Cependant, ce panel de discours, par la posture académique et la rhétorique critique qu’il mobilise à l’égard de la tradition islamique, trouve peu ou prou un relai assez faible chez l’homo islamicus. 

En outre, la publication du livre en 2005 de Ghaleb Bencheikh doit être située en relation avec certains événements historiques tant au niveau international que local. En effet, comme nous l’avons vu, il y a un avant et après 11 septembre 2001, de sorte qu'à la suite de ses attentats, les tensions autour de l'islam ont été exacerbées. Jamais cette religion n'a autant préoccupé aussi bien le politique que la société civile. Ce livre est donc une réflexion post 11 septembre de même qu'il paraît un an après le vote en 2004 de la loi régissant les signes religieux. Préciser cela permet de mieux comprendre et les arguments de l'auteur et le ton péremptoire dont il fait usage. Composé de trois chapitres, « Politique et Laïcité », « La femme, avenir de l’Islam » et « De la violence à la Guerre », il tente donc d’aborder des questions problématiques à l’Islam. Ainsi, la question stricto sensu de la laïcité  n’est abordée que dans le premier chapitre. Toutefois, le plaidoyer dont il fait usage contre les islamistes est palpable tout au long de l’ouvrage. Nous avons délimité notre travail au premier chapitre.

Pour cet intellectuel, « la donnée religieuse islamique n'est pas ce monolithique érigé pour l'éternité en modèle unique indépassable ». Il entend ainsi mettre à mal une bonne fois pour tous les arguments des islamistes contre lesquels il s'attaque frontalement et qui érigent l'islam comme religion et système politique. Pour dépasser « l'interférence de l'ordre religieux dans le camp politique et la politisation des systèmes de croyance (…) l'issue réside donc dans la dissociation du religieux d'avec le politique dans l'organisation de la cité »[12]. L'islam, loin d'être singulier, ne saurait ainsi échapper à cet acquis de la modernité dans lequel se sont adaptées les autres religions. Bien plus, il postule que le mouvement de la Nahda[13] avait déjà à son époque investit ses questions contemporaines. En effet, une pensée de la séparation a même été conçu par un réformateur égyptien, Ali Abderraziq (1888-1966), docteur en droit, qui « entendait précisément s'émanciper des formes de représentation politico-religieuses périmées et sortir du carcan obsolète de la gouvernance parareligieuse »[14]. La thèse de ce réformateur est qu'il n'a y aucune raison de s'en tenir au paradigme du Califat pour concevoir l'autorité politique de même que le prophète n’était pas un Roi. A l'opposé, G.Bencheikh dénonce les positions sans fondements des conservateurs comme le fondateur des frères musulmans, Hassan Al Banna (1906-1949). Pour ce dernier, « dire que la religion est une chose et la politique en est une autre est une prétention que nous combattons par tous les moyens… L'islam auquel croient  les frères musulmans fait du pouvoir politique l'un de ses piliers »[15]. Ici est particulièrement pointé les débuts de l’islam politique qui inaugure une période où le militantisme religieux part à la conquête du pouvoir.

Face à ce mouvement et dans un style qui n'est pas sans nous rappeler celui de Victor Hugo lors de son oraison à l'assemblé national pour fustiger la loi Falloux (1850), l’auteur proteste : « Non! La religion n'a pas à s'immiscer dans la politique comme le religieux ne doit jamais être plié au politique. Le coran n'a pas vocation à être confiné dans le rôle étriqué d'une constitution pour le prétendu État islamique. Ce serait réduire son message universel qui doit se proposer aux hommes et non s'imposer dans les carcans réducteurs d'un système étatique. D'ailleurs pourquoi voudrait-on que l'Etat moderne ait besoin d'une coloration confessionnelle? Alors qu'un État moderne et démocratique est le garant du libre exercice du culte  quel qu'il soit. Ériger la révélation en une foi fondamentale constitutionnelle revient à la gauchir et à ridiculiser la parole de Dieu »

Si se référer au Coran peut être un moyen légitime pour la pensée moderniste laïcisante de démontrer l'existence d'une véritable « délégation aux hommes de conduire l'ensemble des préoccupations publiques », cette méthode doit pour l'auteur être dépassée. En effet, l'absence de versets explicites sur la gestion des affaires de la Cité qui inaugurerait une pensée politique est un silence volontaire : Dieu, « Se « tait » par égard pour les hommes créés libres ».  Il convient, en vertu même de cette délégation, de ne plus nous baser sur aucun versets pour expliquer la séparation du temporel et du spirituel et de préciser, « qu'au nom même du coran licence soit donnée aux croyants musulmans de ne pas se référer au discours coranique afin de mener à bien leurs affaires mondaines »[19] et, paraphrasant Marcel Gauchet d'annoncer, « que L'islam sera la religion de la sortie de la politique »[20]. A cet égard, l’exemple de la Turquie ayant abolit le califat pour installer un système laïque au début du vingtième siècle doit être réévalué car ni les musulmans ni les non musulmans n’en ont apprécié la portée hautement symbolique. Pour l’auteur, ce mouvement séculier ne peut se réduire à une classe de penseurs politiques mais comme un processus général car « cette aspiration était dans l’air »[21] et était porteuse, en période de colonisation, d’une espérance.

Cependant, les intérêts des conservateurs religieux aidés par le fait colonial, craignant de perdre leur domination sur les fidèles ont ébranlé cette édification nouvelle qui assurément, devait se propager dans les pays musulmans. Le greffon de la modernisation ne pourra se faire sans ce préalable : « extirper du discours religieux ces germes intégristes ».  Face à cette talbanisation des esprits, l’auteur appelle à « en finir avec la contrefaçon totalitaire qui a confisqué le Coran, qu’on donne à voir au monde et qu’on prétend imposer par tous les moyens. Non ! L’islam n’est pas une politique et encore moins cette antipolitique qu’est le totalitarisme religieux dégénérant où il n’y ait que l’expression de l’oligarchie des clercs qui soit entendue »

On l’aura compris, pour Ghaleb Bencheikh, préparer le musulman de demain, c’est avant tout créer une révolution dans son rapport à l’islam et ses références, c’est en quelque sorte permettre à une pensée humaniste ayant toujours existée d’émanciper les consciences. Gage soit ainsi donné aux nouveaux penseurs musulmans, qui ont décidé de prendre le texte des mains des clercs,  de mettre en lumière la matrice du Coran qui repose sur des valeurs humaines et dont la modernité a hautement besoin. S’agit-il en réalité de soumettre le coran à la modernité ? L’auteur s’en défend : « il s’agit simplement d’éviter le ravaudage idéologique par des solutions de rafistolage théologique ». En effet, les passages du Coran ayant trait à la législation doivent non seulement être contextualisés car « leur conférer une valeur normative universelle atemporelle est une erreur grave qu’il faut cesser de commettre » mais, allant au bout de son raisonnement, « il est beaucoup plus judicieux de laisser aux hommes l’initiative législative et déférer à la conscience individuelle la résolution des problèmes nouveaux au fur et mesure qu’ils surgissent plutôt que de vouloir appliquer toujours les mêmes recettes ». Une fois repérée, on se doit non seulement de dénoncer ces passages mais de déclarer leur caducité. Ce travail d’ « expurgation » et « d’assainissement »  postule la nécessité d’un droit positif où la religion doit favoriser l’entente, la solidarité et l’amour. C’est donc d’une spiritualité et d’une éthique religieuse centrée sur l’humain qu’il est avant tout question chez Bencheikh. Cela se traduit chez notre auteur par la défense absolue de la liberté de conscience (un des principes de la laïcité) et un combat déclaré contre les châtiments de mort qui frappent l’apostat ou même toute contrainte qui viseraient à réduire la liberté de penser. Passant en revu tout le coran, il ne trouve aucun verset qui commande aux hommes de telles pratiques. Pis encore, cette prise de position à l’intérieur de l’islam entend défendre un idéal que Dieu a voulu, un idéal où la diversité serait la norme. Ce verset que l’auteur cite nous semble opportun pour étayer son propos « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? »

