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Pourquoi la France a-t-elle si peur de la religion ?

Added 13/10/2010

     

La France ainsi que d'autres pays ont été entraînés dans une vive polémique lorsque deux étudiantes furent expulsées de leurs établissements scolaires pour avoir porté le voile islamique. Le gouvernement français a élargi cette interdiction en proposant une loi qui condamne le port de vêtements et de signes religieux, symboles ostentatoires d'une appartenance religieuse. Outre le voile islamique, cette loi qui a provoqué un concert de réactions, touche la croix chrétienne ainsi que la kippa des juifs. Les pays musulmans, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Allemagne ont tous condamné cette loi, ils ont souligné que sa mise en application serait la cause de tensions et de replis communautaires en France. Ces pays ont également affirmé que cette loi était contraire aux principes de liberté de culte et aux droits fondamentaux de l'homme. Mais jusqu'à présent, ces réactions n'ont pas conduit le gouvernement français à revenir sur sa décision.

Nous ne devons pas interpréter ce qui s'est passé en France comme une simple interdiction des symboles religieux: la peur des Français face à la religion et à l'éthique religieuse est bien plus ancienne. Ceux qui sont conscients du développement de la culture de masse et des relations entre l'Église et l'État savent pertinemment que ce genre d'actions et les controverses qui en résultent sont bien connus dans la société française. Qui plus est, cette crainte ne se limite pas seulement à l'Islam et au Judaïsme; le souvenir de l'assassinat des catholiques pendant la Révolution française est encore présent dans tous les esprits.

Les relations actuelles entre l'Église et l'État en France ont été forgées à coups de conflits, de haine, de colère et de massacres. Ce combat contre l'Église catholique a débuté au 18ème siècle, dans le but de réduire l'influence de cette dernière au sein de la société française. Nous pouvons dire que durant cette période, la société française insidieusement influencée par la philosophie matérialiste, a pris ses distances à l'égard des valeurs spirituelles et religieuses.


Le siècle des lumières
 
Comment les sociétés européennes se sont éloignées des valeurs religieuses
 
La période durant laquelle les idées matérialistes et évolutionnistes ont conquis en grande partie la société européenne, et par là même l'ont influencée au point de la désolidariser de la religion, est plus connue sous le nom de siècle des lumières. Certainement, ceux qui ont choisi cette expression (et qui ont présenté de manière positive ce changement d'idéologie comme un mouvement vers la lumière) étaient les meneurs de cette déviance. Ils ont dépeint la période précédente comme "une période sombre" tenant la religion pour seule responsable, ils ont ainsi proclamé que l'Europe s'était illuminée dès l'instant où elle s'était laïcisée tout en s'écartant de la religion. Cette perspective biaisée et falsifiée est encore aujourd'hui un des mécanismes essentiels de propagande de ceux qui s'opposent à la religion.
 
Il est vrai que le christianisme au Moyen Age a été en partie assombri par les superstitions et la bigoterie, qui ont presque entièrement disparu durant la période post-moyenâgeuse. Qui plus est, ce siècle des lumières n'a pas vraiment eu de résultats si positifs en Occident. En France, la conséquence la plus marquante de cette période est la Révolution, qui a plongé le pays dans un bain de sang. Pour la plupart des intellectuels français, la période des lumières a eu pour effet de purger l'esprit des hommes de toutes les valeurs religieuses et spirituelles. Quasiment tous les penseurs du 18ème siècle partageaient cette vision. La Révolution a été construite sur cette philosophie qui dominait en France: ce fut une des révolutions des plus barbares, des plus impitoyables et des plus sauvages que le monde moderne ait connue. Dès la prise de pouvoir des Jacobins après la Révolution, leur première action a été d'instaurer la guillotine; des milliers de personnes ont été décapitées parce qu'on leur reprochait d'être riches ou d'être croyantes. Un des chefs de la Révolution, un certain Fouché (surnommé le boucher de Lyon) dépêcha à Lyon un groupe de trois individus pour y éliminer la jeune aristocratie croyante. Dans une lettre adressée à Robespierre, président du Sénat, Fouché écrivait que la guillotine ne fonctionnait pas assez vite et qu'il était mécontent de la lenteur à laquelle la Révolution avançait. Il voulait l'autorisation de procéder à un écrémage massif de la population. Le jour où il a obtenu l'approbation du Sénat, des milliers de personnes les mains liées dans le dos ont été impitoyablement fauchées par les balles de la Révolution.
 
Encore aujourd'hui, le siècle des lumières continue d'influencer cette littérature qui fait l'éloge de la Révolution française; toutefois, celle-ci a coûté à la France un lourd tribut et a engendré des conflits sociaux qui devaient perdurer au 21ème siècle. L'analyse de la Révolution française et du siècle des lumières par le célèbre penseur britannique, Edmund Burke est extrêmement révélatrice. Dans son ouvrage publié en 1790 Reflections on the Revolution in France (Réflexions sur la Révolution en France), l'auteur fait à la fois une critique du concept des lumières et de la Révolution française qui en découle; selon sa théorie, la Révolution française est un mouvement qui a détruit les valeurs essentielles d'une société unie autour d'éléments fédérateurs, tels que la religion, la moralité et la cellule familiale, laissant ainsi libre cours à la terreur et à l'anarchie. Pour finir, Burke a considéré cette période, selon un commentateur, comme "un mouvement destructeur de l'intelligence humaine".1
 
Les chefs de file de ce mouvement dévastateur étaient les francs-maçons. Voltaire, Diderot, Montesquieu et bien d'autres penseurs antireligieux qui ont ouvert la voie à la Révolution, tous étaient francs-maçons. Ils étaient proches des Jacobins qui ont été à la tête de cette Révolution. Cette situation a suscité chez des historiens la réflexion suivante: il est difficile en France, pendant cette période de distinguer clairement le jacobinisme et la franc-maçonnerie.
 
Lors de la Révolution française, on a manifesté une vive hostilité à l'égard de la religion. Beaucoup de prêtres ont été envoyés à la guillotine, les églises ont également été détruites, ajoutons à cela ceux qui voulaient éradiquer le christianisme en lui substituant une religion symbolique, déviante et païenne, appelée "religion de la raison". Les leaders de la Révolution se sont retrouvés victimes à leur tour de cette frénésie meurtrière laissant finalement leur tête sur la guillotine, là où ils avaient envoyé tant de personnes. Encore aujourd'hui, de nombreux Français continuent à se demander si la Révolution était ou non une bonne chose.
 
Les sentiments antireligieux de la Révolution française se sont alors propagés dans toute l'Europe, et le dix-neuvième siècle est devenu l'une des périodes les plus novatrices et les plus agressives pour ce qui est de la propagande antireligieuse.

La lutte contre la religion en France
 
Le rôle joué par les francs-maçons pendant la Révolution a été reconnu par un "agent provocateur" connu sous le nom de comte Cagliostro. Ce dernier a été arrêté par l'Inquisition en 1789 et pendant son interrogatoire, il a fait d'importantes révélations. Il a commencé par déclarer que les francs-maçons avaient prémédité à travers l'Europe une suite d'insurrections. Et il a ajouté que leur objectif principal était de détruire la papauté ou de s'en emparer.
 
L'action des francs-maçons en France ne s'est pas arrêtée à la Révolution. Le chaos engendré par la Révolution s'est finalement apaisé dès l'arrivée au pouvoir de Napoléon. Mais cette stabilité n'allait pas durer; l'ambition de Napoléon de régner sur l'Europe entière eut raison de sa toute-puissance. Par la suite, en France, le conflit qui opposait les monarchistes aux révolutionnaristes a continué. En 1830, 1848 et 1871, trois autres révolutions ont eu lieu. En 1848, la "seconde République" a été créée; en 1871, la "troisième République" lui a succédé. En 1881, le catholicisme a cessé d'être la religion officielle en France et en 1888, l'éducation religieuse n'a plus été au programme de l'éducation nationale.
 
