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Les vertus thérapeutiques de la salive

Added 10/6/2018

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

La découverte d’une substance cicatrisante dans la salive

Des biologistes américains viennent de confirmer les propriétés cicatrisantes d'une protéine naturelle contenue dans la salive. De quoi ouvrir bien des perspectives thérapeutiques en dermatologie et en chirurgie.

Les blessures non cicatrisées s’accompagnent souvent sur le plan local d’une dégradation de protéines et d’une surinfection par des bactéries. De récents travaux* laissent aujourd’hui penser que l’arsenal thérapeutique dont nous disposons pour les guérir pourrait prochainement s’enrichir. Et cela grâce aux propriétés inhabituelles d’une petite protéine, trouvée dans de nombreux milieux biologiques.

Une protéine dotée de pouvoirs multiples

Cette substance, au nom barbare de SLPI (ou secretory leukocyte protease inhibitor), se comporte comme un anti-inflammatoire. Mais, elle s’oppose aussi à la dégradation de nombreuses protéines naturellement présentes dans le corps, et plus particulièrement au sein du revêtement cutané. Par ailleurs, elle est impliquée dans les défenses contre les agents microbiens de diverses natures, virus, bactéries, champignons. En raison de l’importance de son rôle, on la trouve dans de nombreux endroits de l’organisme, comme le liquide séminal servant à la fabrication du sperme chez les hommes, les muqueuses revêtant les bronches ou la salive. Elle existe aussi à l’état normal à l’intérieur des cellules de la peau.

Un rôle cicatrisant confirmé

L’influence cicatrisante de la protéine SLPI avait été déjà suspectée, les biologistes de l’institut de la santé américain de Béthesda viennent de confirmer cette hypothèse dans une série d’expériences.

De prime abord, ils ont grâce à des manipulations génétiques complexes fabriqué des souris dépourvues de la protéine SLPI. Ils ont ensuite observé que les plaies de ces rongeurs "modifiés" se fermaient bien plus lentement que celles d’autres souris de laboratoire. Tout se passait en fait comme si, chez ces animaux, une dégradation trop forte de protéines, comme le collagène,empêchait la formation d’un nouveau tissu de réparation au niveau des berges de la plaie.

Des souris et des hommes

Les chercheurs sont ensuite allés plus loin et ont appliqué la protéine SLPI sur la peau de souris présentant des blessures. En deux jours, les animaux ont alors retrouvé leurs facultés de cicatrisation naturelles et les plaies ont guéri.

Bien sûr, il ne s’agit encore que de recherches de pointe. Mais, s’ils sont confirmés, ces travaux pourraient déboucher sur des applications chez l’homme. On pourrait, par exemple, concevoir l’utilisation de cette protéine cicatrisante dans des plaies chroniques, tels les ulcères des jambes qui sont disgracieux et souvent très difficiles à guérir. Cette protéine pourrait aussi être très précieuse chez les personnes âgées victimes de plaies, car chez ces dernières la cicatrisation se fait, en règle générale, moins bien. Enfin, on ne peut exclure qu’elle ne puisse un jour, pourquoi pas, contribuer à la lutte contre le vieillissement cutané en s’opposant à la dégradation des protéines de la peau. Ce sans compter ses propriétés anti-infectieuses.

On comprend enfin pourquoi les animaux se lèchent

En tout cas, cette découverte montre une fois de plus que Dame Nature a su nous munir de substances bien utiles pour nous protéger. Vous l’aviez remarqué, nombreux sont les animaux qui lèchent leurs plaies. Or, la protéine SPLI est présente dans la salive ? Dans ces conditions, ne peut-on se demander si ce comportement n’a pas pour but d’accélérer la cicatrisation grâce à cette substance ou d’éviter une infection surajoutée. Et lorsque vos enfants vous demandent d’embrasser les «bobos» qu’ils viennent de se faire en tombant de vélo, ce n’est peut être pas si bête après tout !

