"> A propos de l'islam: - Le secret derrière la création du bien e - Musulman et fier de l\'être
 

Le secret derrière la création du bien et du mal

Added 16/12/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

 

la foi

La vie sur terre est une épreuve créée spécialement par Allah. C’est un lieu éphémère où cohabitent le bien et le mal avec lesquels les êtres humains sont éprouvés. Il y a, bien sûr, de nombreuses grâces là-dedans. Il est essentiel que le mal existe à côté du bien pour permettre aux gens de comprendre la valeur du paradis. Les êtres humains sont éprouvés par rapport aux comportements nobles qu’ils démontrent, par la volonté d’Allah, dans cette sphère où le bien est séparé du mal.

 

La vie de ce monde est une sphère dans laquelle se livre une lutte constante entre le bien et le mal. Cependant, il est bon de noter qu’il n’y a pas qu’une simple séparation entre le bien et le mal ; bien au contraire, ils possèdent des traits de caractère totalement différents, précis et détaillés.

 

Le méchant agit entièrement sous le contrôle du maudit satan alors que le bon suit sa conscience. Le méchant ne connait pas de limite inspirée par la crainte révérencielle d’Allah [at taqwa] et est capable de faire n'importe quoi à tout moment.

 

Face à certaines situations ou certaines circonstances, les méchants sont capables de mentir, de diffamer autrui, de s’engager dans des actes illégaux, déloyaux, de traîtrise, mettant leurs propres intérêts avant ceux des autres tout en étant haineux, envieux, déséquilibrés et comploteurs.

 

Puisqu’ils ne sont pas inspirés de la crainte d'Allah, ils sont potentiellement capables de toutes sortes de trahison et de cruauté. Il n’y a rien par exemple, qui puisse les arrêter de tuer, lorsqu’ils sont en état de déséquilibre spirituel. Plus ils pèchent plus ils deviennent des esclaves de satan, agissant sous son contrôle et de ce fait, sont capables de pires actions.

 

Les gens qui sont sous l’emprise du maudit satan sont occupés avec le mal, rendant la vie difficile pour autrui, et semant l’obscurité, la peur et la misère, au lieu de jouir des bénédictions et des bienfaits de la vie.

Ils regardent la vie de ce monde d’un point de vue tout à fait différent. Malgré le fait qu’ils savent que leurs vies seront très brèves, ils ont choisi de gaspiller ce peu de temps qui leur est destiné sur des sentiments d’avidité et d’inimitié, pensant uniquement à leurs propres intérêts. Et leurs cibles sont les gens bons.

 

Par contre, les gens de bien sont ceux qui agissent en conformité avec la crainte d’Allah. Les délices créés en ce monde sont tous des bénédictions aux yeux de tels gens. La crainte d'Allah les guide à bien se comporter durant leurs vies, à agir loyalement, honnêtement, ne jamais faire quelque chose d’illégale, ne jamais enfreindre les droits d’autrui ; de mettre les autres au-dessus d’eux-mêmes, d’être de vrais amis et frères les uns des autres, de se sentir responsables, n’avoir aucun motif caché et ne jamais conspirer ni conniver.

 

De tels gens sont extrêmement vertueux à chaque étape de leurs vies. Ils ne sont jamais déséquilibrés, n’exposent aucun trait de caractère imprévu ni ne perdent le contrôle d’eux-mêmes. A cause de leur crainte pour Allah, les bons agissent toujours en conformité avec le Coran.

 

Ceci est une des principales caractéristiques très distinctes entre le bien et le mal. C’est aussi la raison de l’éternelle hostilité qui existe entre le bien et le mal : puisque le mal a déclaré la guerre sur tout ce qu'Allah voit comme bon, de ce fait, ils détestent aussi les amoureux d’Allah.

 

Puisque la vie de ce monde est une épreuve où le bien est clairement distinct du mal, lorsque règne le chaos et que le mal se propage, on éprouve le besoin de vivre en accord avec le Coran. C’est seulement lorsque les gens vivent pour satisfaire Allah, en bref, que ces gens-là soient en harmonie avec le Coran, que le monde sera un lieu parfait pour l’amitié, la fraternité, l’honnêteté, l’amour et la compassion. Le fait que ce monde a été crée, comme nous décrit le glorieux Coran est également une preuve certaine de l’au-delà. Les gens sont testés par rapport à leur décision de vivre en accord ou non avec le Coran. Dans un verset, Allah le Tout Puissant nous révèle :

 

 

Celui Qui a crée la mort et la vie afin de vous éprouver [et de savoir] qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur. (Sourate al-Mulk, 2)

 

 

La perfection et l’excellence dureront toujours dans le paradis éternel créé par Allah. Notre Seigneur Tout Puissant enverra Sa perfection artistique avec les bénédictions les plus savoureuses sur les vrais croyants dans l’au-delà. Le paradis est une sphère où il n’y aura pas de mal, ni d’imperfection, ni crainte ni tourment, où il n’y aura que la joie de vivre pour toute l’éternité. C’est une manifestation artistique sublime d’Allah, Lui Qui a le pouvoir de créer les bénédictions les plus raffinées et sans aucune faille. Comme notre Maître et Seigneur a révélé dans d’autres versets :

 

 

Les rapprochés [d’Allah : les anges] en témoignent. Les bons seront dans [un jardin] de délice, sur les divans, ils regardent. (Sourate al-Mutaffifin, 21-23)

Harun Yahya

 

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Le Prophète Muhammad (p.s.s.l.) vu par les autres

Added 11/12/2016

Le Prophète de l’Islam, qui est très honoré par les musulmans, a aussi attiré les éloges de non musulmans au cours des siècles. En voici quelques exemples :

Thomas Carlyle affirme :

« Notre hypothèse actuelle, qui soutient que Muhammad (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), était un imposteur rusé, le mensonge personnifié, que sa religion n’est qu’un tas de charlatanismes et de sottises, commence à sonner faux. Les mensonges tissés autour de cet homme par des fervents bien intentionnés, n’ont apporté que la disgrâce sur nous… Il est temps de tout rejeter. La parole de cet homme a inspiré la vie de cent quatre-vingts millions de personnes, ces douze cents ans. Tout comme nous, ces cent quatre-vingts millions de personnes ont été créées par Dieu. Un plus grand nombre des créatures de Dieu croient, à ce jour, en la parole de Muhammad [paix et bénédiction d’Allah soient sur lui] plus que toute autre chose.

