"> A propos de l'islam: - La différence entre le mariage dit - Musulman et fier de l\'être
 

La différence entre le mariage dit Orfi, mariage conventionnel, le mariage Mout'âa, et le temporaire

Added 30/12/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

 
 

Conformément aux règles du mariage "orfi" c‘est-à-dire coutumier, dans le monde musulman, deux témoins et un contrat oral ou écrit suffisent à deux époux pour légaliser gratuitement leur relation devant Dieu, qu’elle soit temporaire ou non et que ce soit avec ou sans le consentement des parents. D’une simplicité implacable, le mariage coutumier est surtout répandu dans les milieux défavorisés.

Quelle est la différence entre le mariage dit Orfi, mariage conventionnel, et le mariage dit Mout'âa, mariage temporaire ?

 

La différence entre le mariage dit Orfi et celui dit mout'âa s'éclaircit lorsqu’on détaille l'aspect de chacun des deux mariages.

Le mariage Orfi désigne deux formes de mariages :

La première : c'est la plus fréquente, consiste en un mariage qui n'est pas enregistré officiellement au tribunal, mais qui remplie les conditions du mariage légal. C'est un mariage correct, seulement il n’est pas légalisé officiellement.

La deuxième est la suivante : un homme et une femme échangent des propos du genre : " Accepte-moi pour époux " et " Je vous prends pour époux ", parfois ils inscrivent cela sur papier ou ils prennent des témoins. Après cela l'homme se permet d’avoir des rapports sexuels avec la femme comme s'ils étaient mari et femme. Cette forme-ci n'est pas du tout un mariage légal, c'est de la fornication. Elle est plus proche du mariage temporaire que du mariage légal.

 


 

Quant au mariage dit mout'âa, temporaire, sa formule consiste à ce que l'homme dise à la femme ‘’Je veux jouir de toi dans le cadre d’un mariage pendant telle période en vous donnant telle somme ou telle chose.’’

Ce mariage a été autorisé pendant une période puis il a été défendu à l'époque du Prophète, Salla Allahou Alaïhi Wa Sallam, et non à l'époque du calife Omar, qu'Allah soit Satisfait de lui.

Les Oulémas ont rapporté que l'ensemble de la communauté musulmane l'interdit. Le calife Omar, qu'Allah soit Satisfait de lui, l'a dénoncé avec vigueur à ceux qui n'avaient pas compris son interdiction.

En outre, le Coran et la Sunna ont prouvé clairement l'interdiction du mariage temporaire.

Parmi les preuves du Coran, le propos d'Allah le Très Haut qui dit : " et qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer ;" (Sourate 23/verset 5-6).

La femme, dans le mariage temporaire, n'est nullement une épouse, ni parmi les esclaves que l'on possède.

Quant aux preuves de la Sunna, il y a le hadith qu'a rapporté l'imam Muslim d'après le Compagnon Rabiâ Ibn Sabra qui rapporte de son père que le Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam, a dit : " Je vous avais autorisé le mariage mout'âa, temporaire, mais Allah l'a interdit jusqu'au jour de la résurrection. Quiconque en a une (NDT : épouse selon ce mode de mariage) doit la quitter et ne reprenez rien de ce que vous leur avez donné. "

Quel est le statut juridique du mariage temporaire ?

Chez les 4 écoles sunnites le mariage temporaire et le mariage de jouissance sont interdits et non valables.
Les malikites, Shafiites et hanbalites disent que le mariage de jouissance et le mariage temporaire (conditionnée par une durée déterminée) veulent dire la même chose et sont interdits et non valides.

Le mariage est en effet le plus sérieux des contrats et l'engagement permanent pour vivre pour toujours avec son épouse et fonder une famille vertueuse...

Le mariage islamique a des conditions et règles que nous avons détaillées dans plusieurs Fatwas que vous pouvez consulter dans notre rubrique relative au mariage.


Au tout début de l'Islam le mariage de jouissance a été autorisé à cause de certaines circonstances extraordinaires puis il fut définitivement abrogé par les Hadith suivants:

Selon le Compagnon Rabiâ Ibn Sabra qui le tient de son père, le Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam, a dit : «  Je vous avais autorisé  la mout'âa, mariage temporaire, mais Allah l'a interdit jusqu'au jour de la résurrection. Quiconque en a une (NDT : épouse selon ce mode de mariage) doit la quitter et ne reprenez rien de ce que vous leur avez donné.» (Rapporté par Mouslim)


Le Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam, a dit : «Je vous avais autorisé la jouissance, mais maintenant Allah l'a interdite jusqu'au jour dernier ». (Hadith authentique rapporté par Ibn Mâjah)

 

Pour ce qui est du dernier volet de votre question, sachez –puisse Allah vous préserver- qu'on ne doit obéir à quiconque (même aux parents) lorsqu'il s'agit de désobéir à Allah. Le prophète () a dit : « Nulle obéissance n’est due à une créature dans la désobéissance au Créateur » (rappoté par l’Imam Ahmed)

Le Prophète , a dit également: « L’obéissance est uniquement dans le bien ». (Boukhari et Mouslim)

 

 

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=showfatwa&FatwaId=133230

 

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Acheter ce qui a été volé

Added 25/12/2016

 

Un des principes de base de notre religion est le respect absolu de la propriété d’autrui. Les riches ont des devoirs vis-à-vis des pauvres notamment en redistribuant certaines richesses. Si les pauvres entrent au Paradis 500 ans avant les riches c’est que leur jugement est moins long que celui des riches qui rendront des comptes sur tous leurs biens. Cependant, la richesse licite n’est pas blâmée en Islam ni interdite, à condition d’en faire bon usage.

