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Super-lune: explication scientifique du phénomène.

Added 15/11/2016

 

super lune

Un peu partout dans le monde, les amateurs de spectacles célestes ont pu admirer lundi la "super Lune", un phénomène astronomique inédit depuis 68 ans et qui ne se reproduira pas avant 2034.

La distance entre la Terre et la Lune varie chaque mois entre 356 410 km et 406 740 km du fait de l'excentricité orbitale de la Lune1,2. Le terme de « super lune » (Supermoon en anglais) est inventé par l'astrologue Richard Nolle en 1979, défini ainsi :

« ...une nouvelle ou pleine lune qui se produit lorsque la Lune est à ou près de (à 90 %) sa plus proche approche de la Terre lors d'une orbite donnée (périgée). En bref, la Terre, la Lune et le Soleil sont alignés, la Lune étant au plus près de la Terre »

Nolle précise par ailleurs que « à 90 % » signifie que la distance Terre-Lune est dans le décile inférieur3.

Le terme de super lune n'est pas largement accepté ou utilisé dans la communauté des astronomes, qui lui préfère « périgée-syzygie »4. Le périgée est le point de l'orbite lunaire où la distance de la Lune par rapport au foyer est minimale. Une syzygie correspond à un alignement de la Terre, de la Lune et du Soleil. Une super lune peut être vue comme une combinaison des deux événements, bien qu'ils ne coïncident pas forcément parfaitement à chaque fois3.

Avec une récurrence de 1 an et 48 jours, le phénomène n’est pas rare. Deux conditions prévalent à son apparition :

que la Lune soit pleine ;
et qu’elle soit au plus près de son périgée, lieu de l’orbite lunaire où la distance Terre-Lune est minimale.
Le 14 novembre 2016, à exactement 12h21 , la Lune sera à son périgée, à une distance de 356 509 km. Elle atteindra sa phase de pleine Lune à 14h52 (temps légal français).

L’orbite de la Lune ne décrit pas un cercle parfait autour de la Terre, mais une ellipse. La distance Terre-Lune varie donc considérablement : la Lune peut se situer exactement entre 356 400 km au plus près de la Terre (périgée) et 406 700 km au plus loin de la Terre (apogée).
L’orbite de la Lune ne décrit pas un cercle parfait autour de la Terre, mais une ellipse. La distance Terre-Lune varie donc considérablement : la Lune peut se situer exactement entre 356 400 km au plus près de la Terre (périgée) et 406 700 km au plus loin de la Terre (apogée).
© Y. Gominet / IMCCE / Observatoire de Paris
La Lune pourra paraîtra plus grosse que d’habitude, avec un diamètre apparent maximal de 33,5986’.

La Lune ne sera pas pour autant plus brillante. En effet l’éclat lunaire dépend également d’autres conditions relatives notamment à la distance Terre-Soleil et à la position de la Lune par rapport à la direction Terre-Soleil.

Pleine lune du 15 novembre 2016 vs celle du 22 avril 2016
Pleine lune du 15 novembre 2016 vs celle du 22 avril 2016
© IMCCE / Observatoire de Paris
D’autres super Lunes remarquables…

À signaler : la dernière super Lune record remonte au 26 janvier 1948 pour laquelle la distance à la Terre était de 356 461 km.

La prochaine surviendra le 25 novembre 2034 avec une distance encore plus faible de 356 445 km.

Les super Lunes pour lesquelles la distance est plus petite que 356 400 km sont encore parfois appelées super lunes ultimes. On en compte moins d’une vingtaine depuis le début de l’ère chrétienne.

Dans l’intervalle 1000-2100, la super Lune ultime qui détient le record est survenue le 4 janvier 1912, sa distance à la Terre était alors de 356 375 km.

Il faut remonter au 19 décembre 796 pour trouver une distance à la Terre encore plus faible, de 356 355 km. La phase de pleine Lune n’était alors survenue que 40m après le passage par le périgée lunaire. Ces lunes ultimes ont tendance à disparaître avec le temps.

