"> Coran : exegèse - Le statut de la lecture de la fatiha - Musulman et fier de l\'être
 

Le statut de la lecture de la fatiha durant la prière

Added 13/12/2014

Le statut de la lecture de la fatiha durant la prière

Il y a trois avis sur ce sujet :

1.     la lecture est obligatoire pour celui qui préside laprière (l`imam), pour ceux qui sont présidés (derrière l`imam) et celui quiprit seul, ceci est l`avis de chafi`i, et ceci d`après le hadith précèdent etle hadith de `Oubata Ibn a-saamite : Le prophète r a dit : "pas de prière pour celui quine récite pas la fatiha du livre"[1]

2.     elle n`est pas obligatoire pour celui qui est présidé quece soit durant la prière à haute voix ou à voix basse, et ceci d`après lehadith Djabir : le prophète r a dit : "celuiqui a un imam alors la récitation de l`imam est pour lui récitation"[2].

3.     La récitation est obligatoire pour celui qui est présidédurant la prière à voix basse et non obligatoire dans la prière à voix haute etceci d`après le hadith de Abou houraira : Le prophète r a dit : "L`imam a été placé afinqu`il soit suivi, lorsqu`il dit : "Allahou akbar" alors ditesle, lorsqu`il récite alors faites silence et lorsqu`il dit "qu`Allahentende celui qui le loue" alors dites : "Ô notre seigneur, lalouange est à toi"[3].c`est l`ancienne parole de l`imam Chafi`i, qu`Allah lui fasse miséricorde.

c L`avis le plus fort est le premier, etseul Allah sait.       

]الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّالْعَالَمِينَ[

"Leslouanges à Allah, Seigneur des mondes"

"Les louanges"cl`articledéfini indique l`ensemble des genres et des catégories de l`éloges et qu`ellessont toutes pour Allah, Le Très Haut.

"à Allah"cle nom propredu seigneur, c`est à dire le nom du seigneur Le Très Haut, on dit qu`il est lenom le plus grand, car il est caractérisé par l`ensemble des attributs, dansles deux authentiques, d`après Abou Houraira, qu`Allah l`agrée, le prophète r a dit : "Allah possède quatre vingt dix neufs noms,cent moins un, celui qui les apprend rentrera au paradis"[4].Et le sens de "apprend" : comprendre leur véritablesignification et agir en conséquence et les mémoriser. 

"Les louanges àAllah" cune gratitude,une reconnaissance pure envers lui et qui n`est absolument point dédié à ce quiest adoré en dehors de lui.     

 "Seigneur" cLe seigneur estle maître gérant, et on ne dit pas "le seigneur" avec l`articledéfini si ce n`est dans l`unique droit d`Allah Le Très Haut. Et on me peututiliser ce nom pour un autre qu`Allah sauf s`il est annexé comme : "leseigneur de la demeure, le seigneur du sabre (qui a pour sens "lepropriétaire"), par contre "le seigneur" on l`emploie uniquementpour Allah, Le Très Haut. La formation des créatures par Allah est de deuxcatégories :

1.     Formationgénérale : c est en fait la création des créatures, leur subsistance, et leurguidance pour ce qui est de leurs intérêts.

2.     Formationparticulière : elle est pour ses proches, il les éduque par la foi, les faisréussir dans celle-ci et dissipe d`eux ce qui en détourne.

 "Des mondes" : le pluriel de monde, et c`est tout ce qui estexistant en dehors d`Allah, exalté soit-il, et les mondes sont les catégoriesde créatures dans les cieux et la terre, la mer et la terre, donc les humainssont un monde, les djinns sont un monde, les anges sont un mondes (…)

                                                                    ]الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ[                                          

"Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux"

"Le ToutMiséricordieux, le Très Miséricordieux"c Deux noms qui sont tirés de la miséricorde, la clémenceavec une connotation d`amplification. Le Tout Miséricordieux (a-rahman) est plus appuyé dansson sensque le Très Miséricordieux (a-rahim).

"Le ToutMiséricordieux"c c`est à dire qu`il fait miséricorde au gens de la terreet de l`au-delà et "le Très Miséricordieux" c est spécial pour les croyant le jour du jugement commeAllah a dit :

]و كانبالمؤمنين رحيما[

"Et Il est le très Miséricordieux envers lescroyants"(les coalisés – 43)

Al-Qortobi a dit : "Il s`est décrit comme étant Le Tout Miséricordieux,le Très Miséricordieux après saparole : "Seigneur des mondes"pour que cela rentre dans le domaine de l`encouragementaprès la menace"[5].

"Le ToutMiséricordieux" c c`est un nom que les hommesne peuvent adopter, et il n`est pas parmi que l`on nomme un d`entre eux avec cenom, il est propre à Allah Le Très Haut, et lorsque Moussaylama le menteurs`est aventuré à se nommer "le tout miséricordieux de al-Yamama",Allah l`a habillé par le voile du mensonge (il fut connu pour être le menteur)et fut nommer "Moussaylama le menteur".

  D`aprèsles règles sur lesquelles les prédécesseurs de cette communauté (salaf)sont unanimement d`accord : la foi en Allah et ses attributs et des règlespropres aux attributs, ils croient donc qu`Il est le tout miséricordieux quifait clémence à ses créatures et ceci est de même pour tous les attributs.

]مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ[

"Maître duJour de la rétribution"

"Maître" (Malik)c à propos de ce nom, plusieurs lectures sont advenues : ملِك Malik et مالك Maalik (prolongation des sons"a" avec le alif).

La royauté n`est pas spécialement propre au jour derniersans la vie d`ici-bas, car Il est le maître de la vie d`ici-bas et du jourdernier comme cela a précédé dans le verset "le seigneur des mondes".Mais l`annexion au jour du jugement afin de faire apparaître que ce jour-làpersonne ne pourra prétendre ce qu`il ne possède et personne ne pourra parlerque par l`autorisation d`Allah.

Le jour de la rétribution, est le jour des comptes faitsaux créatures, c`est le jour du jugement. Ce jour est désigné par beaucoup denoms comme القارعةal-qari`a, الصاخةa-sakhah,    الطامةa-tamah ,الواقعة al-waqui`ah.

]إِيَّاكَ نَعْبُدُوَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ[

"C'estToi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous imploronssecours"

 "C'est Toi[Seul]"c c`est un complémentd`objet qui précède le sujet et verbe ("nous adorons") dans le but de l`exclusivité, afin que celui quiparle rend un sens exclusif à ce qu`il veut exprimer hautement. 