Devons-nous supposer qu’autant de créatures du Tout-Puissant ont modelé leur vie selon les préceptes d’un chef spirituel insignifiant ? Moi, de mon côté, je ne puis accepter une telle notion. »

Thomas Carlyle, On Heroes, Hero-Worship and the Heroic in History, University of Nebraska Press, 1966, p. 43-44.

Sir William Muir, qui a aussi parfois tenu des propos préjudiciables, déclare :

« Nous devons admettre qu’il [le Saint Prophète, paix et bénédictions d’Allah soient sur lui], a éradiqué pour toujours des superstitions profondément ancrées depuis des siècles dans la péninsule [arabe] […] ni y avait-il des insuffisances sur le plan social – l’Islam peut se vanter d’une tempérance unique en son genre. »

Sir William Muir, The Life of Muhammad, Kessinger Publishing, 1re éd. 1878, présente éd. 2003, vol. 4, p. 534.

Edward Gibbon dit :

« Que son influence sur le bonheur du public ait été salutaire ou pernicieuse est la dernière chose à considérer dans le caractère de Muhammad (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Son ennemi le plus acharné et le plus bigot de ses adversaires juifs ou chrétiens avanceront très certainement qu’il s’était arrogé une mission pour inculquer une doctrine salutaire moins parfaite que les leurs. Or, il posa comme fondation de sa religion, la véracité et la sainteté des révolutions antérieures, les vertus et les miracles de leurs fondateurs.

Les idoles de l’Arabie furent brisés devant le trône de Dieu, le sang des victimes expié par la prière, le jeûne, et la charité, l’art louable ou innocent de la dévotion, …il insuffla en ses disciples l’esprit de charité et d’amitié, enjoignit la pratique des vertus sociales et mit un frein, par le truchement de lois et de préceptes, à la soif de vengeance et l’oppression

Muhammad (Mohammad, Mahomet) - vu par les orientalistes des veuves et des orphelins. Les tribus hostiles furent unifiées par la foi et l’obéissance, et la vaillance qu’ils avaient jadis déployée inutilement dans des vendettas était [désormais] dirigée avec force contre l’ennemi étranger. »

Edward Gibbon, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, Penguins Classics, 1re éd. 1788, présente éd. 1996, vol. 5, p. 231.

« Les guerres des musulmans furent sanctifiées par le Prophète [paix et bénédictions d’Allah soient sur lui] mais parmi ses nombreux préceptes et exemples, les califes ont choisi les leçons de tolérance qui vaincraient la résistance des incroyants. L’Arabie était le temple et le patrimoine du Dieu de Muhammad [paix et bénédictions d’Allah soient sur lui]. Or, il ne convoitait pas les nations du monde. Les polythéistes et les idolâtres, ignorant son nom, auraient pu légitimement être extirpés par ses adeptes ; mais une politique sage fit de la justice une obligation. »

Edward Gibbon, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, Penguin Classics, 1re éd. 1788, présente éd. 1996, vol. 5 p. 315.

George Bernard Shaw a écrit :

« J’ai toujours eu le plus grand respect pour la religion de Muhammad à cause de sa formidable vitalité. J’estime que c’est la seule religion qui détient cette capacité de s’adapter aux phases successives de l’existence. J’ai étudié cet homme – cet homme merveilleux – et à mon avis, loin d’être l’Antéchrist, on doit l’appeler le Sauveur de l’Humanité. »

George Bernard Shaw, The Genuine Islam, 1936, vol. 1, No 8

Le Révérend Père Bosworth Smith a écrit :

« Chef d’état aussi bien que chef de l’Église, il était à la fois César et Pape. Or, il était Pape sans les prétentions du Pape et César sans les légions de César, sans une armée permanente, sans garde du corps, sans force policière, sans revenu fixe. Si jamais il fut un homme qui, de droit divin, a régné, c’était Muhammad, car il avait tous les pouvoirs sans leurs supports. »

R. Bosworth Smith, Muhammad and Muhammadanism, Book Tree, 1re éd. 1876, présente éd. 2002, p. 262.

Pringle Kennedy a écrit :

« Muhammad était, pour utiliser une expression frappante, l’homme de l’heure. Afin de comprendre son succès extraordinaire, l’on doit étudier les conditions courantes de son temps. Il est né cinq siècles et demi, ou plus, après l’avènement de Jésus. À cette époque, les anciennes religions de Grèce et de Rome et celles des cent et un états du long de la méditerranée, avaient cédé le pas au culte du Césarisme : l’adoration de l’État personnifié par César – telle était la religion de l’Empire Romaine. Certes, d’autres religions existaient, mais elles devaient tolérer à leur côté ce nouveau culte qui les dominait. Cependant elles demeuraient insatisfaites avec le Césarisme.

Beaucoup de romains s’inclinaient vers les religions orientales et les superstitions (égyptiennes, syriennes, persanes). Plusieurs de ces religions présentaient des facettes ignobles : c’était là leur faille fatale… Lorsque le Christianisme conquit le Césarisme au début du 4e siècle, il devint à son tour le Césarisme. Ce n’était plus la religion pure enseignée quelque trois siècles auparavant. Elle s’était transformée pour la plupart en spiritisme, ritualisme et matérialisme.

Comment, en quelques années, tout ceci a changé, comment avant 650 A.D, une grande partie du monde se transforma radicalement – s’avère l’un des chapitres les plus remarquables de l’histoire de l’homme. Cette transformation merveilleuse survint, si elle ne fut pas suscitée, par la vie d’un seul homme, le Prophète de la Mecque.

Quelle que soit l’opinion de certains sur cet homme extraordinaire, soit-il le dévot musulman qui le prend pour le dernier et le plus grand messager de la parole de Dieu ou le chrétien fanatique du passé qui le prend pour un émissaire du Diable, ou certains orientalistes modernes qui estiment qu’il est plus politicien que saint, organisateur de l’Asie en général, d’Arabie, tout particulièrement, contre l’Europe, plutôt qu’un réformateur religieux, cela ne fait aucune différence sur l’impact que sa vie a eu sur l’histoire du monde. »

Pringle Kennedy, Arabian Society at the Time of Muhammad, p. 8, 10, 18, 21

S. P. Scott a écrit :

« Si l’objectif de la religion est d’inculquer les valeurs morales, d’éradiquer le mal, de promouvoir le bonheur et l’épanouissement de l’intelligence humaine ; si les bonnes œuvres seront reconnues le Jour où l’humanité sera appelée à rendre compte de ses actes, il n’est pas hors-propos, ni irraisonnable d’admettre que Muhammad était effectivement un Messager de Dieu. »

S. P. Scott, History of the Moorish Empire in Europe, p. 126

Ruth Cranston a écrit :

« Muhammad (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) n’a jamais instigué la guerre. Il a toujours combattu en légitime défense. Il a combattu afin de survivre… et il s’est battu avec les armes, selon l’usage de son temps… Certainement aucune nation ‘chrétienne’ de 140 000 000 d’habitants qui élimine aujourd’hui (elle écrivait ceci en 1949) 120,000 citoyens sans défense avec une seule bombe ne peut censurer un chef qui n’en a tué au plus que cinq à six cents. Le nombre de personnes tuées par le Prophète d’Arabie (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) en ce septième siècle ténébreux et sanguinaire semble tout à fait puéril comparé avec ce 20e siècle avancé et éclairé – pour ne pas mentionner l’hécatombe de l’Inquisition espagnole ou encore les croisades, où des guerriers chrétiens écrivait fièrement qu’ils “pataugeaient jusqu’aux chevilles dans le sang des infidèles musulmans”. »

Ruth Cranston, World Faith, Ayer publishing, 1949.

« Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’ histoire moderne à Mahomet ? »

« Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »

L’historien Alphonse de Lamartine, Histoire de la Turquie, Paris, 1854, tome II

« Un Prophète, porteur du message divin, fut envoyé à un peuple de bergers inconscients qui erraient dans le désert depuis la création du monde. Les inconscients devinrent de respectables personnalités et les faibles prospérèrent dans un monde qui se transformait. Moins d'un siècle après cet événement, les Arabes arrivèrent à Grenade et à Delhi. Durant plusieurs siècles, les valeurs, le génie et les splendeurs de la civilisation arabe brillèrent à travers le monde, lui apportant fécondité et foi profonde. Une nation prospérait et façonnait l'histoire de l'humanité dont elle élevait la conscience. Les Arabes, le prophète Mohammed et ce premier siècle furent comme une étincelle qui avait jailli sur un monde insignifiant de sable noir et qui apporta le Paradis de Delhi à Grenade. L'humanité entière l'attendait car c’était l'étincelle qui allait l'animer. Elle allait désormais resplendir. »

Thomas Carlyle, The Hero as Prophet

« Les mensonges [calomnies occidentales] qu’un zèle bien intentionné a entassés autour de cet homme ne sont un déshonneur que pour nous-mêmes. »

Thomas Carlyle, On heroes, hero-worship, and heroic in history, 1993, University Of California Press, p. 38

« Il est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’Etre Suprême. Même si mes discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que je les relis moi-même, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence, pour ce puissant précepteur arabe. »

Annie Besant, The life and teachings of Muhammad, Madras,1932, p. 4.

« La façon dont il accepta les persécutions dues à sa foi, la haute moralité des hommes qui crurent en lui et qui le prirent pour guide, la grandeur de son œuvre ultime, tout cela ne fait que démontrer son intégrité fondamentale. La supposition selon laquelle Mohammad serait un imposteur soulève plus de problèmes qu’elle n’en résout. Et pourtant aucune des grandes figures de l’histoire n’est si peu appréciée en Occident que le Prophète Mohammad. »

W. Montgomery Watt, Mohammad at Mecca, Oxford, 1953, p. 52.

« Il était le plus fidèle des protecteurs pour ceux qu’il protégeait, le plus doux et le plus agréable dans la conversation. Ceux qui l’aperçurent furent remplis d’une révérence soudaine ; ceux qui se rapprochèrent de lui se mirent à l’aimer ; ceux qui le décrivirent, dirent : ‘Je n’ai jamais vu son pareil ni avant ni après lui.’ Bien qu’étant d’une grande taciturnité, lorsqu’il parlait c’était avec force et délibération, et nul ne pouvait oublier ce qu’il disait… »

Stanley Lane-Poole, The speeches and table-talk of the Prophet Mohammad, Macmillan, 1882

« Mohamed était un exemple lumineux pour son peuple. Son caractère était pur et exempt de tâche. Sa maison, son habillement, sa nourriture, tout était caractérisé par une rare simplicité. N’étant pas prétentieux, il ne voulait recevoir aucune marque de révérence de ses compagnons, et ne voulait recevoir de son esclave aucun service qu’il pouvait se rendre lui-même. Il était accessible à tous et à tout moment. Il rendait visite aux malades et était plein de sympathie pour tout le monde. Sa bienveillance et sa générosité étaient sans limites, de même que son souci anxieux pour le bien-être de la communauté. »

Dr. Gustav Weil,Geschichte Der Islamitischen Volker, Stuttgart, Riegerm, 1866.

 



 

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RELATION ENTRE LA RELIGION ET LA POLITIQUE DANS L'ISLAM

Added 4/12/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

allahla relation entre la politique et l'Islam

 

Mise en place de la Shariah (charia)

Aujourd'hui, la shariah est une question qui soulève de nombreuses polémiques dans les pays musulmans.

On entend généralement dire, que si la majorité d'un pays est constituée de musulmans, ceux-ci ont le droit, ou plutôt, l'obligation d'y imposer la shariah. L'argument principal utilisé par les partisans de son imposition, c'est que, s'ils croient au Saint Coran et reconnaissent qu'il s'agit d'un livre complet qui traite de chacun des domaines de l'activité humaine et qui réglemente tous les aspects de la vie quotidienne, ce serait de l'hypocrisie que de se limiter à une déclaration verbale. La conclusion logique est donc d'imposer la shariah et d'en faire la seule loi acceptable dans le pays.

D'un autre côté, ses adversaires mettent en évidence de nombreuses difficultés, pas seulement dans les domaines législatifs et constitutionnels mais aussi dans tous les autres aspects de sa mise en oeuvre.

Il faut tout d'abord expliquer pourquoi la shariah ne peut pas être appliquée ou imposée à un peuple qui, dans sa vie quotidienne, ne représente pas l'idéal islamique, bien au contraire. Si lorsque des hommes ont la liberté de pratiquer l'Islam, ils ne le font pas, on peut se demander comment la force et la contrainte de la loi pourra le leur imposer.

La shariah, c'est la loi de l'Islam, la loi des musulmans, tout le monde s'accorde à reconnaître cela. Mais la véritable question c'est de savoir dans quelle mesure cette loi peut être transformée en un système législatif qui soit adapté au fonctionnement d'un gouvernement politique. Là dessus, beaucoup d'autres problèmes viennent se greffer. Par exemple, si un pays musulman a le droit d'imposer sa loi à toute sa population, en suivant le même raisonnement, un autre pays dont la population appartient en majorité à une autre religion le un droit similaire d'y imposer la sienne.