 

 

https://www.obspm.fr/14-novembre-2016-une-super.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Super_lune

 

 

 
 
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Mais pourquoi les grenouilles font-elles tant de bruit le soir ?

Added 18/10/2016

La rainette femelle est exigeante . Il ne suffit pas d’être vert et de lui faire de globuleux yeux doux pour lui plaire. Ceci explique les bruyants concerts printaniers des petits batraciens,

Petits mais costauds. « Les signaux émis par les mâles sont extrêmement coûteux à produire » indique Thierry Lengagne. Monsieur Rainette dépense beaucoup d’énergie pour faire du bruit. Pas de belles plumes pour faire la roue, pas de décapotable pour frimer, il ne possède que son organe vocal pour séduire. D’où le tintamarre de la mare…

Au printemps, les mâles se regroupent dans un lieu humide. Ils sont postés les uns à côté des autres pour attendre la femelle, gonflée d’œufs prêts à être fertilisés. « Celle-ci doit trouver un indicateur fiable de la qualité du mâle. Elle veut les meilleurs gênes pour sa descendance », expose Thierry Lengagne.

Ces indicateurs sont donnés par certaines qualités de leur chant. C’est avéré, dame Rainette préfère la voix de Barry White à celle de Christophe Willem. Elle s’oriente plus volontiers vers un mâle à voix grave… qui est souvent aussi plus gros. Mais cela ne suffit pas. Elle est aussi attirée par ceux qui chantent sur une cadence rapide. Là aussi, ceux qui coassent à un rythme soutenu montrent qu’ils sont capables de fournir un bel effort. Certains peuvent monter jusqu’à cent décibels et 30 000 coassements par nuit. « C’est pour cela que les animaux chantent très fort et ne s’arrêtent pas ».

Pour discerner les critères de sélection de la grenouille, Thierry Lengagne a testé des dizaines et des dizaines de batraciennes. Sur deux côtés opposés d’une arène plongée dans la semi-obscurité, il a disposé des haut-parleurs reproduisant d’une part un chant aigu et lent, d’autre part un chant grave et rapide. Sans conteste, la grenouille lâchée dans l’enceinte se dirige plus souvent vers le second. Comme chez les humains, l’intelligence peut remplacer la force. « Certains gringalets se cachent à côté des mâles très attractifs et sautent sur la grenouille lorsqu’elle s’approche », signale le scientifique. Aplati sur un nénuphar, le petit malin à la voix de fausset rattrape ainsi l’ingratitude de la nature et se paie une tranche de bonheur.

Le niveau sonore de la sérénade n’est pas le seul critère de sélection. La future maman grenouille se fie aussi à la couleur du « sac » du géniteur potentiel. Plus la couleur orangée est prononcée, plus le mâle possède ses chances. Comme la puissance sonore déployée, cette coloration est un indicateur fiable de sa forme physique et de son endurance. « Elle est due aux caroténoïdes acquis via l’alimentation » explique Thierry Lengagne. Lorsque ce jabot est bien orange, cela signifie que le système immunitaire de la rainette peut s’en passer. L’amphibien est donc en bonne santé. Là aussi, pour le prouver, la femelle a été testée, face à deux écrans où ont été filmés deux mâles aux sacs plus ou moins pâles.

Bien que la rainette mette toutes les chances du côté de sa progéniture, celle-ci devra faire preuve de vivacité pour survivre face aux prédateurs ou aux polluants. Gènes de haute qualité ou pas, environ un têtard sur cent parvient à l’âge adulte.

Le saviez-vous ?

Les mâles aussi choisissent : L’araignée sauteuse s’accouple de préférence avec des femelles qui ont de grands tibias. Le coq domestique préfère les femelles à large crête…

Sentir le bon père : Une étude a montré que les femmes sont davantage attirées par l’odeur des hommes possédant un patrimoine génétique différent du leur. Cet instinct olfactif protège donc de la consanguinité.

Atout handicap : La caractéristique permettant de séduire peut aussi montrer que l’individu est capable de survivre malgré un facteur de risque. C’est la théorie du handicap. Le meilleur exemple est la traîne du paon : plus elle est longue et colorée, plus elle attire la femelle… et plus elle fragilise l’oiseau face à des prédateurs.