Docteur Corinne Tutin

 

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Pourquoi les yeux ont-ils besoin de larmes?

Added 9/6/2018

Trois sortes de larmes

Les glandes lacrymales sécrètent les larmes, évacuées par deux orifices dans le coin de l’œil : les points lacrymaux supérieur et inférieur, prolongés par deux conduits qui se jettent dans le sac lacrymal, en liaison avec nos fosses nasales (c’est pourquoi nous avons souvent besoin d’un mouchoir).

Nous produisons trois sortes de larmes : les larmes de réflexe (sous l’effet d’une irritation chimique ou physique) ; les larmes d’émotion, produites par la glande lacrymale principale ; et les larmes de lubrification (qui lissent la cornée), produites par de plus petites glandes. Toutes ont la même composition : eau, huiles, sels, glucose, urée, etc. Mais les larmes d’émotion sont plus concentrées en protéines et en hormones (ACTH et prolactine, associées au stress). La prolactine, présente en quantités plus importantes chez les femmes (elle est aussi responsable de la production de lait) pourrait également expliquer pourquoi celles-ci pleurent plus souvent.

Composantes des larmes et leur fonction

Les larmes sont définies, selon Le Petit Larousse Illustré, comme étant des « goutte[s] de liquide aqueux et salé produites par les glandes lacrymales, humidifiant et protégeant la cornée, et éliminées dans les fosses nasales. » Afin de bien comprendre le fonctionnement du système lacrymal, il faut d'abord savoir de quoi sont constituées les larmes. On y retrouve en grande proportion du sel, mais l’eau demeure la composante principale de ce liquide. L'eau des larmes provient de ce que l'on boit et de ce que nous absorbons lorsque nous mangeons. De plus, le sang humain est composé de quatre-vingt-dix pour cent d'eau et c'est dans ce liquide que les glandes lacrymales vont y puiser la grande majorité de l’eau dont elles ont besoin pour former les larmes. La substance saline est également d'une grande importance dans le système lacrymal, car toutes les cellules du corps en sont constituées et cela assure leur survie. Il y a aussi, dans la composition des larmes, des anticorps et des lysozymes qui sont des enzymes antibactériennes qui gardent l'œil stérile. Puisque le système lacrymal est étroitement lié au système nasal, on trouve aussi une petite proportion de graisse et de mucus dans les larmes. Les larmes, comme nous l'avons mentionné plus tôt, sont essentielles au bon fonctionnement de l'œil. Elles ont pour fonction de « fournir une surface réfringente lisse pour [avoir] une vision claire [et elles ont aussi comme rôle de] baigner la cornée et la conjonctive pour assurer leur fonctionnement approprié et leur survie. » Les larmes humidifient et lubrifient la partie externe de l'œil. Par ailleurs, lorsque nous sommes malades et que nous faisons de la fièvre, les pleurs lubrifient l'œil qui est asséché en raison de l'augmentation de la température de notre corps. Les larmes nettoient notre œil et le protègent contre les corps étrangers et les stimuli nocifs de notre environnement. Elles désinfectent également les yeux et permettent de prévenir un grand nombre d'infections. Toutes ces fonctions servent à maintenir la santé de l'œil et assurent le bon fonctionnement de l'un des cinq sens : la vue.

 

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Emotions/Articles-et-Dossiers/Pourquoi-les-larmes-font-du-bien

 

Tags : yeux larmes sante
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La visualisation curative: quand la foi et l'imagination deviennent des thérapies

Added 9/6/2018

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

Aujourd’hui, dans les champs des thérapies actuelles particulièrement variées, il n’est pas anormal ou surprenant de parler ou d’évoquer la notion d’être. Les approches peuvent différer dans la mesure où la Tradition spirituelle constitue un corps de connaissance psychologique, entre autres, actif et qui n’a jamais varié dans ses fondements, et dans ses bases.