Si un tel raisonnement était mis en pratique, le monde entier deviendrait le foyer de conflits non seulement politiques mais aussi politico-religieux, toutes les lois seraient, bien entendu, attribuées à Dieu, tout en étant parfaitement contradictoires. Le résultat serait une grande confusion dans laquelle les gens finiraient par perdre leur foi en un Dieu qui dit "blanc" à celui-ci et "noir" à celui-là, et qui les force à se l'imposer les uns les autres comme preuve de leur foi.

Il est facile d'imaginer ce qui pourrait se passer en Inde, si la loi des hindous majoritaires était imposée à la minorité musulmane. C'est d'ailleurs malheureusement une idée extrémiste qui trouve un écho de plus en plus favorable parmi la population indienne, peut être par réaction à ce qui se passe dans certains pays islamiques. Dans une telle éventualité, que deviendraient les musulmans de l'Inde? Et ce n'est pas un problème spécifiquement indien. Si Israël imposait la loi du judaïsme - La Talmud - la vie deviendrait impossible pour un non-juif.

De la même, le Christianisme et le Bouddhisme ont aussi leurs droits.

Participation au pouvoir législatif

L'une des considérations principales qui concerne le concept même de l'état est le droit qu'a tout homme né dans un état de participer à sa législation. C'est une question fondamentale à laquelle doivent répondre ceux qui s'intéressent à la politique et au droit international.

Dans un concept de gouvernement séculaire, tous ceux qui sont nés dans un pays, quelque soit leur race, couleur ou religion en acquièrent les droits fondamentaux. Parmi eux, le plus important est celui qui consiste à la participation au pouvoir législatif.

Bien sur, les partis vont et viennent, les majorités d'aujourd'hui sont les minorités de demain. Les souhaits et désirs de tout le monde ne peuvent pas être satisfaits. Mais, en principe, pour toutes les questions qui concernent l'intérêt commun, chacun à une chance égale d'exprimer son opinion, même si c'est dans l'opposition. Que se passerait-il si une religion ou une shariah est imposée comme loi quelque part? Si la loi de l'Islam était imposée dans un pays, tous les non- musulmans en deviendraient des citoyens de deuxième voire troisième ou quatrième catégorie, n'ayant aucun droit pour ce qui concerne la conduite des affaires du pays. Mais le problème ne s'arrête pas là, et se complique à l'intérieur de l'Islam lui-même: Parce que le livre de l'Islam a été révélé par Dieu, et que les savants musulmans revendiquent le droit de l'interpréter.

Le pouvoir législatif subordonné aux leaders religieux

En cas de litige, le corps législatif se retrouve soumis à l'opinion de ces savants, ou prétendus savants, spécialistes de l'interprétation du Saint Coran. Quelle va être la relation entre une assemblée élue pour légiférer et qui fait son travail et quelques leaders religieux qui vont s'écrier: "Ce que vous proposez s'oppose aux principes fondamentaux de l'Islam".

Quelle voix devrait être écoutée? D'un coté c'est apparemment la voix de Dieu que l'on entend derrière ces personnes, mais seulement en apparence. De l'autre coté, c'est la voix de la majorité du pays. C'est un dilemme qui se trouve pratiquement sans solution.

Avec le temps, des divisions apparaissent dans toutes les religions

Mais ce n'est pas tout. Chaque religion à sa source est une et indivisible, mais avec le temps, la discorde s'instaure et les divisions et séparations se multiplient. Une foi qui à l'époque de Jésus Christ (paix soit sur lui) était représentée par un Christianisme unique, s'est transformée en plusieurs centaines de variantes. Du point de vue de chacune d'entre elles, cette source unique prend une couleur différente, suivant qu'elle est interprétée de leur point de vue ou d'un autre. Et la même chose est vraie pour l'Islam, et n'est pas limité uniquement une question d'Islam Sunnite ou Chi'ite et de leur interprétation de la shariah.

A l'intérieur de l'Islam Chiite, il y a 34 obédiences ayant chacune une interprétation différente. Et c'est la même chose dans l'Islam Sunnite. Il y a des questions sur lesquelles il n'y a pas deux Oulémas d'obédiences différentes qui sont d'accord. Et pas sur des points superficiels mais sur des questions absolument fondamentales. Pour s'en convaincre il suffit de lire le rapport de Justice Munir, le président de la cour suprême de justice, qui fut l'un des deux juges choisis pour déterminer les raisons et responsabilités dans les émeutes dirigées contre les Musulmans Ahmadis en 1953. Qui en furent les responsables et qui en furent les victimes?

Définition d’un musulman

Pendant le déroulement de l'enquête, le juge Munir demanda de manière systématique à chacun des leaders musulmans se présentant devant lui s'ils pouvaient donner une définition de l'Islam qui puisse être acceptée aussi par toutes les autres obédiences. Qui s'appliquerait à tous sans aucune distinction et grâce à laquelle on pourrait dire si un tel est musulman ou pas. Dans son rapport, le juge Munir a mis en évidence qu'aucun des musulmans interrogés ne sont tombés d'accord sur une définition unique de ce qu'est l'Islam.

L'un de ceux qui furent interrogés demanda un délai pour y réfléchir. Le juge Kayani, l'un des juges présent, qui avait un sens de l'humour particulier, lui répondit qu'il avait déjà eu plus de 1300 ans pour y penser, et si cela n'était pas suffisant pour définir les bases fondamentales de l'Islam, il n'était pas dans le pouvoir de cette cour de lui accorder plus de temps.

C'est en fait une question très sérieuse. Si l'interprétation de la shariah par une obédience est imposée, ce ne sont pas seulement les non musulmans qui perdraient certains de leurs droits fondamentaux, mais au sein même de l'Islam beaucoup de communautés en seraient aussi dépourvus.

Quelle interprétation de la shariah (charia) doit-on imposer ?

Cela donne naissance à beaucoup d'autres problèmes. Par exemple, le concept de la punition pour un crime dans la shariah peut être très différent d'une obédience à l'autre. La pratique de l'Islam à travers le monde sur une même question pouvant être parfois contradictoire, cela ne manquerait pas de créer une impression désastreuse sur le reste du monde non- musulman. Quelle est cette religion qui conseille, ici ou là, des punitions différentes pour un même crime. Dans d'autres endroits il ne s'agirait même pas d'un crime mais d'une chose recommandée.

C'est l'une parmi les nombreuses raisons qui rendent l'imposition de la shariah pratiquement impossible.

