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Pourquoi la zakat ?

Added 12/10/2016

zakat

 

 

Qu'est-ce que la Zakât?
Le premier sens du mot arabe zakât est purification. En effet, la zakât est le troisième pilier de l'Islam et est une manière, dans sa signification première, de se purifier au travers des biens que l'on a acquis légalement. Le verset suivant l'indique clairement.

 

Sourate 92, Verset 18
...qui donne ses biens pour se purifier...  

L'aumône est une obligation pour tous les musulmans qui en ont les moyens ; le Coran est très clair à ce sujet.

 

Sourate 9, Verset 103
Prélève de leur bien une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux . Et Dieu est Audiant et Omniscient.  

 

Sourate 73, Verset 20
...Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, et faite à Dieu un prêt sincère...  

Comme le dit Roger du Pasquierdans son livre "Découverte de l'Islam", la purification "équivaut aussi à un sacrifice qui enlève l'aspect maléfique de ce qui est trop quantitatif dans les possessions terrestres de l'homme, les faisant participer au sacré éminemment qualitatif que l'Islam confère à toute la vie". N'oublions pas que la véritable récompense est auprès de Dieu.

 

Sourate 57, Verset 11
Quiconque fait à Dieu un prêt sincère, Dieu le lui multiplie, et il aura une généreuse récompense.  

 


Cette zakât a également le nom de "zakât al-mâl" ; elle est différente de la "zakât al-fitr". En pratique, la zakât a donc les objectifs suivant :

 

  1. Purifier l'âme humaine de l'avarice, de l'avidité et de la convoitise.
  2. Aider les pauvres et les plus démunis. La zakât favorise ainsi une véritable entraide sociale en étant une oeuvre d'utilité public.
  3. Limiter l'accumulation et la concentration de biens chez les riches afin qu'ils ne soient pas aux mains d'une minorité de la société.

 

 Qui peut en bénéficier?
Le Coran nous informe très clairement à ce sujet.

 

Sourate 9, Verset 60
Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir et de les répartir, à ceux dont les coeurs sont à rallier, au rachat des captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chemin de Dieu et au voyageur. Tel est l'ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste.  

 


Il y a donc huit catégories de personnes/objets ayant droit à la zakât :

 

  1. Le pauvre. Il n'a pas de quoi subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux dont il a la charge (épouse(s), parents, enfants...). Ces besoins sont la nourriture mais aussi le logement, les vêtements, etc. De même, il est possible que des non-musulmans dans le besoin puissent en bénéficier.
  2. Le nécessiteux. La différence avec le pauvre est illustré dans le hadith suivant :
    "Le nécessiteux n'est pas celui qui va d'une personne à une autre, congédié par une bouchée ou deux, par une ou deux dattes, mais le nécessiteux est celui qui n'a rien à dépenser et dont on ne soupçonne pas la privation pour lui venir en aide et qui ne se présente pas pour demander l'aumône." (Sahih Al-Boukhari)
  3. Les collecteurs de la zakât qui se déplacent de maison en maison. Il y a aussi les secrétaires et les intendants qui s'occupent de la gestion de cette aumône.
  4. Les nouveaux convertis. La zakât peut être utilisée afin de raffermir le cœur des personnes qui viennent juste de se convertir. .
  5. L'affranchissement des esclaves musulmans. Ainsi, le musulman désireux de plaire à Dieu rachète et affranchi un ou plusieurs esclaves.
  6. Les endettés. Les personnes ayant contractés une dette dans un but pieux peuvent bénéficier de la zakât afin de s'en acquitter.
  7. La voie de Dieu. La voie de Dieu comprend principalement la guerre sainte (utilisée par exemple pour l'équipement, le ravitaillement, etc.) mais aussi tout ce qui est d'utilité public tels que la construction d'hôpitaux, de dispensaires, l'achat de fournitures pour les mosquées. La guerre sainte est cela-dit prioritaire.
  8. Le voyageur. Celui qui est loin de chez lui et qui a besoin de se nourrir ou se vêtir par exemple. Il peut bénéficier de la zakât. S'il est riche et a la possibilité d'emprunter de l'argent, il doit le faire plutôt que de bénéficier de la zakât.