Durant cette période de troubles, les francs-maçons ont été très actifs. Leur objectif premier a été d'affaiblir l'Église ainsi que les institutions religieuses, de détruire les valeurs de la religion et son emprise sur la société, et enfin d'abolir l'éducation religieuse. Les francs-maçons considéraient l'anticléricalisme comme l'élément central de leurs activités sociales et politiques.
 
The Catholic Encyclopedia (L'Encyclopédie catholique) fournit d'importantes informations sur la mission antireligieuse du Grand Orient, connu sous le nom de franc-maçonnerie française:
 
À partir des documents officiels de la franc-maçonnerie française contenus principalement dans les bulletins et comptes-rendus du Grand Orient, il a été prouvé que toutes les mesures anticléricales présentées au Parlement français ont été décrétées préalablement au sein des loges maçonniques et ont été validées par la direction du Grand Orient, dont le but avéré est d'avoir un contrôle sur tout et tout le monde en France. Le député Massé, porte-parole officiel de l'Assemblée de 1903, déclare: "J'ai dit lors de l'assemblée de 1898 que le devoir suprême de la franc-maçonnerie est de s'immiscer chaque jour, de plus en plus, dans les combats politiques et profanes." La réussite (dans cette lutte anticléricale) est due en grande partie à la franc-maçonnerie; sa philosophie, son programme, ses méthodes, tous ces éléments ont été des facteurs déterminants. Si cette union a été établie, cela est dû à la franc-maçonnerie et à la discipline apprise dans les loges… Il nous faut rester vigilant nous faisant confiance mutuellement si nous voulons accomplir notre travail jusqu'ici inachevé. Ce travail, vous savez… la lutte anticléricale continue. La République doit se débarrasser des congrégations religieuses, les balayant au loin avec perte et fracas. Un système de demi-mesures est partout dangereux; l'adversaire doit être anéanti d'un seul coup."2
 
The Catholic Encyclopedia poursuit en ces termes son inventaire à propos de la lutte franc-maçonnique contre la religion:
En vérité, la laïcisation de l'éducation, les mesures prises à l'encontre des écoles chrétiennes privées et des établissements de bienfaisance, la suppression des ordres religieux et la spoliation des biens de l'Église, toutes ces réformes maçonniques anticléricales effectuées en France depuis 1877 mènent clairement à une réorganisation de la société antichrétienne et irréligieuse, non seulement en France mais également dans le monde entier. Par conséquent, la franc-maçonnerie française, porte-drapeau de la confrérie dans son ensemble, prétend instituer l'âge d'or de la République universelle maçonnique, composée d'une fraternité d'hommes de toutes les nations. Le président du Grand Orient, le sénateur Delpech, a déclaré le 20 septembre 1902: "Le triomphe du Galiléen a duré vingt siècles. Mais maintenant, il meurt à son tour… L'Église catholique, fondée sur le mythe du Galiléen, a commencé à décliner dès la mise en place de l'organisation maçonnique."3
Par le terme "Galiléen", les francs-maçons désignent Jésus, car selon l'Évangile, Jésus est né dans la ville de Galilée en Palestine. Ainsi, la haine des francs-maçons à l'encontre de l'Église est également l'expression de leur haine à l'égard de Jésus et de toutes les religions monothéistes. Avec la culture matérialiste, darwiniste et humaniste qu'ils avaient établie au dix-neuvième siècle, les francs-maçons ont cru qu'ils avaient éradiqué la religion et rétabli le paganisme préchrétien en Europe.
 
Lorsqu'en 1902 ces paroles ont été prononcées, une série de lois passées en France a élargi l'ampleur de la lutte antireligieuse. Trois mille écoles religieuses ont été fermées, l'enseignement religieux dans les établissements scolaires a été interdit. De nombreux ecclésiastiques ont été arrêtés, d'autres ont été contraints et forcés à l'exil alors que les simples croyants ont été relégués aux yeux des gens, au rang de citoyens de seconde zone. Suite à cela en 1904, le Vatican a rompu toutes relations diplomatiques avec la France, mais cette décision n'a en rien changé les orientations du pays. Cette prise de position coûta la vie pendant la Première Guerre mondiale à des centaines de milliers de Français confrontés à l'armée allemande, avant que cette arrogance ne soit mâtée et que la France reconnaisse à nouveau l'importance des valeurs spirituelles.
 
Comme The Catholic Encyclopedia l'affirme, la guerre contre la religion, de la Révolution française jusqu'au vingtième siècle, a été menée au moyen de mesures anticléricales prises par le Parlement français, lesquelles avaient été décrétées préalablement au sein des loges maçonniques et avaient été validées par la direction du Grand Orient.4 Ce fait est sans aucun doute tiré d'écrits maçonniques. Ainsi, une citation d'une publication turque d'un discours prononcé par frère Gambetta le 8 juillet 1875 dans la loge de Clémente Amitié dit ceci:
Alors que le spectre d'une rébellion plane sur la France et que la doctrine religieuse et les idées arriérées continuent leur offensive contre les principes et les lois sociales modernes, nous trouvons force et consolation, au sein d'organisations ingénieuses et visionnaires telles que celle des francs-maçons très attachée aux principes de confrérie, dans le combat contre les revendications extravagantes de l'Église, ses exagérations ridicules et ses excès habituels… Nous devons nous tenir sur nos gardes et continuer la lutte. Afin d'ériger les idées d'ordre et de progrès humains, faisons en sorte d'endurer cela de telle manière à ce que nos boucliers ne soient pas transpercés.5
On notera que la littérature maçonnique présente naturellement ses propres idées comme intelligentes tandis qu'elle accuse celles des croyants d'être arriérées. Toutefois, elle ne fait que jouer sur les mots. La notion de spectre d'une rébellion citée ci-dessus, est une vision rejetée par les croyants sincères, mais que les francs-maçons exploitent dans le seul but d'atteindre la vraie religion et d'éloigner ainsi les hommes de la foi. Qui plus est, il est important de souligner que la philosophie matérialiste et humaniste adoptée par les francs-maçons est en réalité un système idéologique rétrograde fondé sur des superstitions, inspiré des civilisations païennes de l'Égypte ancienne et de la Grèce antique.
 
Par conséquent, l'utilisation abusive par les francs-maçons de termes tels que "visionnaire" et "arriéré" n'a pas de bases dans la réalité. En effet, elle est non fondée, car le conflit entre les francs-maçons et les croyants n'est rien de plus que la poursuite d'une lutte entre deux idéologies qui s'opposent depuis l'aube de l'humanité. La religion a été la première à proclamer ces idées: l'humanité a été créée par la volonté de Dieu et il en va de la responsabilité de cette dernière de L'adorer. Telle est la vérité. L'idée contraire à savoir que les hommes n'ont pas été créés et vivent inutilement et sans but précis est celle proposée par ceux qui nient l'existence de Dieu. Après avoir compris ce qui précède, il devient évident que l'utilisation de qualificatifs sommaires tels que "visionnaire" et "arriéré" n'a aucun fondement.
 