Parades : Beaucoup d’animaux rivalisent de savoir-faire pour montrer qu’ils sont des géniteurs en bonne santé. Les rouges-gorges chantent, les autruches dansent, les lucioles clignotent…

Muriel Florin

 

http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/07/18/mais-pourquoi-les-grenouilles-font-elles-tant-de-bruit-le-soir

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Pourquoi nous avons cinq doigts?

Added 14/10/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

 

 

Attention aux notions d'évolution. Si on peut penser que l'homme est plus évolué que le cheval sur certains plans (cerveau par exemple), le fait de marcher sur un seul doigt est une évolution de la marche sur plusieurs doigts elle-même issue de la marche sur les doigts et les métacarpiens/métatarsiens. Sur une patte de cheval, on s'aperçoit que les les métacarpiens 2 et 4 fusionnent et se fondent dans le 3. Donc attention à ne pas faire de contre-sens. Attention également quand on parle des mammifères : le dauphin, le cheval, la vache, le chien marchent (ou nagent) sur un nombre de doigts très variable (même si le chien possède un 5ème doigt qui ne lui sert à rien). Il serait plus juste de parler des Primates.

Par contre, la disposition est issue d'une évolution à partir de l'organisation des poissons. Il est impossible d'expliquer ça correctement sans des schémas mais ça explique par exemple l'existence du radius et de l'ulna ou du tibia et de la fibula ainsi que les rapports entre carpiens et métacarpiens.

   L'embryogenèse qui repasse en accéléré les étapes de l'évolution ,montre par exemple le cas du cœur humain qui commence par être un tube avec 2 cavités comme le poisson puis un organe en trois parties comme les reptiles puis en quatre comme les mammifères.
L'évo-dévo
Parmi les directions actuelles de la recherche sur l'évolution, celle qui est maintenant universellement connue sous le terme "évo-dévo" associe génétique du développement, embryologie, anatomie et paléontologie dans une dynamique pluridisciplinaire extrêmement féconde. Dans le domaine de la macroévolution, les avancées les plus spectaculaires concernent: la confirmation qu'il existe une grande unité entre tous les grands plans d'organisation du règne animal ; la formulation de nouvelles hypothèses sur l'origine de structures permettant d'expliquer comment des transformations rapides ont pu se produire ; voire la complète remise en cause de l'histoire phylétique de certains groupes .

Pourquoi cinq doigts?

Mais l'évo-dévo montre aussi que des mutations avantageuses ne sont pas toujours conservées ! Pourquoi, par exemple, n'avons-nous que cinq doigts ? « On n'a jamais obtenu de doigts ni de membres surnuméraires dans les lignées évolutives des vertébrés ou des reptiliens, alors que l'on pourrait en tirer parti pour nager ou s'accrocher aux branches plus facilement ! », explique Frietson Galis. Et pourquoi les girafes, malgré leur long cou, n'ont pas plus de vertèbres cervicales que nous ? « Tous les mammifères ont sept vertèbres cervicales. Parfois, la septième se mute en côte cervicale. Mais ce phénomène entraîne une mortalité importante chez les fœtus, et une augmentation des risques de cancer chez les très jeunes. »

La biologiste travaille en collaboration avec des pathologistes de l'hôpital de Leiden, aux Pays-Bas. L'apparition de doigts surnuméraires est parfois liée à la présence de côtes cervicales. « Des anomalies, qu'on pense innocentes, peuvent nous renseigner sur des conséquences beaucoup plus dangereuses. » Et si les mutations ne sont pas viables, elles ne se transmettent pas aux générations suivantes. Dans d'autres cas, lorsque les mutations apparaissent quand l'étape critique est passée, on peut avoir six doigts, six orteils ou une 33e dent... sans risque et sans conséquence sur le plan de corps général de l'espèce.