"Que nous adorons" c l`adoration au sens littéral est l`humiliation (a-dhul),on dit : "un chemin piétiné, foulé (mou`abad), un chameau accablé,c`est à dire humilié". Et dans la législation ce qui réunit l`amourparfait ainsi que l`humilité et la peur. (Le cheikh de l`islam Ibn Taymiyya l`adéfinit comme étant : "un nom qui englobe tout ce qu`Allah aime et agréecomme paroles et actes, extérieurs et intérieurs").

Certains prédécesseurs ont dit : "le secret du coranest la fatiha et le secret de la fatiha est ce mot"[6] 

"C'est Toi [Seul]que nous adorons" c c`est à dire nous n`adorons que toi et nous portonsnotre pleine confiance qu`en toi et ceci est la parfaite obéissance.

"Et c'est Toi[Seul] dont nous implorons secours"cal-isti`anahest l`action de compter sur Allah Le Très Haut dans cequi est de l`apport d`intérêts et le rejet de tout ce qui est néfaste tout enaillant une confiance en Allah dans l`acquisition de cela.

"C'est Toi [Seul]que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours": La premièrephrase ("C'est Toi [Seul] que nous adorons")est le désaveude tout polythéisme, etla deuxième phrase (et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours") c`est le désaveu de toute capacité, de toute force.

Dans ce verset : le changement durant le discours de latroisième personne à la première personne par cette parole : "C'est Toi" est trèsjudicieux car le serviteur après avoir fait l`éloge d`Allah, après l`avoirglorifié et magnifié, puis après avoir désavoué toute adoration en dehors delui et toute demande d`aide a un autre que lui, c`est comme s`il s`étaitrapproché d`Allah, Le Très Haut, et comme s`il s`était présenté devant Allah,alors, à ce moment, il lui parle à la première personne par sa parole : "C'est Toi [Seul]que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours".

 "C'est Toi [Seul]que nous adorons" précède "et c'est Toi[Seul] dont nous implorons secours", car l`adoration est l`objectif, le but et la demande d`aide est le moyend`y parvenir, c`est aussi de l`ordre du général (l`adoration) qui précède leparticulier (la demande d`aide étant une forme d`adoration) et également sondroit précède le droit d`autrui.

]اهْدِنَا الصِّرَاطَالْمُسْتَقِيمَ[

"Guide-nousdans le droit chemin"

Lorsque l`élogeà celui à qui on demande a été faite préalablement, il était judicieux dedemander ensuite sa requête, et ceci est la meilleure des situations pour ledemandeur qui est de louanger celui à qui l`on demande, puis demander ensuitesa requête et celle de ses frères par sa parole : "Guide-nousdans le droit chemin". Danscela, nous trouvons un argument prouvant l`incitation à la sollicitationd`Allah par ses nobles attributs et par les actions vertueuses, dans cettesourate, il (le serviteur) a fait l`éloge d`Allah, il l`a glorifié et magnifiépar ses attributs : "Seigneurde l'univers, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Maître du Jour dela rétribution",puis il l`aexclusivement défini par l`adoration et la demande d`aide.Donc, après qu`il ai présenté devant son seigneur ces actes vertueux, il a mis enavant sa requête et celle de ses frères qui est la demande de guidance sur ledroit chemin.

Lorsque le musulman concentre son regard sur les versets du coran, ils`aperçoit que l`ensemble des versets propres aux invocations, sontimpérativement précédées de la sollicitation d`Allah, Le Très Haut, par sonentité, son essence, ses nobles noms et attributs, ou par les œuvres pieusespar lesquelles on se rapproche du Très Haut. Allah dit sur la langue de Thoua- noune (Younouss), que la paix soi sur lui :

]أَنْ لا إِلَهَإِلاَّ أَنْتَ سُبْحَانَكَ إِنِّي كُنتُ مِنْ الظَّالِمِينَ[

"Pas de divinité, méritant l`adoration, à part Toi!Pureté a Toi! J'ai été vraiment du nombre des injustes" (les prophètes – 87)

Il a donc sollicité Allah par sonunicité et sa pureté (de tous défauts), par l`aveu de son péché accompagné du regret de négligence,cela est donc au titre de repentir.

   "Guide-nous" :c`est à dire "montre-nous", "oriente-nous" et"accorde-nous". La guidance est de deuxcatégories :

1.     Guidance propre à l`indication et l`orientation : toutepersonne la détient, comme Allah, Le Très Haut a dit :

]وَإِنَّكَ لَتَهْدِيإِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ[

"Eten vérité tu (Mouhammed) guides vers un chemin droit" (La consultation- 52)

2.     Guidance propreà l`accord divin (a-tawfiq) : Celle-là seul Allah, Le Très Haut, ladétient :

] إِنَّكَلَا تَهْدِي مَنْ أَحْبَبْتَ وَلَكِنَّ اللَّهَ يَهْدِي مَنْ يَشَاءُ[

"Tu(Mouhammad) ne diriges pas celui que tu aimes : mais c'est Allah qui guidequi Il veut" (Le récit – 56)

"Dans le droit chemin" : c`est à dire la voie qui ne contient pas detortuosité, c`est l`islam authentique, dépourvu de toute augmentation, de toutesuppression, niant toutes innovations et hérésies. Cette invocation est la plusprofitable et la plus complète, c`est pour cela que l`homme est obligé de laprononcer dans chaque unité de sa prière.

]صِرَاطَ الَّذِينَأَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ [

"Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs,non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés"

"Lechemin de ceux que Tu as comblés de faveurs" : explique le droit chemin, et ceux dont Allah a comblés de faveursont ceux qui sont cités dans la sourate les femmes, Le Très Haut a dit :

] وَمَنْيُطِعْ اللَّهَ وَالرَّسُولَ فَأُوْلَئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُعَلَيْهِمْ مِنْ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاءِ وَالصَّالِحِينَوَحَسُنَ أُوْلَئِكَ رَفِيقًا [

"Quiconque obéit à Allahet au Messager... ceux-là seront avec ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits:les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quelscompagnons que ceux-là!" (Les femmes – 69)

 

" Non pas de ceux qui ont encouru Ta colère " : c`est à dire la voie de ceux qui ont encouru tacolère les juifs, car ils ont connu la vérité et il ne l`ont pas suivi.