 

Celà-dit, les pauvres et les nécessiteux doivent être les bénéficiaires prioritaires si le montant de l'aumône est relativement peu élevé. Il faut savoir également que le musulman ne peut donner son aumône aux personnes dont il a la responsabilité comme ses enfants, ses parents... car il doit déjà subvenir à leur besoin. S'il ne le peut pas, c'est qu'il doit donc bénéficier de la zakât.

 

À combien s'élève la zakât?
Afin de déterminer le montant de la zakât, il convient dans un premier temps de déterminer les biens soumis à ce pilier de l'Islam. Le Coran nous l'indique dans plusieurs versets.

 

Sourate 2, Verset 267
Ô les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous.  
Sourate 9, Verset 34
... À ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, annonce un châtiment douloureux.  

 

Ainsi, comme l'indique ce premier verset tiré du Coran, la zakât doit être payée avec nos biens acquis. Nous trouvons dans un premier temps l'or, l'argent mais aussi, compte tenu du contexte actuel, les billets de banque, chèques... En effet, les matériaux tels que l'or et l'argent étaient utilisés pour faire des pièces de monnaies à l'époque du prophète (1). Aujourd'hui, nous avons les pièces et les billets. Ensuite, nous avons les produits agricoles (grains, fruits, légumes...) et les bestiaux (Chameaux, bovins, ovins...).

 

Dans le contexte actuel où, en France notamment, les gens perçoivent un salaire, le calcul du montant de la zakât se base sur celui de l'or et l'argent de l'époque du prophète Mouhammad (1). En France, une personne ayant gardée une somme d'au moins 914,7 euros (environ 6000 francs français) au bout d'un an doit s'acquitter de la zakât. Le montant est de 2.5% de la somme économisée. Pour les produits de la terre et les bestiaux, il est de 10%. Le minimum imposable doit être calculé en fonction du niveau de vie de chaque pays voir de chaque région. Cet impôt est équitable ; il est proportionnel à la somme ou aux biens économisés et donc des biens de chacun. Et Dieu est le plus savant.

 

 

 

 

 

1 :  : Que la Paix et le Salut soient sur lui.

 

 

 

 

 

 

 

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Quelles sont les caractéristiques des savants qui sont un exemple à suivre ?

Added 11/10/2016

Les caractéristiques des savants qui sont un exemple à suivre sont les gens de science en Allâh - Subhânahu wa Ta’âla - ceux qui ont la bonne compréhension [authentique] du Livre d’Allâh et de la Sounnah de l’Envoyé (sallallahu ’alayhi wa sallam). Ils ont [ces savants] adopté comme fondement principal la science utile et les bonnes actions. Et on ne prend pas comme exemple [à suivre] un savant qui n’œuvre pas conformément à sa science, comme on ne prend pas l’ignorant qui n’a pas de science. On ne prend comme exemple que celui qui réunit ces deux choses :

- 1] La science utile

[Et :]

- 2] Les bonnes actions

Et pour ceux qui dans notre pays sont des exemples à suivre et pour qui on prend de leurs cassettes ; ils sont nombreux - Et la Louange est à Allâh. Ils sont connus auprès des gens et nul ne les ignore, ni dans les campagnes ni dans les villes, ni les grands ni les petits. Ils sont eux responsables des affaires de cette communauté dans les avis juridiques, les tribunaux, dans les corps enseignants et autres. Ils sont connus pour leur science, leur piété et leur crainte scrupuleuse. Et à la tête de nos savants, il y a l’éminent SHeikh ’Abdel-’Azîz Ibn BâZ (rahimahullâh). C’est une personne à qui Allâh a accordé une science abondante, des bonnes actions, l’appel à Allâh, la sincérité et la véracité et cela n’est méconnu de personne. Et il a - Louange à Allâh - donné beaucoup en livres, œuvres, cassettes et cours. Et dans le même sens, pour ceux parmi les savants qui sont des exemples à suivre dans l’émission radio « Noûr ’ala ad-Darb » [1] eux aussi [2] - Et la Louange est à Allâh - sont connus pour leurs excellents avis [juridiques] et leurs dires utiles le plus souvent.