L'évolution ne peut pas expliquer les processus de développement

L'ensemble des avancées dans le domaine de l'évo-dévo met en évidence une sorte de paradoxe, l'évolution ayant été tout à la fois très innovante par le jeu d'un accroissement gigantesque de la complexité et extrêmement conservatrice, puisqu'à la base de cette complexité les mêmes gènes maîtres sont présents dans tous les grands groupes. Aujourd'hui, l'évolution ne peut plus être comprise en éludant la question du développement et sans analyser comment les processus de développement (y compris génétiques) la contraignent. Le grand absent de la Théorie synthétique est désormais pleinement intégré dans la démarche évolutionniste. On est entré de plain pied dans une époque enthousiasmante où de nombreuses questions macroévolutives qui semblaient résolues sur la base des connaissances acquises se trouvent ré-ouvertes.

(1)Centre armoricain de recherche en environnement.

Sources:

http://www.espace-sciences.org/archives/jsp/fiche_article_1246884998299.html

http://forums.futura-sciences.com/biologie/211071-a-cinq-doigts.html
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/decouv/articles/chap5/david3.html

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Microbes, virus, bactéries... Quelles différences ?

Added 10/10/2016

 

Peste, lèpre, choléra, syphilis… L’histoire est jalonnée de grandes épidémies qui ont marqué la mémoire collective. Souvent, on dit que les responsables de ces fléaux sont des organismes nuisibles appelés « microbes ». Un vaste groupe dans lequel on glisse sans distinction les « bactéries » et les « virus ». Pourtant, ces trois termes ont des sens très différents et souvent ignorés de ceux qui les emploient…

Les microbes, ce groupe méconnu

Les microbes, ce groupe méconnu

Parmi ces trois termes, le premier à avoir vu le jour est le mot « microbe ». Introduit en 1878 par le chirurgien français Charles Sédillot, il désignait alors les être vivants infiniment petits et pathogènes qu’on ne pouvait pas voir à l’œil nu. L’arrivée de ce concept dans le paysage français marque une rupture avec les croyances médicales de l’époque. Pour la grande majorité des médecins, les maladies provenaient des « miasmes », sortes de vapeurs toxiques remplies de particules nauséabondes. Ces miasmes étaient susceptibles, disaient-ils, de se développer dans les lieux où l’hygiène laissait à désirer. Selon cette théorie, c’était donc uniquement par le biais de l’air vicié que se transmettaient les maladies. On pensait alors que le seul nettoyage soigneux du corps et des objets pouvait faire obstacle à la maladie. Mais certains savants, comme Antoni van Leeuwenhoek ou Louis Pasteur, vont revoir cette théorie vieille de plusieurs siècles. Pour eux, les maladies se transmettent bien par l’air mais aussi, et surtout, par les contacts physiques qui véhiculent des micro-organismes malveillants. D’abord rejetée par la communauté scientifique, cette théorie finit par l’emporter au fil des découvertes successives : le staphylocoque (1878), la typhoïde (1880), la tuberculose (1882), le streptocoque (1883), etc... 

Ils sont partout !

Aujourd’hui, les microbes désignent toujours les organismes vivants microscopiques, c'est-à-dire qu’on ne peut les observer qu’à l’aide d’un microscope. Et pour cause, ils sont 100 à 10 000 fois plus petits qu’un grain de sable ! Dans l’eau, sur terre ou en suspension dans l’air, les microbes sont capables de coloniser tous les milieux, y compris les plus extrêmes, comme les pôles ou les déserts. Un nombre considérable vivent ainsi dans nos intestins, notre bouche ou sur notre peau : on estime par exemple à plus de mille milliards le nombre de micro-organismes sur cette dernière. C’est ce qu’on appelle la flore commensale et les microbes qui la composent sont loin d’être de dangereux nuisibles ! Au contraire, en échange du gîte et du couvert, ils assurent un certain nombre de fonctions qui préservent l’organisme : synthèse de la vitamine K, absorption des aliments, digestion de la cellulose, protection contre les nuisibles, etc... 