" Ni des égarés" : c`est à direla voie des égarés qui sont les chrétiens car ils ont ignoré la vérité et ne sesont pas guidés. Il a insisté sur cette la parole par "et ni",afin qu`il montre que les deux voies sont fausses : la voie des juifs et deschrétiens, et que la voie des gens de la foi regroupe :

1.     La science dela vérité.

2.     se conformer àelle par l`acte.

Les juifs ont omis l`acte, les chrétiens ont omis lascience, c`est pour cela que la colère concerne les juifs, car celui quiconnaît et délaisse (l`acte) mérite la colère contrairement à celui qui ignore.

"Amine"

c Qui a pour sens : Ô mon seigneur, exauce.

Le statut de dire "amine":

Il est recommandé à celui qui est en dehorsde la prière de dire "amine", et cela est encore plus appuyé pourcelui qui prie, qu`il soit seul, en groupe en tant qu`imam ou derrière lui, enconformité avec ce qui est venu de Abou Hourraira qui dit que le prophète r a dit : "si l`imam dit"amine" alors dites "amine" si celui dont son amine correspondavec celui des anges, ses péchés passés lui seront pardonnés". Ibn Chihaba dit : " Le prophète r disait "amine""[7]. Dans une autre version :"si l`un d`entre vous dit : "amine" et que les anges disent,dans le ciel, "amine" et que l`un correspond avec l`autre, alors sespéchés antérieures lui seront absous"[8].

Ceci indique, que celui qui dit amine pourl`invocation, c`est comme s`il l`avait prononcée. C`est dans ce sens quecertains ont dit que celui qui est derrière l`imam ne lis pas la fatihacar lorsqu`il dit amine, cela est de l`ordre de la récitation de la fatiha.

Conclusion

Cette sourate regroupe :

1.     L`éloged`Allah.

2.     La glorificationfaites à Allah.

3.     Lalouange faite à lui par la citation de ses noms parfaits qui impliquent sesnobles attributs.

4.     Lerappel du jour dernier.

5.     l`orientationd`Allah de ses serviteurs envers l`humilité vouée à lui et sa requête,également de se désavouer de sa propre capacité et de sa propre force.  

6.     Etenvers la pure intention (ikhlass) pour l`adoration et son unicité, etson éloignement de tout associé et d`égal.

7.     Etenvers la requête faite à Allah pour la guidance vers le droit chemin.

8.     Elleenglobe la motivation pour ce qui est des bonnes actions, et également la miseen garde des voies fausses pour ne pas qu`ils soient ressuscités le jour dujugement qui sont ceux qui ont encouru la colère d`Allah.

Les aspectsdogmatiques de la sourate:

ü            Cettesourate comprend les trois catégories de l`unicité, l`unicité dans lasouveraineté est prise de la parole du Très Haut :

]الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّالْعَالَمِينَ[

"Leslouanges à Allah, Seigne

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L’histoire de la Révélation du Coran

Added 30/10/2013

 


Nous sommes au mois de Ramadan de l’an 610. Le futur Prophètede l’islam, Mohamed (Paix Soit Sur Lui), a pris l’habitude de s’isoler pour méditeret chercher la voie de Dieu, dans une caverne proche de la Mecque, sur le mont Hira.Plusieurs semaines passent. Et puis, la nuit qui précède le 27 èmejour du mois, soudain, une apparition : un être de lumière.