Toute religion est basée sur la foi. Mais la foi est une croyance basée sur des données subjectives : Dieu, les anges, le paradis, la réincarnation, la vie après la mort. Ici encore, on imagine l’existence forces supérieures et on organise ainsi notre vision du monde. Mais c’est « notre » point de vue, notre imaginaire qui établit cela, souvent orienté par notre éducation. Puis peu à peu cette vision imaginée est devenue notre réalité. Bon nombre de croyants de toutes religions trouvent leur force dans leur religion.

L’imagination est un outil que l’on utilise inconsciemment à chaque instant de notre vie. En effet, notre pensée est raisonnement (avec son cerveau rationnel) mais aussi imagination (avec son cerveau intuitif). Mais, c’est l’imagination qui fait avancer le monde. C’est elle qui est à l’origine de toutes les créations et de toutes les découvertes de l’humanité. La raison ne fait que peser le pour et le contre. Elle analyse rationnellement les situations, mais c’est l’imagination qui trouve la solution.  L’imagination est donc à l’origine de tout, y compris de notre confiance en soi ou de notre guérison. Car, si nous ne croyons pas en nous ou en notre propre guérison, qui y croira ?

La visualisation est cette capacité mentale que nous avons de nous représenter un objet, un son, une situation, une émotion ou une sensation. Selon son intensité, cette représentation peut déclencher plus ou moins les mêmes effets physiologiques que le ferait la réalité


Etre_avec_ses_émotions par EcologieInterieure

Dans le Coran

Dans le Coran,Dieu promet le Paradis à ceux qui parviendront auprès de Lui en ayant vécu comme croyants. Et certes Il ne faillira pas à Sa promesse. Les gens dont la foi est bien établie savent que leur Créateur les récompensera bel et bien s'ils vivent autant qu'ils le peuvent en tant que croyants ici-bas.

Le Coran recoure souvent à la technique de la visualisation de part la multiplication de détails qui très souvent suscitent les sens du croyant:

Voici la description du Paradis qui a été promis aux pieux: c'est un Paradis sous lequel coulent les rivières; ses fruits sont disponibles en permanence, ainsi que son ombrage. Voilà la demeure finale des pieux, tandis que la fin des mécréants sera le Feu. (Surat ar-Ra'd: 35)

Les gens ordinaires imaginent le Paradis comme offrant un magnifique panorama composé de lacs, de rivières, et d'une végétation luxuriante. Cette image doit toutefois être corrigée car elle n'est pas basée sur le Coran et résulte d'une réflexion très superficielle. Bien sûr, le Paradis comporte un aspect naturel très désirable; de splendides demeures, des jardins ombragés et des rivières. Mais aucun de ceux-ci ne suffit à décrire les beautés et les bénédictions dans le Paradis.

En effet, la beauté et la gloire du Paradis sont au-delà de toute imagination; l'expression coranique suivante "contenant toutes sortes de délices" (Surat ar-Rahman: 48) , fournit certes une image vivante de la vraie nature du Paradis, mais ce qui est désigné sous le terme "délices" concerne des choses spécialement créées par Dieu l'Omniscient. Ces délices peuvent fort bien être des récompenses surprenantes ou des sources de plaisir que les humains ne parviendraient même pas à concevoir. La promesse de Dieu "… ils auront tout ce qu'ils voudront auprès de leur Seigneur. Telle est la grande Grâce!" (Surat ash-Shura: 22) , explicite le fait que, par une faveur provenant de Lui, il y aura toutes sortes de beautés dans le Paradis en résultat de l'imagination des croyants, en dehors des beautés du Paradis décrites dans le Coran.

 

 La visualisation curative

 La visualisation curative utilise souvent cette approche : il s'agit de donner une forme symbolique à la maladie et à ce qui va la faire disparaître. Dans ce registre, il existe des visualisations positives et négatives. Prenons le cas d'une brûlure sur un bras. Une visualisation positive consisterait, par exemple, à imaginer un animal fantasmagorique et bienfaisant (seulement si le sujet aime les animaux) en train de lécher la plaie pour la faire disparaître. Ce pourrait aussi être de simplement se représenter soi-même avec le bras guéri, comme par magie. Une visualisation négative, d'autre part, pourrait avoir recours à une armée d'ouvriers qui, sans relâche, travailleraient à capturer les agents infectieux qui se créent dans la plaie et à les écraser pour les rendre inoffensifs.