Par ailleurs, on touche aux droits fondamentaux des autres écoles de pensées, et dans de nombreuses situations on les piétine même. Prenons par exemple la consommation de l'alcool. C'est interdit par l'Islam, cela, il n'y a aucun doute. Mais quant à savoir si c'est un délit passible de sanction, et dans l'affirmative si c'est à l'homme de l'exécuter, dans ce monde, cela reste pour le moins contestable. C'est une question controversée qui est loin de faire l'unanimité. Quelle est la punition pour la consommation d'alcool? Le Saint Coran n'en mentionne AUCUNE. Il y a pourtant certaines personnes qui déduisent de certaines traditions que la punition est la peine de mort. Mais cette conclusion est pour le moins discutable, et l'authenticité même de ces traditions est mise en question.

Ainsi, doit-on punir une grande partie, non seulement de la société musulmane mais aussi non-musulmane, en invoquant des arguments douteux par nature. Que cela plaise ou pas, c'est toute la question. Pourtant, il y a des extrémistes partout, et particulièrement parmi ceux qui rêvent d'imposer la shariah.

On trouve beaucoup d'extrémistes caractérisés par leur intolérance vis à vis de l'opinion des autres. En conséquence, beaucoup de ces questions qui laissent une marge assez large quant à leur interprétation ne leur donnent aucun doute. Ils diront: « Oui nous connaissons bien ce problème, c'est notre opinion. C'est l'opinion de tel ou tel grand érudit de l'Islam médiéval, c'est que nous croyons. Et c'est la loi. »(...)

Aujourd'hui, le mode de vie des musulmans n'est pas véritablement islamique

C'est un domaine qui présente de grandes difficultés. Mais il y en a un autre, tout aussi important: C'est que dans la plupart des pays, le mode de vie des musulmans n'est pas réellement islamique.

Vous n'avez pas besoin que la shariah soit imposée pour faire vos cinq prières quotidiennes, pour être honnête et témoigner devant une cour de justice en disant la vérité. Dans notre société, le vol, l'insécurité et le désordre sont devenus une réalité quotidienne. Les droits de l'homme sont constamment piétinés. L'honnêteté est une chose très rare et les insultes envers autrui sont devenues un moyen banal d'expression. Dans une société ou toute forme de décence a disparu du comportement social, quel pourra être l'effet de la shariah? Comment véritablement mettre en oeuvre la shariah dans une telle société, c'est toute la question.

Les conditions propices à une imposition de la shariah (charia)

Chaque pays à un environnement et un climat bien particulier et toute végétation n'y est pas forcément adaptée. Les dattes poussent dans le désert mais il n'est pas question d'y faire pousser des cerises. Cela est vrai aussi pour la shariah, et un climat très particulier est nécessaire pour son application. Si les conditions favorables ne sont pas tout d'abord réunies la shariah ne peut être instituée.

Avant de pouvoir imposer la loi de Dieu, chaque prophète, pas seulement le prophète Mohammad (s.a.w.), a tout d'abord créé un climat favorable, sans utiliser la contrainte. Lorsque les sociétés étaient prêtes à accueillir ces lois, elles y étaient introduites progressivement, jusqu'à ce que l'ensemble du code soit fermement établi. La société ayant acquis progressivement la capacité de suivre la loi religieuse, shariah ou autre.

Dans une société où le vol et le mensonge sont des pratiques courantes, si vous imposez la shariah et tranchez les mains des voleurs, que va-t-il se passer? Est-ce cela le but de la shariah? Il ne s'agit pas de faire du sentimentalisme à propos de religion. La volonté de Dieu sera faite, mais de manière ordonnée, comme Dieu lui même, le souhaite.

La shariah (charia), prétexte pour prendre le pouvoir

Pourquoi ne pas suggérer à certains responsables politiques de proposer aux musulmans de commencer par réformer une seule ville du Pakistan, et après cela d'y imposer la shariah. On pourrait par exemple commencer par Faisalabad, une ville moyenne, connue pour sa corruption et dont l'activité principale est le commerce.

Que des quatre coins du Pakistan les Oulémas soient invités à réformer tout d'abord cette seule ville. Lorsque ses habitants auront acquis la capacité de supporter la shariah, alors le gouvernement pourra être invité à prendre le contrôle de l'administration de cette loi. Mais ce n'est pas près d'arriver. D'ailleurs, cela ne les intéresse pas. Ce n'est pas l'amour de l'Islam qui les pousse à réclamer la shariah. Ce n'est que l'instrument qui doit leur permettre de prendre le pouvoir et de diriger la société au nom de Dieu. La société dirigée, au nom des hommes, par des gens corrompus et cruels, dans une certaine mesure cela peut être toléré. Mais que ces atrocités soient commises au nom de Dieu, c'est la pire chose dont un homme puisse se rendre coupable.

Il est donc clair que beaucoup de réflexion est nécessaire, avant de songer pouvoir mettre en oeuvre dans un pays quelconque une loi religieuse. On peut même douter que dans l'état actuel des choses cela soit possible.

http://www.islam-ahmadiyya.org/islam/7-islam-religion-politique-shariah-loi-coranique.html

 


 

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L'examen de conscience : al-mouhâsabah ou l'auto-critique

Added 22/11/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Examen de conscience

      Chaque musulman chemine à son rythme vers Allâh . Il accomplit ses differents devoirs, s’écarte de tout ce qui est proscrit par l’Islam, multiplie les adorations… mais il arrive parfois qu’il pense avoir réalisé le nécéssaire et se complait alors dans une certaine pratique qu’il estime idéale : une évidente confiance s’empare de lui. La vision qu’il a de lui-même s’opère à travers l’œil de satisfaction qui le tranquillise. Le risque est qu’il peut facilement basculer vers « al-‘oujb » (la prétention) ou « at-takabbour » (l’orgueil). Car l’instigateur d’un tel chavirement est aux aguets, prêt à distraire le croyant à tout moment : Satan n’accepte jamais qu’un fils d’Adam  se livre complètement à l’Islam, c’est pourquoi il met tout en œuvre pour le faire tomber dans les crocs de la prétention.  

         Allâh  n’a cessé de mettre en garde les musulmans contre ce basculement. Même le Prophète  n’échappe pas à cet avertissement : « Ô toi (Mouhammad) ! Le revêtu d’un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi. Et ne surestime pas tes actes. Et pour ton Seigneur endure. », s.74 Al-Mouddaththir (Le Revêtu d’un manteau), v.1-6.
Dès le début de la révélation coranique, Allâh  fixe au Prophète  un cadre à ne pas dépasser : il faut s’abstenir de vanter les mérites de sa mission de prêcheur. Le verset 6 « wa lâ tamnoun tastakthir » (et ne surestime pas tes actes) met en garde la plus humble des créatures contre l’autosatisfaction qui pourrait l’envahir alors même qu’elle est protégée par Dieu.« Ath-thawb » désigne « les vêtements», mais en poésie arabe, il signifie l’âme d’une personne qui se purifie comme on nettoie un habit incrusté de taches. Cette âme, siège des sentiments, représente également la personne dans son entité. Le verset, que les imâms répètent à chaque prêche du vendredi, en témoigne : « Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Que chaque âme voit ce qu’elle a préparé pour le lendemain (…) », s.59 Al-Hachr (L’Exode), v.18. Cette parole divine invite le musulman à prendre ses dispositions pour se prémunir de la calamité du Jour du Jugement. Mais à quoi le musulman doit-il s’attendre ?            