Ecoutons le 1er récit du Prophète Mohammad (SAW) lui-même: “Il m’appritqu’il était l’ange Gabriel, que Dieu l’avait envoyé pour m’annoncerqu’il m’avait choisi pour son messager L’ange m’apprit à faire mes ablutions,et lorsque je revins le corps purifié, il me demanda de lire. Je répondis: “ Je ne sais pas lire “. Il me prit dans ses bras et me serra très fort,et me laissant ensuite, il me demanda encore une fois de lire. Je lui dis “Mais jene sais lire”. Il me serra de nouveau et plus fort, puis me demanda de lire, et jerépondis que je ne savais pas lire. Il me prit dans ses bras pour la troisièmefois et m’ayant serré encore plus fort qu’avant, il me lâcha et dit:
“Lis au nom de ton Seigneur qui a créé ! Qui a créé l’hommed’une adhérence. Lis ! Car ton Seigneur est le Très-Généreux,Qui a enseigné par le calame, Qui a enseigné à l’homme ce qu’ilignorait”
Et Gabriel s’en fut, laissant Mohammad (SAW) en état de choc.
L’événement marque pour lui le début de la Prophétie,à 40 ans. Mais il devra attendre trois longues années avant que denouveau la révélation divine le touche. Car il s’agit bien, comme sonrécit en témoigne, d’une révélation et non d’une simpleinspiration d’écrivain. Le Coran, tout comme les autres textes sacrésreconnus comme tels (la Torah et ‘Evangile par exemple) est “révélé”en ce sens précis qu’il est comme dicté mot à mot au ProphèteMohammad (SAW), qui doit restituer fidèlement le message divin à sonPeuple.
Après trois ans de silence donc, les révélations reprennent,et s’étaleront dans le temps sur les vingt dernières annéesde Mohammad (SAW), dont les dix dernières se dérouleront à Medine.En effet, le Coran n’apparaîtra pas soudain d’un bloc, construit et définitif.Mais il se révèlera aux hommes par fragments, au gré des circonstances,apportant tel éclaircissement ou telle voie à suivre lorsque le besoind’être guidé se fera sentir.
Pour autant, les lecteurs du Coran savent que celui-ci n’est pas une suite de versetssans queue ni tête, mais au contraire un ensemble homogène de 114 sourates.L’explication de ce mystère nous est donnée dans le Coran lui-même“Nous avons fragmenté le Coran pour que tu ne le récites aux hommesque peu à peu, mais certes nous l’avons révélé”. (sourate17, verset 107)
Mohammad (SAW) qui ne savait ni lire ni écrire, insiste d’abord auprèsde ses compagnons pour que les versets soient appris par coeur au fur et àmesure des révélations : on les récitera aux prièresliturgiques. En particulier, le Prophète Mohammad (SAW) a pris l’habitude,durant le mois de Ramadan, de réciter la totalité du Coran alors connue,lors de prières supplémentaires, les prières du Tarawih. Sousla surveillance de Gabriel, la mémoire de Mohammad (SAW) devenait “plus fécondeque le vent portant la pluie”.
Et pendant le dernier Ramadan de Mohammad (SAW), Gabriel lui fera réciterpar deux fois la totalité du Coran, lui signifiant ainsi doublement l’achèvementde sa mission et sa mort prochaine. La tradition d’apprendre le Coran par coeur estdonc bien ancrée dans le coeur des musulmans.
Mais les compagnons lettrés prennent également l’habitude de noterles versets par écrit. A partir de quelle date exactement, on ne le sait.Toujours est-il que cinq ans après la première révélation,des traces écrites existent déjà. Et de cela on en est sûr,car c’est à cette époque que le futur Calife Omar, séduit parla lecture de la sourate 20, se convertit à l’islam.
Cette transcription du Coran, alors qu’à cette époque, n’existe parécrit en langue arabe qu’un petit nombre de poèmes, trouve somme touteson bien fondé dans le fait que la première révélationparle déjà de l’importance de l’écrit, de l’enseignement parle calame.
Tout comme le Prophète (SAW) faisait réciter ses Compagnons, il dicteaux scribes les versets, faute de papier (il n’est pas encore inventé) tousles matériaux sont bons : morceaux de parchemin, cuir tanné, tablettesde bois, omoplates de chameaux, morceaux de poterie, nervures médianes desdattiers... Au fur et à mesure, les versets, comme un puzzle s’agenceront,le Prophète Mohammad (SAW) précisant l’emplacement des versets dansles sourates, et des sourates dans l’ensemble du Livre. En effet, si quelquefois,toute une sourate fut révélée d’un coup, à d’autres occasions,les fragments d’un même chapitre vinrent avec des intervalles, à d’autresencore, plusieurs sourates étaient commencées simultanémentet se poursuivaient avec des interruptions.
Par le double contrôle oral et écrit, le Prophète (SAW) s’assurede la conservation de l’intégrité du texte. Les mémoires défaillantespeuvent s’appuyer sur un texte écrit, et dans l’autre sens, les erreurs decopie sont corrigés grâce à la mémorisation du texte.
Ainsi, pas un iota du texte sacré ne pourra être modifié parerreur.
Lorsque le Prophète Mohammad (SAW) quitte ce monde, plusieurs Compagnons ontla chance d’avoir retenu par coeur la totalité des versets. Par contre, iln’existe pas de texte complet du Coran. Sur le coup, personne ne s’en émeutoutre mesure. La bataille de Yamâma va faire prendre conscience de ce manque.
Là, cinq cents d’un groupe de trois mille musulmans de la premièreheure et comptant parmi les plus connaisseurs du Coran, trouvent la mort. Omar prendalors conscience du danger et s’en va trouver le Calife Abou-Bakar.
“Les compagnons de l’Envoyé de Dieu tombent à Yamâma àla façon de papillons dans le feu, et je crains qu’ils le fassent toujourss’ils rencontraient une occasion pareille de se faire tuer, cependant qu’ils sontles porteurs du Coran. Ainsi le Coran sera perdu et oublié. Si tu le réunissaiset le faisais écrire?”
Pendant les dernières années de sa vie, le Prophète (SAW) employaitde manière officielle des secrétaires, les uns pour les tâchescourantes, d’autres pour la transcription de la révélation coranique.Le jeune Zaïd ibn Thâbit faisait partie de ce groupe. Il étaitmême devenu le scribe principal de Mohammad (SAW) et comptait parmi les personnesqui connaissaient la totalité du Coran par coeur.
Tout naturellement, le Calife Abou-Bakar le chargera donc de réunir le Corandans son ensemble. Mais le Calife, avec le scrupule qui le caractérise, tientà ce que les précautions soient prises : pour chaque verset, Zaïddevra trouver au moins deux témoignages écrits, avant de l’incluredans la copie définitive. Et le calife demandera aux habitants de Médined’apporter les fragments écrits qu’ils possèdent. Sur la totalitédu Coran, la Tradition nous apprend que seuls deux versets ne se trouvèrentpar écrit que chez une seule personne. Cette copie appelée Mushaf (feuillesréunies), sera conservée par le Calife Abou-Bakar et après luipar son successeur Omar.

Pendant ce temps, l’enseignement du Coran est encouragé dans tout l’empiremusulman, qui ne cesse de s’accroître. Omar, toujours perspicace, entrevoitle besoin d’envoyer des copies du Mushaf dans les principaux centres, afin d’évitertout risque de déviation, et d'erreurs de prononciation dans les pays non-arabes.Mais il n’en aura pas le temps, et c’est le troisième Calife Osman qui s’enchargera.
Il demandera à une commission présidée par le même Zaïdibn Thâbit d’établir sept copies à partir du Mushaf, en autorisantla révision de l’orthographe dans le sens d’une plus grande lisibilitédu texte, en particulier pour les non arabophones.
Après lecture publique de la nouvelle édition devant les savants duCoran que compte Médine, ces copies sont envoyées aux quatre coinsde l’empire, avec ordre du calife de détruire tout texte ne correspondantpas au texte officiel. En effet, certaines divergences existaient du fait d’erreursde copie, ou encore de la prise en compte d’un commentaire comme faisant partie dutexte. Et il importait que ces textes inexacts soient détruits.
Des copies envoyées par Osman, il en reste de nos jours une, complète,que l’on peut admirer au musée Topkapi d’lstanboul, et une autre oùil manque quelques feuillets à Tachkent. Et entre ces copies et les millionsd’exemplaires éditées de nos jours, aucune différence... Ouplutôt si, une différence existe, quant à l’orthographe. En effet,à l’époque de la révélation, l’écrit venait àpeine de faire son apparition. Pour les vingt huit lettres que compte l’alphabet,seuls quinze signes différents existaient. Ainsi le b, le t, le th, le n etle y avaient presque la même façon de s ‘écrire et n’étaientpas différenciés par ce qu’on appelle des signes diacritiques : lespoints sur ou sous les lettres en arabe, les accents en français. On reconnaissaitdonc les lettres selon le contexte, leur emplacement dans le mot. De même,si en arabe, les voyelles longues sont représentées, les voyelles courteset d’autres signes ne le sont qu’exceptionnellement, quand il y a ambiguïté.Ce sont en effet les fonctions grammaticales des mots qui permettent de les deviner.Tel est encore le cas dans l’arabe écrit courant. Cette écriture nepermet donc pas à une personne non arabophone de lire le texte phonétiquement(pis-aller malgré tout nécessaire pour le croyant).
Le Coran bénéficia donc jusqu’à la deuxième moitiédu premier siècle de l’Hégire de différentes réformesorthographiques pour être tel que nous le connaissons actuellement.