En exploitant cette idée de "progrès", les francs-maçons ont pour seul but de détruire la religion. The Catholic Encyclopedia affirme:
 
Ce qui suit sont les principaux moyens [de la franc-maçonnerie]:
 
(1) Détruire de manière radicale, par la persécution déclarée contre l'Église ou par un système fourbe et frauduleux de scission entre l'Église et l'État, l'influence sociale de l'Église et de la religion, insidieusement appelée "cléricalisme", et autant que possible, détruire l'Église et toute religion divine, qui est beaucoup plus qu'un vague culte de la patrie et de l'humanité;
 
(2) Laïciser par un système hypocrite et frauduleux de "non-sectarisme" toute vie publique et privée, et avant tout l'instruction et l'éducation du peuple. Le "non-sectarisme" comme il est interprété par le Grand Orient est anticatholique, voire antichrétien, un sectarisme athée, positiviste ou encore agnostique sous couvert d'une image non-sectaire. La liberté de pensées et de conscience des enfants doit être développée de façon systématique à l'école et protégée autant que possible des influences déstabilisantes, non seulement de celles de l'Église et du Clergé, mais également de celles des parents, si besoin est par le recours à des contraintes morales et physiques. Le Grand Orient considère cette action comme indispensable et comme la voie la plus sûre pour l'instauration finale de la République sociale universelle…6
 
On peut également observer que la franc-maçonnerie a mis en place un programme, appelé "libération de la société", dont le but est l'éradication de la religion; ce programme est toujours d'actualité. Tout cela ne doit pas être confondu avec le modèle qui cherche à offrir la possibilité à tout citoyen de vivre sa foi en toute liberté, quelle que soit sa croyance. À l'opposé, le modèle proposé par la franc-maçonnerie est un véritable lavage de cerveau des masses, conçu pour éradiquer la religion de la société et des esprits des gens, et si nécessaire persécuter ses adeptes.

L'observance des valeurs religieuses est la solution à toutes les difficultés

Le problème principal est l'absence de religion
 
La politique française d'éradication de la religion a commencé au dix-huitième siècle et perdure depuis trois siècles; aujourd'hui la France est de ce fait un pays qui a peur de la religion, de ses valeurs et des croyants. Ces dernières années, des musulmans et d'autres membres de communautés religieuses ont été victimes d'agressions. Cette peur est néanmoins sans fondement. En fait, ce n'est pas la religion, mais l'absence de religion qui devrait être crainte. L'observance de valeurs religieuses apporte paix, bien-être, justice et tolérance à une société. Dans une société où le sens de la morale religieuse est fort, il ne peut absolument pas y avoir des manifestations de violence, de déchéance ou de peur. Pour cette raison, la crainte des Français à l'égard de la religion n'a pas lieu d'exister. Dans les sociétés où la morale religieuse fait défaut, la guerre, les conflits, la violence et l'injustice dominent.
 
Dans une société qui prend ses distances avec la religion, il est inévitable que la majorité des individus deviennent égoïstes, injustes et manquent de bonté morale. Seules les valeurs religieuses sont les garantes d'une parfaite moralité de la société et des hommes. Ceux qui croient en Dieu ont une attitude responsable, dès lors qu'ils sont conscients qu'ils vivent dans l'espoir d'obtenir l'approbation de Dieu et qu'ils devront rendre des comptes de l'ensemble de leurs actes. Par crainte de Dieu, ils vont avec sagesse éviter de commettre des turpitudes, d'avoir une attitude ou un comportement réprouvé par Dieu. Une société où ces personnes sont majoritaires est une société qui sera à l'abri des problèmes sociaux.
 
Toutefois une personne incrédule, ne voulant pas admettre qu'elle sera au final récompensée ou châtiée pour ses actes, ne se fixera aucune limite dans sa mauvaise conduite. En dépit du fait d'essayer de ne pas commettre certains actes qui pourraient leur être socialement défavorables, beaucoup de personnes n'hésitent pas à perpétrer d'autres forfaits lorsqu'elles y sont incitées, encouragées ou encore à la moindre occasion qui leur est donnée.
 
Dans les sociétés athées, les hommes sont enclins à commettre toutes sortes d'actes immoraux. Par exemple, une personne croyante ne sera jamais tentée par la corruption, ni par les jeux de hasard, elle ne se laissera pas non plus envahir par la jalousie ou le mensonge, car elle sait pertinemment qu'elle devra rendre compte de ses actes dans l'au-delà. Une personne sans religion, elle, est encline à user de tout cela. Il ne suffit pas de dire, "Je ne crois pas en Dieu, mais je ne me laisse pas non plus corrompre" ou "Je ne crois pas en Dieu, mais je ne joue pas non plus": en effet, un homme qui ne craint pas Dieu et qui ne croit pas qu'il aura à faire le compte rendu de ses actes dans l'au-delà, peut être à tout moment amené à commettre ces forfaits si sa situation ou sa condition de vie change. Une personne qui déclare "Je ne crois pas en Dieu, mais je ne fornique pas non plus" peut le faire là où la fornication est considérée comme un acte banal. Ou encore, une personne qui déclare qu'elle ne se laissera pas corrompre, peut dire, "Mon fils est malade et va mourir, je vais donc me laisser corrompre" si bien sûr cette dernière ne craint pas Dieu.
 
Mais une personne croyante ne va pas faire preuve d'une telle immoralité, car elle craint Dieu et elle n'oublie jamais que Dieu connaît ses intentions ainsi que ses pensées.
 
Une personne qui s'écarte de la religion peut dire: "Je ne suis pas croyante, mais je pardonne. Je n'éprouve ni haine, ni vengeance." Mais un jour, un événement fâcheux peut lui faire perdre son sang-froid et peut provoquer en elle un comportement des plus inattendus. Elle peut tenter de tuer ou de blesser une personne, en effet l'observance des valeurs religieuses qu'elle respecte, va varier selon la situation et selon les conditions de l'endroit où elle vit.
 
Mais celui qui croit en Dieu et en l'au-delà ne dévie jamais de sa bonne moralité, quels que soient les conditions ou l'environnement dans lesquels il évolue. Son observance des valeurs religieuses n'est pas variable, mais immuable. Dieu se réfère aux valeurs morales supérieures des croyants dans les versets suivants:
 
Ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et ne violent pas le pacte, qui unissent ce qu'Allah a commandé d'unir, redoutent leur Seigneur et craignent une malheureuse reddition de compte, et qui endurent dans la recherche de l'agrément d'Allah, accomplissent la Salat et dépensent (dans le bien), en secret et en public, de ce que Nous leur avons attribué, et repoussent le mal par le bien. À ceux-là, la bonne demeure finale. (Coran, 13: 20-22)
 
Dans un environnement athée, la première notion à éliminer est celle de la famille. La fidélité, la loyauté, l'allégeance, l'amour et le respect, toutes ces valeurs qui maintiennent la famille sont totalement abandonnées. Il faut rappeler que la famille est la base de la société et si elle s'effondre, la société s'écroulera à son tour. L'État n'a plus lieu d'exister à partir du moment où toutes les valeurs morales qui soutiennent l'État ont été effacées.
 
De plus, dans les sociétés sans religion, il n'y a plus aucune raison pour quiconque d'éprouver du respect, de l'amour ou de la compassion pour son prochain, ce qui mène inévitablement à l'anarchie sociale. Les riches en veulent aux pauvres, les pauvres en veulent aux riches. La colère se développe à l'égard des handicapés ou des indigents. Et l'agression envers les autres nations augmente. Les employés se rebellent envers leurs employeurs et les employeurs envers leurs employés, les pères se retournent contre leurs fils et les fils contre leurs pères.
 
La raison de ce bain de sang permanent qui fait dans les journaux la une de la rubrique "faits divers" est l'athéisme. Dans ces pages, nous lisons chaque jour des informations dramatiques à propos de personnes s'entre-tuant pour n'importe quelle raison.
 