Les différents cas de vol

Le vol, c'est prendre le bien d'autrui en cachette sans son accord. Il est interdit et c'est un mal social dangereux.

Par conséquent, si un musulman prend le bien d'autrui en le volant, il a commis un péché, car Dieu (Allah) a interdit à L'homme de prendre tout ce qui fait partie du bien d'autrui sans son accord.

S’emparer du bien d’autrui au grand jour, que ce soit en faisant preuve de violence ou pas, est également interdit, tout comme l’usurpation. 

Ne pas céder à la tentation

Il est possible qu’une personne qui a une foi faible soit tentée, lorsqu'elle voit le bien d'autrui, d'en prendre quelque chose. Elle se dit par exemple : « Je prends seulement une petite part, le propriétaire de cet argent est riche, la perte de cette part ne va pas l'affecter », ou bien : « Le coffre d'argent est ouvert devant moi, j'en prends ce que je veux, personne n'en saura rien », ou bien encore : « Mes amis portent des vêtements neufs, pourquoi ne volerais-je pas pour acheter des vêtements et des souliers comme les leurs ? »

Que l'homme se surveille lui-même, et qu'il prenne garde aux suggestions (waswas) du diable (chaytan) qui veut le faire tomber dans la désobéissance à Allah, dans l'injustice envers les autres et l'amener à prendre leurs biens sans aucun droit. Tout ceci pourrait le conduire au scandale, à la prison ou à d'autres choses encore, en plus du châtiment qu'il mérite dans l'au-delà.

Acheter ce qui est volé

Celui qui a acheté une marchandise - ensuite il constate que le vendeur n'en était pas le propriétaire après avoir découvert son vrai propriétaire - doit alors rendre cette marchandise à son vrai propriétaire et il récupérera son argent chez l'usurpateur.

Un des élèves de l'imam Malek l'a interrogé :

" Vois-tu celui à qui on a volé des brebis puis il découvre le voleur. Il le soumet à la justice pour couper sa main. Cependant ce voleur n'a pas l'argent malgré qu'il ait vendu les brebis. Ensuite le propriétaire retrouve ses brebis chez une autre personne et il constate qu'elles ont maintenant des agneaux. Qu'est-ce qu'il fait ? "

L'imam Malek a dit : " Il reprend ses moutons avec leurs agneaux et l'acheteur récupère son argent chez l'usurpateur. "

 

http://www.apbif.org/les-peches-eviter/le-vol-et-honnetete-islam/interdiction-du-vol-dans-tous-les-cas.html

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=showfatwa&FatwaId=42346

 

 
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Le secret derrière la création du bien et du mal

Added 16/12/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

 

la foi

La vie sur terre est une épreuve créée spécialement par Allah. C’est un lieu éphémère où cohabitent le bien et le mal avec lesquels les êtres humains sont éprouvés. Il y a, bien sûr, de nombreuses grâces là-dedans. Il est essentiel que le mal existe à côté du bien pour permettre aux gens de comprendre la valeur du paradis. Les êtres humains sont éprouvés par rapport aux comportements nobles qu’ils démontrent, par la volonté d’Allah, dans cette sphère où le bien est séparé du mal.

 

La vie de ce monde est une sphère dans laquelle se livre une lutte constante entre le bien et le mal. Cependant, il est bon de noter qu’il n’y a pas qu’une simple séparation entre le bien et le mal ; bien au contraire, ils possèdent des traits de caractère totalement différents, précis et détaillés.

 

Le méchant agit entièrement sous le contrôle du maudit satan alors que le bon suit sa conscience. Le méchant ne connait pas de limite inspirée par la crainte révérencielle d’Allah [at taqwa] et est capable de faire n'importe quoi à tout moment.

 

Face à certaines situations ou certaines circonstances, les méchants sont capables de mentir, de diffamer autrui, de s’engager dans des actes illégaux, déloyaux, de traîtrise, mettant leurs propres intérêts avant ceux des autres tout en étant haineux, envieux, déséquilibrés et comploteurs.

 

Puisqu’ils ne sont pas inspirés de la crainte d'Allah, ils sont potentiellement capables de toutes sortes de trahison et de cruauté. Il n’y a rien par exemple, qui puisse les arrêter de tuer, lorsqu’ils sont en état de déséquilibre spirituel. Plus ils pèchent plus ils deviennent des esclaves de satan, agissant sous son contrôle et de ce fait, sont capables de pires actions.