Dans la dernière partie de ce chapitre sur lequel nous nous sommes focalisés, G.Bencheikh, en cette année commémorative du centenaire de la laïcité, on note que celle-ci  n’a pas connue « d’investissement intellectuel conséquent »[. En effet, l’apaisement, certes relatif, des deux protagonistes, l’Etat et l’Eglise, a rendu la laïcité de plus en plus floue. Face aux incertitudes, il convient selon l’auteur de mener une réflexion approfondie sur l’organisation politique, sur le sens attribué au principe de laïcité et enfin, sur les consciences croyantes. Le surgissement, impulsé par le fait islamique, de la notion de la laïcité, loin d’être minoré, reste de faible ampleur en comparaison à la guerre des deux France. Les questions sont en effet  plus profondes et ne peuvent se résumer à la gestion de l’islam dans la Cité. Là où l’idéal laïc demandait une forme de mise entre parenthèse de sa singularité pour être pleinement citoyen, l’individualisme contemporain galopant, dont un des leitmotivs est de façonner et d’entretenir sa différence, réinterroge tout autant sinon plus la laïcité. En effet, on assiste à « la régression du collectif devant l’affirmation des revendications individuelles ». Or l’islam catalyse les débats, généralement houleux, et l’on s’interroge sur sa solubilité dans la République. Les positions les moins virulentes parleront d’accommodements convenables avec l’Islam quand d’autres ont déjà tranché le débat : l’Islam serait incompatible. L’auteur récuse l’argument car « comment, dès lors qu’elle (la laïcité) se présente comme un principe de neutralité, bienveillante ou non, cela n’a aucune importance, pourrait être incompatible avec une quelconque entité religieuse ou politique ? Depuis quand le « neutre » s’oppose-t-il à quoi que ce soit, lui qui s’abstient de prendre parti ? Le neutre, dans son impartialité, et son objectivité ne peut pas être incompatible- ni même compatible d’ailleurs- avec ce dont il est a égal distance et doit lui garantir le même traitement ». En effet, la laïcité, quand elle n’est pas une laïcité de combat, est un dispositif permettant de réaliser la rencontre des différences à travers le vivre ensemble. La présence des musulmans en France est pour ce tenant de l’islam « moderniste » une preuve  témoignant de la non recevabilité de l’argument dit de l’incompatibilité. Bien plus, les musulmans de l’Algérie française, les ulémas mêmes, n’ont pas cessé « de réclamer l’application de la laïcité, toute la laïcité, rien que la laïcité, pour la société musulmane »

Les revendications des minorités et en particulier celles des musulmans sont ainsi très vieilles car ces communautés ont très vite perçu la dimension libératrice et égalitaire que peut leur garantir la laïcité. A comparer les assises des trois monothéismes, l’islam serait, selon l’auteur, le plus enclin à s’adapter à l’idéal que promeut la laïcité car « l’absence d’une structure cléricale centrale pour la religion islamique la rend de facto laïque au sens étymologique et théologique ». Le musulman étant placé en contact directe avec le Transcendant, tout médiateur, toute institution religieuse est in fine illégitime. En effet, « chaque musulman, chaque musulmane, est son propre évêque »[. Comment ici ne pas faire le lien avec la fameuse formule consacrée par Boileau dont l’auteur nous parait être dans le sillage : « Tout protestant est pape, bible à la main ». Curieusement, l’absence d’une autorité religieuse dans la doctrine islamique a favorisé le télescopage du spirituel et du temporel. Cette collusion a donné naissance à toute sorte d’abus où, selon les périodes, le religieux mettait en scène le politique et vice et versa. Le retard démocratique que connaissent les pays musulmans est en grande partie lié à cela. Ainsi le rejet de la laïcité s’explique en partie par la protection d’intérêts communs à une nomenklatura islamique et politique mais également, et l’auteur le souligne avec acuité, par l’histoire même du terme de laïcité. En effet, celui-ci baigne dans une polysémie qui ne permet aucune traduction authentique vers l’arabe ou d’autres langues sémites. Il n’est donc pas étonnant que les musulmans l’associent  à l’athéisme car traduit dans sa première version par ladini (non religieux). Ce mal entendu linguistique ne peut être minoré car il est le point de départ à la construction de représentions tendant à rendre, pour le coup, incompatible la foi et la laïcité. Comme l’écrit Olivier Roy, ce malentendu « restera au fond de la mémoire des musulmans, que ce qu’on leur propose sous le terme, revient à rejeter la vérité du message et avec lui le principe même que la société doit être soumise à un ordre moral »

C/ Tariq Ramadan

La figure du musulman engagé :

Pour un intellectuel comme Tariq Ramadan, il convient pour les musulmans et les non musulmans d’élargir une connaissance limitée de l’autre car elle provoque des mouvements d’exclusion. Ce penseur de nationalité suisse et d’origine égyptienne est docteur ès lettre et islamologue. Il cherche à s'inscrire dans la lignée des penseurs réformistes du début du XX siècle mais les difficultés éprouvées par les chercheurs à situer le discours de Tariq Ramadan ont également été ressenti. Nous pouvons nous hasarder à opter pour le terme « traditionnel » car comme l’écrit Frank Frégosi, ce sont « les habits neufs d’une vieille rhétorique »mais le terme « engagé » parait le plus objectif. Auteur d’un nombre conséquent d’ouvrages à la destination de la communauté musulmane, il jouit d’une grande écoute car  « l’audace de sa pensée et l’étendue de sa culture islamique jointes à une grande maîtrise du verbe fascinent les jeunes et une partie des classes moyennes musulmanes ».  « Pratiquant engagé »selon la typologie Frégossienne, son œuvre peut se résumer en la construction d’une identité musulmane et européenne qui a pour dessein « un engagement dans la cité ici-bas, participation aux débats de société et promotion d’une perspective islamique des rapports sociaux réputés plus juste ». On le verra à travers les passages sélectionnés, que la construction de l’identité musulmane passe par une critique de la modernité, une stigmatisation de l’histoire occidentale et un investissement éthico-religieux dans l’environnement social. En effet, la nouvelle génération de musulmans doit être convaincue qu’« il n’y a pas de conscience islamique sans conscience sociale (…) pas de conscience sociale sans conscience politique »

La conscience islamique, nouveau socle de la citoyenneté

Son livre « Les musulmans dans la laïcité. Responsabilités et droits des musulmans dans les sociétés occidentales » fait partie de ses premiers livres. Ecrit en 1994, quelques années après la première affaire des jeunes filles voilées de Creil, il se pose comme le porte parole d’une communauté à « l’intimité meurtrie ». Pour Tariq Ramadan, les musulmans d’occident sont pris dans la tourmente, dans un processus d’aliénation, en témoigne ces lignes qui pointent un environnement occidental sans repères : « Dieu, la morale, le devoir, et la pudeur ont déserté le vocabulaire et le quotidien. L’heure est à la liberté et aux plaisirs. Il y a ce mode de comportement  devenu la norme et dont il est difficile de se démarquer. On finit par s’habiller comme les autres, par vivre à leur rythme, par s’oublier pour les gagner ». C’est ainsi que ses premières lignes cherchent à atteindre la sensibilité humaine en décrivant la souffrance des musulmans « qui croient en Dieu et s’en veulent de L’oublier »

S’adressant à des musulmans aux prises à des questionnements multiples face à la laïcité en particulier et la modernité en général, il affirme qu’il n’y a aucune contradiction entre leur religion et le cadre constitutionnel qui doit leur assurer la liberté d’exercice de leur culte : « L’important n’est pas de savoir si quelque chose peut s’appeler “laïque” en islam mais bien plutôt de déterminer s’il est possible d’y concevoir une autonomie de la raison, une liberté de conscience et les principes d’égalité et de représentativité. Bref, existe-t-il en islam, dès lors que l’on a compris le rôle des références du Coran et de la Sunnah (qui sont des sources et non des prisons), une place pour l’homme, une sorte d’humanisme musulman, qui donnerait la garantie de la détermination personnelle?»

Dans une société où le combat contre l’obscurantisme religieux a duré plusieurs siècles, il se pose comme un professeur pédagogue afin d’expliquer aux musulmans cette histoire à laquelle ils n’ont pas participé mais qu’ils doivent connaître aujourd’hui. L’objectif affiché est, à travers l’intégration de la pensée laïque, de mieux faire entendre ses attentes en termes de pratiques religieuses car les musulmans doivent être une force de proposition positive et cesser de s’assimiler. Il en va de leur identité musulmane qui se désagrège. Ainsi, il s’attèle à expliquer aux un l’histoire de la pensée occidentale et aux autres, les fondements de la religion. Cette démarche vise décrisper les peurs de l’occident face à ce que l’on a pu nommer « le réveil de l’Islam »[45]. Mais pas seulement. Tariq Ramadan entend démontrer, en insistant autant sur la variable historique, que la foi et la raison n’ont été en conflit qu’en terre d’occident et de ce fait, l’islam échappe à ce conflit qui semble programmé.