Cependant, une personne qui sait pertinemment qu'elle va devoir rendre compte de ses actes dans l'au-delà, ne peut pas impunément pointer son arme sur la tempe d'une personne et la tuer. Elle sait que Dieu a interdit aux hommes de commettre des crimes, et sa crainte à l'égard de Dieu lui évitera ainsi un châtiment certain. Dans le Coran, Dieu recommande aux hommes d'éviter la corruption:
 
Et ne semez pas la corruption sur terre après qu'elle a été réformée. Et invoquez-Le avec crainte et avec espoir, car la miséricorde d'Allah est proche des bienfaisants. (Coran, 7: 56)

L'existence des valeurs religieuses exhorte l'amour ressenti à l'égard de Dieu. Cet amour a un impact irrésistiblement bénéfique et déterminant pour l'humanité. Pour gagner l'approbation de Dieu, les croyants s'encouragent mutuellement à suivre la voie de la bonne moralité, dans l'amour et le respect des autres. Généralement, la bonté, la tolérance et la compassion envahissent la société.
 
Par crainte de Dieu, les hommes évitent absolument de commettre des actes immoraux ou blâmables. Ainsi, chaque action répréhensible qui auparavant ne pouvait pas être évitée, est stoppée dans son élan. L'esprit et la bonté de la religion prévalent.
 
Dans les sociétés impies, il est clairement établi que les hommes deviennent insoumis et anarchistes et se soulèvent contre l'État. Mais, pour ceux qui vivent selon des valeurs religieuses, les impératifs de l'État prévalent toujours. Si cela devient nécessaire, l'homme donnera sa vie pour cette cause. Pour ces personnes, les intérêts de l'État se situeront toujours au-dessus de leurs propres intérêts. Ils seront toujours prêts à défendre ces valeurs spirituelles.
 
Dans de telles conditions favorables, gouverner un pays devient raisonnablement aisé. Le pays devient un lieu sûr et prospère. Les dirigeants de ce pays traitent les citoyens avec équité et compassion et de ce fait, les injustices cessent. Il en résulte un respect profond pour les dirigeants. De tels pays ont su établir indubitablement des bases et des fondations inébranlables.
 
En l'absence de respect de la morale islamique, le père devient l'ennemi de son fils et vice-versa, les frères se querellent, les employeurs oppressent les employés. Les usines et les entreprises cessent de fonctionner corrodées par l'anarchie qui y règne et les riches exploitent le travail des pauvres. Dans la vie active, les hommes sont enclins à se duper les uns les autres. Désordres, conflits et anarchie deviennent le lot quotidien des individus de cette société. La raison de tout cela est que ces hommes ne craignent pas Dieu. Les personnes qui ne craignent pas Dieu se sentent libres de commettre toutes les injustices, et n'hésiteront pas à user de violences et de cruauté des plus extrêmes, pouvant aller jusqu'au meurtre. En outre, sans même une once de remords, elles se targueront à haute voix de leur absence de regret. Alors que celui qui est convaincu qu'il devra affronter le châtiment éternel dans l'au-delà, ne commettra jamais de tels actes. La morale du Coran rend toute mauvaise conduite impossible à mettre en œuvre. Tout est réglé aisément, sereinement et de la meilleure façon. Aucune erreur judiciaire ne se produit et pendant ce temps, les commissariats et les palais de justice auront du mal à trouver un cas à traiter.
 
L'esprit serein et confiant des personnes offre la prospérité à la société dans son ensemble. Les recherches scientifiques sont menées à bien, pas un jour ne passe sans une nouvelle découverte ou une avancée technologique d'envergure dont les résultats profiteront à tous. La culture prospère et les dirigeants favorisent le bien-être pour tous. Cette prospérité doit son existence à l'esprit humain libre de toute pression. Lorsque l'esprit de l'homme évolue dans de bonnes conditions, se développe en lui une meilleure capacité à raisonner et un champ de réflexion plus élargie. C'est le résultat d'une utilisation claire et non restrictive de la pensée. Vivre selon de bonnes valeurs morales apporte la prospérité aux hommes; ils réussissent dans les affaires et le commerce se développe. L'agriculture et l'industrie prospèrent. Dans tous les domaines où un effort est accompli, on constate de réels progrès.
 
La solution est évidente: elle consiste à se tourner vers Dieu, Créateur de toutes les créatures, et à atteindre le vrai bonheur et la sérénité en adoptant la religion que Dieu nous recommande. Dieu a dit aux hommes que le salut dans ce monde consiste à se tourner vers la religion et Il a également annoncé les bonnes nouvelles à savoir que Ses serviteurs fidèles n'éprouveraient aucune crainte à condition qu'ils se soumettent à Lui:
 
Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers. (Coran, 24: 55)
 
Par conséquent, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, la société française doit chercher une solution non pas dans l'absence de religion mais dans l'observance de valeurs religieuses. La solution à la recrudescence des conflits, de la violence et des inégalités sociales ne se trouve pas dans l'interdiction de la religion; bien au contraire, elle doit être trouvée en encourageant et en favorisant la morale religieuse. Lorsqu'une nation craint Dieu, agit selon sa bonne conscience et fait preuve de compassion, de bonté et de tolérance, il n'y a aucun doute qu'elle viendra facilement à bout de la violence et de la décadence ambiante.
 
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1- Pocock, dans; Edmund Burke, Reflections on the Revolution in France , éd. J. G. A. Pocock, Indianapolis: Hackett Publishing Company, 1987, pp. 33-38
2- Compterendu Gr. Or., 1903, Nourrisson, "Les Jacobins", 266-271; The Catholic Encyclopedia , "Masonry (Freemasonry)", New Advent, http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm 
3- The Catholic Encyclopedia , "Masonry (Freemasonry)," New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm) 
4- The Catholic Encyclopedia , "Masonry (Freemasonry)," New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm#VIII) 
5- Nur Safa Tekyeliban, "Taassuba Karsi Mucadele" (Lutte contre la bigoterie): Cité du discours du frère Gambetta le 8 juillet 1875 dans le loge Clémente Amitié", Dogus Kolu Yilligi: Ankara Dogus Mahfili Çalismalari, 1962, Kardes Press, Ankara, 1963, p. 19 
6- The Catholic Encyclopedia , "Masonry (Freemasonry)," New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

 

 
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Moussa (Moïse)

Added 10/10/2010

Moussa (Moïse)

Il endura beaucoup avec sa communauté (les fils d’Israel), pharaon et le Samiri.

Allah (Loué soit-IL) dit :

« Et quand Moïse dit à son peuple: « ô mon peuple! Pourquoi me maltraitez-vous alors que vous savez que je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous?  » Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs coeurs, car Allah ne guide pas les gens pervers. (5) » as-Saff

Allah (Exalté soit-IL) dit à Moïse et Aaron :

« Allez vers Pharaon: il s’est vraiment rebellé. (43) Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [Me] craindra-t-il ? (44) » Tâ-Hâ

Ils répondirent :

« Ils dirent: « ô notre Seigneur, nous craignons qu’il ne nous maltraite indûment, ou qu’il dépasse les limites ». (45) » Tâ-Hâ

Allah Tout-Puissant leurs répondit :

« Il dit: « Ne craignez rien. Je suis avec vous: J’entends et Je vois. (46) Allez donc chez lui; puis, dites-lui: « Nous sommes tous deux, les messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Enfants d’Israël en notre compagnie et ne les châtie plus. Nous sommes venus à toi avec une preuve de la part de ton Seigneur. Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin! (47) Il nous a été révélé que le châtiment est pour celui qui refuse d’avoir fois et qui tourne le dos ». (48) » al-A`râf

Moïse dit au Pharaon :

« Et Moïse dit: « ô Pharaon, je suis un Messager de la part du Seigneur de l’Univers, (104) je ne dois dire sur Allah que la vérité. Je suis venu à vous avec une preuve de la part de votre Seigneur. Laisse donc partir avec moi les Enfants d’Israël. » (105) » al-A`râf

Le Pharaon lui répondit :

« Alors [Pharaon] dit: « Qui donc est votre Seigneur, ô Moïse?  » (49) » Tâ-Hâ

Moïse lui répondit :