         Allâh , dans le Coran, donne un avant-goût de ce qu’est le Jour de la résurrection : « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur, car le tremblement de l’Heure dernière sera quelque chose de terrifiant ! », s.22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), v.1.
Il utilise un terme indéfini à la sémantique imprécise, ce qui reste assez abstrait. Par opposition, quand Allâh  parle du paradis, Il dit : « (…) Sa largeur ressemble aux Cieux et à la Terre (…) », s.3 Âl-‘Imrân (La Famille d’Imrân), v.133 : la comparaison donne une idée de grandeur appréciable par l’entendement humain même si elle reste approximative. En revanche, concernant la fin des temps, Il n’a employé aucune comparaison, mais a évoqué les conséquences d’un tel moment : « Le jour où vous la verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, toute femme enceinte avortera de ce qu’elle portait et tu verras les gens ivres alors qu’ils ne le sont pas réellement, mais c’est que le châtiment d’Allâh est dur », s.22 Al-Hajj (Le Pèlerinage), v.2.
Le simple fait d’assister à la fin des temps engendrera chez l’être humain une frayeur telle qu’il n’en a jamais connue. Ce qui explique pourquoi Dieu n’emploie aucune comparaison : aucun événement terrestre n’égale, ni même se rapproche de celui de l’Heure. Les conséquences de la vision de cette catastrophe semblent tellement ahurissants qu’elles présagent un cataclysme extraordinaire.
À l’examen de cette description, il est clair que le croyant ne peut pas se fier uniquement à ses actes d’adoration, même observés toute une vie durant, pour se préserver de l’effroi occasionné par la fin des temps : en vérité, seule la miséricorde de Dieu sauvera les serviteurs fidèles.     

        En se projetant en ce jour-là, nu au milieu des ressuscités à attendre son jugement, il sera difficile au croyant de surestimer ses actes et de se voir parmi les sauvés. Dans cette vision, nulle âme ne pourrait être satisfaite de ses œuvres ou manquer de concentration au cours de sa prière : imaginer l’au-delà replace la valeur des actions dans un contexte congruent. Un pieux successeur (tâbi’iyy) disait : « Lorsque j’accomplis la prière, je vois le paradis devant moi et je vois l’enfer à ma gauche, et je vois mes œuvres et le jugement », ainsi debout en prière, le croyant se rappelle qu’ici-bas il est encore maître de ses actes d’adoration, alors que dans l’au-delà, c’est le Maître qui décide du déroulement des événements. Dans une semblable situation, l’âme est saisie de crainte, mais aussi d’espoir… un espoir qui pousse l’orant à se concentrer intensément dans sa prière et à l’allonger. Qui sait, peut-être que cette oraison lui servira le jour où il n’y aura d’ombre que celle d’Allâh  ? 

         Avant de vivre réellement cet évènement inéluctable, il est encore temps d’agir en recourant à son autocritique. Pour ce faire, il est indispensable de respecter certaines convenances.
La première règle est qu’il est nécessaire d’établir une comparaison entre l’ensemble des œuvres effectuées durant sa vie et la réalité du Jour de la résurrection. Il est inutile de comparer ses actes à ceux de son entourage : cette démarche n’est absolument pas révélatrice de leur valeur. Il s’agit plutôt de se demander si le temps consacré chaque jour aux œuvres adoratives est suffisant par rapport à l’existence que Dieu a accordée à chaque humain ; si le comportement adopté permet de se protéger de l’enfer… Autant de questions qui serviront à estimer le poids de ses actions au Jour du Jugement. Que sont-ce les adorations en comparaison avec les innombrables dons d’Allâh (la santé, l’argent, la notoriété, la famille, le travail,…) ? : « (…) Si vous essayez de compter les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les énumérer (…) », s. 14 Ibrâhîm (Abraham), v. 34.  
Toutefois, le croyant doit prendre conscience que chaque don dissimule une épreuve : le savoir, la santé, la richesse, etc. sont certes des grâces de Dieu mais aussi des tests. Allâh  dit dans le Coran : « Pensent-ils que les richesses et les enfants dont Nous les pourvoyons, soient une avance que Nous Nous empressons de leur faire sur les biens de la vie future ? Quelle inconscience ! », s. 23 Al-Mou’minoûn (Les Croyants), v. 55-56.
Se voir avec l’œil de satisfaction aveugle réellement le croyant sur ses imperfections. En revanche, l’œil du mépris amplifie les péchés, aussi minimes qu’ils soient. Le Prophète  a cité l’exemple de celui qui voit le péché comme une mouche qui s’est posée sur son nez et qui la chasse d’un revers de la main : tout l’oppose au croyant qui considère un petit péché comme une montagne qui l’accable ! 

         La deuxième règle à respecter est de toujours demander pardon à Allâh , de se repentir après chaque acte d’adoration. Telle était la sounna du Prophète  : dès qu’il finissait sa prière, il disait « astaghfiroullâh » à trois reprises. Malgré son statut, et l’ensemble de ses bonnes actions, il s’adressait à Dieu comme suit : « Je reconnais les dons que Tu m’as octroyés et je reconnais mon péché, pardonne-moi, parce qu’il n’y a que Toi qui peux pardonner les péchés. »

 

Demander pardon juste après une adoration, c’est la protéger ; ne pas le faire, c’est la perdre. Il se pourrait en effet qu’elle ait été mal accomplie (non respect des convenances, dissipation,…) et qu’Allâh ne l’accepte pas. Même lors du pèlerinage, alors que le pèlerin se débarrasse de tous ses péchés, Allâh dit : « (…) Puis quand vous déferlez depuis ‘Arafat, invoquez Allâh à Al-mach’ar al-harâm (le repaire sacré) comme Il vous a montré la bonne voie quoiqu’auparavant vous étiez du nombre des égarés, ensuite déferlez par là où les gens déferlent et demandez pardon à Allâh, car Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. », s. 2 Al-Baqara (La Génisse), v. 198-199. 