F. OMARJEE
Courtoisie “ESPACE DE L’ISLAM

 

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Le mot "aveugle" dans le Coran

Added 8/5/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

Dikr Allah, Dikr Allah

Selon le Coran, l’homme a été créé dans les meilleures dispositions : « nous avons créé l’homme dans la plus harmonieuse des formes ».
(Coran, Sourate du figuier (95), verset 4, dans la traduction d’A.Penot, Alif Éditions, Lyon 2003).

Cela dans le seul but d’adorer Dieu : « je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent » et « qui a créé la mort et la vie afin de vous mettre à l’épreuve pour voir qui d’entre vous fera meilleures oeuvres ».
(Coran S51/v56 et 67/v2).


Dans un Hadith du prophète Mohammed, on peut lire : « Dieu ne regarde pas vos visages mais vos cœurs » et « vous êtes tous [les fils] d’Adam et Adam est de terre, le meilleur d’entre vous est celui qui craint le plus Dieu ». Il est nécessaire de préciser la place de l’Homme dans l’univers selon l’Islam. Il est important de rappeler que l’Homme a été créé dans les meilleures dispositions pour remplir sa mission sur terre. Le handicap ne diminue en rien la valeur humaine devant Dieu, les critères d’élections ne sont pas les aspects physiques mais bien sur la pureté de l’âme et du coeur. Le Coran n’étant pas un recueil de médecine, il ne donne ni diagnostic ni remèdes à la cécité. C’est un livre de guidance, qui transcende l’histoire des hommes, l’espace et le temps. Il s’adresse à ce qui est immuable en l’homme : le désir d’amour, de haine, de paix, de guerre et de foi en Dieu. Il laisse à l’homme les domaines évolutifs.

Le mot « aveugle » et ses dérivés sont répétés dans le Coran 33 fois. Il l’oppose, en métaphore, au mot « voyant » pour faire comprendre aux hommes la différence entre la foi en Dieu et sa négation. Celui qui croit en Dieu est guidé par Sa lumière, tout comme le voyant se dirige dans la lumière du jour, alors que celui qui nie Dieu se trouve dans les ténèbres tout comme l’aveugle qui ne peut voir ni se mouvoir qu’avec peine et risques pour lui : « Ils se sont imaginés qu’ils ne seraient jamais éprouvés ; ainsi ont-ils fermés les yeux et se sont-ils bouché les oreilles [sur leur égarement]. Dieu a ensuite accepté leur repentir, puis ils sont devenus de nouveau sourds et aveugles et Dieu voit parfaitement ce qu’ils font » (Coran : S5/ v71) « Dis-leur : je ne prétends pas devant vous posséder les trésors de Dieu, je ne connais pas ce qui nous est celé et je ne prétends pas davantage à être un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est inspiré. Dis-leur : l’aveugle et celui qui voit en sont-ils au même point ? y avez-vous réfléchi ? » (Coran : S6/v50) « Il en est d’autres qui te regardent [avec attention] : es-tu en mesure de guider les aveugles alors même qu’ils ne voient rien ». (Coran : S10/v43)

Si nous nous tenons à ces citations, nous pourrions donner l’impression que le Coran méprise les aveugles et les non-voyants. En fait, il n’en est rien. La cécité dont parle le Coran est celle du Cœur : « Ce ne sont pas les regards qui sont atteints de cécité, mais les cœurs enserrés dans les poitrines » (1). Dans le verset 43 de la Sourate 10, les personnes qui y sont dénoncées « regardent avec attention » l’envoyé de Dieu, mais ce n’est pas pour autant qu’ils voient la vérité. La cécité dont il est question ici est celle de l’œil du cœur. Le prophète Mohammad a transformé les mœurs de son époque en instaurant l’égalité des personnes handicapées aux personnes dites « normales » devant Dieu et devant la loi. Les peuples arabes d’avant l’Islam considéraient les handicapés comme des personnes encombrantes et inutiles. Le Prophète a dit - selon Boukhari, l’auteur d’un des grands recueils de Hadiths (Paroles faits et gestes) du Prophète Mohammad : « Tout musulman atteint par un méfait, ne serait-ce qu’une piqûre d’épine ou plus, ses fautes lui seront pardonnées et ses pêchés tomberont [du fait de ce qu’il aura subi] comme tombent les feuilles des arbres ». Le Coran a exempté les personnes handicapées des devoirs qu’ils ne peuvent assumer, sans pour autant les diminuer ou les blâmer : « l’aveugle, le boiteux et le malade n’encourent aucun blâme [à ne pas se rendre à la Guerre] » (2).

Le Prophète a donné lui-même l’exemple à maintes reprises. Il avait, pour ne prendre qu’un exemple, deux Moazens (personnes qui faisaient les cinq appels à la prière) le plus connu était Bilal, un ancien esclave noir abyssinien et le non moins connu Ibn Um Maktoum, aveugle de son état. Les aveugles musulmans ont été et sont, en raison la prodigieuse mémoire qu’ils ont, de grands porteurs du Coran. Ils mémorisèrent facilement, par cœur, le Coran et l’enseignèrent à travers les générations. Beaucoup d’entre eux ont été de grands poètes et écrivains. On peut citer Abu al-Ala’ al-Ma’rri, poète et auteur du célèbre « épître du Pardon » qui a inspiré Dante dans sa « Divine comédie ». Abu al-Ma’rri est né en 363 de l’hégire. Il est mort en 449 de l’hégire (soit en 1057 après J.C). Plus connu encore, des occidentaux, l’écrivain aveugle égyptien, Taha Hussein. Il a occupé des fonctions culturelles en Égypte. Il a laissé une œuvre littéraire monumentale, notamment « Au delà du Nil » de Taha Hussein, textes choisis et présentés par Jacques Berque chez Gallimard 1977.