« « Notre Seigneur, dit Moïse, est celui qui a donné à chaque chose sa propre nature puis l’a dirigée ». (50) » Tâ-Hâ

La pharaon dit :

  • à Moïse :

« « Si tu adoptes, dit [Pharaon], une autre divinité que moi, je te mettrai parmi les prisonniers ». (29) » al-A`râf

  • Aux fils d’Israel :

« Et Pharaon dit: « Laissez-moi tuer Moïse. Et qu’il appelle son Seigneur! Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne fasse apparaître la corruption sur terre ». (26) » Ghâfir

« Et Pharaon dit: « ô notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l’argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu’au Dieu de Moïse. Je pense plutôt qu’il est du nombre des menteurs ». (38) » al-Qasas

Moïse dit :

« Moïse [lui] dit: « Je cherche auprès de mon Seigneur et le vôtre, protection contre tout orgueilleux qui ne croit pas au jour du Compte ». (27) » Ghâfir

Un homme du peuple de Moïse qui cachait sa foi dit :

« …  Tuez-vous un homme parce qu’il dit: « Mon seigneur est Allah ? » Alors qu’il est venu à vous avec les preuves évidentes de la part de votre Seigneur. S’il est menteur, son mensonge sera à son détriment; tandis que s’il est véridique, alors une partie de ce dont il vous menace tombera sur vous. Certes, Allah ne guide pas celui qui est outrancier et imposteur ! (28) » Ghâfir

Les magiciens dirent au Pharaon :

« … Y aura-t-il vraiment une récompense pour nous, si nous sommes les vainqueurs?  (113)» al-A`râf

Le Pharaon leur répondit :

« … Oui, et vous serez certainement du nombre de mes rapprochés. (114)» al-A`râf

Les magiciens s’adressèrent à Moïse et dirent :

« … ô Moïse, ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter. (115)» al-A`râf

Moïse  répondit :

« Jetez dit-il. Puis lorsqu’ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie. (116)» al-A`râf

Allah Tout-Puissant révéla à Moïse :

« … Jette ton bâton. Et voilà que celui-ci se mit à engloutir ce qu’ils avaient fabriqué. (117) Ainsi la vérité se manifesta et ce qu’ils firent fût vain. (118) Ainsi ils furent battus et se trouvèrent humiliés. (119) Et les magiciens se jetèrent prosternés. (120) Ils dirent: « Nous croyons au Seigneur de l’Univers, (121) au Seigneur de Moïse et d’Aaron. » (122) » al-A`râf

Le Pharaon dit :

« Y avez-vous cru avant que je ne vous (le) permette? dit Pharaon. C’est bien un stratagème que vous avez manigancé dans la ville, afin d’en faire partir ses habitants. Vous saurez bientôt… (123) Je vais vous couper la main et la jambe opposées, et puis, je vous crucifierai tous. (124) » al-A`râf

Les magiciens répondirent :

« … En vérité, c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. (125) Tu ne te venges de nous que parce que nous avons cru aux preuves de notre Seigneur, lorsqu’elles nous sont venues. ô notre Seigneur! Déverse sur nous l’endurance et fais nous mourir entièrement soumis. (126)  » al-A`râf

Les notables du peuple du Pharaon intervinrent :

« … Laisseras-tu Moïse et son peuple commettre du désordre sur la terre, et lui-même te délaisser, toi et tes divinités?  … (127) » al-A`râf

Le Pharaon répondit :

« … Il dit: Nous allons massacrer leurs fils et laisser vivre leurs femmes. Nous aurons le dessus sur eux et les dominerons. (127) » al-A`râf

Allah (Loué soit-IL) dit à Moise :

« Nous révélâmes à Moïse: Pars la nuit, à la tête de Mes serviteurs, puis, trace-leur un passage à sec dans la mer: sans craindre une poursuite et sans éprouver aucune peur. (77) » Tâ-Hâ

« … Frappe la mer de ton bâton . Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne. (63) » ash-Shu`arâ’

Pharaon et ses armées les poursuivirent et :

« … La mer les submergea bel et bien. (78) Pharaon égara ainsi son peuple et ne le mît pas sur le droit chemin. (79)» Tâ-Hâ


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Le prophète Muhammad

Added 10/10/2010

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Il a supporté et enduré ce qu’aucun des Messagers et Prophètes n’a supporté que ce soit de la part de ses proches, de son peuple, des hypocrites ou des plus farouches mécréants.

Il a montré sa haute et noble moralité (patience, mansuétude, miséricorde, pardon …) en face de tout cela :

Allah (Exalté soit-IL) dit :

« C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. (159) » Âl-`Imrân

Avec ses proches :

« Que périssent les deux mains d’Abu-Lahab et que lui-même périsse. (1) Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu’il a acquis. (2) l sera brûlé dans un Feu plein de flammes. (3) de même sa femme, la porteuse de bois, (4) à son cou, une corde de fibres. (5) » al-Masad

Abû Lahab Ibn `Abd Al-Muttalib était un Oncle paternel du Prophète (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui), sa femme était `Arwa bint Harb surnommée (Oum Jamîl), cette dernière fut envahie d’une grande colère quand Allah (Loué soit-IL) fit descendre cette Sourate, elle prit une grosse pierre et alla chercher le Prophète (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) qui était en compagnie d’Abû Bakr près de la Ka`ba, quand elle ne le vit pas;

Elle demanda à Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) : « Où est ton ami, j’ai appris qu’il m’a satirisée, par Allah si je l’avais trouvé, je l’aurais frappé avec cette pierre. Puis elle partit. »

Abû Bakr dit au Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) : « Ô Messager d’Allah, ne t’a-t-elle pas vu ? »

Il lui répondit : « Non, Allah a pris sa vue ! »

Oum Jamîl usa ensuite de son influence et son pouvoir sur ses deux fils (`Otba et `Otayba) pour répudier leurs femmes et filles du Prophète (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) : Oum kalthûm et Rukayya (Qu’Allah les agrée), ils se sont pliés au vœu de leur mère.

Ceci n’a pas suffit à `Otba qui dit : « J’irai  à Muhammad et lui ferai du mal. »

Il le trouva avant sa sortie à Shâm et lui dit : « Je ne crois pas en l’étoile à son déclin!, et en ce qui se rapprocha et descendit encore plus bas puis lui cracha sur le visage »

A cause de sa grande tristesse, le Messager d’Allah lui dit : « Ô Allah lâche sur lui un de tes chiens. »

L’oncle du Prophète Abû Tâlib qui était présent, dit au Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) : «Ô fils de mon frère, tu pu te passer de cette invocation, elle ne te servirait à rien. »

`Otba revint chez son père Abû Lahab et lui fit part de ce qui s’était passé, ensuite ils partirent à Shâm.

Quand ils se reposèrent dans un endroit, un moine vint les trouver et leur dit : « Cet endroit est plein de lions. »

Abû Lahab dit : « Ô les Qurayshites, aidez-nous cette nuit, je crains que mon fils subisse l’invocation de Muhammad. », ils mirent leurs chameaux autour d’eux, puis un lion vint flairer leurs visages et tua `Otba.