 

Les gens qui sont sous l’emprise du maudit satan sont occupés avec le mal, rendant la vie difficile pour autrui, et semant l’obscurité, la peur et la misère, au lieu de jouir des bénédictions et des bienfaits de la vie.

Ils regardent la vie de ce monde d’un point de vue tout à fait différent. Malgré le fait qu’ils savent que leurs vies seront très brèves, ils ont choisi de gaspiller ce peu de temps qui leur est destiné sur des sentiments d’avidité et d’inimitié, pensant uniquement à leurs propres intérêts. Et leurs cibles sont les gens bons.

 

Par contre, les gens de bien sont ceux qui agissent en conformité avec la crainte d’Allah. Les délices créés en ce monde sont tous des bénédictions aux yeux de tels gens. La crainte d'Allah les guide à bien se comporter durant leurs vies, à agir loyalement, honnêtement, ne jamais faire quelque chose d’illégale, ne jamais enfreindre les droits d’autrui ; de mettre les autres au-dessus d’eux-mêmes, d’être de vrais amis et frères les uns des autres, de se sentir responsables, n’avoir aucun motif caché et ne jamais conspirer ni conniver.

 

De tels gens sont extrêmement vertueux à chaque étape de leurs vies. Ils ne sont jamais déséquilibrés, n’exposent aucun trait de caractère imprévu ni ne perdent le contrôle d’eux-mêmes. A cause de leur crainte pour Allah, les bons agissent toujours en conformité avec le Coran.

 

Ceci est une des principales caractéristiques très distinctes entre le bien et le mal. C’est aussi la raison de l’éternelle hostilité qui existe entre le bien et le mal : puisque le mal a déclaré la guerre sur tout ce qu'Allah voit comme bon, de ce fait, ils détestent aussi les amoureux d’Allah.

 

Puisque la vie de ce monde est une épreuve où le bien est clairement distinct du mal, lorsque règne le chaos et que le mal se propage, on éprouve le besoin de vivre en accord avec le Coran. C’est seulement lorsque les gens vivent pour satisfaire Allah, en bref, que ces gens-là soient en harmonie avec le Coran, que le monde sera un lieu parfait pour l’amitié, la fraternité, l’honnêteté, l’amour et la compassion. Le fait que ce monde a été crée, comme nous décrit le glorieux Coran est également une preuve certaine de l’au-delà. Les gens sont testés par rapport à leur décision de vivre en accord ou non avec le Coran. Dans un verset, Allah le Tout Puissant nous révèle :

 

 

Celui Qui a crée la mort et la vie afin de vous éprouver [et de savoir] qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur. (Sourate al-Mulk, 2)

 

 

La perfection et l’excellence dureront toujours dans le paradis éternel créé par Allah. Notre Seigneur Tout Puissant enverra Sa perfection artistique avec les bénédictions les plus savoureuses sur les vrais croyants dans l’au-delà. Le paradis est une sphère où il n’y aura pas de mal, ni d’imperfection, ni crainte ni tourment, où il n’y aura que la joie de vivre pour toute l’éternité. C’est une manifestation artistique sublime d’Allah, Lui Qui a le pouvoir de créer les bénédictions les plus raffinées et sans aucune faille. Comme notre Maître et Seigneur a révélé dans d’autres versets :

 

 

Les rapprochés [d’Allah : les anges] en témoignent. Les bons seront dans [un jardin] de délice, sur les divans, ils regardent. (Sourate al-Mutaffifin, 21-23)

Harun Yahya

 

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Le Prophète Muhammad (p.s.s.l.) vu par les autres

Added 11/12/2016

Le Prophète de l’Islam, qui est très honoré par les musulmans, a aussi attiré les éloges de non musulmans au cours des siècles. En voici quelques exemples :

Thomas Carlyle affirme :

« Notre hypothèse actuelle, qui soutient que Muhammad (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), était un imposteur rusé, le mensonge personnifié, que sa religion n’est qu’un tas de charlatanismes et de sottises, commence à sonner faux. Les mensonges tissés autour de cet homme par des fervents bien intentionnés, n’ont apporté que la disgrâce sur nous… Il est temps de tout rejeter. La parole de cet homme a inspiré la vie de cent quatre-vingts millions de personnes, ces douze cents ans. Tout comme nous, ces cent quatre-vingts millions de personnes ont été créées par Dieu. Un plus grand nombre des créatures de Dieu croient, à ce jour, en la parole de Muhammad [paix et bénédiction d’Allah soient sur lui] plus que toute autre chose.

Devons-nous supposer qu’autant de créatures du Tout-Puissant ont modelé leur vie selon les préceptes d’un chef spirituel insignifiant ? Moi, de mon côté, je ne puis accepter une telle notion. »

Thomas Carlyle, On Heroes, Hero-Worship and the Heroic in History, University of Nebraska Press, 1966, p. 43-44.