Un petit nombre d’entre eux sont cependant des organismes pathogènes. Ce sont eux qui donnent une mauvaise réputation au groupe. On les retrouve dans les trois grandes familles de microbes :

  • les levures et les champignons
  • les bactéries
  • les virus

En réalité, les microbes ne constituent pas un groupe scientifique homogène. C’est comme si on regroupait un ensemble d’organismes en fonction de leur couleur ou de leur habitat. De ce fait, ils sont représentés par des formes de vie très diverses.

Qui sont les bactéries ?

Qui sont les bactéries ?

Les bactéries sont des organismes vivants qui ne sont constitués que d’une seule cellule : on dit qu’ils sont unicellulaires. Dotés d’une membrane cellulaire et d’un matériel génétique (ADN), les bactéries sont capables d’assumer les fonctions élémentaires propres au vivant : se reproduire, transmettre l’information génétique, mais aussi tirer matière et énergie de l’environnement. Elles possèdent une certaine autonomie et un métabolisme propre.  

Chez l’homme, il a été calculé que l’organisme comportait dix fois plus de cellules bactériennes que de cellules humaines1. L’immense majorité d’entre elles sont inoffensives, voire même bénéfiques pour le corps humain. Il existe cependant des espèces pathogènes à l’origine de nombreuses maladies infectieuses comme la peste, la tuberculose, le choléra, la syphilis, etc… Les plus dangereuses sont celles qui causent des infections respiratoires : la tuberculose tue par exemple plus de 2 millions de personnes par an. De manière plus fréquente, les bactéries peuvent causer de nombreux maux comme l'otite moyenne (oreille), l'amygdalite (amygdales), la pneumonie (poumons), la bronchite, la sinusite ou encore la coqueluche (voies aériennes). Malheureusement, il peut être difficile de déterminer si l’infection est virale ou bactérienne, car les symptômes sont souvent similaires. Or, en fonction de l’un ou de l’autre, le traitement est radicalement différent.

Comment combattre les bactéries ?

Les bactéries pathogènes pénètrent dans l’organisme par l’intermédiaire des plaies, de la nourriture, des relations sexuelles non protégées et de l’air qu’on respire. Elles se dirigent ensuite autour de cellules et tissus spécifiques pour se protéger des mécanismes de défense du corps humain. Certaines sont même capables de pénétrer à l’intérieur des cellules ! Leur toxicité provient de leur vitesse de reproduction vertigineuse : en quelques heures, elles sont capables de se multiplier en très grand nombre. Certaines sécrètent également des toxines qui vont sérieusement affecter la santé de l’individu : c’est le cas du choléra ou de la coqueluche. 

L’une des premières façons de les combattre, est de prévenir leur pénétration dans l’organisme. Pour cela, rien de tel que le respect des mesures d’hygiène élémentaires : se laver les mains après être passé aux toilettes, s’assurer de la potabilité d’une eau, désinfecter une plaie, se protéger lors des relations sexuelles… Malgré toutes ces précautions, une infection peut survenir. Pas de panique néanmoins, puisque théoriquement le système immunitaire est en mesure de combattre ces corps étrangers. 

Il peut arriver toutefois que le système immunitaire ne suffise pas à arrêter l’infection. Dans ce cas, les bactéries nocives peuvent être combattues par les antibiotiques. Ce sont souvent des molécules synthétiques qui vont détruire ou bloquer la croissance des bactéries. Ils agissent de manière spécifique sur celles-ci, en bloquant la synthèse de la paroi de la cellule ou en inhibant leur métabolisme. L’avantage de ce traitement est qu’il est suffisamment sélectif pour ne viser que les bactéries : il n’aura donc aucun impact (sauf exception) sur les cellules du patient traité.

La découverte des antibiotiques a révolutionné le monde de la médecine. Une étude a ainsi estimé qu’ils avaient fait progresser l'espérance de vie de plus de dix ans, soit plus qu'aucun autre traitement médical. Pour autant, ils présentent un certain nombre d’inconvénients et posent de sérieux problèmes de santé publique. 