De même pour ce qui est de leurs frères, nobles personnes, les grands juges, qui ne travaillent pas dans la justice sans que les gens ne leur accordent leur confiance totale, pour leurs biens, leur intimité [en la divulguant], que parce que cette confiance est basée sur leur science assurée. Ils ont fait des efforts dans l’appel à Allâh et la sincérité, et ils repoussent ceux qui veulent détourner du vrai chemin de l’Islâm, que cela soit fait [par ces gens] volontairement ou involontairement. Et ils [ces savants] ont l’expérience de la vérification des paroles, ainsi que la connaissance de l’authentique sur ce qui est faible. Il est obligatoire de revenir à leurs cassettes et à leurs cours, et de tirer profit de cela. Il y a en cela de grande leçon pour les musulmans, et nous n’avons pas trouvé auprès de tous ces savants des erreurs et déviances, ni dans leur vie ou dans leur pensée. On peut donc prendre [ces savants] comme exemple [...] [3]

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Notes
[1] Emission diffusée sur la chaîne de radio saoudienne

[2] Dans une des questions posées à SHeikh an-Najmî (rahimahullâh) il lui a été demandé :

[3] Kitâb « Al-Ajwibat ul-Mufîdah ’an As-îlat il-Manâhidj al-Djadîdah » de SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.251-253

 

Voir : http://www.manhajulhaqq.com/article...

 

 

 

 

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Microbes, virus, bactéries... Quelles différences ?

Added 10/10/2016

 

Peste, lèpre, choléra, syphilis… L’histoire est jalonnée de grandes épidémies qui ont marqué la mémoire collective. Souvent, on dit que les responsables de ces fléaux sont des organismes nuisibles appelés « microbes ». Un vaste groupe dans lequel on glisse sans distinction les « bactéries » et les « virus ». Pourtant, ces trois termes ont des sens très différents et souvent ignorés de ceux qui les emploient…

Les microbes, ce groupe méconnu

Les microbes, ce groupe méconnu

Parmi ces trois termes, le premier à avoir vu le jour est le mot « microbe ». Introduit en 1878 par le chirurgien français Charles Sédillot, il désignait alors les être vivants infiniment petits et pathogènes qu’on ne pouvait pas voir à l’œil nu. L’arrivée de ce concept dans le paysage français marque une rupture avec les croyances médicales de l’époque. Pour la grande majorité des médecins, les maladies provenaient des « miasmes », sortes de vapeurs toxiques remplies de particules nauséabondes. Ces miasmes étaient susceptibles, disaient-ils, de se développer dans les lieux où l’hygiène laissait à désirer. Selon cette théorie, c’était donc uniquement par le biais de l’air vicié que se transmettaient les maladies. On pensait alors que le seul nettoyage soigneux du corps et des objets pouvait faire obstacle à la maladie. Mais certains savants, comme Antoni van Leeuwenhoek ou Louis Pasteur, vont revoir cette théorie vieille de plusieurs siècles. Pour eux, les maladies se transmettent bien par l’air mais aussi, et surtout, par les contacts physiques qui véhiculent des micro-organismes malveillants. D’abord rejetée par la communauté scientifique, cette théorie finit par l’emporter au fil des découvertes successives : le staphylocoque (1878), la typhoïde (1880), la tuberculose (1882), le streptocoque (1883), etc... 

Ils sont partout !