Dans son premier chapitre, « Histoire et fondement de la laïcité », il pose le début du combat laïc plus largement, la naissance de la modernité à la fin du Moyen-âge. Face au pouvoir clérical sans partage, « les idées circulent dans le peuple qui s’opposait à cette tutelle ».  En effet, la main mise de l’église durant quinze siècles sur la société, autrement dit sur tous les niveaux de l’existence et de la production culturelle et scientifique, ont conduit les penseurs à affirmer « que l’homme ne peut être homme qu’en dehors de l’église ». Les tenants de la liberté de l’individu affrontent ainsi l’Eglise et ses privilèges. Pour T.Ramadan, la gestion durant ses siècles du pouvoir par l’église, influencera les considérations futures sur la place de la religion. Plus encore, elle poussera des populations minoritaires (protestants, juifs, les libres penseurs …) à se ranger tout naturellement du coté de ses idées émancipatrices. La Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, condamné par le Pape, marque ce tournant en affirmant la liberté d’exercer le culte auquel chacun s’attache. S’en suivra un long combat que le penseur suisse relate avec une pointe de légitimité mais il précise « que ce processus est propre à une histoire donnée, dans un champ de références donné et dont les acteurs auraient quelques peines à s’abstraire. Le fait est évident et l’on aurait tort de mesurer toutes les religions à l’aune de l’histoire d’une seule dans et par les vicissitudes des conflits qui l’ont opposée au judaïsme, au protestantisme, au déisme, à l’athéisme ou encore au projet laïque ». En mettant l’accent sur l’histoire de la sécularisation de l’occident, on comprend assez rapidement que l’auteur récuse l’idée d’une transposabilité naturelle de la laïcité dans d’autres espaces culturels, les pays musulmans en particulier. Cependant, il reconnaît la double libération opérée par le processus de sécularisation, le premier «sur le plan intellectuel d’abord, avec la primauté donnée à la raison humaine dans le fondement de l’autorité » et le second « sur le plan social, avec la possible pluralité religieuse et/ou politique offerte avec l’arbitrage de l’Etat, désormais neutre »

Après avoir expliqué aux musulmans et montré la nécessité de connaître l’histoire de la laïcité, il les invite à se pencher sur leur propres histoire afin de façonner leur identité musulmane et de facto, apporter des réponses intelligibles et non dépersonnalisantes quant à l’amélioration de leur condition sociale. C’est le projet de ses deux prochains chapitres, « L’Islam et la laïcité » ainsi que « Les musulmans dans la laïcité ».

Une conception « intégraliste » comme base réflexive

S’il reconnaît que l’Islam est une religion au même titre que les autres monothéismes dans son aspect transcendant, Tariq ramadan n’en souligne pas moins la différence pour affirmer que l’islam ne peut se résumer à cette relation privée avec Dieu. En effet, « les penseurs musulmans  se sont appliqués à montrer que l’Islam, dans son essence, dépasse le domaine de définition du mot « religion » (…). L’islam investit le champ social et l’influence de façons conséquente ». L’islam serait donc un tout indivisible ? Tariq Ramadan reconnaît cette dimension englobante et s’attèle à le démontrer au travers des cinq piliers qui mêleraient  le cultuel et le législatif et postule tout de go que « la foi islamique ne peut être réduite à une affaire strictement privée ». L’exemple de la zakat, que l’auteur refuse à traduire par aumône légale car propre à l’univers chrétien mais plutôt par « impôt social purificateur », montre le caractère social de l’islam et « sous tend, dans son essence, une autre conception de l’organisation du sociale ».

 En outre, il voit dans le second pilier, la prière, l’évidence de former une communauté solidaire, car prier ensemble cinq fois par jours c’est traduire « l’impossibilité de cheminer seul, isolé dans une intimité qui ne ferait écho qu’à elle-même ». Ainsi la justice sociale, véritable leitmotiv dans son œuvre, devient pour l’islam une porte d’entrée légitime pour s’exprimer dans la sphère publique aux yeux de T.Ramadan. En effet, le cœur de l’islam militant est de donner « à l’acte de croire une implication résolument politique dans le cadre des sociétés occidentales selon un mode pacifique et légaliste (…) on cherche plutôt le moyen d’influer de façon globale ou ponctuelle sur les grande questions qui sont débattues dans la société en défendant une option éthique islamique »

Dans une époque traversée par des courants violents qui entendent combattre l’occident, T.Ramadan apaise le débat en précisant dans un autre ouvrage de référence que  « le droit et la jurisprudence islamiques commandent à l’individu musulman de se soumettre au cadre du droit positif en vigueur dans son pays de résidence au nom du pacte moral tacite qui déjà sous-tend sa seule présence. En d’autres termes, appliquer la sharî’a pour un citoyen ou un résident musulman en Europe, c’est explicitement respecter le cadre constitutionnel et légal du pays dont il est citoyen»

L’argumentaire du penseur suisse l’amène à soupeser les modèles d’accueil des immigrés. Passant en revue pèle mêle « assimilation » et « intégration » il souligne que ces modèles furent tour à tour un échec et qu’il convient de dessiner le chemin d’une « troisième voie » car  « le paysage social à quelque peu changé : n’y a-t-il pas nécessité de reconsidérer les choses (…) sans remettre en cause les principes fondamentaux de la laïcité ». La prise en compte de cette nouvelle présence passe chez Tariq Ramadan par « un certains nombres d’aménagements qui ne sont pas de nature à remettre en cause la laïcité, y compris dans son actualisation la pus rigide »

Le respect des croyances de chacun, y compris leurs manifestations dans l’espace publique, est la visée première des aménagements demandés. Il n’est donc pas étonnant que le penseur suisse réclame le respect des filles voilées à l’école au nom même de la liberté. La position qui nous paraitra tendre vers le communautarisme, c’est que dans le même moment le genevois affirme qu’il n’est pas interdit de suivre les cours de biologie mais en note de bas de page il précise que « les cours de biologie peuvent contenir des enseignements qui ne sont pas en accord avec les principes de l’islam (…) il ne s’agit pas d’en être dispensé (…) il convient d’offrir aux jeunes, en parallèle, des cours de formation qui leur permettent de connaître quelles sont les réponses de l’islam aux problématiques abordées dans différents cours »

C'est à partir de ce rapport qu'entretient T.Ramadan avec les concepts modernes, tel celui de l’évolution de l’espèce, qui a poussé Jacques Jomier, dominicain et islamologue, à qualifier la démarche du penseur comme voulant non pas « moderniser l’islam mais d’islamiser la modernité ». En effet, l’occident pour Ramadan manque de morale et se trouve sur une pente glissante. Ne sachant plus apporter « des biens de salut » (M.Weber), la modernité doit ainsi être revisitée et revitalisée par l’islam.


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Islam et perversion sexuelle

Added 12/9/2010

L’acte sexuel fait partie des choses importantes que notre religion a expliquées. Il s’inscrit dans le cadre de règles et dispositions aptes à l’anoblir et faire en sorte qu’il ne reste pas un simple moyen de se procurer un plaisir bestial et d’assouvir un besoin passager. Bien plus, elle l’accompagne de choses telles que la bonne intention, la récitation de prières et l’observance de règles religieuses qui le hissent au rang d’acte cultuel source de récompense pour le musulman.

En principe, l’acte sexuel est destiné à réaliser trois objectifs :

1-Le premier est le maintien de la procréation, la sauvegarde de l’espèce jusqu’au délai déterminé par Allah pour la réunion de toutes les composantes de l’espèce dans le monde.

2-Le deuxième est de libérer le sperme dont la rétention nuit à l’ensemble du corps.

3-Le troisième est d’assouvir un besoin, de se donner du plaisir et de jouir d’un bienfait. Seul ce dernier avantage existe au paradis où n’existe ni procréation ni rétention de sperme à libérer.

    Les bons médecins pensent que l’acte sexuel est un des moyens de préservation de la santé. Voir At-Tibb an-Nawawi, p. 249. Ibn al-Qayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) ajoute : « L’acte sexuel conduit au contrôle du regard, à la maîtrise de soi, à la chasteté, et à la réalisation de tout cela au profit de la femme. L’auteur de l’acte sexuel profite à lui-même ici-bas et dans l’au-delà et profite à sa partenaire ».