Le problème des antibiotiques

D’abord, il faut rappeler que l’homme présente un très grand nombre de bactéries qui contribuent à la préservation de sa santé, notamment dans le tube digestif. Or, de manière collatérale, les traitements antibiotiques vont également tuer certaines de ces bactéries bénéfiques, entraînant des déséquilibres de la flore bactérienne. La plupart du temps, l’équilibre est retrouvé après le traitement, mais il peut arriver que des bactéries pathogènes recolonisent les milieux désertés. C’est la raison pour laquelle un tel traitement ne peut durer très longtemps.

Par ailleurs, les antibiotiques posent le problème de la résistance des bactéries. Celle-ci survient lorsqu’une seule bactérie présente tout à coup une mutation, qui lui permet d’échapper aux antibiotiques. Par exemple, cela peut être la modification du site de fixation, empêchant ainsi la liaison de l'antibiotique. Cette résistance lui confère un avantage sélectif majeur : elle se multiplie en présence de l’antibiotique, tandis que toutes les autres sont tuées. A la fin, il ne reste donc plus que des bactéries résistantes à l’antibiotique.

Ainsi, les antibiotiques utilisés sont le plus souvent des molécules dérivées de produits naturels, dont on a modifié légèrement la structure pour contourner ce problème de résistance. C’est aussi pour cette raison que les campagnes contre sa sur-utilisation fleurissent un peu partout. La plupart des problèmes de toux, de mal d’oreille et de maux de gorge, de même que tous les rhumes et les grippes sont causés par des virus. Les antibiotiques seront sans effet sur ces maladies virales et ne font qu’augmenter le risque de résistances des bactéries.

 

Et les virus ?

Et les virus ?

Contrairement à la bactérie, le virus n’est pas une entité biologique autonome. Il a besoin de rentrer dans une cellule pour utiliser sa machinerie et se multiplier. En ce sens, on peut le considérer comme un parasite. Il est composé d’une coque, appelée capside, à l’intérieur de laquelle se trouve une petite portion de matériel génétique (ADN ou ARN). On a longtemps cru que les virus étaient beaucoup plus petits que les bactéries, mais des formes géantes ont récemment été découvertes (pouvant aller jusqu’à 1000 nm).

Les virus s’attrapent par contagion, en croisant ou en côtoyant un individu déjà infecté. Si celui-ci tousse ou éternue près d’une autre personne, il projette dans l’air des virus qu’on peut respirer. Parfois, la transmission s’effectue par un contact direct ou indirect : la personne malade se frotte le bout du nez, puis touche un objet qu’on touche à son tour. 

Dès lors, que le virus se trouve à l’intérieur du corps, il va tenter de parasiter une cellule de l’organisme. Pour cela, il se colle à la membrane de celle-ci, pénètre à l’intérieur puis libère son matériel génétique. Ce dernier va forcer la cellule à fabriquer des centaines de copies du virus qui vont s’accumuler à l’intérieur de celle-ci. Les fonctions vitales prises en charge par la cellule sont donc abandonnées durant le processus, jusqu’à ce que le poids des copies du virus fasse exploser la cellule.

Comment les combattre ?

La grippe, le rhume, la varicelle, la mononucléose sont des exemples courants de maladies virales. Il en existe d’autres qui sont beaucoup plus dangereuses comme le SIDA, la variole, la fièvre hémorragique, etc...

Dans tous les cas, les premiers symptômes (fièvre, maux de tête, fatigue) sont dus à la réaction du système immunitaire face à l’intrus. Lorsque l’organisme a déjà rencontré le virus, il est beaucoup plus à même de le combattre. C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas contracter deux fois la varicelle, ou que nous n’avons pas besoin de médicaments en cas de rhume. Le système immunitaire a gardé en mémoire la structure du virus et est prêt à envoyer ses anticorps spécifiques en cas d’attaque. D’où l’intérêt du vaccin : on injecte une version inoffensive du virus, de façon à ce que l’organisme soit prêt à l’éliminer plus facilement lorsqu’il le rencontrera à nouveau.