Aujourd’hui, les microbes désignent toujours les organismes vivants microscopiques, c'est-à-dire qu’on ne peut les observer qu’à l’aide d’un microscope. Et pour cause, ils sont 100 à 10 000 fois plus petits qu’un grain de sable ! Dans l’eau, sur terre ou en suspension dans l’air, les microbes sont capables de coloniser tous les milieux, y compris les plus extrêmes, comme les pôles ou les déserts. Un nombre considérable vivent ainsi dans nos intestins, notre bouche ou sur notre peau : on estime par exemple à plus de mille milliards le nombre de micro-organismes sur cette dernière. C’est ce qu’on appelle la flore commensale et les microbes qui la composent sont loin d’être de dangereux nuisibles ! Au contraire, en échange du gîte et du couvert, ils assurent un certain nombre de fonctions qui préservent l’organisme : synthèse de la vitamine K, absorption des aliments, digestion de la cellulose, protection contre les nuisibles, etc... 

Un petit nombre d’entre eux sont cependant des organismes pathogènes. Ce sont eux qui donnent une mauvaise réputation au groupe. On les retrouve dans les trois grandes familles de microbes :

  • les levures et les champignons
  • les bactéries
  • les virus

En réalité, les microbes ne constituent pas un groupe scientifique homogène. C’est comme si on regroupait un ensemble d’organismes en fonction de leur couleur ou de leur habitat. De ce fait, ils sont représentés par des formes de vie très diverses.

Qui sont les bactéries ?

Qui sont les bactéries ?

Les bactéries sont des organismes vivants qui ne sont constitués que d’une seule cellule : on dit qu’ils sont unicellulaires. Dotés d’une membrane cellulaire et d’un matériel génétique (ADN), les bactéries sont capables d’assumer les fonctions élémentaires propres au vivant : se reproduire, transmettre l’information génétique, mais aussi tirer matière et énergie de l’environnement. Elles possèdent une certaine autonomie et un métabolisme propre.  

Chez l’homme, il a été calculé que l’organisme comportait dix fois plus de cellules bactériennes que de cellules humaines1. L’immense majorité d’entre elles sont inoffensives, voire même bénéfiques pour le corps humain. Il existe cependant des espèces pathogènes à l’origine de nombreuses maladies infectieuses comme la peste, la tuberculose, le choléra, la syphilis, etc… Les plus dangereuses sont celles qui causent des infections respiratoires : la tuberculose tue par exemple plus de 2 millions de personnes par an. De manière plus fréquente, les bactéries peuvent causer de nombreux maux comme l'otite moyenne (oreille), l'amygdalite (amygdales), la pneumonie (poumons), la bronchite, la sinusite ou encore la coqueluche (voies aériennes). Malheureusement, il peut être difficile de déterminer si l’infection est virale ou bactérienne, car les symptômes sont souvent similaires. Or, en fonction de l’un ou de l’autre, le traitement est radicalement différent.

Comment combattre les bactéries ?

Les bactéries pathogènes pénètrent dans l’organisme par l’intermédiaire des plaies, de la nourriture, des relations sexuelles non protégées et de l’air qu’on respire. Elles se dirigent ensuite autour de cellules et tissus spécifiques pour se protéger des mécanismes de défense du corps humain. Certaines sont même capables de pénétrer à l’intérieur des cellules ! Leur toxicité provient de leur vitesse de reproduction vertigineuse : en quelques heures, elles sont capables de se multiplier en très grand nombre. Certaines sécrètent également des toxines qui vont sérieusement affecter la santé de l’individu : c’est le cas du choléra ou de la coqueluche. 

L’une des premières façons de les combattre, est de prévenir leur pénétration dans l’organisme. Pour cela, rien de tel que le respect des mesures d’hygiène élémentaires : se laver les mains après être passé aux toilettes, s’assurer de la potabilité d’une eau, désinfecter une plaie, se protéger lors des relations sexuelles… Malgré toutes ces précautions, une infection peut survenir. Pas de panique néanmoins, puisque théoriquement le système immunitaire est en mesure de combattre ces corps étrangers. 

Il peut arriver toutefois que le système immunitaire ne suffise pas à arrêter l’infection. Dans ce cas, les bactéries nocives peuvent être combattues par les antibiotiques. Ce sont souvent des molécules synthétiques qui vont détruire ou bloquer la croissance des bactéries. Ils agissent de manière spécifique sur celles-ci, en bloquant la synthèse de la paroi de la cellule ou en inhibant leur métabolisme. L’avantage de ce traitement est qu’il est suffisamment sélectif pour ne viser que les bactéries : il n’aura donc aucun impact (sauf exception) sur les cellules du patient traité.