Il existe un débat chez les théoriciens et les praticiens à savoir si les visualisations sont plus efficaces lorsqu'elles sont négatives ou positives. Quelques règles semblent toutefois s'imposer :

  • il faut que le sujet soit à l'aise avec le scénario;
  • l'image choisie pour représenter la maladie (ou le problème) ne doit pas être terrifiante;
  • s'il s'agit d'une maladie, il n'est pas nécessaire de se représenter les détails physiologiques du processus de guérison, mais une précision minimale demeure nécessaire (envoyer des ouvriers attaquer des cellules dans l'estomac quand la maladie se situe au foie ne serait d'aucune utilité...).

Les éléments de base de la technique

Malgré la grande simplicité de la visualisation , cette technique répondent à certains paramètres qu'il est important de respecter pour obtenir du succès.

  • Le respect de soi. On ne s'aventure pas dans des territoires où l'on se sent mal à l’aise ni dans des scénarios qui contredisent nos valeurs.
  • L'écoute de son corps. Comme ces techniques sollicitent les ressources de tout l'organisme, les renseignements que donne celui-ci (contractions, énervement, tensions, émotions, etc.) doivent inspirer le rythme et l'orientation de la démarche.
  • Réduire les gros objectifs en plusieurs plus petits. Tout processus de guérison, tant psychologique que physique, peut être décortiqué en plusieurs étapes.
  • Se faire confiance. Ces approches reposent sur le pouvoir de persuasion et seule une personne qui a confiance en ses moyens peut exercer de la persuasion.

Applications thérapeutiques de la visualisation et de l’imagerie mentale

Il n'existe sans doute pas de limites aux situations dans lesquelles la visualisation ou l’imagerie mentale peuvent jouer un certain rôle. Mais dans beaucoup de cas, l'effet ne peut être évalué que de manière subjective. Mentionnons aussi que ces approches sont souvent utilisées de concert avec d’autres techniques similaires, l’autohypnose et la relaxation, par exemple. Il est donc parfois difficile de départager l’action spécifique de chacune d’elles. La visualisation est une pratique sans danger, pourvu qu'on ne la choisisse pas au détriment d'un traitement susceptible d'avoir une plus grande efficacité. Il n'y a donc pas de risque à l'essayer dans toutes sortes de situations. Le Dr Andrew Weil la suggère en particulier, mais sans s’y limiter, dans le cas de maladies que l’on soupçonne de posséder une importante composante psychologique, comme les maladies de la peau, les maladies reliées au stress, plusieurs maladies auto-immunes, etc.

Efficace Réduire et prévenir le stress et l’anxiété, et améliorer le bien-être. Deux synthèses d’études concluent que la visualisation, souvent en conjonction avec d’autres techniques similaires, peut réduire le stress et l’anxiété et contribuer au bien-être général des personnes bien portantes. Une autre conclut qu’elle peut également améliorer le bien-être des personnes souffrant de maladies graves, comme le cancer ou le sida. La visualisation peut aussi contribuer à soulager les manifestations de la plupart des problèmes de santé liés au stress ou susceptibles d'être aggravés par celui-ci, de l’hypertension à l’insomnie en passant par l’arthrite et l’infarctus du myocarde.

Efficace Réduire les effets indésirables de la chimiothérapie. À la suite des conclusions de 3 synthèses d’études3,4,6, il est désormais reconnu que les techniques de relaxation, dont la visualisation, réduisent de façon marquée les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie. Les chercheurs mentionnent en particulier des effets contre les nausées et les vomissements et contre les symptômes psychologiques comme l’anxiété, la dépression, la colère ou l’impression d’impuissance.