Si le virus est très virulent, le système immunitaire peut vite être débordé. Mais étant donné que les virus utilisent la machinerie cellulaire de l’hôte pour se reproduire à l’intérieur même de la cellule, il est difficile de les éliminer sans tuer la cellule hôte. C’est pour cette raison que lors d’une infection virale, les médicaments permettent davantage de traiter les symptômes que de combattre le virus. Il existe néanmoins certains médicaments antiviraux qui perturbent le cycle de réplication des virus. Ils permettent de freiner sa progression, mais rarement d’arrêter l’infection. Ainsi, les seules méthodes fiables et efficaces permettant de lutter contre les virus sont la prévention et la vaccination. 

De nouveaux virus

C’est bien connu, les virus humains évoluent en permanence. Pire encore, ils se combinent parfois avec d’autres virus, par exemple, à ceux touchant les animaux, pour donner naissance à de nouvelles formes pathogènes. Ce fut notamment le cas avec la grippe espagnole de 1918 qui a tué plus de 20 millions de personnes en Europe en un temps record. Plus récemment, le monde s’est fait une frayeur avec la survenue du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) ou encore avec la grippe aviaire. L’humanité vit ainsi avec la peur d’une nouvelle pandémie pour laquelle nos organismes ne seraient pas préparés. Médias, littérature et cinéma s’en donnent à cœur joie en imaginant toujours les scénarios catastrophes les plus poussés. Même si on ne peut pas complètement les écarter, il semble que nous soyons bien mieux préparés aujourd’hui à de tels risques. Notre bonne connaissance des virus et de leur génome, ainsi que notre vitesse de détection pourraient bien nous éviter pareils scénarios…

 

 http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=microbes-virus-bacteries-differences

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Pourquoi deux individus sont-ils toujours différents ?

Added 7/10/2016

Pourquoi sommes-nous uniques ? Pourquoi deux individus sont-ils toujours différents ? Pour les neurosciences, le fait que mon esprit soit différent des autres ne signifie rien d’autre que le fait que mon cerveau est différent des autres. Et le facteur clé qui fonde ces différences, c’est la façon dont le cerveau est connecté intérieurement, dans sa structure fine. Au niveau microscopique, nous ne sommes pas câblés de la même façon. C’est ce qu’ont observé des neuroscientifiques américains, allemands et chinoiss en mesurant ce qu’on appelle la connectivité fonctionnelle de vingt-cinq cerveaux humains vivants. Schématiquement, pour en avoir une image, il faut imaginer dans le cerveau de chaque personne une sorte de toile d’araignée en trois dimensions, comportant des fils tendus en tous sens qui relient les différentes zones d’activité ; et la configuration de ces connexions diffère d’une personne à l’autre, ce qui crée un fonctionnement mental à chaque fois différent.

Les neuroscientifiques ont découvert que les différences de configuration cérébrale sont les plus fortes dans une série de zones cérébrales notamment frontales qui sont apparues le plus récemment dans notre histoire évolutive. On pourrait dire qu’elles sont le propre de l’homme. Ce sont des zones qu’on appelle associatives, parce qu’elles combinent les informations issues des zones sensorielles. Nous différons ainsi dans la façon de transformer le réel, de le modeler, de réfléchir à des stratégies pour résoudre les problèmes qu’il nous pose. En revanche, dans les zones sensorielles brutes, comme les zones de la vision, s’observe peu de variabilité. Nous voyons tous le monde, physiquement, à peu près de la même façon.

Ces zones cérébrales qui nous permettent d’être fondamentalement distincts les uns des autres ont une particularité biologique : elles sont le siège, pendant un à deux ans après la naissance, d’une création colossale de connexions entre neurones, de l’ordre d’un million à chaque seconde. On sait aujourd’hui que ce qui nous permet d’acquérir des compétences, des savoirs, une culture, un vécu, c’est cet excès initial de connexions qui sont ensuite « épurées », élaguées pour ne laisser que celles correspondant à notre parcours de vie. Voilà qui fonde en partie notre singularité, l’autre partie étant d’ordre génétique : notre patrimoine génétique façonne aussi notre cerveau d’une façon bien particulière, différente d’une personne à l’autre.

 

 

http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/actualite-chaque-cerveau-est-unique-31074.php

Tags : cerveau front
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