La découverte des antibiotiques a révolutionné le monde de la médecine. Une étude a ainsi estimé qu’ils avaient fait progresser l'espérance de vie de plus de dix ans, soit plus qu'aucun autre traitement médical. Pour autant, ils présentent un certain nombre d’inconvénients et posent de sérieux problèmes de santé publique. 

Le problème des antibiotiques

D’abord, il faut rappeler que l’homme présente un très grand nombre de bactéries qui contribuent à la préservation de sa santé, notamment dans le tube digestif. Or, de manière collatérale, les traitements antibiotiques vont également tuer certaines de ces bactéries bénéfiques, entraînant des déséquilibres de la flore bactérienne. La plupart du temps, l’équilibre est retrouvé après le traitement, mais il peut arriver que des bactéries pathogènes recolonisent les milieux désertés. C’est la raison pour laquelle un tel traitement ne peut durer très longtemps.

Par ailleurs, les antibiotiques posent le problème de la résistance des bactéries. Celle-ci survient lorsqu’une seule bactérie présente tout à coup une mutation, qui lui permet d’échapper aux antibiotiques. Par exemple, cela peut être la modification du site de fixation, empêchant ainsi la liaison de l'antibiotique. Cette résistance lui confère un avantage sélectif majeur : elle se multiplie en présence de l’antibiotique, tandis que toutes les autres sont tuées. A la fin, il ne reste donc plus que des bactéries résistantes à l’antibiotique.

Ainsi, les antibiotiques utilisés sont le plus souvent des molécules dérivées de produits naturels, dont on a modifié légèrement la structure pour contourner ce problème de résistance. C’est aussi pour cette raison que les campagnes contre sa sur-utilisation fleurissent un peu partout. La plupart des problèmes de toux, de mal d’oreille et de maux de gorge, de même que tous les rhumes et les grippes sont causés par des virus. Les antibiotiques seront sans effet sur ces maladies virales et ne font qu’augmenter le risque de résistances des bactéries.

 

Et les virus ?

Et les virus ?

Contrairement à la bactérie, le virus n’est pas une entité biologique autonome. Il a besoin de rentrer dans une cellule pour utiliser sa machinerie et se multiplier. En ce sens, on peut le considérer comme un parasite. Il est composé d’une coque, appelée capside, à l’intérieur de laquelle se trouve une petite portion de matériel génétique (ADN ou ARN). On a longtemps cru que les virus étaient beaucoup plus petits que les bactéries, mais des formes géantes ont récemment été découvertes (pouvant aller jusqu’à 1000 nm).

Les virus s’attrapent par contagion, en croisant ou en côtoyant un individu déjà infecté. Si celui-ci tousse ou éternue près d’une autre personne, il projette dans l’air des virus qu’on peut respirer. Parfois, la transmission s’effectue par un contact direct ou indirect : la personne malade se frotte le bout du nez, puis touche un objet qu’on touche à son tour. 

Dès lors, que le virus se trouve à l’intérieur du corps, il va tenter de parasiter une cellule de l’organisme. Pour cela, il se colle à la membrane de celle-ci, pénètre à l’intérieur puis libère son matériel génétique. Ce dernier va forcer la cellule à fabriquer des centaines de copies du virus qui vont s’accumuler à l’intérieur de celle-ci. Les fonctions vitales prises en charge par la cellule sont donc abandonnées durant le processus, jusqu’à ce que le poids des copies du virus fasse exploser la cellule.

Comment les combattre ?

La grippe, le rhume, la varicelle, la mononucléose sont des exemples courants de maladies virales. Il en existe d’autres qui sont beaucoup plus dangereuses comme le SIDA, la variole, la fièvre hémorragique, etc...