    Par ailleurs, le Prophète (bsAsl) a dit :

    « Ô Jeunes, celui d’entre vous qui est en mesure d’assumer les charges du mariage doit se marier, car cela est plus apte à faciliter le contrôle du regard et la protection du ****. Celui qui n’est pas en mesure de les assumer, doit pratiquer le jeûne. En effet, il peut le protéger. » (rapporté par Al- Boukhari, 9/92 et Mouslim 1400). At-Tibb an-Nawawi, 251).  

    L’homme peut accomplir l’acte à travers le **** de sa partenaire, quelle que soit la posture adoptée : qu’il passe devant ou derrière elle, pourvu de n’utiliser que le ****, en vertu des propos d’Allah, le Très Haut, le Béni :

« Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme (et quand) vous le voulez » (Coran, 2 :223)

et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit :

« Devant ou de derrière, l’acte doit se faire dans le **** » (rapporté par Al-Boukhari, 8/154 et Mouslim, 4/156).

    Il n’est permis en aucun cas à l’homme d’utiliser la voie anale car il est bien connu que le **** est la place du labour, l’endroit où l’on cherche à obtenir un enfant. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

    « Est maudit celui qui utilise la voie anale dans son acte intime avec sa femme » (rapporté par Ibn Ady, 1/211) et vérifié par al-Albani dans Aadaab az-Zafaf, p. 105. Cela s’explique par le fait qu’agir ainsi est contraire à ce qui est naturel, viole le bon goût et ne permet pas à la femme de partager le plaisir. Il s’y ajoute que la voie anale est sale -entre autres facteurs qui corroborent l’interdiction de cette pratique.  

    Si toutes ces règles viennent gérer les rapports licites, que dire des rapports illicites et donc de l’homosexualité ?

    D'ailleurs, peu de religions valorisent autant la volupté charnelle que l'Islam. Le plaisir sexuel considéré chez les chrétiens comme un péché originel, devient pour l'islam un don qu'il convient d'accepter et d'en jouir . (Les exemples ne manquent pas, entre autres, la polygamie, avec des restrictions toutefois,...)

    En même temps l'acte sexuel est considéré comme un acte religieux, car dans l'islam l'accouplement ne vise pas seulement la procréation mais il manifeste aussi l'harmonie de l'ordre divin, dont la distinction entre masculin et le féminin et leur complémentarité constituent la base élémentaire. "De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir" (Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)  

A cet égard l'homosexualité, mais aussi "l'efféminat" de certains homosexuels, comme la virilité de la garçonne, sont considérés comme une transgression des frontières entre homme et femme et donc une violation de cette harmonie.

Le Coran aborde l'homosexualité entre autres en condamnant le peuple de Loth (ou loût, peuple de Sodome et Gomorrhe) dans leurs pratiques sexuelles .

    Ainsi dans la Sourate An-Naml (Les fourmis) versets (54-57) Loût dit à son peuple: « Vous livrez- vous à la turpitude alors que vous voyez clair". [54] Vous allez aux hommes au lieu des femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. » [55]

    Puis son peuple n'eut que cette réponse:

« Expulsez de votre cité la famille de Loût! Car ce sont des gens qui affectent la pureté. [56] Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf sa femme pour qui Nous avions déterminé qu'elle serait du nombre des exterminés. »[57]   

Sur le plan sanitaire, nous savons tous que l’homosexualité est la cause du SIDA. L’apparition de cette maladie fait que sa représentation n’est pas encore suffisamment structurée dans les esprits musulmans. Mal occidental et dont les occidentaux font un tableau effrayant, il apparaît confusément comme une manifestation de la malédiction divine en raison de ses trois principaux modes de contamination. Les sociétés occidentales se lamentent de la banalisation actuelle du mal et l'on témoigne à la fois de la montée du phénomène homosexuel parmi les jeunes et qui est aujourd'hui classé par leurs aînés comme étant suicidaire!

    Voici d’ailleurs le Dogme islamique en matière de santé:

Coran IV - 29 : « Ne soyez pas la cause de votre propre mort (ne vous tuez pas vous-mêmes), certes Dieu est miséricordieux envers vous » .  

Coran IV - 195 : « Evitez de vous jeter dans le péril de votre propre fait »

    Les Hadiths indiquent :

« Soignez-vous, Dieu n’ayant pas créé de maladie sans lui avoir créé son remède »

« N’exagérez en rien, Dieu n’aime pas les gaspilleurs » (Coran). 

La pratique de l’homosexualité est contraire à la religion et est donc considérée dans l’Islam comme une transgression majeure et interdite. Il en est de même de la toxicomanie qui mène à la perte de l’être humain.

    Quels que soient donc les facteurs ( pulsions perverses ou autre...) étant à l'origine de l’homosexualité, il n'en reste pas moins qu'Allah a strictement interdit ce genre de relations et nous a annoncé par le biais de la Révélation qu'il s'agit là d'un "mal", qui se trouve en opposition avec la "Fitrah" (Nature Primordiale) et la conscience de l'espèce humaine, mais aussi avec les valeurs de la société. En tant que musulmans, notre devoir consiste à lutter contre cela, à ne pas se laisser dominer et à faire en sorte que ce soit notre conscience, nourrie par la Révélation qui reste maître de nos agissements. C'est à ce prix que l'on pourra espérer faire partie de "ceux qui auront réussi".

Tous les cas d'homosexualité dans le monde ne peuvent être imputés à la présence d'un "gène". Ce serait ne faire aucun cas de l'état de perversion et de décadence morale dans lequel le monde est en train de s'enfoncer actuellement. Si aujourd'hui on explique et on justifie l'homosexualité de cette façon, ne risque-t-on pas de se retrouver demain avec des voix qui proclameront l'existence de gènes étant à l'origine des autres types de perversions sexuelles, tels que la zoophilie et l'inceste... ? et pourquoi pas de gènes qui seraient à la base de tous les vices humains, même en dehors de la sexualité? Les voleurs ne seraient plus punis (puisque c’est pour assouvir un besoin quelconque qu’ils se sont adonnés à cette conduite (assouvir la faim…etc…) et les criminels ne seront plus châtiés non plus. Pourquoi cherche-t-on des remèdes à la kleptomanie ? tout comme l’homosexualité, c’est une maladie qui pousse l’être humain à agir contre nature. Et comme tout mal a un remède, la société doit s’opposer au mal et tâcher de trouver le remède.

Par ailleurs, la présence (éventuelle) de ce genre de gène au sein de certains individus n'est en aucune façon contraire à la justice divine. Allah Lui-même déclare qu'il a placé chez l'homme une influence qui le pousse vers le mal (et une autre qui le pousse vers le bien). Celui qui aurait effectivement hérité, involontairement, de ce genre de gène n'aura pas, Incha Allah, à rendre des comptes devant Allah pour la présence de cette influence en lui, mais au contraire de la façon dont il a réagi face à elle:

    S'est-il laissé aller dans le chemin de son assouvissement, brisant en cela les Lois d'Allah, ou a-t-il au contraire lutté contre elle en essayant de purifier son âme ?...

    Ainsi, chaque individu peut avoir un attrait plus ou moins poussé pour un vice: pour certains, c'est l'attirance pour le **** opposé , pour d'autres, c'est l'attachement excessif à l'argent... Faut-il pour autant les "comprendre" s'ils s'adonnent à la fornication ou à des transactions interdites pour l'acquisition des biens matériels ? Certainement pas...  

La vie présente ne constitue qu'une épreuve et un test de la part d'Allah. Pour que cette épreuve soit crédible, il faut bien que le succès et l'échec soient tous deux possibles. En effet, si l'une des deux possibilités n'existait pas, on ne pourrait parler d'examen. D'où la nécessité de fournir à l'homme des dispositions l'aidant dans la voie du bien mais aussi dans le chemin du mal, et donc des moyens conduisant au succès ou à l'échec. C'est ce qui explique justement la présence de l'influence positive et de l'influence négative chez chacun. C'est alors à l'homme de choisir sa voie. L'être fort n'est pas celui qui se laisse aller à ses tentations, mais celui qui s'éduque face à elles et se maîtrise face aux désirs et passions... 

 L’apparition de l’homosexualité dans notre société est due en partie à la non application de l’islam en matière de code pénal. Le temps passé en prison, par exemple, est propice au développement de ce genre de perversion…

 Je pense donc bien à l’importance d’une prise de conscience des méfaits de l’homosexualité afin que les homosexuels soient traités comme des malades ayant besoin d’aide médicale, psychologique, et aussi spirituelle,  même s’il faudrait les mettre en clinique jusqu’à guérison … le sevrage est une technique qui a porté ses fruits pour les toxicomanes… espérons qu’elle puisse en faire autant pour les homosexuels. Prions pour eux, afin qu’Allah les aide à guérir de leur mal et les guide vers le droit chemin!  