Avec sa communauté :

« Dis : « ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ». (158) » al-A`râf

« C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident, (2) » al-Jumu`a

Avec les mécréants :

1. Ils le traitèrent de poète :

« Mais il dirent : « Voilà plutôt un amas de rêves ! Ou bien Il l’a inventé. Ou, c’est plutôt un poète. Qu’il nous apporte donc un signe [identique] à celui dont furent chargés les premiers envoyés ». (5) » al-Anbiyâ’

« et disaient : « Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ?  » (36) » as-Sâffât

Allah Tout-Puissant leur répondit :

« que ceci [le Coran] est la parole d’un noble Messager , (40) et que ce n’est pas la parole d’un poète; mais vous ne croyez que très peu, (41) ni la parole d’un devin, mais vous vous rappelez bien peu. (42) C’est une révélation du Seigneur de l’Univers. (43) » al-Hâqqa

2. Ou encore de magicien et de menteur :

« Est-il étonnant pour les gens, que Nous ayons révélé à un homme d’entre eux : « Avertis les gens, et annonce la bonne nouvelle aux croyants qu’ils ont auprès de leur Seigneur une présence méritée [pour leur loyauté antérieure] ? Les mécréants dirent alors : « Celui-ci est certainement un magicien évident« . (2) » Yûnus

« Et ils (les Mecquois) s’étonnèrent qu’un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent : « C’est un magicien et un grand menteur, (4) » Sâd

Allah (Loué soit-IL) intervint :

« Et Nous savons qu’il y a parmi vous qui le traitent de menteur; (49) » al-Hâqqa

3. Et même de fou :

« Et ils (les mecquois) disent : « ô toi sur qui on a fait descendre le Coran, tu es certainement fou ! (6) » al-Hijr

Allah (Exalté soit-IL) l’innocenta :

« Rappelle donc et par la grâce de ton Seigneur tu n’es ni un devin ni un possédé; (29) » at-Tûr

Lorsque les chefs intrépides mécréants de Quraysh désespérèrent de dévier Muhammad (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) de Sa mission, ils Lui proposèrent :

  • On Te donne tellement d’argent que Tu deviennes le plus riche d’entre-nous.
  • On Te donne en mariage la plus belle de nos filles.

Quand Le Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) refusa, ils Lui firent la dernière proposition :

  • Tu adores nos Dieux (Allat et Al ‘Ozza …) une année, et nous adorerons Ton Dieu une année.

Allah (Exalté soit-IL) fit descendre :

« Dis: «Ô vous les infidèles! (1) Je n’adore pas ce que vous adorez. (2) Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. (3) Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. (4) Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. (5) A vous votre religion, et à moi ma religion». (6) » al-Kâfirûn

Abû Jahl (`Amr Ibn Hicham Ibn Al-Mughîra), Le Pharaon de cette communauté :

C’était le Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) qui le surnomma Abû Jahl.

Il était l’ennemi le plus farouche du Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui), le Leader de la Mécréance.

Il mérite à lui seul tout un dossier, néanmoins nous nous contenterons de citer certaines de ses grandes intrigues.

Quand certains savants parlent de lui, ils disaient et disent toujours : « Abû Jahl et ça suffit »

  • Al-Fârûk (qu’Allah l’agrée) raconta :

« un jour j’étais avec Abû Jahl et Chayba Ibn Rabî`a, Abû Jahl dit : Ô les Qurayshites, Muhammad a insulté vos Dieux, rendu insensés vos rêves et a prétendu que vos enfants sont en enfer, je donnerai 100 chamelles et 1000 Ouquiyas en Argent à celui qui tuera Muhammad »

  • Une autre fois Abû Jahl dit :

« Ô les Qurayshites, demain quand Muhammad sera en prière je lui écraserai la tête avec un rocher que je serai incapable de soulever, qu’importe que vous me laisseriez exécuter cela ou que vous m’en empêcheriez, et que les béni Manaf fassent ce qu’ils veulent ! »

Les Qurayshites lui répondirent : « Fais ce que tu veux !!! »

Le lendemain Abû Jahl attendit Muhammad (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) qui ne tarda pas, quand le Messager d’Allah (Prière et Salut d’Allah soient sur Lui) commença la prière, Abû Jahl prit un gros rocher et s’approcha de Lui et attendit qu’Il se prosterna.

A l’instant tant attendu, Abû Jahl s’approcha de lui avec son gros rocher, puis soudain revint sur ses pas effrayé, vaincu, le visage blafard et les mains crispés sur le gros rocher qu’il lâcha difficilement.

Quand les Qurayshites apprirent la nouvelle, ils lui demandèrent : « Que t’est-il arrivé, ô Abû Jahl ? »

Il leur rétorqua :

« Quand je me suis approché de lui pour exécuter ce que je vous ai dit hier, par Allah un chameau étalon ayant une tête et des canines que je n’ai jamais vu de pareilles de ma vie, s’est interposé entre moi et lui et a voulu de dévorer ! »

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LE TRAIN: UNE TECHNOLOGIE FUTURISTE

Added 8/10/2010

LE TRAIN: UNE TECHNOLOGIE FUTURISTE Ah! ces chinois Voici une brillante innovation . De nouveaux trains chinois à grande vitesse : faire monter et descendre les passagers sans arrêt du train dans les stations. Pas de temps gaspillé : le train à grande vitesse se déplace tout le temps. S'il y a 30 stations entre Beijing et Guangzhou, le simple fait d'arrêter et d'accélérer à nouveau à chaque station gaspillerait à la fois de l'énergie et du temps. Un arrêt de seulement 5 minutes par station les passagers âgés ne peuvent pas être bousculés) se traduirait par une > > augmentation de la durée du trajet en train de 2 heures et demie (5 > > minutes x 30 stations) . Comment ça fonctionne?> 1. Pour ceux qui montent à bord du train: les passagers à une station embarquent dans une cabine connectrice avant même que le train n'arrive à la gare. Lorsque le train arrive, il ne s'arrête pas. Il ralentit juste pour ramasser la cabine connectrice qui se déplace avec le train sur le toit du train. Tandis que le train s'éloigne de la gare, les passagers monteront à bord du train à partir de la cabine connectrice montée sur le toit du train. Après le débarquement complet de tous ses passagers, la cabine connectrice sera déplacée vers l'arrière du train. 2. Pour ceux qui débarquent du train : pendant que le train est encore en mouvement, les passagers qui veulent débarquer à la prochaine station montent à bord de la cabine connectrice à l'arrière du toit du train. Lorsque le train arrive à la station suivante, il suffit de déposer la > cabine connectrice et de la laisser derrière à la gare. Les passagers qui > sortent peuvent alors prendre leur temps pour débarquer à la station puisque > le train est déjà parti. Au même moment, le train va chercher sur la partie > avant du toit du train les passagers qui montent à bord dans une autre cabine connectrice. Donc, à chaque station, le train dépose toujours une cabine connectrice à l'arrière du toit et prend une nouvelle cabine >connectrice sur la partie avant du toit .. REGARDER LA VIDÉO MAINTENANT !!! INGÉNIEUX ! ! !
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L'au-delà: Le paradis pour le croyant