Dans tous les cas, les premiers symptômes (fièvre, maux de tête, fatigue) sont dus à la réaction du système immunitaire face à l’intrus. Lorsque l’organisme a déjà rencontré le virus, il est beaucoup plus à même de le combattre. C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas contracter deux fois la varicelle, ou que nous n’avons pas besoin de médicaments en cas de rhume. Le système immunitaire a gardé en mémoire la structure du virus et est prêt à envoyer ses anticorps spécifiques en cas d’attaque. D’où l’intérêt du vaccin : on injecte une version inoffensive du virus, de façon à ce que l’organisme soit prêt à l’éliminer plus facilement lorsqu’il le rencontrera à nouveau.

Si le virus est très virulent, le système immunitaire peut vite être débordé. Mais étant donné que les virus utilisent la machinerie cellulaire de l’hôte pour se reproduire à l’intérieur même de la cellule, il est difficile de les éliminer sans tuer la cellule hôte. C’est pour cette raison que lors d’une infection virale, les médicaments permettent davantage de traiter les symptômes que de combattre le virus. Il existe néanmoins certains médicaments antiviraux qui perturbent le cycle de réplication des virus. Ils permettent de freiner sa progression, mais rarement d’arrêter l’infection. Ainsi, les seules méthodes fiables et efficaces permettant de lutter contre les virus sont la prévention et la vaccination. 

De nouveaux virus

C’est bien connu, les virus humains évoluent en permanence. Pire encore, ils se combinent parfois avec d’autres virus, par exemple, à ceux touchant les animaux, pour donner naissance à de nouvelles formes pathogènes. Ce fut notamment le cas avec la grippe espagnole de 1918 qui a tué plus de 20 millions de personnes en Europe en un temps record. Plus récemment, le monde s’est fait une frayeur avec la survenue du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) ou encore avec la grippe aviaire. L’humanité vit ainsi avec la peur d’une nouvelle pandémie pour laquelle nos organismes ne seraient pas préparés. Médias, littérature et cinéma s’en donnent à cœur joie en imaginant toujours les scénarios catastrophes les plus poussés. Même si on ne peut pas complètement les écarter, il semble que nous soyons bien mieux préparés aujourd’hui à de tels risques. Notre bonne connaissance des virus et de leur génome, ainsi que notre vitesse de détection pourraient bien nous éviter pareils scénarios…

 

 http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=microbes-virus-bacteries-differences

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Pourquoi deux individus sont-ils toujours différents ?

Added 7/10/2016

Pourquoi sommes-nous uniques ? Pourquoi deux individus sont-ils toujours différents ? Pour les neurosciences, le fait que mon esprit soit différent des autres ne signifie rien d’autre que le fait que mon cerveau est différent des autres. Et le facteur clé qui fonde ces différences, c’est la façon dont le cerveau est connecté intérieurement, dans sa structure fine. Au niveau microscopique, nous ne sommes pas câblés de la même façon. C’est ce qu’ont observé des neuroscientifiques américains, allemands et chinoiss en mesurant ce qu’on appelle la connectivité fonctionnelle de vingt-cinq cerveaux humains vivants. Schématiquement, pour en avoir une image, il faut imaginer dans le cerveau de chaque personne une sorte de toile d’araignée en trois dimensions, comportant des fils tendus en tous sens qui relient les différentes zones d’activité ; et la configuration de ces connexions diffère d’une personne à l’autre, ce qui crée un fonctionnement mental à chaque fois différent.

Les neuroscientifiques ont découvert que les différences de configuration cérébrale sont les plus fortes dans une série de zones cérébrales notamment frontales qui sont apparues le plus récemment dans notre histoire évolutive. On pourrait dire qu’elles sont le propre de l’homme. Ce sont des zones qu’on appelle associatives, parce qu’elles combinent les informations issues des zones sensorielles. Nous différons ainsi dans la façon de transformer le réel, de le modeler, de réfléchir à des stratégies pour résoudre les problèmes qu’il nous pose. En revanche, dans les zones sensorielles brutes, comme les zones de la vision, s’observe peu de variabilité. Nous voyons tous le monde, physiquement, à peu près de la même façon.