(Références: islam médecine, islam, la page de l’islam)

vot' soeur Fatma

Islam et perversion sexuelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Foi et la Science

Added 11/9/2010

 

 

La Foi et la Science 

La religion s’oppose fermement à toute discrimination fondée sur la couleur, la race ou la classe, car elle considère tous les êtres humains comme la création de Dieu et tout pays comme Sa patrie. Elle distingue toutefois les croyants dont la foi doit être attestée par de continuelles bonnes œuvres en vue de transformer la planète en Paradis, et les non-croyants, sans foi ni loi, semant, sans vergogne et sous toutes ses formes, la corruption sur terre. Car comme ils ne croient pas en l’au-delà, certains cherchent à tout prix à assouvir des besoins égoïstes immédiats, sans prendre en compte l’avenir des générations futures ni l’équilibre de la planète. L’être humain est doté de l’aptitude de manier la matière mais il ne devrait en aucun cas lui vouer un culte quelconque qui le dégraderait de sa dignité. L’être humain et la Création sont inféodés, volontairement ou involontairement, à l’Unique Créateur de l’univers. La croyance de ceux qui s’égarent dans les contradictions de leurs propres systèmes va vers le néant. Ils se consacrent à vénérer une doctrine qu’ils ont élaborée de par leur intelligence, à l’instar des idolâtres qui n’adorent que leur propre œuvre :

 

Le champ de la foi demeure néanmoins ouvert : des croyants peuvent perdre leur foi et passer de l’autre coté de la barrière ; inversement, des athées récalcitrants peuvent, à la suite de circonstances exceptionnelles, devenir de fervents croyants. L’osmose est dynamique entre les deux mondes. C’est la raison pour laquelle, Dieu Seul est en mesure de juger véritablement les êtres humains, alors que le jugement humain demeure partial, relatif et impropre. Ceux qui se posent en redresseurs de tort, il n’y a qu’à leur rappeler ces recommandations de Jésus, prière et salut de Dieu sur lui, qui méritent d’être médités :

« Ne vous posez pas en juge, avait dit Jésus, afin de ne pas être jugés, car c’est de la façon dont vous jugez qu’on vous jugera, et c’est la mesure dont vous vous servez qui servira contre vous. Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la vois pas ? Alors comment vas-tu dire à ton frère : « Attend ! que j’ôte la paille de ton œil ? ». Mais voilà, la poutre est dans l’œil ! Homme au jugement perverti, ôte d’abord la poutre de ton œil et alors tu verras clair pour ôter la paille de l’œil de ton frère ».(Matthieu 7.1 à 15)

Par ailleurs, il n’y a pas de dualité entre la religion et les sciences. La contradiction apparente, due à des erreurs historiques commises par l’Eglise, pourrait être surmontée dans l’avenir en revenant au respect des lois universelles et en retrouvant un espace supérieur où coexisterait la religion avec les autres champs de la connaissance. Jamais la démonstration par la science ne peut être source de sectarisme, mais une voie complémentaire par laquelle l’être humain peut découvrir une autre image de la réalité et renforcer sa foi.

Normalement, si la religion demeurait authentique aux messages originaux des prophètes, notamment le message de Sidna Ibrahim (Abraham, bénédiction et salut de Dieu sur lui), ancêtre de tous les prophètes, il n’y aurait nulle incompatibilité entre la foi et la raison, et donc avec les sciences et techniques. Cependant, quand la parole des prophètes, transmise par plusieurs chaînes, est déformée de son sens initial, sa consistance et son homogénéité se trouvent alors altérées. Les contradictions s’introduisent progressivement. Elles constituent alors des sources de subversion entre croyants. Diverses idéologies et sectes naissent et se multiplient. Elles érigent alors des dogmes figés qui finissent par entraver la libre recherche pour maintenir les façades d’un édifice originellement erroné.

Au Moyen Age, l’Eglise avait soumis l’être humain à un Dieu conçu sur la base de quelques mythes religieux de l’ancienne Grèce. Or les dieux grecs avaient une relation hostile avec l’être humain. Les grecs croyaient qu’ils s’opposaient fermement à l’accession de l’homme au Feu Sacré, à l’acquisition des connaissances et à la force. Ils voyaient en lui un rival qui devait être contrôlé par tous les moyens possibles. Ils avaient peur qu’il ne maîtrise ces forces et qu’il ne soumette la nature à son profit.

Selon cette approche, l’histoire du Paradis d’Adam fut présentée comme une tentative faite par Dieu pour maintenir l’homme dans l’ignorance. On représentait l’Arbre Interdit dont l’homme était censé ne pas en manger les fruits, comme un arbre du Savoir, dont il ne devait absolument pas s’approcher de crainte qu’il ne s’érige en Dieu.

Bien plus, on croyait que la désobéissance d’Adam était un péché éternel et le signe de la perversité complète de la nature humaine. Finalement, pour sauver l’homme et le délivrer de son péché originel, Dieu avait dû apparaître Lui-Même dans le corps de Jésus-Christ à travers le Saint Esprit. La spiritualité devint donc la spécialité des successeurs de Jésus et des hommes de l’Eglise.

De ce point de vue, l’homme est un pécheur méprisable. Et seuls les ecclésiastiques méritent la bénédiction divine. La clé des trésors cachés étant entre leurs mains, on doit s’approcher d’eux pour son salut.

La connaissance fut confinée aux doctrines chrétiennes et toutes les facultés intellectuelles furent vouées à la discussion et à l’interprétation des textes religieux. La vertu résidait donc dans l’attachement à l’organisation de l’Eglise établie.

Telle fut la position de l’homme dans l’Occident avant la Renaissance. Par ailleurs, durant la période allant du XIIIau XVe siècle, l’Eglise a entrepris une campagne contre la science. Elle s’est efforcée d’écraser les mouvements scientifiques à travers l’Inquisition. A la suite du décret papal condamnant la science, des savants comme Galilée furent persécutés et forcés à renier la théorie du mouvement de la terre. Cette campagne a continué jusqu’à la dernière partie du XVIIe siècle. Cela a provoqué la réaction des scientifiques contre l’Eglise, lesquels œuvraient avec détermination en vue de l’avancement des sciences. Une vague antireligieuse violente s’en est suivi et a imprégné les pays occidentaux notamment depuis le XVIe siècle. Pour évoluer sans entraves, la culture scientifique s’est finalement débarrassée de l’intrusion de l’Eglise dans ses affaires. Cependant, elle a fini par généraliser la même perception négative à toutes les autres religions. Ainsi une erreur d’analogie et une comparaison entre la position spécifique de l’Eglise au Moyen-Age et l’attitude des autres religions a conduit de nombreux scientifiques à entreprendre une campagne en règle contre toutes les religions et à les rejeter en bloc. Ils sont allés jusqu’à inventer une doctrine dénommée « discorde entre la religion et la science ».

D’un autre coté, la Parole Divine, transmise par le Coran, exhorte au contraire à l’exploration de la Création, considérée comme un autre « Coran ouvert », dont d’autres types de théologiens (scientifiques), sont invités à en lire les multiples pages et à en déchiffrer les innombrables messages. La pensée, la réflexion et l’apprentissage sont encouragés. Sur la base de toutes les sources de connaissance mises à sa disposition, l’être humain a pour mission d’exercer pleinement ses facultés mentales et d’apprendre toujours plus afin de se réformer continuellement et d’améliorer son environnement. De nombreux versets invitent clairement à la recherche scientifique et à l’extension des connaissances :

Il a créé l’Homme à partir d’une adhérence.

Lis et ton Seigneur Le Très-généreux…

…qui a enseigné avec la plume (le Calame).

A enseigné à l’Homme ce qu’il ne savait pas. » Coran(96, 1 à 5)

C’est le premier verset révélé du Coran. Il est notoire de constater que la première exhortation recommande de lire, car la lecture est le symbole de l’étude et de la recherche scientifique. On lit aussi bien dans le Coran que dans le grand livre de la Création par l’instrument des sciences.

 

Les êtres intelligents sont donc appelés à étudier et à percer les secrets du merveilleux système de l’univers :

L’effort en vue d’acquérir le savoir et la connaissance est un devoir pour tout musulman. Selon la parole du Prophète, paix et bénédiction sur lui : 

« Celui qui abandonne son foyer pour se mettre en quête du savoir suit la voie de Dieu…L’encre du savant est plus sacrée que le sang du martyr. ».