Efficacité probable Réduire la douleur. Une synthèse d’études portant sur les thérapies « corps-esprit » pour le contrôle de la douleur conclut que ces approches, dont la visualisation et l’imagerie, peuvent être bénéfiques, en particulier quand elles sont employées en interaction les unes avec les autres. On cite les cas de maux de dos chroniques, d’arthrite, de migraine et de douleurs consécutives à des chirurgies.

Efficacité probable Améliorer les fonctions motrices.

Efficacité probable Réduire l’anxiété préopératoire ainsi que la douleur et les complications postopératoires. 

 Efficacité possible Améliorer la qualité de vie relativement au cancer.

Efficacité possible Soutenir la créativité. 

Efficacité possible Réduire les symptômes de la migraine. 

Efficacité incertaine Améliorer la qualité de vie des gens atteints d’ostéoarthrite.

Efficacité incertaine Améliorer la qualité de vie des gens atteints de fibromyalgie. 

Efficacité incertaine Améliorer la qualité de vie des femmes atteintes de cystite interstitielle. 

Efficacité incertaine Améliorer la réadaptation après un accident vasculaire cérébral

Efficacité incertaine Réduire les cauchemars chez l’enfant.

Efficacité incertaine Réduire la douleur abdominale chez l’enfant. 

Efficacité incertaine Améliorer la qualité de vie des individus atteints de la maladie de Parkinson.

Efficacité incertaine Améliorer la réadaptation chez des patients brûlés.

Efficacité incertaine Réduire l’hypertension chez les femmes enceintes..


 

Sources:http://www.islam-paradise.com/paradis_islam.php

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=visualisation_th

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Quand la sincérité fait défaut dans les actes d'adoration...

Added 8/6/2018

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

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Accomplir un acte d'adoration ou une action ayant une dimension religieuse par ostentation est quelque chose de très grave : dans des Ahâdîth authentiques, ce genre d'attitude a été qualifié de chirk khafiy, de polythéisme caché et a été très sévèrement dénoncé. Il y a par exemple le long Hadith de Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou) qui mentionne l'identité des premières personnes à être jugées le Jour Final : Il s'agira du chahîd (martyr), de l'enseignant du Qour'aane et du riche qui auront chacun agi par ostentation... Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a clairement annoncé qu'ils ne recevront rien de leurs actions et seront précipités en enfer. (Sahîh Mouslim)

Il y a encore un autre Hadith authentique -rapporté par Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou) toujours- qui met en garde contre l'acquisition de la science religieuse pour des intérêts exclusivement matériels : le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) affirme que "celui qui étudie une science par l'intermédiaire de laquelle on recherche l'agrément divin, mais ne le fait que pour obtenir un bien de ce monde, il ne sentira même pas le parfum du Paradis le Jour du Qiyâmah." (Sounan Abî Dâoûd, Tirmidhi, Ibn Mâdja... Authentifié par Al Albâni)

Néanmoins, les actions non sincères ne sont pas toutes similaires. C'est la raison pour laquelle il convient d'établir une classification entre elles, afin de les distinguer en fonction de leur nature... A ce sujet, il y a plusieurs propositions qui ont été faites par nos savants, dont les quatre suivantes :

1- On rapporte de Ibnou Abdis Salâm (rahimahoullâh) qu'il était d'avis que si l'intention motivant une action n'est pas exclusivement dédiée à Allah, celle-ci est systématiquement rejetée.
 

2- Selon Ibnou Hadjar (rahimahoullâh), à l'origine, deux cas de figure peuvent se présenter. Ainsi, la sincérité et la pureté d'une action peuvent être entachées :

- soit par une disposition qui n'est pas, en soi, illicite, comme par exemple la volonté de réaliser un objectif matériel.

- soit par une disposition qui est interdite, à l'instar du riyâ, de l'ostentation.