Added 3/10/2010

Le prophète de l’islam, Mohammed, qui est décédé en l’an 632, a raconté : “Gabriel est venu me voir et m’a dit : « Ô Mohammed! Vis comme tu voudras, mais tu finiras par mourir. Aime qui tu veux, mais tu finiras par quitter cette personne. Agis comme tu l’entends, tu seras jugé. Sache que la prière de la nuit[1] est l’honneur du croyant et que sa fierté se trouve dans le fait de ne pas dépendre des autres. » (Silsilah al-Saheehah) S’il y a une chose dont nul ne peut douter, au sujet de cette vie, c’est qu’elle prendra fin. Ce truisme fait surgir une question qui a préoccupé chaque personne à un moment où l’autre de sa vie: qu’y a-t-il après la mort? Au niveau physiologique, le processus par lequel passe la personne qui décède est clair pour tous ceux qui en sont témoins. Si elle meurt de causes naturelles, son cœur cessera de battre, ses poumons cesseront de fonctionner et les cellules de son corps seront privées de sang et d’oxygène. Ses extrémités étant privées de sang, elles pâliront. Sans oxygène, ses cellules respireront de façon anaérobique pour un certain temps, produisant de l’acide lactique qui entraînera la rigidité cadavérique – le durcissement des muscles. Puis, quand ses cellules commenceront à se décomposer, la rigidité diminuera, sa langue sortira, sa température baissera, sa peau perdra sa coloration, sa chair passera au stade de putréfaction et des parasites la dévoreront – jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des os desséchés et des dents. Quant au voyage qu’entreprend l’âme après la mort, nul ne peut en être témoin ni ne peut l’évaluer de façon scientifique. Même lorsqu’elle est dans un corps vivant, l’âme ne peut être soumise à des procédés empiriques; c’est une chose qui demeure en dehors du contrôle de l’homme. À cet égard, le concept de l’au-delà – d’une vie au-delà de la mort, d’une résurrection, d’un Jour du Jugement, en plus de l’existence d’un Créateur divin et omnipotent et de Ses anges, de la réalité du destin, etc. – fait partie de la croyance en l’invisible. La seule façon dont l’homme peut apprendre quoi que ce soit au sujet du monde de l’invisible est par révélation divine. « C’est Lui qui détient les clefs de l’invisible; nul autre que Lui ne connaît [ses mystères]. Et Il connaît tout ce qui est sur la terre et dans la mer. Pas une feuille ne tombe qu’Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec qui ne soit consigné dans un livre explicite. » (Coran 6:59) Bien que la Torah, les Psaumes et l’Évangile fassent allusion à l’au-delà, c’est par l’intermédiaire de la dernière révélation de Dieu à l’humanité – le Coran, révélé à son dernier prophète, Mohammed – que nous en apprenons le plus à ce sujet. Et comme le Coran a été préservé et n’a subi aucune corruption (et continuera de l’être jusqu’à la fin des temps), l’aperçu qu’il donne sur le monde de l’invisible est, pour le croyant, aussi réel que tout ce qui peut être perçu par des moyens scientifiques (et avec une marge d’erreur nulle!). « Nous n’avons rien négligé dans le Livre (de Nos décrets). Puis, c’est vers leur Seigneur qu’ils seront rassemblés. » (Coran 6:38) En plus de la question sur ce qui nous arrive après la mort, une autre question fréquente est : pourquoi vivons-nous? Car s’il n’y a pas d’autre raison d’être à la vie que de simplement vivre au jour le jour, la question de savoir ce qui arrive après la mort ne rime plus à rien. Ce n’est qu’à partir du moment où l’on accepte le fait que derrière notre conception intelligente, notre création, se trouve nécessairement un concepteur intelligent, un Créateur qui nous jugera un jour sur la base de nos actions, que notre vie sur terre peut avoir une réelle signification. « Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous? » Que soit exalté Dieu, le véritable Souverain! Nul ne doit être adoré en dehors de Lui, le Seigneur du Trône Sublime! » (Coran 23:115-116) Si tel n’était pas le cas, nous serions forcés de conclure que la vie sur terre est remplie d’injustices, de cruauté et d’oppression; que la loi de la jungle et la survie du plus fort sont au-dessus de tout; que si on ne peut trouver le bonheur en cette vie, que ce soit par manque de confort matériel, d’amour ou d’autres joies, alors la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. En fait, c’est précisément parce qu’une personne désespère de cette vie tout en n’ayant pas foi, ou si peu, en l’au-delà, qu’elle est susceptible de mettre un terme à ses jours. Après tout, qu’ont à perdre les malheureux, les mal-aimés et non-désirés, ceux qui sont rejetés et désespérément déprimés?! « Mais qui sont ceux qui désespèrent de la miséricorde de leur Seigneur, sinon les égarés? » (Coran 15:56) Pouvons-nous réellement accepter l’idée que notre mort ne soit rien de plus que la fin de notre vie physique, ou que notre vie ne soit que le produit d’une évolution qui s’est opérée par hasard? La mort, comme la vie, ne se résume certainement pas à cela et il ne fait aucun doute qu’elle recèle beaucoup plus que cela.Dans la tombe Voici un bref aperçu du voyage qu’entreprend l’âme après la mort physique. C’est une réalité d’autant plus bouleversante que nous aurons tous à la vivre, un jour. Les connaissances précises et détaillées que nous avons à ce sujet sont un signe manifeste démontrant que Mohammed était véritablement le dernier des messagers envoyés par Dieu à l’humanité. La révélation qu’il a reçue de la part de Son Seigneur et qu’il nous a communiquée au sujet de l’au-delà est aussi claire qu’exhaustive. Notre aperçu de ce monde invisible débute donc avec le voyage qu’entreprend l’âme du croyant à partir du moment où celui-ci meurt physiquement jusqu’à sa demeure dernière, au Paradis. Lorsqu’un croyant est sur le point de quitter ce monde, des anges aux visages lumineux descendent des cieux vers lui et s’installent à son chevet. Puis, lorsque l’ange de la mort arrive, il lui dit : « Ô bonne âme ! Sors pour jouir du pardon et de la miséricorde divine. » (Hakim et autres) Le croyant aura hâte d’aller à la rencontre de son Créateur, comme l’a expliqué le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) : « Lorsque la dernière heure d’un croyant approche, il reçoit la bonne nouvelle de la satisfaction de Dieu et de Ses bénédictions sur lui; alors à ce moment-là, rien ne lui est plus cher que ce qui l’attend. Il a hâte de rencontrer Dieu, et Dieu a hâte de le rencontrer. » (Sahih al-Boukhari) L’âme sortira paisiblement du corps, comme une goutte d’eau s’échappant d’une gourde, et les anges la recevront en disant : « Ne craignez rien et ne vous affligez pas; mais recevez la bonne nouvelle du Paradis qui vous est promis. Nous sommes vos alliés (et protecteurs) en ce monde et dans l’au-delà. Là, vous obtiendrez (tout) ce que votre âme désire et (tout) ce que vous réclamerez. Un lieu d’accueil du Pardonneur, du Tout Miséricordieux. » (Coran 41:30-32) Une fois l’âme extraite du corps, les anges l’envelopperont dans un linceul parfumé de musc et remonteront vers le ciel. Puis, lorsque les portes du Ciel s’ouvriront pour laisser passer l’âme, les anges la salueront : « Une bonne âme nous vient de la terre! Que Dieu te bénisse, toi et le corps que tu habitais. » … et ils la nommeront en utilisant les plus beaux noms par lesquels elle se faisait appeler, sur terre. Dieu ordonnera alors que son « livre » soit consigné, puis l’âme sera retournée sur terre. Là, elle demeurera dans sa tombe, dans une autre dimension appelée Barzakh, attendant le Jour du Jugement. C’est alors que deux anges terrifiants, Munkar et Nakir, s’approcheront du mort et le questionneront au sujet de sa religion, de Dieu et de son prophète. Ils le feront asseoir dans sa tombe et Dieu lui donnera la force de répondre aux anges avec foi et certitude.