Le mouvement scientifique en Islam a commencé dès le VIIe siècle et a porté ses fruits au VIIIet IXe siècles. M. Jacques Attali, conseiller de l’ancien Président de la France, M. François Mitterrand, a décrit, dans son ouvrage « Histoires du temps (Fayard) », un procédé d’automatisme, fruit de nombreuses disciplines scientifiques et techniques : « En 807, Charlemagne reçoit de Haroun Rachid en cadeau une clepsydre de laiton avec des figures mobiles. Un texte du XVIIe siècle la décrit ainsi : « Une machine qui, actionnée par la force motrice de l’eau, marque les heures par un nombre approprié de petites boules en bronze qui retombent sur un timbre d’airain. A midi, douze cavaliers sortent par douze fenêtres qui se referment sur eux. ». Le « livre de la connaissance des dispositifs mécaniques ingénieux », de Badi al Zamanibal Rezza al Tazan, établit que de telles clepsydres étaient connues dans tout le monde musulman dés le IXe siècle ».

Dans le droit fil de la conquête du champ de la connaissance, le calife Haroun Rachid (786-809) s’emparant d’Ankara, et le calife al-mamoun (814-833) remportant la victoire sur l’empereur byzantin Michel III ne demandent comme dommage de guerre que la livraison de manuscrits anciens. En 832, le calife Al Mamoun fonda la Maison de la Sagesse (Baït al Hikma). Les savants musulmans de l’âge d’or inscrivirent dans leur principe le premier des Aphorismes d’Hippocrate qui fut traduit avec prédilection en vue de garder la persévérance et la rigueur dans le traitement de la vérité durant toutes ses phases de transformation : « La vie est courte, l’art est long, l’occasion est prompte à s’échapper, l’empirisme est dangereux, le raisonnement est difficile  ».

Le savant Al-Kindi formula le principe fondamental du développement scientifique : 

« Nous ne devons pas avoir honte d’admirer la vérité et de l’accueillir, d’où qu’elle vienne, même si elle nous vient de générations antérieures et de peuples étrangers. La vérité n’est jamais indigne ; elle ne diminue jamais qui la dit, ni qui la reçoit. Au contraire, la vérité ennoblit  ».

Les textes scientifiques (astronomie, mathématique, médecine, philosophie, …) collectés au cours des conquêtes furent traduits et étudiés... Les savants musulmans enrichirent le patrimoine universel hérité des Iraniens, des Chinois, des Indiens et des Grecs. Le mouvement scientifique en Islam avait vite donné naissance à des scientifiques de talent tels que Ibn Sina, Al Kawarizmi, al-Hassan Ibn Haytham, le célèbre physicien Jâbir Ibn Hayyân que les Européens appellent « le Père de la Chimie » et d’autres savants semblables. Leurs écrits ont laissé une grande influence sur des scientifiques tels que Roger Bacon, Kepler et Leonard Di Vinci. Il convient de noter que les progrès scientifiques réalisés dans le monde musulman ont eu lieu à l’époque du Moyen-Age qui coïncide avec l’opposition violente de l’Eglise à la Renaissance et aux pionniers du mouvement scientifique occidental naissant . L’Islam avait stimulé les mouvements scientifiques dans le monde et pour cette même raison, il était devenu la principale fontaine du vaste développement de la science et de la connaissance. Ainsi, les facteurs qui ont conduit les intellectuels de l’Occident à s’éloigner de la religion, n’existaient pas dans le monde musulman. Au contraire, l’Islam a créé une atmosphère meilleure et plus favorable à l’avancement de l’enseignement et à la promotion de la science.

Cependant, il est incontestable que des dissensions internes dans le monde musulman se sont développées intensivement depuis le XIIe siècle. Les conflits d’intérêt ont engendré la promotion des intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Ils ont conduit à négliger les vrais enseignements de l’Islam, à freiner le progrès et à devenir indifférent à l’esprit du temps. Ces états d’âme se sont reflétés au niveau de plusieurs générations postérieures et dans plusieurs pays musulmans. Pourtant, l’un des derniers phares de la pensée musulmane, Ibn Rochd, avait clairement posé les équations du développement scientifique consistant à maintenir en cohésion la religion et la science. Dans son « traité décisif sur l’accord de la religion et de la philosophie (elle englobait les disciplines scientifiques)), Ibn Rochd affirme qu’il y a obligation pour le croyant de s’adonner à la philosophie, parce qu’elle est la sœur de la religion : ce sont deux aspects différents de la même vérité ; aucune contradiction entre eux. C’est ce qu’Ibn Rochd affirme clairement, dés le début de son livre : « Si l’œuvre de la philosophie (falsafa) n’est rien de plus que la spéculation sur l’univers en tant qu’il fait connaître l’Artisan (je veux dire en tant qu’il est œuvre d’art, car l’univers ne fait connaître l’Artisan que par la connaissance de l’art qu’il[révèle], et plus la connaissance de l’art qu’il [révèle] est parfaite, plus est parfaite la connaissance de l’Artisan), et [si] la Loi religieuse invite et incite à s’instruire par la considération de l’univers, il est dés lors évident que l’[étude] désignée par ce nom [de philosophie] est, de par la Loi religieuse, ou bien obligatoire ou bien méritoire.

Que la loi divine invite à une étude rationnelle et approfondie de l’univers, c’est ce qui apparaît clairement dans plus d’un verset du Livre de Dieu (le Béni, le Très-Haut !). Lorsqu’on dit par exemple : « Tirez enseignement[de cela], o vous qui êtes doués d’intelligence ! » c’est là une énonciation formelle montrant qu’il est obligatoire de faire usage du raisonnement rationnel et religieux à la fois. ».

Le mouvement scientifique de la Renaissance Européenne ne fut pas suivi par les universités musulmanes de l’époque. Par la suite, faute de schémas appropriés de développement et au fil des siècles, le mouvement scientifique déclina et accusa un retard de phase, récurrent et croissant, par rapport à celui de l’Occident, de sorte qu’il semble actuellement distant. L’influence culturelle de l’esprit scientifique à toutes les composantes sociales ne s’est pas faite graduellement et naturellement, alorsque le savant Al Kindi a préconisé la recherche de la vérité d’où qu’elle vienne. La culture scientifique ne se communique pas par miracle, mais par de longs efforts d’apprentissage, par l’éducation et de génération en génération. Un autre facteur a compliqué le problème, l’Islam n’ayant pas été présenté correctement aux générations suivantes, son rôle constructif a décliné progressivement dans les différents domaines.

Cependant, l’Islam a un avenir prometteur. En ravivant ses idéaux et en le présentant d’une manière adéquate, il reprendra rapidement son caractère originel et son appel universel.

En résumé, il n’y a pas de dualité entre la foi et les sciences. Elles doivent évoluer en harmonie afin d’éviter les dérives éventuelles. Chaque livre des sciences naturelles : la physique, la chimie, la biologie, l’anatomie, la médecine, la chirurgie, la zoologie, la botanique, etc. - peut être utilisé comme un livre de théologie naturelle, car tous ces livres traitent des secrets et des lois des merveilleux systèmes de la création dont l’interprétation correcte et logique n’est pas possible sans la reconnaissance de l’existence de Dieu. Comme l’a dit Kepler, le fondateur de l’astronomie moderne : « Plus nous savons de choses sur la création et la grandeur des corps célestes, plus notre foi (en Dieu) devient profonde. ». George Gemove dit qu’il existe une relation étroite entre le progrès de la science et la solidité de la Foi en Dieu. Plus la connaissance scientifique s’étend, plus la foi en Dieu s’affermira. Albert Winchester, un biologiste qui a été Président de l’Académie des Sciences de Floride dit que chaque nouvelle découverte dans le monde de la science renforce cent fois la fermeté de notre Foi, dissipe les doutes cachés qui habitent plus ou moins le fond de nos cœurs et les remplace par des idées plus nobles de la reconnaissance de Dieu et de Son Unicité. Une foi qui ne s’appuie donc pas sur des structures objectives risque de dévier et devenir semblable aux mythologies quel que soit les miracles qu’elle peut manifester. Une foi erronée est d’ailleurs l’assise de nombreuses sectes. De même, si les sciences ne respectent pas les limites divines ou si elles sont utilisées à des fins de destruction, par effet boomerang, elles se retourneront tôt ou tard contre l’humanité : « Science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme  » (Rabelais).

Le scientifique contemporain, Abernethy dit que la science doit, pour sa propre perfection, regarder la foi en Dieu comme l’un de ses principes admis. Donc l’homme religieux, selon les enseignements religieux authentiques peut plus que tout autre, réaliser des recherches et découvrir les secrets de Dieu dans Sa Création !