Dans le premier cas de figure, selon Ibnou Hadjar (rahimahoullâh), le mérite de l'action n'est pas complètement perdu : l'acte apportera donc quand même des thawâb (récompenses) à celui qui l'accomplit, et ce, proportionnellement à sa part de sincérité et de recherche d'agrément divin. Ibnou Hadjar (rahimahoullâh) déduit cette règle à partir du verset coranique à portée générale énonçant en substance que celui qui fera un atome de bien dans ce monde verra les fruits de son acte dans l'Au-delà. (Sourate 99 / Verset 7) Par contre, dans le deuxième cas de figure, l'action sera complètement perdue.1 

 
3- Abou Hâmid Al Ghazâli (rahimahoullâh) propose, lui, le développement suivant :

- si une action n'est faite que par ostentation (en ce sens que s'il n'y avait pas la volonté de se faire remarquer et de faire étalage de l'acte concerné, celui-ci n'aurait pas été accompli), elle ne peut qu'être préjudiciable : elle sera une cause de la Colère et du Châtiment divins.

- si l'action n'est pas totalement sincère pour Allah et elle est souillée par une part d'ostentation ou de recherche d'intérêt personnel, les avis divergent quant à savoir si elle sera quand même rétribuée positivement, ou si elle occasionnera plutôt un châtiment, ou encore, si elle n'apportera ni bénéfice, ni préjudice à celui qui l'accomplit. Cette différence d'opinions résulte du fait que les références qui traitent de ce point présentent des indications apparemment contradictoires : si bon nombre d'entre elles laissent comprendre que, dans un tel cas, l'action est complètement vaine et n'apporte aucune récompense 2, d'autres, au contraire, semblent montrer que, dans ce genre de situation, il y a quand même une rétribution qui est peut être espérée. 3 

Pour concilier entre elles ces Traditions, Al Ghazâli (rahimahoullâh) propose que soit pris en considération l'aspect dominant de l'intention. Ainsi, lorsque la réalisation de l'acte est motivée par une double volonté (l'une pieuse et visant un objectif louable, l'autre mauvaise et ostentatoire ou liée à des intérêts personnels) et

   a)  que les deux volontés sont d'intensité égale : on peut espérer que l'action ne soit ni profitable, ni préjudiciable à celui qui l'accomplit

   b)  que la volonté malsaine est dominante (en ce sens que c'est surtout elle qui pousse à agir) : l'acte est non seulement rejeté mais, pire, il attire à celui qui l'a accompli des péchés et le courroux divin. Selon Al Ghazâli (rahimahoullâh), les nombreux Ahâdîth indiquant que les actes non sincères sont vains et n'apportent aucune récompense concernent uniquement ces deux cas de figure.

   c) que la volonté pieuse, celle de plaire à Allah et d'obtenir les récompenses qu'Il a promises est dominante 4   : l'Imâm Ghazâli (rahimahoullâh) espère que la personne concernée soit quand même récompensée pour la part de sincérité et de bonne intention qu'il a eue, même si cette récompense sera diminuée (de façon plus ou moins importante) par rapport à ce qu'elle aurait été si l'intention était complètement saine. Cet espoir est fondé essentiellement sur les références coraniques exprimant la Justice Parfaite et la Miséricorde d'Allah, qui ne perdra pas le bien qui aura été fait par le croyant, aussi minime que puisse être celui-ci. Allah dit : Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome le verra. (Sourate 99 / Versets 7 et 8) Ailleurs, voici ce qu'on peut lire dans le Qour'aane : "Certes, Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d'un atome. S'il est une bonne action, Il la double et accorde une grosse récompense de Sa part." (Sourate 4 / Verset 40)5 


4- Ibnou Radjab Al Hambali (rahimahoullâh), pour sa part, écrit en substance que l'action qui n'est pas faite exclusivement pour Allah ou celle dont la sincérité peut être remise en question est de trois sortes :

a) Il y a d'abord l'acte qui n'est fait que par ostentation, avec aucun autre objectif que celui de bien se faire voir des gens. Allah donne un exemple de ce genre d'action dans le Qour'aane à travers la description qu'Il fait de la prière des mounâfiqoûn (hypocrites). Il dit :

"Les hypocrites cherchent à tromper Allah, mais Allah retourne leur tromperie (contre eux-mêmes). Et lorsqu'ils se lèvent pour la salât, ils se lèvent avec paresse et par ostentation envers les gens. A peine invoquent-ils Allah."