Sir William Muir, qui a aussi parfois tenu des propos préjudiciables, déclare :

« Nous devons admettre qu’il [le Saint Prophète, paix et bénédictions d’Allah soient sur lui], a éradiqué pour toujours des superstitions profondément ancrées depuis des siècles dans la péninsule [arabe] […] ni y avait-il des insuffisances sur le plan social – l’Islam peut se vanter d’une tempérance unique en son genre. »

Sir William Muir, The Life of Muhammad, Kessinger Publishing, 1re éd. 1878, présente éd. 2003, vol. 4, p. 534.

Edward Gibbon dit :

« Que son influence sur le bonheur du public ait été salutaire ou pernicieuse est la dernière chose à considérer dans le caractère de Muhammad (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Son ennemi le plus acharné et le plus bigot de ses adversaires juifs ou chrétiens avanceront très certainement qu’il s’était arrogé une mission pour inculquer une doctrine salutaire moins parfaite que les leurs. Or, il posa comme fondation de sa religion, la véracité et la sainteté des révolutions antérieures, les vertus et les miracles de leurs fondateurs.

Les idoles de l’Arabie furent brisés devant le trône de Dieu, le sang des victimes expié par la prière, le jeûne, et la charité, l’art louable ou innocent de la dévotion, …il insuffla en ses disciples l’esprit de charité et d’amitié, enjoignit la pratique des vertus sociales et mit un frein, par le truchement de lois et de préceptes, à la soif de vengeance et l’oppression

Muhammad (Mohammad, Mahomet) - vu par les orientalistes des veuves et des orphelins. Les tribus hostiles furent unifiées par la foi et l’obéissance, et la vaillance qu’ils avaient jadis déployée inutilement dans des vendettas était [désormais] dirigée avec force contre l’ennemi étranger. »

Edward Gibbon, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, Penguins Classics, 1re éd. 1788, présente éd. 1996, vol. 5, p. 231.

« Les guerres des musulmans furent sanctifiées par le Prophète [paix et bénédictions d’Allah soient sur lui] mais parmi ses nombreux préceptes et exemples, les califes ont choisi les leçons de tolérance qui vaincraient la résistance des incroyants. L’Arabie était le temple et le patrimoine du Dieu de Muhammad [paix et bénédictions d’Allah soient sur lui]. Or, il ne convoitait pas les nations du monde. Les polythéistes et les idolâtres, ignorant son nom, auraient pu légitimement être extirpés par ses adeptes ; mais une politique sage fit de la justice une obligation. »

Edward Gibbon, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, Penguin Classics, 1re éd. 1788, présente éd. 1996, vol. 5 p. 315.

George Bernard Shaw a écrit :

« J’ai toujours eu le plus grand respect pour la religion de Muhammad à cause de sa formidable vitalité. J’estime que c’est la seule religion qui détient cette capacité de s’adapter aux phases successives de l’existence. J’ai étudié cet homme – cet homme merveilleux – et à mon avis, loin d’être l’Antéchrist, on doit l’appeler le Sauveur de l’Humanité. »

George Bernard Shaw, The Genuine Islam, 1936, vol. 1, No 8

Le Révérend Père Bosworth Smith a écrit :

« Chef d’état aussi bien que chef de l’Église, il était à la fois César et Pape. Or, il était Pape sans les prétentions du Pape et César sans les légions de César, sans une armée permanente, sans garde du corps, sans force policière, sans revenu fixe. Si jamais il fut un homme qui, de droit divin, a régné, c’était Muhammad, car il avait tous les pouvoirs sans leurs supports. »

R. Bosworth Smith, Muhammad and Muhammadanism, Book Tree, 1re éd. 1876, présente éd. 2002, p. 262.

Pringle Kennedy a écrit :

« Muhammad était, pour utiliser une expression frappante, l’homme de l’heure. Afin de comprendre son succès extraordinaire, l’on doit étudier les conditions courantes de son temps. Il est né cinq siècles et demi, ou plus, après l’avènement de Jésus. À cette époque, les anciennes religions de Grèce et de Rome et celles des cent et un états du long de la méditerranée, avaient cédé le pas au culte du Césarisme : l’adoration de l’État personnifié par César – telle était la religion de l’Empire Romaine. Certes, d’autres religions existaient, mais elles devaient tolérer à leur côté ce nouveau culte qui les dominait. Cependant elles demeuraient insatisfaites avec le Césarisme.

Beaucoup de romains s’inclinaient vers les religions orientales et les superstitions (égyptiennes, syriennes, persanes). Plusieurs de ces religions présentaient des facettes ignobles : c’était là leur faille fatale… Lorsque le Christianisme conquit le Césarisme au début du 4e siècle, il devint à son tour le Césarisme. Ce n’était plus la religion pure enseignée quelque trois siècles auparavant. Elle s’était transformée pour la plupart en spiritisme, ritualisme et matérialisme.