 

Tajeddine Bennani

Bibliographie :

Coran : (Traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid)

Philosophie de l’Islam : Behechti & Bâhonar :

La Rationalité de l’Islam : Par un groupe de savants, Edité et traduit et annoté par Abbas

Ahmad al-Bostani

Roger Garaudy : L’Islam habite notre avenir

M. KASSAB : GLOIRE A DIEU OU LES MILLE VERITES SCIENTIFIQUES DU CORAN

Mohammed Aziz Lahbabi : Personnalisme musulman

 
 
 

 

 
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La polygamie de Mohammed

Added 8/9/2010

Islam-media, La polygamie de MohammedLa polygamie de Mohammed

Mohamed et les femmes 3, les mensonge de chebel
envoyé par mmmichelll2. - Regardez plus de vidéos comiques.

Islam-media, La polygamie de Mohammed

La polygamie de Mohammed (psl) a été souvent utilisée comme cheval de bataille pour dénigrer l’Islam et son Prophète.

Quand on examine minutieusement la vie conjugale du Prophète Mohammed, on s’aperçoit qu’il n’avait jamais pratiqué la polygamie pour le plaisir charnel, mais pour d’autres raisons éminemment importantes.

En effet, s’il avait une quelconque ‘obsession sexuelle’ comme le prétendent ses adversaires, il n’aurait pas attendu jusqu’à vingt cinq ans pour se marier, dans un milieu où les jeunes se mariaient dès l’adolescence. De même qu’il n’aurait pas accepté d’épouser une femme âgée de 40 ans, soit de 15 ans son aînée et passer le printemps de sa jeunesse avec elle.

Lorsqu’il reçut la mission à 40 ans, il pouvait facilement se remarier auprès de son entourage, d’autant plus que Kadijah était déjà entrée dans la vieillesse, mais il n’y a guère songé. La force de l’âge se situe entre 20 et 50 ans, c’est au cours de cette période que se manifeste l’appétit sexuel d’un homme; or, Mohammed a passé cette période de sa jeunesse avec une vieille dame. Ses détracteurs soutiennent qu’il resta avec Kadijah à cause de sa richesse; cet argument est faux parce que, avant la mission il n’avait pas besoin de la richesse de Kadijah et de toute façon cela ne l’empêchait pas de prendre une maîtresse ou du moins une servante, et après la mission, il pouvait se passer de la fortune de Kadijah du fait que Abou bakr, Uthman et d’autres étaient là pour financer. C’est seulement à l’âge de 53 ans et après le décès de son épouse bien-aimée que la polygamie s’est imposée au Prophète par la Volonté de Dieu et les besoins de sa mission.

Ses différents mariages devaient répondre aux exigences politiques, humanitaires et législatifs du message. Ses épouses faisaient fonction de jurisconsultes pour les femmes musulmanes. Il y a des questions délicates qui ne peuvent être discutées qu’entre femmes. Ainsi, les femmes du prophète ont contribué à enrichir et à  transmettre la législation féminine. Il est des cas où le mariage du prophète était motivé par la nécessité de nouer des liens d’amitié avec certaines tribus. En outre, certaines femmes avaient rendu de grands services ou devenues veuves pour la cause de l’Islam. Le Prophète devait les recueillir soit à cause des orphelins à leur charge, soit à cause de leurs époux morts pour l’Islam, soit en récompense des services rendus par la veuve. Donc, leur mariage avec le prophète était pour elles la meilleure récompense. Quelle musulmane refuserait d’être l’épouse d’un Messager de Dieu, même en présence d’autres épouses?

Quant à son mariage avec Zaineb bint Jahch injustement décrié par ceux qui n’en connaissent pas les raisons, il a essentiellement pour but d’abolir la coutume de l’adoption. Par ailleurs, c’est Mohammed qui maria Zaineb à Zaïd ibn Haritha, son fils adoptif. Le ménage connut ensuite des difficultés et, malgré les tentatives de réconciliation des époux par le Prophète, Zaïd finit par divorcer. Dans leurs coutumes, les Arabes traitaient le fils adoptif au même titre que le propre fils tant en ce qui concerne les droits de succession que l’interdiction de mariage : la femme divorcée ou veuve du fils adoptif était interdite à l’adoptant. C’est cette coutume que le Coran voulait réformer.

Peu de temps après le divorce de Zaineb, le Prophète reçut l’ordre de Dieu d’épouser cette dernière. Celui-ci hésita et il fut blâmé pour cela: «Tu craignais les gens, et c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zaid eut cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. L’ordre d’Allah doit être exécuté. Il n’y a pas de faute à reprocher au Prophète au sujet de ce qu’Allah lui a imposé, conformément aux lois établies pour ceux qui vécurent antérieurement. L’ordre d’Allah est un Décret immuable.» Coran 33.37-38

Dès la révélation de ce verset, la coutume de l’adoption fut abolie. Le prophète n’avait aucunement le choix, il ne faisait qu’exécuter le destin et l’ordre de Dieu.

Allah dit dans un autre endroit: «Et Nous avons certes envoyé avant toi des Messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants.» Coran 13.38 

Mohammed avait neuf épouses lorsque fut révélé le verset fixant à quatre le nombre des femmes qu’un musulman a le droit de réunir en mariage. Faut-il comprendre qu’il était au-dessus des lois révélées? Non, loin de là. Celui-ci proposa à cinq de ses femmes de se libérer des liens du mariage, et il leur offrit les moyens de subsistance. Mais aucune d’elles n’avait accepté sa proposition. Et comme il ne pouvait pas les divorcer contre leur gré, il s’est trouvé dans un dilemme que le Coran a tranché: il ordonna au Prophète de rompre ses liens de cohabitation avec toutes sauf quatre (cf. Coran 33.51). Dès lors, cinq femmes étaient séparées de fait mais elles voulurent, malgré tout, garder le lien de droit.


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La femme en Islam

Added 8/9/2010

La femme en Islam


1. Aspect spirituel

Le Coran énonce clairement que les hommes et les femmes sont de même nature spirituelle et humaine. Les deux ont reçu le “souffle divin” qui leur a donné de la dignité et a fait d’eux les gérants de Dieu sur la terre. La femme n’est pas blâmée pour la “chute de l’homme”. La grossesse et l’accouchement sont donnés comme des raisons supplémentaires pour aimer et apprécier les femmes et non comme punition pour “avoir mangé de l’arbre interdit”. L’homme et la femme ont des devoirs et des responsabilités comparables et les deux font face aux conséquences pour leurs décisions et de leurs actions morales. Nulle part le Coran ne mentionne que les “hommes sont supérieurs aux femmes”, à moins que le texte du Coran n’ait été pauvrement traduit en français. Le Coran indique clairement que la seule base de supériorité est la piété et la droiture, non le genre, la race, la couleur ou la richesse.

2. Aspect économique

La loi islamique sauvegarde les droits des femmes avant et après le mariage. En fait, la femme reçoit une plus grande sécurité financière que l’homme. Elle a droit au plein montant de son cadeau de mariage. Elle a le droit de garder toutes les propriétés présentes ou futures et un revenu pour sa propre sécurité. Pendant ce temps, elle a droit à toute l’aide financière avant, pendant et après le mariage, sans égard à sa richesse personnelle. Les droits additionnels incluent l’aide pendant la “période d’attente” en cas de divorce et l’aide pour l’enfant. Cette aide garantie à toutes les étapes de sa vie, constitue des avantages financiers sur les hommes, équilibrés partiellement par la moindre part d’héritage qui lui revient.
La femme dispose seule de l’usufruit de son travail éventuel, tandis que l’homme a le devoir d’entretenir et subvenir aux multiples besoins de sa famille.

3. Aspect social

1. En tant que fille: Le Coran blâme l’attitude de certains parents qui tendent à favoriser leurs fils. Il prescrit le devoir d’aider et de montrer de la gentillesse et de la justice envers les filles.
L’éducation des filles n’est pas seulement un droit mais un devoir pour tous les musulmans, hommes et femmes.
Une fille a le droit d’accepter ou de rejeter des propositions de mariage. Le mariage forcé sans le consentement mutuel est invalide selon les enseignements du Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui) .