         La troisième règle à suivre consiste à ne jamais injurier un musulman pour un péché qu’il a commis. Il est par exemple malséant de reprocher à quelqu’un le fait qu’il ne prie pas ; le Prophète  dit à ce propos : « Celui qui injurie son frère à cause d’un péché qu’il a commis ne mourra pas avant de commettre ce péché-là ». Le musulman n’est pas un juge pour son frère, il est là pour rappeler, guider, aider, non pas pour accabler ou insulter ses semblables.
D’après un autre hadîth marfou’ (qui remonte) au Prophète, rapporté par At-Tirmidhî, il ne faut pas se réjouir quand son coreligionnaire est dans une situation pénible, mais plutôt ressentir de la tristesse pour lui. Sans quoi, Dieu pardonnera au pécheur, le comblera de Sa miséricorde, et ensuite éprouvera la personne qui l’aura injurié. Certains savants déclarent au sujet de la vanité : « Il est préférable pour toi de dormir toute la nuit et de te réveiller avec du remords [pour ne pas avoir consacré un temps pour la prière] plutôt que de passer toute la nuit à prier et de te réveiller avec de la prétention ». La contrition de la première personne la rapprochera de Dieu, contrairement à l’adoration du second.     

    

D’autres avancent : « Le gémissement des plaintes du pécheur est aimé par Dieu contrairement au bourdonnement qu’occasionne la glorification du prétentieux ». C’est réellement l’état de l’âme d’une personne qui déterminera son salut ou sa perdition. Certaines gens en commettant un péché vont trouver la force de se repentir une fois pour toutes. Ils seront tellement assaillis par les regrets qu’ils adoreront Dieu de la meilleure des façons.
Le Prophète  a dit : « Si une personne accomplit l’adultère, appliquer la sentence sur elle mais ne l’injuriez pas ». Certains compagnons s’étaient permis de critiquer Mâ’iz Ibnou Mâlik  ― qui a lui-même avoué avoir commis l’adultère et sur qui la sentence a été appliquée ― mais le Prophète  leur rétorqua : « Il s’est repenti d’un repentir qui suffirait au monde entier s’il lui avait été distribué. » Ce pécheur, en réclamant son châtiment terrestre, manifestait sa foi en l’immense pardon de la part d’Allâh  : la reconnaissance de sa faute traduisait un regret sincère et une croyance ferme en Dieu. 

         Allâh  s’adresse ainsi au Prophète , qui avait la plus grande force spirituelle : « Et si Nous ne t’avions pas apporté Notre soutien, tu aurais failli pencher de leur côté [des polythéistes] », s. 17 Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne), v. 74 ; car c’est bien grâce à Dieu, que le noble Messager a été préservé de tout péché.
Le prophète Yoûssouf en est un autre bel exemple lorsqu’il s’est tourné vers Dieu en ces termes : « (…) et si Tu ne me préserves pas de leurs stratagèmes [des femmes], je m’inclinerai vers elles et je serai du nombre des ignorants. », s. 12 Yoûssouf (Joseph), v.33. Si les grands prophètes n’étaient pas à l’abri du péché, comment le commun des musulmans pourrait-il l’être ? Voilà pourquoi le musulman doit être conscient qu’à chaque fois qu’il accomplit une bonne action le mérite ne lui revient jamais : c’est Allâh  La Source de toute bienfaisance.  

         En fournissant l’effort d’un examen de conscience, le croyant se considère à sa juste valeur : il réajuste ses œuvres pour ce qui l’attend dans l’au-delà, demande pardon à son Seigneur après ses péchés, mais aussi après ses adorations, et il n’injurie pas celui qui faute. Ce n’est qu’en passant par l’autocritique que le croyant peut atteindre « an-nafs al-lawwâma [l’âme qui se blâme continuellement] » mentionnée dans le Coran. L’humilité s’installe alors dans son cœur et le pousse à craindre Allâh  comme il se doit. L’humilité et la modestie constituent les meilleurs traits de caractère d’un musulman : ils le rapprochent d’Allâh , sont à l’origine de l’agrément de Dieu pour sa personne et pour ses œuvres.

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Les droits que les musulmans ont les uns sur les autres

Added 13/11/2016

Les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire sont nombreux; certains constituent des obligations individuelles qui incombent à chaque individu et dont l'abandon constitue un péché, tandis que d'autres sont des obligations communautaires parce que leur accomplissement par une partie des membres de la communauté en dispensent les autres. D'autres droits ont rang de recommandations non obligatoires dont l'omission ne constitue pas un péché pour le musulman.

Al-Bokhari (1240) et Mouslim (2162) ont rapporté d'après Abou Haoyurayrah (P.A.a) qui dit avoir entendu le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire: «il y a cinq droits que tout musulman doit à son coreligionnaire: lui rendre son salut, se rendre à son chevet quand il tombe malade, l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès, répondre à son invitation, prier pour lui en cas d'éternuement.»

La version de Mouslim reçue d'Abou Hourayrah affirme que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit: «les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire sont au nombre de six.»

- «Les quels?» lui a-t-on dit.

- «le saluer quand il le rencontre, répondre à son invitation, lui donner des conseils quand il le sollicite, prier pour lui quand il éternue et loue Allah, se rendre à son chevet quand il tombe malade et l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès.»

Ach-Chawkani (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit: «par ses propos «le droit du musulman» il entend parler de ce qu'il ne convient pas d'abandonner, ce qui constitue soit un devoir ou un acte fortement recommandé et partant proche du devoir qu'il ne convient pas d'abandonner. L'emploi de l'expression dans ce sens relève de l'usage d'une expression polysémique dans ses deux acceptions. En effet, le terme haqq est usité parfois pour désigner le devoir comme l'affirme Ibn al-A'rabi. Il est encore utilisé pour désigner ce qui est 'confirmé, ce qui est nécessaire, ce qui est vrai, etc. Selon Ibn Battal, le sens voulu ici est : la sacralité, le compagnie.» Extrait de Nayl al-Awtar (4/21).

1. Rendre le salut est un devoir si son destinataire est une seule personne. S'il est adressé à un groupe, un membre du groupe peut répondre à la place des autres. Quant au fait de prendre l'initiative de saluer , c'est en principe une sunna (pratique recommandée). On lit dans l'encyclopédie juridique (11/314): «prendre l'initiative de saluer est fortement recommandée en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): «diffusez les salutations en votre sein» . C'est un devoir que d'y répondre si le saut est adressé à une personne. S'il est adressé à un groupe, la réponse incombe à l'ensemble du groupe. Si l'un d'entre eux rend le salut , les autres en sont dispensé. S'ils répondent tous, ils auront accompli une prescription, qu'ils le fassent en chœur ou de manière successive. S'ils refusent tous de répondre, ils tombent tous dans le péché; les droits que tout musulman doit à son coreligionnaire étant au nombre de cinq: rendre le salut…»

2. S'agissant de la visite aux malades, c'est une obligation communautaire. Selon Cheikh Ibn Outhaymine, «il s'agit là d'une obligation communautaire.» Extrait Madjmou fatawa wa rassail Ibn Outhaymine (13/1985). Se référer à la réponse donnée à la question n° 71968.