Comment, en quelques années, tout ceci a changé, comment avant 650 A.D, une grande partie du monde se transforma radicalement – s’avère l’un des chapitres les plus remarquables de l’histoire de l’homme. Cette transformation merveilleuse survint, si elle ne fut pas suscitée, par la vie d’un seul homme, le Prophète de la Mecque.

Quelle que soit l’opinion de certains sur cet homme extraordinaire, soit-il le dévot musulman qui le prend pour le dernier et le plus grand messager de la parole de Dieu ou le chrétien fanatique du passé qui le prend pour un émissaire du Diable, ou certains orientalistes modernes qui estiment qu’il est plus politicien que saint, organisateur de l’Asie en général, d’Arabie, tout particulièrement, contre l’Europe, plutôt qu’un réformateur religieux, cela ne fait aucune différence sur l’impact que sa vie a eu sur l’histoire du monde. »

Pringle Kennedy, Arabian Society at the Time of Muhammad, p. 8, 10, 18, 21

S. P. Scott a écrit :

« Si l’objectif de la religion est d’inculquer les valeurs morales, d’éradiquer le mal, de promouvoir le bonheur et l’épanouissement de l’intelligence humaine ; si les bonnes œuvres seront reconnues le Jour où l’humanité sera appelée à rendre compte de ses actes, il n’est pas hors-propos, ni irraisonnable d’admettre que Muhammad était effectivement un Messager de Dieu. »

S. P. Scott, History of the Moorish Empire in Europe, p. 126

Ruth Cranston a écrit :

« Muhammad (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) n’a jamais instigué la guerre. Il a toujours combattu en légitime défense. Il a combattu afin de survivre… et il s’est battu avec les armes, selon l’usage de son temps… Certainement aucune nation ‘chrétienne’ de 140 000 000 d’habitants qui élimine aujourd’hui (elle écrivait ceci en 1949) 120,000 citoyens sans défense avec une seule bombe ne peut censurer un chef qui n’en a tué au plus que cinq à six cents. Le nombre de personnes tuées par le Prophète d’Arabie (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) en ce septième siècle ténébreux et sanguinaire semble tout à fait puéril comparé avec ce 20e siècle avancé et éclairé – pour ne pas mentionner l’hécatombe de l’Inquisition espagnole ou encore les croisades, où des guerriers chrétiens écrivait fièrement qu’ils “pataugeaient jusqu’aux chevilles dans le sang des infidèles musulmans”. »

Ruth Cranston, World Faith, Ayer publishing, 1949.

« Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’ histoire moderne à Mahomet ? »

« Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »

L’historien Alphonse de Lamartine, Histoire de la Turquie, Paris, 1854, tome II

« Un Prophète, porteur du message divin, fut envoyé à un peuple de bergers inconscients qui erraient dans le désert depuis la création du monde. Les inconscients devinrent de respectables personnalités et les faibles prospérèrent dans un monde qui se transformait. Moins d'un siècle après cet événement, les Arabes arrivèrent à Grenade et à Delhi. Durant plusieurs siècles, les valeurs, le génie et les splendeurs de la civilisation arabe brillèrent à travers le monde, lui apportant fécondité et foi profonde. Une nation prospérait et façonnait l'histoire de l'humanité dont elle élevait la conscience. Les Arabes, le prophète Mohammed et ce premier siècle furent comme une étincelle qui avait jailli sur un monde insignifiant de sable noir et qui apporta le Paradis de Delhi à Grenade. L'humanité entière l'attendait car c’était l'étincelle qui allait l'animer. Elle allait désormais resplendir. »

Thomas Carlyle, The Hero as Prophet

« Les mensonges [calomnies occidentales] qu’un zèle bien intentionné a entassés autour de cet homme ne sont un déshonneur que pour nous-mêmes. »

Thomas Carlyle, On heroes, hero-worship, and heroic in history, 1993, University Of California Press, p. 38

« Il est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’Etre Suprême. Même si mes discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que je les relis moi-même, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence, pour ce puissant précepteur arabe. »

Annie Besant, The life and teachings of Muhammad, Madras,1932, p. 4.

« La façon dont il accepta les persécutions dues à sa foi, la haute moralité des hommes qui crurent en lui et qui le prirent pour guide, la grandeur de son œuvre ultime, tout cela ne fait que démontrer son intégrité fondamentale. La supposition selon laquelle Mohammad serait un imposteur soulève plus de problèmes qu’elle n’en résout. Et pourtant aucune des grandes figures de l’histoire n’est si peu appréciée en Occident que le Prophète Mohammad. »

W. Montgomery Watt, Mohammad at Mecca, Oxford, 1953, p. 52.

« Il était le plus fidèle des protecteurs pour ceux qu’il protégeait, le plus doux et le plus agréable dans la conversation. Ceux qui l’aperçurent furent remplis d’une révérence soudaine ; ceux qui se rapprochèrent de lui se mirent à l’aimer ; ceux qui le décrivirent, dirent : ‘Je n’ai jamais vu son pareil ni avant ni après lui.’ Bien qu’étant d’une grande taciturnité, lorsqu’il parlait c’était avec force et délibération, et nul ne pouvait oublier ce qu’il disait… »