Aujourd’hui, les pays musulmans prennent en compte la psychologie des handicapés et l’obligation de les intégrer à la vie « normale ». Les Etats riches de ces pays accordent une place remarquée à l’éducation et la facilitation de la vie des handicapés. C’est le cas des pays du Golfe, de l’Arabie, de l’Indonésie et de la Malaisie. Cependant les pays moins riches et plus peuplés semblent débordés par les problèmes d’instruction et d’intégration des handicapés. La pollution, le manque de soins et la malnutrition accentuent ce problème. Les ressortissants des pays maghrébins en Europe, prenant conscience de ce qui se fait dans leur pays d’accueil, déploient de grands efforts, par le biais de réseaux associatifs, pour venir en aide aux handicapés dans leur pays d’origine. Ces efforts sont remarquables, mais ils sont loin de combler les carences des États. F.L. (1) Coran S22/v46 ; (2) (Coran S 22/v61)

Nous l’avons vu, l’aveugle entretient une relation particulière à la lumière dans la religion et par extension une relation particulière à la connaissance et notamment la connaissance de Dieu. Cette opération de métaphorisation place l’aveugle très haut dans le cœur du mystique qui voit en lui l’image parfaite du contemplateur, celui capable de voir la lumière divine dans l’obscurité de la vie terrestre. L’aveugle ne voit pas, il sent. Contrairement à Moïse devant le buisson ardent, il peut se tenir devant Dieu sans être aveuglé par la lumière divine.

Ainsi, là où la religion semble exclure, là où elle fait du corps un objet de limitation, la mystique déclare que l’aveugle est favorisé car il sentirait Dieu d’une manière interdite au voyant. Son rapport à l’imaginaire, au rêve en est accru et s’en trouve sublimé.


http://www.voirensemble.asso.fr/article.php3?id_article=892

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Exégèse de la Sourate Al Qadr (La Destinée)

Added 7/10/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

coran

(Mecquoise)

Au nom d’Allah, le tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

(1-5)


sourate al-qadr (la destinée) par persefars

{Nous l’avons certes, fait descendre pendant la nuit de Al Qadr. * Et qui te dira ce qu’est la nuit de Al Qadr ? *La nuit de Al Qadr est meilleur que mille mois. *Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’esprit, par la permission de leur Seigneur pour tout ordre. *Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube.}

 

Allah –ta’ala- a mentionné très clairement la noblesse du Qur’an et la grandeur de sa valeur en disant : {Nous l’avons certes, fait descendre pendant la nuit de Al Qadr}, comme Il a également dit :

{Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie.}1

Et cela montre qu’Allah –ta’ala- a commencé la révélation du Qur’an pendant le mois de Ramadhan, durant la nuit du Destin (Laylat Al Qadr). Par cela, Allah a fait preuve d’une grande miséricorde envers Ses serviteurs, à tel point que ceux-ci ne pourront jamais être assez reconnaissants.


Elle est appelée « Nuit du Destin » du fait que l’immensité de sa valeur et de ses bienfaits auprès d’Allah, et également parce que c’est durant cette nuit qu’il prédestine les morts, les subsistances et tous les autres destins qui s’accompliront dans l’année.


Allah a ensuite glorifié le prestige de cette nuit et la grandeur de son importance en disant : {Et qui te dira ce qu’est la nui de Al Qadr ?} : Elle occupe un rang glorieux, et son enjeu est immense.


{La nuit de Al Qadr est meilleur que mille mois} : Par son importance, elle équivaut à mille mois. Ainsi, les actions accomplies cette nuit sont meilleures que les actions de mille mois.


Ceci interloque les gens doués d’intelligence et émerveille ceux qui réfléchissent, car Allah a octroyé à cette faible communauté la possibilité d’agir de telle sorte que leurs œuvres équivalent aux œuvres de plus de mille mois. Cette durée correspond à l’âge d’un homme ayant atteint plus de 80 ans.

{Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’esprit} : Ils y descendent en grande quantité.


{pour tout ordre. *Elle est paix et salut}, préservée des vices et du mal, grâce à son grand nombre de bienfait, {jusqu’à l’apparition de l’aube} : Jusqu’au début de l’aube. Cette nuit débute au coucher du soleil et prend fin à l’apparition de l’aube.


De nombreux hadith font référence à la noblesse de cette nuit et au fait qu’elle soit située dans le mois de Ramadhan, et plus précisément dans les dix dernières nuits impaires. Elle réapparaîtra chaque année, et ce jusqu’à l’arrivée du Jour du Jugement.


C’est pour cela que le Prophète –sal Allahou ‘alayhi wa salam- pratiquait la retraite pieuse (i’tikaf) et multipliait les actes d’adoration durant les dix dernières nuits du mois de Ramadhan, espérant ainsi bénéficier des bienfaits de laylat Al Qadr.


Et Allah est plus savant.

Fin de l’exégèse de la Sourate Al Qadr, par la grâce d’Allah.

1 : Sourate Ad-Doukhan (44), verset 3.

 

________

 

Titre: Exégèse de la partie ‘Amma
Auteur: Cheikh Sa’di
Pages: 131-133
Maison d'édition: Dar Al Amanah
Retranscription: Ibn Djelaz
Site : www.rappel01.fr

Acheter le livre en ligne : www.daralmuslim.com

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Sourate 87 Al-A'lâ (Le Très Haut) (3/3)

Added 26/1/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Une traduction plus littérale de ce verset donnerait : « Rappelle, si le rappel peut être utile », mais cela ne correspond pas à la signification arabe. Le rappel est en effet une exhortation, un appel à l’Islam qui doit s’adresser à tout le monde ― musulmans et non musulmans. Se limiter au sens littéral exclurait les non musulmans pour qui le rappel s’avèrerait inutile ; or le Prophète n’a jamais évincé les polythéistes de ses bonnes paroles. Il accomplissait son devoir de rappel, sachant pertinemment que beaucoup le démentiraient.
Cependant, le rappel doit s’adapter à la personne à qui l’on s’adresse : le discours tenu face à un musulman convaincu sera forcément différent de celui prononcé devant des non croyants. Ce verset veut donc dire : « Rappelle d’une manière qui rendra ton rappel utile ». La stratégie dépendra donc du degré de foi (nul ou plus ou moins élevé), les priorités n’étant pas les mêmes. Le rappel aura pour but d’écarter de la mécréance ou des péchés, ou encore de multiplier l’effort de cheminement vers Dieu pour celui ou celle qui est déjà bien engagé spirituellement.
On peut ainsi distinguer trois catégories de personnes : celles qui croient fermement en l’au-delà, celles qui croient que l’existence de l’au-delà est possible (sans certitude) et celles qui n’y croient pas du tout. Les deux premières catégories peuvent être touchées par l’exhortation mais pas forcément la troisième, pour qui le rappel sera donc différent ; deux solutions se dessinent : soit éviter toute polémique avec eux, soit engager une plaidoirie pour limiter leur nuisibilité à l’Islam.