3. L'accompagnement des morts est encore une obligation communautaire. Se référer à la réponse donnée à la question n° 67576.

4. Répondre aux invitations: si c'est pour assister à une cérémonie de mariage, la majorité des ulémas soutient que c'est un devoir que d'y répondre à moins qu'on soit légalement excusé. Si ce n'est pas pour assister à une telle cérémonie, la majorité des ulémas soutient qu'il est recommandé d'y assister. Dans tous les cas, la réponse est soumise à des conditions. Pour les connaitre en détail, se référer à la réponse donnée à la question n° 22006.

5. Le fait de prier pour l'auteur d'un éternuement fait l'objet d'une divergence de vues. On lit dans l'encyclopédie juridique (4/22): «cette prière est une sunna pour les Chaffites. Elle est un devoir selon un avis émis au sein des hanbalites et des hanafites. Les Malékites disent – c'est aussi l'avis adopté par les hanbalites- que c'est une obligation communautaire. Il est rapporté dans al-Bayaan que l'avis le plus répandu veut qu'il s'agisse d'une obligation individuelle compte tenu du hadith qui dit: «c'est un devoir pour chaque musulman qui l'entend de lui dire: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde.» Selon l'avis le plus crédible, c'est un devoir pour toute personne qui entend l'auteur d'un éternuement louer Allah de prier pour lui. A ce propos al-Bokhari (6223) a rapporté d'après Abou Hourayrah (P.A.a) que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «certes, Allah aime les auteurs d'éternuements et détestent l'entrebâillement. Si l'un d'entre vous éternue et loue Allah, toute personne qui l'entend doit prier pour lui.» Ibn al-Quayyim (puisse Allah lui accorder sa miséricorde): dit « il est déjà cité le hadith d'Abou Haourayrah dans lequel on lit: «Si l'un d'entre vous éternue et loue Allah, tout musulman qui l'entend doit dire: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde.» At.-Tirmidhi a donné au hadith d'Anas ce titre: chapitre sur le devoir de demander la miséricorde d'Allah pour l'auteur d'un éternuement qui loue Allah ceci signifie qu'il s'agit bien d'un devoir pour lui, ce qui est exact, compte tenu des hadiths clairs allant dans le sens du devoir et qui ne rencontrent aucune objection. Allah le sait mieux. Parmi ce hadiths figure celui d'Abou Haourayrah déjà mentionné et son autre hadith dans lequel il dit: «cinq incombe au musulman au profit de son coreligionnaire.» C'est encore déjà cité. Figure encore parmi les hadiths celui de Salim ibn Oubayd dans lequel on lit: «que celui qui se trouve tout près de lui dise : puisse Allah t'accorder Sa miséricorde.» En fait partie encore ce hadith rapporté par at.-Tirmidhi d'après Ali selon lequel le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «tout musulman doit à son coreligionnaire six choses à bien observer: le saluer quand il le rencontre, répondre à son invitation, prier pour lui quand il éternue, se rendre à son chevet en cas de maladie, l'accompagner à sa dernière demeure en cas de décès et aimer pour lui ce qu'on aime pour soi-même.» Il le qualifie de bon hadith rapporté du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) par plusieurs voies. Certains émettent des réserves à propos d'al-Harith al-Awar. D'autres hadiths relevant du même chapitre sont rapportés d'après Abou Haourayrah, d'après Abou Ayyoub, d'après al-Baraa et d'après Abi Massoud. Fait partie de ces hadiths celui rapporté par at.-Tirmidhi d'après Abou Ayyoub selon lequel le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: si quelque éternue, qu'il dise: al-hamd lillah (Allah soit loué) avant d'ajouter en tout état .Que celui qui veut lui répondre dise: puisse Allah vous accorder Sa miséricorde avant que le premier ne reprenne: puisse Allah vous guider et améliore votre état.» Voilà quatre manières d'indiquer . La première est une affirmation claire de la nécessité de prier pour l'auteur d'un éternuement en des termes clairs qui ne nécessitent aucune interprétation. La deuxième consiste à en faire un droit. La troisième consiste dans l'emploi du prépositif «alaa» qui introduit un devoir. La quatrième consiste à donner l'ordre de le faire. Nul doute que de nombreux devoirs sont affirmés par des tournures moins fortes que celles-là. Allah Très haut le sait mieux.» Extrait du commentaire d'Ibn Quayyim sur les Sunan d'Abou Dawoud (13/259). Il dit encore: «il apparaît à travers le hadith cité au début que la prière à faire pour l'auteur d'un éternuement est une obligation individuelle pour toute personne qui entend l'auteur de l'éternuement louer Allah. Il suffit qu'une seule personne faisant partie d'un groupe le fasse. C'est un des deux avis émis parmi les ulémas et choisi par Ibn Abi Zayd et Abou Baker ibn al-Arabi, tous deux malékites. Rien ne s'y oppose.» Extrait de Zad al-maad (2/437).

6. ­S'agissant de donner un conseil à celui qui le demande, il parait que c'est une obligation communautaire. Ibn Mouflih (puisse Allah lui accorder sa miséricorde): «le sens apparent des propos de l'imam Ahmad et ses compagnons est que c'est un devoir de donner conseil au musulman même s'il ne le demande pas. c'est aussi ce qui se dégage du sens apparent des informations.» Extrait de al-Aadaab ach-cahriyyah par Ibn Mouflih (1/307). Moulla Ali al-Quari (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «s'il vous demande un conseil» signifie : s'il le sollicite auprès de vous. «Donnez lui un conseil» obligatoirement. Il est un devoir de donner des conseils même si le bénéficiaire ne les sollicite pas.» Extrait de mirqaat al-mafatiih (5/213). Al-Hafizh ibn Hadjar (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit: « il est devenu clair que le terme haqq signifie devoir, contrairement aux propos d'Ibn Battal selon lesquels on entend par là 'sacralité' et 'compagnie'. Il parait que ce qui est visé ici est un devoir communautaire.» Extrait de Fateh al-Bari (3/113).

Allah Très haut le sait mieux.

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