Stanley Lane-Poole, The speeches and table-talk of the Prophet Mohammad, Macmillan, 1882

« Mohamed était un exemple lumineux pour son peuple. Son caractère était pur et exempt de tâche. Sa maison, son habillement, sa nourriture, tout était caractérisé par une rare simplicité. N’étant pas prétentieux, il ne voulait recevoir aucune marque de révérence de ses compagnons, et ne voulait recevoir de son esclave aucun service qu’il pouvait se rendre lui-même. Il était accessible à tous et à tout moment. Il rendait visite aux malades et était plein de sympathie pour tout le monde. Sa bienveillance et sa générosité étaient sans limites, de même que son souci anxieux pour le bien-être de la communauté. »

Dr. Gustav Weil,Geschichte Der Islamitischen Volker, Stuttgart, Riegerm, 1866.

 



 

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RELATION ENTRE LA RELIGION ET LA POLITIQUE DANS L'ISLAM

Added 4/12/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

allahla relation entre la politique et l'Islam

 

Mise en place de la Shariah (charia)

Aujourd'hui, la shariah est une question qui soulève de nombreuses polémiques dans les pays musulmans.

On entend généralement dire, que si la majorité d'un pays est constituée de musulmans, ceux-ci ont le droit, ou plutôt, l'obligation d'y imposer la shariah. L'argument principal utilisé par les partisans de son imposition, c'est que, s'ils croient au Saint Coran et reconnaissent qu'il s'agit d'un livre complet qui traite de chacun des domaines de l'activité humaine et qui réglemente tous les aspects de la vie quotidienne, ce serait de l'hypocrisie que de se limiter à une déclaration verbale. La conclusion logique est donc d'imposer la shariah et d'en faire la seule loi acceptable dans le pays.

D'un autre côté, ses adversaires mettent en évidence de nombreuses difficultés, pas seulement dans les domaines législatifs et constitutionnels mais aussi dans tous les autres aspects de sa mise en oeuvre.

Il faut tout d'abord expliquer pourquoi la shariah ne peut pas être appliquée ou imposée à un peuple qui, dans sa vie quotidienne, ne représente pas l'idéal islamique, bien au contraire. Si lorsque des hommes ont la liberté de pratiquer l'Islam, ils ne le font pas, on peut se demander comment la force et la contrainte de la loi pourra le leur imposer.

La shariah, c'est la loi de l'Islam, la loi des musulmans, tout le monde s'accorde à reconnaître cela. Mais la véritable question c'est de savoir dans quelle mesure cette loi peut être transformée en un système législatif qui soit adapté au fonctionnement d'un gouvernement politique. Là dessus, beaucoup d'autres problèmes viennent se greffer. Par exemple, si un pays musulman a le droit d'imposer sa loi à toute sa population, en suivant le même raisonnement, un autre pays dont la population appartient en majorité à une autre religion le un droit similaire d'y imposer la sienne.

Si un tel raisonnement était mis en pratique, le monde entier deviendrait le foyer de conflits non seulement politiques mais aussi politico-religieux, toutes les lois seraient, bien entendu, attribuées à Dieu, tout en étant parfaitement contradictoires. Le résultat serait une grande confusion dans laquelle les gens finiraient par perdre leur foi en un Dieu qui dit "blanc" à celui-ci et "noir" à celui-là, et qui les force à se l'imposer les uns les autres comme preuve de leur foi.

Il est facile d'imaginer ce qui pourrait se passer en Inde, si la loi des hindous majoritaires était imposée à la minorité musulmane. C'est d'ailleurs malheureusement une idée extrémiste qui trouve un écho de plus en plus favorable parmi la population indienne, peut être par réaction à ce qui se passe dans certains pays islamiques. Dans une telle éventualité, que deviendraient les musulmans de l'Inde? Et ce n'est pas un problème spécifiquement indien. Si Israël imposait la loi du judaïsme - La Talmud - la vie deviendrait impossible pour un non-juif.

De la même, le Christianisme et le Bouddhisme ont aussi leurs droits.

Participation au pouvoir législatif

L'une des considérations principales qui concerne le concept même de l'état est le droit qu'a tout homme né dans un état de participer à sa législation. C'est une question fondamentale à laquelle doivent répondre ceux qui s'intéressent à la politique et au droit international.

Dans un concept de gouvernement séculaire, tous ceux qui sont nés dans un pays, quelque soit leur race, couleur ou religion en acquièrent les droits fondamentaux. Parmi eux, le plus important est celui qui consiste à la participation au pouvoir législatif.