2. En tant qu’épouse: L’opinion de l’Islam sur le mariage est exprimée dans le verset suivant du Coran: “Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent” (Sourate 30, verset 21)


La norme du mariage dans l’Islam est la monogamie. Cependant, comme plusieurs peuples et religions incluant les prophètes de la Bible, l’Islam a permis la polygamie, déjà existante (polygynie), mais il la règule et la restreint. Elle n’est ni exigée ni encouragée. L’esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les événements imprévus des personnes et de la collectivité (par exemple, les déséquilibres créés par les guerres) et de fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins. Ceci peut expliquer pourquoi le verset qui règle la polygamie a été révélé après la guerre d’Ohod, dans laquelle des douzaines de musulmans furent tués, laissant derrière eux des veuves et des orphelins dans le besoin. Tous les intéressés impliqués dans un mariage polygame ont des options. Une femme ne peut être forcée à devenir une seconde épouse. La première femme qui n’accepte pas une situation de polygamie a le droit de demander le divorce.

La responsabilité du mari sur l’entretien, la protection et la direction de la famille, en général, dans l’esprit de la consultation et de la gentillesse, est la signification du terme coranique “Qawwamoune”(Sourate 4 v.34). Ce terme est souvent mal traduit par “qui a de l’autorité sur les femmes”. De la même façon Dieu a doté les hommes et les femmes de qualités physiologiques et autres, différentes et complémentaires mais également importantes. Ceci mène à certains rôles et devoirs différents mais complémentaires à l’intérieur de la cellule familiale. C’est ce à quoi le Coran réfère par le terme “(fad’)darâdja” (Sourate 2 v.228), souvent mal traduit comme “parce que Dieu l’a fait supérieur à l’autre”. Cette différenciation se retrouve strictement dans les rôles, non dans le statut ou l’honneur.
Dans le cas d’une dispute familiale, le Coran exhorte le mari à traiter sa femme gentiment et à ne pas négliger ses côtés positifs. Si le problème est relié au comportement de la femme, son mari peut la rappeler à la raison. Dans la plupart des cas, cette mesure suffit. Dans les cas où le problème continue, le mari peut exprimer son mécontentement d’une autre façon pacifique, soit en dormant dans un lit séparé du sien. Cependant, il y a des cas où la femme persiste à maltraiter de façon délibérée son mari et néglige ses obligations conjugales. Au lieu du divorce, le mari peut avoir recours à une autre mesure qui peut sauver son mariage, du moins dans certains cas. Cette mesure est décrite plus précisément comme étant une petite tape sur le corps, mais jamais sur le visage, ce qui est plus une mesure symbolique que punitive. La loi islamique a bien précisé qu’avoir recours à cette mesure extrême et exceptionnelle considérée comme le moindre de deux maux (l’autre étant le divorce), est sujet à des restrictions explicites. Elle ne doit pas être sévère au point de causer des blessures ou même de laisser une marque sur le corps. Les lois américaines ou européennes contemporaines ne considèrent pas une tape légère qui ne laisse aucune marque sur le corps comme un abus physique.
C’est la même définition qu’ont donnée les juristes musulmans il y a plus de 1400 ans. Dans plusieurs paroles, le Prophète a découragé son utilisation, aussi légère soit-elle. “Ne frappez jamais les servantes de Dieu (les femmes)” a dit le Prophète, qui a démontré cette noblesse dans sa propre vie conjugale.

Il s’ensuit que lorsque cette question est ramenée dans son contexte, elle n’a rien à voir au fait de sanctionner “l’abus” ou “la violence conjugale” qui est, malheureusement, répandu dans un pays tel que les États-Unis où toutes les 10 secondes une femme est battue et chaque jour quatre femmes sont tuées par leurs conjoints, ce qui fait de la violence conjugale la cause du tiers environ des meurtres commis sur les femmes aux États-Unis (1993).

Dans tous les cas, les musulmans qui passent outre les enseignements de leur foi et commettent des excès doivent être condamnés; comme tous les autres transgresseurs, sans distinction de religions.
L’affirmation erronée que les excès commis par certains musulmans peuvent être mentionnés dans un des versets parmi les 114 sourates du Coran n’est pas plus vraie que d’affirmer que la violence qui sévit contre les femmes aux États-Unis peut être retrouvée dans la Bible.

En répétant l’exhortation coranique sur le bon traitement envers les femmes, le Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui) a clairement énoncé que “les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs (dans leur conduite) envers leur famille et je suis le meilleur d’entre vous (dans ma conduite) envers ma famille”. C’est l’exemple à suivre pour le croyant sincère qui veut dépasser les paroles, et le simple habit extérieur de piété, pour puiser directement ses vertus dans le Coran et la Sounnah (habitudes du prophète).

Les formes de dissolution du mariage incluent forcément un accord mutuel entre le mari et la femme, si l’on se réfère à la sourate “Talâk” (divorce) du Coran (S.65:1-7 ou S.2:226/30, qui spécifient les différentes étapes d’un divorce); de même dans les hadiths. Le divorce est à l’initiative du mari, en général, mais peut-être l’initiative de la femme dans certains cas, voire, la décision d’un conseil sur l’initiative de la femme. Il est notable que malgré cette facilité apparente, les taux de divorces dans les sociétés musulmanes sont très inférieurs à ceux du monde occidental, car il faut situer cette “facilité” dans la perspective de la cohérence de l’ensemble du message coranique.

La garde des enfants après le divorce, selon la loi islamique, est le droit de la mère jusqu’à ce que l’enfant soit âgé d’environ sept ans, moment où l’enfant peut choisir le parent avec lequel il veut vivre. Toutefois, le principe directeur qui prévaut réside dans le bien-être de l’enfant et le droit des deux parents à avoir accès à leurs enfants.

3. En tant que mère: Le Coran prescrit la gentillesse envers les parents, particulièrement les mères. Les musulmans apprennent que “le Paradis se trouve aux pieds des mères”.

4. En tant que soeur dans la foi: Le Prophète a recommandé la gentillesse, l’attention et le respect des femmes en général car elles sont les soeurs des hommes.

5. Au sujet de la modestie et des interactions sociales: Il y a aujourd’hui un large fossé entre l’idéal (loi islamique) et la réalité (pratiques culturelles). L’extrémisme, dans un sens ou dans un autre, est étranger à l’esprit de la loi islamique et peut refléter de simples pratiques culturelles.
Les musulmans croient en une ligne directrice d’essence divine pour la modestie et la vertu se traduisant dans l’habillement et le comportement des hommes et des femmes. Le retrait de la femme dans certaines cultures est étranger à la pratique du Prophète. Des interprétations excessivement strictes faites par des savants dans certaines cultures minoritaires conservatrices (par exemple, les restrictions quant à l’interdiction pour les femmes de conduire) sont le reflet de l’influence de ces cultures conservatrices et non une compréhension généralement acceptée de la grande majorité des savants musulmans à travers le monde.
L’Islam n’interdit pas la mixité sous deux conditions principales: a) observation d’un devoir de réserve et de pudeur mutuel; b) ils ne doivent pas être seuls (tête à tête).
L’Islam n’interdit pas la liberté, mais le libertinage, et ce, à l’homme et à la femme. Si la femme a le devoir de pudeur devant l’homme, ainsi de même, l’homme a la même obligation face à la femme. Point de discrimination.

4. Aspect légal et politique

Les hommes et les femmes sont égaux devant la loi et les tribunaux. Les changements dans le nombre de témoins, hommes et femmes, dans les tribunaux ne figurent dans le Coran que dans le contexte des contrats financiers. Le but est d’établir l’exactitude du témoignage, dans un cadre donné et auquel les femmes peuvent ne pas avoir été exposées ou être expérimentées en matières commerciales. Le juge peut cependant décider d’assurer la justice sans égard au **** des témoins.

CONCLUSION

L’Islam a été la première culture à admettre la totale indépendance financière de la femme, à lui accorder des droits codifiés, que même certaines parties de l’Europe d’aujourd’hui leur refuse (le vote par ex.).
Les musulmanes constituent en gros la moitié de la Oummah.
Dieu, dans sa Sagesse, n’a pas attendu que d’autres dessinent pour elles les plans de leur libération.
En Islam, chacun est responsable de ses actes et devra en répondre devant Dieu.
Les musulmans font acte d’Islam non par foi aveugle, mais par acceptation de la cohérence de l’ensemble des principes de Dieu dans le Coran, et l’exemple du prophète, car il faut restituer le problème dans ce cadre et nul autre.

“Le plus parfait des croyants est celui qui a la meilleure conduite . Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes“ Hadith (Tirmizi)

Ainsi parla le prophète de Dieu, Mohammad (Paix et Bénédiction Sur Lui) .



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