Ces zones cérébrales qui nous permettent d’être fondamentalement distincts les uns des autres ont une particularité biologique : elles sont le siège, pendant un à deux ans après la naissance, d’une création colossale de connexions entre neurones, de l’ordre d’un million à chaque seconde. On sait aujourd’hui que ce qui nous permet d’acquérir des compétences, des savoirs, une culture, un vécu, c’est cet excès initial de connexions qui sont ensuite « épurées », élaguées pour ne laisser que celles correspondant à notre parcours de vie. Voilà qui fonde en partie notre singularité, l’autre partie étant d’ordre génétique : notre patrimoine génétique façonne aussi notre cerveau d’une façon bien particulière, différente d’une personne à l’autre.

 

 

http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/actualite-chaque-cerveau-est-unique-31074.php

Tags : cerveau front
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Comment conseille-t-on les gouverneurs en Islam ?

Added 4/10/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

Allah

Un nombre considérable d’imams, qu’Allah nous guide et les guide, sont en totale contradiction avec la sounnah lorsqu’il s’agit de traiter du sujet du conseil aux gouverneurs. L’un d’eux les dénigre ouvertement sur le minbar le jour de la prière du vendredi, l’autre joue avec la corde sensible des pulsions (hamas) de nos frères et soeurs pour ancrer dans leurs coeurs la haine de nos gouverneurs, qu’ils sachent que ceci est contraire à la sounnah de notre prophète, ’alayhi salat wa salam, ainsi que celle de ses compagnons, radhi Allahou ’anhoum, qu’ils craignent Allah dans leurs paroles.Est-ce que dénigrer les gouverneurs du haut des chaires (manâbir) fait partie de la voie laissée par les pieux prédécesseurs (As-salaf) ? Et comment ces derniers conseillaient les gouverneurs ?

Evoquer au grand jour les défauts des gouverneurs du haut des chaires ne fait pas partie de la voie de nos pieux prédécesseurs en ce sens que ce comportement mène à l’anarchie, à la désobéissance aux gouverneurs dans ce qui est convenable et à une situation qui n’est d’aucune utilité. S’isoler avec les gouverneurs dans le but de les conseiller en tête-à-tête, les conseiller par l’écriture et se servir des savants pour qu’ils entrent en contact avec eux dans le but de les guider vers le bien, telle était la voie qu’empruntaient nos pieux prédécesseurs. Désapprouver un acte blâmable se fait sans en évoquer son auteur car il suffit de désapprouver et de mettre en garde contre l’acte blâmable sans pour autant dénoncer la personne responsable de cet acte, fut-ce un gouverneur ou non.

Certaines personnes à l’époque de ’Uthmân, qu’Allah soit satisfait de lui, au moment de la période de désordre (al fitnah), dirent à Usâma bni zayd, qu’Allah l’agrée : " Ne désapprouves-tu pas ’Uthmân ?!" Il répondit : " vais-je me comporter de cette façon auprès des gens ?! Je lui ferai part de ma désapprobation en tête-à-tête car je ne veux pas être responsable de l’ouverture d’une porte qui mène au mal auprès d’eux " (Muslim : 2989). Lorsque cette porte fut ouverte à l’époque de ’Uthmân et que les gens commencèrent à le désapprouver en public, il s’est alors passé l’inévitable, à savoir la "fitnah", la tuerie et le désordre, dont nous en subissons toujours les conséquences aujourd’hui. Une "fitnah" d’une telle intensité qu’elle mit en opposition ’Ali et Mu’âwiyah . C’est à cause de celle-ci que ’Uthmân et ’Ali, qu’Allah les agrée, furent tués, ainsi qu’un nombre important de compagnons, qu’Allah les agrée, et d’autres, tout cela en raison de la désapprobation au grand jour et l’évocation des défauts en public jusqu’à ce que les gens détestèrent leurs gouverneurs au point de les tuer et nous demandons à Allah le bien-être.

Post-Scriptum :

Source : "Al fatâwa al muhima fi tabsîr al umah", Chapître : Takfîr Al Hukâm, page 17.

Auteur : Sheikh Ibn Baz

Traducteur : Abou Abdillah.

 
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