Le Prophète ressentait toujours beaucoup de peine lorsqu’il constatait que les gens ne le suivaient pas, mais Allâh le rassurait en lui expliquant que la faille provenait de leur cœur, entaché d’orgueil. Est-ce que les musulmans d’aujourd’hui ressentent cette peine quand ceux qu’ils invitent à l’Islam ne répondent pas à leur appel ? Certes l’arrogance de certains non musulmans les mènera à leur perte, mais parfois, malheureusement, la manière d’exhorter ne correspond pas à la tradition prophétique. L’exemple du bédouin qui a uriné dans la mosquée laisse sans voix : le Prophète demanda aux compagnons de ne pas l’interrompre, et de verser un seau d’eau sur l’urine… aussi aisément qu’il l’est de le raconter. Le but du Prophète était de convaincre, non pas de blâmer son prochain, comme on peut le voir de nos jours… Le risque, en utilisant une méthode inappropriée, est que la personne rejette la religion ; cela étant d’autant plus regrettable que la bonne parole profite aux croyants comme Dieu le confirme : « Mais continue à prêcher, car tes prêches sont utiles aux croyants ! », s.51 Adh-Dhâriyât (Les Ouragans) v.55.

10. Quiconque craint (Allah) s'[en] rappellera,
11. et s'en écartera le grand malheureux,
12. qui brûlera dans le plus grand Feu,

سَيَذَّكَّرُ مَن يَخْشَى وَيَتَجَنَّبُهَا الْأَشْقَى الَّذِي يَصْلَى النَّارَ الْكُبْرَى

Le verset 10 en arabe ne cite pas de complément d’objet : cela permet au lecteur de rajouter le complément adéquat : on peut craindre Dieu, Son châtiment, l’enfer ou encore le châtiment de la tombe. Dans un autre verset, on trouve : « Rappelle donc par le Coran celui qui craint Ma menace », s.50 Qâf, v.45. Ce verset répond notamment à certains croyants exaltés qui déclarent : « J’adore Dieu mais je ne Le crains pas » ou « Je n’ai pas besoin du paradis et je n’ai pas peur de l’enfer ». Même si cette parole parait belle, elle ne correspond pas à la description qu’Allâh fait des croyants : « (…) ils espèrent Sa miséricorde et ils craignent Son châtiment (…) », s.17 Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne), v.57. Croire au jour du Jugement ― donc au paradis et à l’enfer ― fait partie intégrante de la foi, donc toute affirmation non corroborée par le Coran ou la sunna est à rejeter. C’est ainsi que certains anachorètes se sont dévoyés en interprétant de façon incorrecte le verset suivant : « Adore ton Seigneur jusqu’à ce que la certitude [al-yaqîne] te parvienne », s.15 Al-Hijr, v.99, or « al-yaqîne » signifie ici la mort, qui est une certitude.

Allâh utilise le verbe «يَخْشَى» (« yakhchâ ») (craindre) au verset 10 et à l’opposé, dans le verset suivant, Il emploie le nom «الْأَشْقَى» (« al-achqâ ») (« le grand malheureux »). Le lecteur s’attendrait plutôt à lire « et s’en écartera celui qui ne craint pas » mais beaucoup de questions resteraient sans réponse : s’écarter de quoi ? Quelle sera son issue ? Donc l’ajout d’un autre verset s’imposerait. Ici, Dieu montre l’œuvre à accomplir : Le craindre ; et l’issue de celui qui ne le fait pas sera d’être malheureux. On comprend de ce fait que celui qui s’écarte de ce sentiment ne pourra goûter au bonheur. Ainsi, au lieu de citer deux verbes et leur état relatif, Dieu les a combinés en deux versets qui en valent quatre.

« An-nâra al-koubrâ » («النَّارَ الْكُبْرَى») : le plus grand feu fait référence au châtiment de l’enfer, le petit feu étant le châtiment d’ici-bas ou celui de la tombe. La preuve est qu’Allâh dit : « Quant à celui qui se détourne de la Voie du Seigneur et qui persiste dans l’erreur, Dieu lui infligera le châtiment suprême », s.88 Al-Ghâchiya (L’Epreuve universelle), v.23-24.

13. où il ne mourra ni ne vivra.

ثُمَّ لَا يَمُوتُ فِيهَا وَلَا يَحْيَى

S’il il y a bien un verset angoissant dans le Coran, c’est bien ce verset : il vaut mieux que toute exhortation. Le châtié ne profite pas de sa vie en enfer, il est donc comme mort, excepté qu’il ne trouve pas le repos des défunts car il ne perd pas la sensation de la douleur. L’espoir d’être un jour soulagé n’existe plus, ce qui constitue le pire des châtiments. À l’époque antéislamique, lorsque quelqu’un était touché par une rude épreuve, les arabes disaient : « Il n’est ni mort, ni vivant ». Dieu a utilisé la même formulation, car l’enfer n’offre ni l’espoir de diminuer la douleur, ni celui de mourir pour mettre fin à la souffrance : « Quant à ceux qui ne croient pas, c’est au feu de la Géhenne qu’ils seront livrés, et ni la mort ne mettra fin à leur tourments ni ces derniers ne connaitront d’allègement. Tel est le châtiment que Nous infligerons à tout négateur endurci. », s.35 Fâtir (Le Créateur), v.36. Dans un autre verset, Il dit : « Ils crieront très fort : "Ô Mâlik ! Que ton Seigneur nous achève" Il dira : "En vérité, vous êtes pour y demeurer éternellement" », s.43 Az-Zoukhrouf (L’Ornement), v.77. Lorsque le Prophète a visité le paradis avec l’ange Jibrîl (Gabriel) , il fut accueilli par tous les anges, dont Mâlik, le gardien de l’enfer, qui n’esquisse jamais de sourire.
L’imâm Ahmad rapporte sur Aboû Noudra que le Prophète a appuyé ces paroles divines : « Ceux qui font partie des gens de l’enfer ne vivent pas et ne meurent pas. Par contre ceux que Dieu veut combler de Sa miséricorde, Il les fait mourir dans l’enfer puis chaque intercesseur interviendra en faveur de ses proches et Dieu les fera repousser dans le fleuve de la vie (nahr al-haya’ ou nahr al-hayawâne). Ils repousseront alors comme repousse le grain dans le flot d’eau. » Quelle lueur d’espoir pour les croyants ! Un hadîth qoudsî corrobore ce dire prophétique : « Faites sortir de l’enfer celui qui n’a ne serait-ce que le poids d’un grain de blé de foi. Faites sortir de l’enfer celui qui n’a ne serait-ce que le poids d’un grain de moutarde de foi. Je jure par Ma puissance et Ma majesté que je ne donnerai pas la même issue à celui qui n’a jamais cru en Moi et à celui qui a cru en Moi ne serait-ce qu’une heure de sa vie. »


Telle est la justice d’Allâh . Celui qui a cru en Dieu et Son Prophète entrera au paradis après s’être purifié de ses péchés en enfer.