(Sourate 4 / Verset 142)

Ce genre d'ostentation pure, affirme Ibnou Radjab (rahimahoullâh), est difficilement concevable de la part du mou'min dans l'accomplissement des rituels obligatoires tels que la salât ou le jeûne. Néanmoins, il peut être présent dans des actes comme l'aumône, le hadj, ou dans les autres pratiques accomplies devant un public nombreux, ainsi que celles ayant des retombées bénéfiques apparentes dans la société. Une telle action est totalement rejetée par Allah, et celui qui l'accomplit s'expose à la colère divine et au châtiment.
 

b) Ensuite, il y a l'action qui est faite en soi pour Allah, mais qui est entachée à un moment donné par une part d'ostentation. Deux cas de figure peuvent alors se présenter :

   i. L'ostentation est présente à l'origine -dès le début- même de l'action. Dans ce cas, des références authentiques indiquent clairement que cette dernière est vaine et rejetée par Allah. Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou) rapporte ainsi que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a cité ces propos d'Allah dans un Hadith Qoudsiy : "(...) Celui qui fait une action en m'y associant (par son intention) à un autre, Je l'abandonne lui et son chirk (ou son associé)." (Sahîh oul Djâmi'- Authentifié par Al Albâni)

   ii. L'action, à l'origine, est sincère; ce n'est que par la suite, au cours de sa réalisation, qu'elle se retrouve entachée par de l'ostentation. Dans ce cas, si l'ostentation n'est que passagère et qu'elle est repoussée, il n'y a aucune divergence entre les oulémas sur le fait qu'elle ne nuira pas à l'acte accompli, qui sera donc quand même agréé. Mais si l'ostentation persiste et que l'action est de nature à pouvoir être fragmentée (comme c'est le cas par exemple pour la récitation du Qour'aane, le dhikr d'Allah, les dépenses pour les oeuvres pies, la propagation de la science...), dans ce cas sa récompense est perdue dès que survient le riyâ; pour que cet acte soit à nouveau méritoire, il faut donc renouveler sa sincérité en purifiant son intention. Dans le cas où l'action n'est pas de nature à pouvoir être fragmentée, en ce sens qu'elle ne peut être interrompue à partir du moment où elle a été initiée (à l'instar de la salât, du jeûne et du Hadj...), il y a alors une divergence entre les savants:

- Certains pensent que même dans ce cas, le mérite de l'action sera intégralement perdu à cause de ce riyâ.

- D'autres oulémas sont d'avis, au contraire, que cette ostentation qui a entachée l'action dans un second temps n'invalidera pas pour autant celle-ci et ne lui fera pas perdre l'intégralité de son mérite; selon eux, la personne sera donc quand même rétribuée (partiellement) à cause de sa sincérité d'origine. Cette opinion, rapportée entre autres par l'Imâm Ahmad Ibnou Hambal (rahimahoullâh) et Ibn Djarîr At Tabari (rahimahoullâh), est attribuée notamment à Hassan Al Basri (rahimahoullâh); cet avis semble également être celui qui a été retenu par des juristes hanafites. 6 
 
c) Enfin, il y a l'action qui a été faite en toute sincérité. Cependant, par la suite, Allah a placé dans le coeur des croyants de l'appréciation, de la considération et de la reconnaissance pour ce qui a été fait; ces derniers ont donc fait les louanges et les éloges de la personne qui a agi en bien, ce qui a provoqué chez elle une certaine joie. Dans ce cas, sa sincérité passée n'est pas remise en question et le mérite de son action déjà accomplie n'est pas diminuée : Au contraire, ces éloges qu'il a reçues sont des expressions de la Grâce et la Miséricorde divine. C'est ce qui ressort d'un Hadith rapporté par Abou Dharr (radhia Allâhou anhou) et qui raconte qu'on questionna une fois le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) au sujet de celui qui fait une bonne action pour Allah et qui est ensuite loué par les gens. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit : "C'est là une annonce bienveillante et heureuse avancée pour le croyant." (Ibn Mâdja - Authentifié par Al Albâni)7 
 
Wa Allâhou A'lam !