[1] Munkar et Nakir: « Quelle est ta religion? » L’âme du croyant: « L’islam » Munkar et Nakir: « Qui est ton Seigneur?» L’âme du croyant: « Allah » Munkar et Nakir: « Qui est ton prophète? » L’âme du croyant: « Mohammed » Munkar et Nakir: « D’où tiens-tu ta connaissance de ces choses? » L’âme du croyant: « J’ai lu le livre de Dieu [i.e. le Coran] et j’y ai cru. » Une voix provenant du ciel dira alors : « Mon serviteur a dit la vérité; procurez-lui des biens du Paradis, habillez-le de vêtements du Paradis et ouvrez-lui une porte donnant sur le Paradis. » La tombe du croyant sera alors élargie; elle deviendra spacieuse et remplie de lumière. Puis on lui montrera ce qu’aurait été sa demeure, en Enfer, s’il avait été un pécheur invétéré. Par la suite, et durant tout son séjour dans sa tombe, une porte s’ouvrira chaque matin et chaque soir, devant ses yeux, et lui fera voir ce que sera sa demeure au Paradis. Ayant terriblement hâte d’y être, il demandera avec insistance : « Quand l’Heure viendra-t-elle? Quand l’Heure viendra-t-elle? », jusqu’à ce qu’on l’invite à être patient.[2]Le Jour du Jugement « [Ce jour-là], l’homme fuira son frère, sa mère, son père, son épouse et ses enfants; chacun, ce Jour-là, sera tellement préoccupé [par son propre sort] qu’il ne prêtera aucune attention [aux autres]. » (Coran 80:34-37) L’Heure de la Résurrection sera un événement terrifiant, accablant. Pourtant, en dépit des émotions que susciteront ce jour en lui, le croyant sera extatique, comme nous l’a relaté le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), de la part de son Seigneur : Dieu dit : « Par Ma gloire et Ma majesté, Je ne ferai pas passer Mon serviteur par deux sentiments de sécurité ou deux sentiments de crainte. S’il se sent à l’abri de Moi en ce monde[1], J’instillerai la crainte en lui le Jour où Je rassemblerai tous Mes serviteurs; et s’il Me craint en ce monde, Je ferai en sorte qu’il se sente en sécurité le Jour où rassemblerai tous Mes serviteurs. »[2] « En vérité, les bien-aimés de Dieu seront à l’abri de toute crainte et ils ne seront point affligés. Ceux qui croient fermement et remplissent leurs devoirs envers Dieu, la bonne nouvelle leur sera annoncée dans la vie d’ici-bas comme dans l’au-delà – et il ne peut y avoir de changements aux paroles de Dieu. Voilà l’énorme succès. » (Coran 10:62-64) Lorsque tous les êtres humains qui ont été créés seront rassemblés et se tiendront debout, nus et non-circoncis, sur une grande plaine chauffée par un soleil extrêmement ardent, un groupe privilégié de femmes et d’hommes pieux en seront protégés à l’ombre du Trône de Dieu. Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a parlé de qui seraient ces âmes heureuses en ce Jour où il n’y aura aucune autre ombre[3] : · un dirigeant juste, qui n’aura jamais abusé de son pouvoir et qui aura établi, pour son peuple, la justice de Dieu · un jeune homme qui aura grandi dans l’adoration de son Seigneur et qui aura contrôlé ses désirs afin de demeurer chaste · ceux dont le cœur aura été attaché aux mosquées et qui auront eu hâte d’y retourner chaque fois qu’ils les quittaient · ceux qui se seront aimés uniquement par amour pour Dieu · les hommes qui auront été tentés par des femmes très séduisantes, mais qui se seront éloignés d’elles par crainte de Dieu · ceux qui auront dépensé sincèrement par amour pour Dieu et qui auront gardé secrète leur charité · ceux qui, dans la solitude, auront pleuré par crainte de Dieu Certains actes d’adoration peuvent également garantir le bien-être du croyant, lors de ce Jour : · des efforts faits en ce monde pour soulager la souffrance des désespérés et pour aider les pauvres. Fermer les yeux sur les fautes des autres peut également épargner le croyant au Jour du Jugement.[4] · démontrer de l’indulgence envers ceux qui nous doivent de l’argent[5] · être juste envers sa famille et être honnête lorsqu’on nous confie quelque chose[6] · être juste envers sa famille et être honnête lorsqu’on nous confie quelque chose · contrôler sa colère[7] · appeler les gens à la prière[8] · devenir très vieux tout en demeurant musulman[9] · faire ses ablutions de façon régulière et comme il se doit[10] · combattre aux côtés de Jésus, fils de Marie, contre le messie ad-Dajjal et son armée[11] · mourir en martyr Dieu fera venir le croyant tout près de Lui; Il le protègera, le couvrira, et l’interrogera sur ses péchés. Après avoir reconnu ses péchés, le croyant craindra être perdu; mais Dieu lui dira : « J’ai gardé cachés tes péchés lorsque tu étais sur terre et aujourd’hui, Je te les pardonne. » Ses péchés lui seront reprochés,[12] mais on déposera ensuite le livre de ses actions dans sa main droite.[13] « Celui qui recevra son livre dans la main droite sera soumis à un jugement facile et retournera, réjoui, auprès des siens. » (Coran 84:7-8) Heureux de ce livre qu’on lui aura remis, il dira à ceux autour de lui : « Celui à qui l’on remettra le livre (de ses œuvres) dans la main droite dira : « Tenez! Lisez mon livre! Je croyais fermement devoir un jour rendre compte [de mes actes]. » Il jouira d’un séjour agréable dans un jardin haut placé [du Paradis], dont les fruits seront à portée de main. (Et on dira à ses habitants) : « Mangez et buvez comme vous voulez, en récompense des bonnes actions que vous avez faites dans le passé. » (Coran 69:19-24) Son livre des bonnes actions sera alors pesé, littéralement, afin de déterminer s’il est plus lourd que son livre des mauvaises actions, et afin que la récompense ou le châtiment soit administré en conséquence. « Au Jour de la Résurrection, Nous apporterons des balances justes. Et nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d’un grain de moutarde. Tout sera considéré, et Nous suffisons largement pour dresser les comptes. » (Coran 21:47) « Quiconque aura fait le poids d’un atome de bien le verra. » (Coran 99:7) « Au Jour de la Résurrection, rien ne pèsera plus lourd sur la Balance [après l’attestation de foi] que les bonnes manières. Car Dieu déteste les personnes obscènes et immorales. » (At-Tirmidhi) Les croyants pourront étancher leur soif à un bassin spécial réservé au prophète Mohammed. Quiconque y boira n’aura plus jamais soif par la suite. Sa beauté, son immensité et son goût raffiné ont été décrits en détail par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui). Les croyants – autant ceux qui auront commis des péchés que les pieux parmi eux – de même que les hypocrites resteront sur la grande plaine après que les mécréants auront été conduits en Enfer. Un long pont passant au-dessus de l’Enfer et enveloppé de ténèbres les séparera du Paradis.[14] Les fidèles trouveront force et réconfort lorsqu’ils se verront capables de traverser rapidement au-dessus des flammes rugissantes de l’Enfer, en plus d’être guidés par la lumière que Dieu mettra devant eux, les guidant vers leur demeure éternelle : « Le Jour où tu verras les croyants et les croyantes, leur lumière irradiant devant eux et vers leur droite, (on leur dira) : « Voici une bonne nouvelle pour vous, aujourd’hui : des Jardins sous lesquels coulent des rivières, dans lesquels vous demeurerez éternellement. Voilà le triomphe suprême! » (Coran 57:12) Finalement, après avoir traversé le pont, les fidèles seront purifiés avant d’entrer au Paradis. Tous les comptes seront réglés entre les croyants, de sorte qu’aucun d’entre eux ne nourrira de rancune contre un autre.[15] Footnotes: [1] Prières volontaires accomplies la nuit après la dernière prière obligatoire (isha), mais avant la première, c’est-à-dire celle de l’aube (fajr). Le meilleur moment pour les faire est au dernier tiers de la nuit. Footnotes: [1] Mousnah Ahmad [2] At-Tirmidhi Footnotes: [1] En ce sens qu’il ne craint pas le châtiment de Dieu et donc, commet des péchés. [2] Silsila Al-Saheehah. [3] Sahih Al-Boukhari. [4] Sahih Al-Boukhari. [5] Mishkat. [6] Sahih Mouslim. [7] Mousnad. [8] Sahih Mouslim. [9] Jami al-Sagheer. [10] Sahih Al-Boukhari. [11] Ibn Majah. [12] Mishkat. [13] Sahih Al-Boukhari. Ce qui signifie qu’il sera un des habitants du Paradis, par opposition à ceux à qui ont donnera leur livre dans la main gauche ou même derrière leur dos. [14] Sahih Mouslim. [15] Sahih Al-Boukhari
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