Bien sur, les partis vont et viennent, les majorités d'aujourd'hui sont les minorités de demain. Les souhaits et désirs de tout le monde ne peuvent pas être satisfaits. Mais, en principe, pour toutes les questions qui concernent l'intérêt commun, chacun à une chance égale d'exprimer son opinion, même si c'est dans l'opposition. Que se passerait-il si une religion ou une shariah est imposée comme loi quelque part? Si la loi de l'Islam était imposée dans un pays, tous les non- musulmans en deviendraient des citoyens de deuxième voire troisième ou quatrième catégorie, n'ayant aucun droit pour ce qui concerne la conduite des affaires du pays. Mais le problème ne s'arrête pas là, et se complique à l'intérieur de l'Islam lui-même: Parce que le livre de l'Islam a été révélé par Dieu, et que les savants musulmans revendiquent le droit de l'interpréter.

Le pouvoir législatif subordonné aux leaders religieux

En cas de litige, le corps législatif se retrouve soumis à l'opinion de ces savants, ou prétendus savants, spécialistes de l'interprétation du Saint Coran. Quelle va être la relation entre une assemblée élue pour légiférer et qui fait son travail et quelques leaders religieux qui vont s'écrier: "Ce que vous proposez s'oppose aux principes fondamentaux de l'Islam".

Quelle voix devrait être écoutée? D'un coté c'est apparemment la voix de Dieu que l'on entend derrière ces personnes, mais seulement en apparence. De l'autre coté, c'est la voix de la majorité du pays. C'est un dilemme qui se trouve pratiquement sans solution.

Avec le temps, des divisions apparaissent dans toutes les religions

Mais ce n'est pas tout. Chaque religion à sa source est une et indivisible, mais avec le temps, la discorde s'instaure et les divisions et séparations se multiplient. Une foi qui à l'époque de Jésus Christ (paix soit sur lui) était représentée par un Christianisme unique, s'est transformée en plusieurs centaines de variantes. Du point de vue de chacune d'entre elles, cette source unique prend une couleur différente, suivant qu'elle est interprétée de leur point de vue ou d'un autre. Et la même chose est vraie pour l'Islam, et n'est pas limité uniquement une question d'Islam Sunnite ou Chi'ite et de leur interprétation de la shariah.

A l'intérieur de l'Islam Chiite, il y a 34 obédiences ayant chacune une interprétation différente. Et c'est la même chose dans l'Islam Sunnite. Il y a des questions sur lesquelles il n'y a pas deux Oulémas d'obédiences différentes qui sont d'accord. Et pas sur des points superficiels mais sur des questions absolument fondamentales. Pour s'en convaincre il suffit de lire le rapport de Justice Munir, le président de la cour suprême de justice, qui fut l'un des deux juges choisis pour déterminer les raisons et responsabilités dans les émeutes dirigées contre les Musulmans Ahmadis en 1953. Qui en furent les responsables et qui en furent les victimes?

Définition d’un musulman

Pendant le déroulement de l'enquête, le juge Munir demanda de manière systématique à chacun des leaders musulmans se présentant devant lui s'ils pouvaient donner une définition de l'Islam qui puisse être acceptée aussi par toutes les autres obédiences. Qui s'appliquerait à tous sans aucune distinction et grâce à laquelle on pourrait dire si un tel est musulman ou pas. Dans son rapport, le juge Munir a mis en évidence qu'aucun des musulmans interrogés ne sont tombés d'accord sur une définition unique de ce qu'est l'Islam.

L'un de ceux qui furent interrogés demanda un délai pour y réfléchir. Le juge Kayani, l'un des juges présent, qui avait un sens de l'humour particulier, lui répondit qu'il avait déjà eu plus de 1300 ans pour y penser, et si cela n'était pas suffisant pour définir les bases fondamentales de l'Islam, il n'était pas dans le pouvoir de cette cour de lui accorder plus de temps.

C'est en fait une question très sérieuse. Si l'interprétation de la shariah par une obédience est imposée, ce ne sont pas seulement les non musulmans qui perdraient certains de leurs droits fondamentaux, mais au sein même de l'Islam beaucoup de communautés en seraient aussi dépourvus.

Quelle interprétation de la shariah (charia) doit-on imposer ?

Cela donne naissance à beaucoup d'autres problèmes. Par exemple, le concept de la punition pour un crime dans la shariah peut être très différent d'une obédience à l'autre. La pratique de l'Islam à travers le monde sur une même question pouvant être parfois contradictoire, cela ne manquerait pas de créer une impression désastreuse sur le reste du monde non- musulman. Quelle est cette religion qui conseille, ici ou là, des punitions différentes pour un même crime. Dans d'autres endroits il ne s'agirait même pas d'un crime mais d'une chose recommandée.

C'est l'une parmi les nombreuses raisons qui rendent l'imposition de la shariah pratiquement impossible.