Notes :

1- Réf : "Mirqât oul Mafâtîh"  Volume 1 / Page 46

2- Comme c'est le cas par exemple du Hadith rapporté par Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou) et dans lequel il est dit que l'on questionna le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) au sujet de celui qui veut faire le djihâd dans le chemin d'Allah mais désire en même temps obtenir un bien matériel Celui-ci répondit : "Il n'obtiendra rien !" (Abou Dâoûd, Hadith hassan selon Al Albâni)

3- Ibnou Hibbân (rahimahoullâh) cite un Hadith rapporté par Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou) et dans lequel il est dit qu'on questionna le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) au sujet de celui qui fait une (bonne) action en la dissimulant, mais qui, par la suite, éprouve de la joie lorsque les gens apprennent ce qu'il a fait. Celui-ci dit : "Il aura la récompense de l'action dissimulée et de celle accomplie en public." (Tirmidhi, Hadith dhaïf selon Al Albâni)

4- L'ostentation ou la recherche d'intérêts personnels et matériels n'étant ici que secondaires et n'ayant donc pas une influence déterminante dans la réalisation de l'acte.

5- Réf : "Ihyâ Ouloûmid Dîn"  Volume 4 / Pages 90 à 91 et 98 à 101

6 - Voir les écrits de Ibnou Noudjaïm (rahimahoullâh) dans son "Al Achbâh wan Nadhâïr" (Page 37)

7 - Réf : "Djâmioul Ouloûm wal Hikam"  Pages 39 à 42
 
 


 
     
 
 
 
 

 

 



 

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Pourquoi le brouillard se lève-t-il ?

Added 7/6/2018

 

Formation

Le brouillard est issu de l'évaporation de l'eau s'élevant au dessus de la mer, d'un lac, d'une rivière ou d'une forêt. Cette vapeur d'eau (gaz) se condense en de fines gouttelettes d'eau (liquide) sous l'effet de la faible température de l'atmosphère située au dessus de la source d'évaporation.

Des courants ascendants et des vents latéraux déplacent des masses pro-nuageuses le long des reliefs. Les courants ascendants naissent des différences de température entre des couches d'air non horizontales qui courent souvent le long d'une montagne, d'une falaise. La couche la plus chaude portant les micro-gouttelettes en altitude.

Formation d'un brouillard par évaporation et transport par un courant ascendant

Persistance

Il arrive qu'en l'absence de courant, le brouillard persiste au sol à la manière des films d'horreur dans lesquels un épais brouillard tapisse la surface d'un cimetière... Cette vision fantomatique n'a rien de surnaturelle mais est du à la présence d'une couche d'air froid statique et horizontale plaquant au sol la couche chaude du brouillard.

Ce que nous percevons à notre échelle comme de la chaleur se traduit au niveau moléculaire par la vitesse des molécules : plus elles ont d'énergie, plus elles se déplacent vite et donc se heurtent les unes les autres. Plus les chocs sont nombreux et violents, plus l'espace entre chaque molécule s'agrandi. Ainsi, le volume d'un gaz augmente lorsqu'on le chauffe. Donc pour un même volume, un gaz chaud contient moins de molécules et est plus léger qu'un gaz froid. Cela explique qu'une couche chaude tende à s'élever. Mais dans le cas des brouillards persistant, une couche froide plus lourde bloque le brouillard au niveau du sol et l'empêche de se dégager.



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