Par ailleurs, on touche aux droits fondamentaux des autres écoles de pensées, et dans de nombreuses situations on les piétine même. Prenons par exemple la consommation de l'alcool. C'est interdit par l'Islam, cela, il n'y a aucun doute. Mais quant à savoir si c'est un délit passible de sanction, et dans l'affirmative si c'est à l'homme de l'exécuter, dans ce monde, cela reste pour le moins contestable. C'est une question controversée qui est loin de faire l'unanimité. Quelle est la punition pour la consommation d'alcool? Le Saint Coran n'en mentionne AUCUNE. Il y a pourtant certaines personnes qui déduisent de certaines traditions que la punition est la peine de mort. Mais cette conclusion est pour le moins discutable, et l'authenticité même de ces traditions est mise en question.

Ainsi, doit-on punir une grande partie, non seulement de la société musulmane mais aussi non-musulmane, en invoquant des arguments douteux par nature. Que cela plaise ou pas, c'est toute la question. Pourtant, il y a des extrémistes partout, et particulièrement parmi ceux qui rêvent d'imposer la shariah.

On trouve beaucoup d'extrémistes caractérisés par leur intolérance vis à vis de l'opinion des autres. En conséquence, beaucoup de ces questions qui laissent une marge assez large quant à leur interprétation ne leur donnent aucun doute. Ils diront: « Oui nous connaissons bien ce problème, c'est notre opinion. C'est l'opinion de tel ou tel grand érudit de l'Islam médiéval, c'est que nous croyons. Et c'est la loi. »(...)

Aujourd'hui, le mode de vie des musulmans n'est pas véritablement islamique

C'est un domaine qui présente de grandes difficultés. Mais il y en a un autre, tout aussi important: C'est que dans la plupart des pays, le mode de vie des musulmans n'est pas réellement islamique.

Vous n'avez pas besoin que la shariah soit imposée pour faire vos cinq prières quotidiennes, pour être honnête et témoigner devant une cour de justice en disant la vérité. Dans notre société, le vol, l'insécurité et le désordre sont devenus une réalité quotidienne. Les droits de l'homme sont constamment piétinés. L'honnêteté est une chose très rare et les insultes envers autrui sont devenues un moyen banal d'expression. Dans une société ou toute forme de décence a disparu du comportement social, quel pourra être l'effet de la shariah? Comment véritablement mettre en oeuvre la shariah dans une telle société, c'est toute la question.

Les conditions propices à une imposition de la shariah (charia)

Chaque pays à un environnement et un climat bien particulier et toute végétation n'y est pas forcément adaptée. Les dattes poussent dans le désert mais il n'est pas question d'y faire pousser des cerises. Cela est vrai aussi pour la shariah, et un climat très particulier est nécessaire pour son application. Si les conditions favorables ne sont pas tout d'abord réunies la shariah ne peut être instituée.

Avant de pouvoir imposer la loi de Dieu, chaque prophète, pas seulement le prophète Mohammad (s.a.w.), a tout d'abord créé un climat favorable, sans utiliser la contrainte. Lorsque les sociétés étaient prêtes à accueillir ces lois, elles y étaient introduites progressivement, jusqu'à ce que l'ensemble du code soit fermement établi. La société ayant acquis progressivement la capacité de suivre la loi religieuse, shariah ou autre.

Dans une société où le vol et le mensonge sont des pratiques courantes, si vous imposez la shariah et tranchez les mains des voleurs, que va-t-il se passer? Est-ce cela le but de la shariah? Il ne s'agit pas de faire du sentimentalisme à propos de religion. La volonté de Dieu sera faite, mais de manière ordonnée, comme Dieu lui même, le souhaite.

La shariah (charia), prétexte pour prendre le pouvoir

Pourquoi ne pas suggérer à certains responsables politiques de proposer aux musulmans de commencer par réformer une seule ville du Pakistan, et après cela d'y imposer la shariah. On pourrait par exemple commencer par Faisalabad, une ville moyenne, connue pour sa corruption et dont l'activité principale est le commerce.

Que des quatre coins du Pakistan les Oulémas soient invités à réformer tout d'abord cette seule ville. Lorsque ses habitants auront acquis la capacité de supporter la shariah, alors le gouvernement pourra être invité à prendre le contrôle de l'administration de cette loi. Mais ce n'est pas près d'arriver. D'ailleurs, cela ne les intéresse pas. Ce n'est pas l'amour de l'Islam qui les pousse à réclamer la shariah. Ce n'est que l'instrument qui doit leur permettre de prendre le pouvoir et de diriger la société au nom de Dieu. La société dirigée, au nom des hommes, par des gens corrompus et cruels, dans une certaine mesure cela peut être toléré. Mais que ces atrocités soient commises au nom de Dieu, c'est la pire chose dont un homme puisse se rendre coupable.

Il est donc clair que beaucoup de réflexion est nécessaire, avant de songer pouvoir mettre en oeuvre dans un pays quelconque une loi religieuse. On peut même douter que dans l'état actuel des choses cela soit possible.

http://www.islam-ahmadiyya.org/islam/7-islam-religion-politique-shariah-loi-coranique.html

 


 

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