14. Réussit, certes, celui qui se purifie,
15. et se rappelle le nom de son Seigneur, puis célèbre la Salat.

قَدْ أَفْلَحَ مَن تَزَكَّى وَذَكَرَ اسْمَ رَبِّهِ فَصَلَّى

Juste après avoir parlé de l’enfer, Dieu donne le moyen de l’éviter pour que l’homme ne reste pas toujours dans les tourments et la crainte. Lorsqu’une crainte est citée dans le Coran, elle est toujours accompagnée d’espoir. D’ailleurs, au moment de la mort, il faut que l’espoir prédomine sur la crainte puisqu’Allâh dit dans un hadîth qodsî : « Je suis pour mon serviteur ce qu’il croit que je suis pour lui. S’il pense que Je lui accorderai du bien, alors Je lui en accorderai. » Les versets 14 et 15 se prêtent à des interprétations multiples :
- ‘Abdoullâh Ibnou ‘Abbâs dit que «تَزَكَّى» « tazakkâ » correspond à : « Celui qui se purifie de l’association ».
- Qatâda (que Dieu lui accorde Sa miséricorde) explique « tazakkâ » comme suit : « Celui qui observe le scrupule dans ses œuvres ». Al-wara’ (le scrupule), est le fait d’éviter quelque chose de permis par peur de commettre un péché.

Un ascète ayant perdu une pièce de monnaie dans un puits a fait venir un spécialiste du nettoyage des puits pour lui remonter sa pièce : peu importe ce que cela lui coûterait, il ne voulait pas que ce sou sur lequel était gravé le nom de Dieu restât au fond du puits.

 

‘Omar Ibnou-l-Khattâb disait « À notre époque on délaissait les neuf dixièmes du halâl par peur de tomber dans le harâm. »
- ‘Ikrima pensait que « celui qui dit "lâ ilâha illâ Allâh" est celui qui se purifie ».
En fait, toutes ces interprétations sont correctes. Lorsque le Coran reste vague sur une notion, c’est pour qu’on la médite profondément et qu’on lui attribue toutes les possibilités existantes.
- ‘Alî Ibnou Abî Tâlib dit qu’il s’agit de celui qui donne zakâtou-l-fitr (aumône purificatrice de la fin du jeûne du Ramadan) puis se rappelle le Nom de son Seigneur en s’acheminant vers al-moçallâ (endroit où on officie la prière ‘Aïd al-fitr) et accomplit ensuite sa prière. Beaucoup de savants se sont basés là-dessus pour dire que ces versets concernaient la prière de ‘Aïd al-fitr.
- D’autres disent que c’est celui qui s’est purifié de ses péchés.
- Quelques uns estiment que ces versets mentionnent celui qui donne la zakât de son argent. Même si la sourate a été révélée à la Mecque, la zakât n’est devenue obligatoire qu’à Médine.
- Certains disent que se rappeler le Nom de son Seigneur fait référence à « takbirât al-ihrâm » (le takbîr de sacralisation) de la prière de l’Aïd.
- Selon ‘Attâ’, le verset 14 serait descendu au sujet de ‘Outhmâne Ibnou ‘Affâne : un hypocrite avait un palmier qui penchait sur le terrain de son voisin musulman. Celui-ci profitait ainsi que ses enfants des dattes qui tombaient chez lui mais il s’interrogea auprès du Prophète s’il avait le droit de le faire. Le Prophète convoqua l’hypocrite pour lui demander : « Autorises-tu ton voisin à consommer les dattes de ton palmier qui tombent chez lui ? Et Dieu te donnera un palmier au paradis » et l’hypocrite de répondre : « Je n’accepte pas un salaire différé sur une marchandise actuelle ». ‘Outhmâne lui proposa alors : « J’ai une palmeraie à Médine, je te la donne en compensation de ton arbre, et tu laisses les autres en manger. » ‘Outhmâne n’était pas concerné, mais il cherchait le moindre prétexte pour faire du bien. Une autre fois, le Prophète a lancé un appel pour préparer une armée (acheter les armes…) et ‘Outhmâne s’était occupé de tout le bataillon. Le Prophète dit à cette occasion : « Rien ne nuira à ‘Outhmâne après ce qu’il a fait aujourd’hui. » Mériter le paradis peut donc être la conséquence d’une œuvre qui parait quelconque à son auteur, peu importe les péchés qu’il commet ultérieurement.

16. Mais, vous préférez plutôt la vie présente,
17. alors que l'au-delà est meilleur et plus durable.

بَلْ تُؤْثِرُونَ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَالْآخِرَةُ خَيْرٌ وَأَبْقَى

Certains avancent qu’Allâh s’adresse ici à tout le monde, et d’autres que le pronom « vous » ne représente que les mécréants (les grands malheureux) puisque dans une autre lecture, Dieu dit : « Ils préfèrent la vie présente », «يُؤْثِرُونَ» « you’thiroûna », sachant que le Prophète a récité avec ces différentes lectures.
La première opinion est retenue par la majorité à cause du caractère immédiat des plaisirs et des jouissances, d’où l’importance de la croyance en l’au-delà ; car ce qui distingue un croyant d’un non croyant, c’est la foi en quelque chose d’invisible (al-ghayb). Le musulman lucide est celui qui croit au caractère éternel de ce qui est invisible plutôt qu’au plaisir éphémère, même s’il y goûte chaque jour. Beaucoup pensent ne pas reconnaître la réalité d’un monde invisible alors qu’ils admettent l’existence d’une âme !
Le Prophète dit dans un hadîth authentique : « La vie d’ici-bas par rapport à l’au-delà est à l’exemple de quelqu’un d’entre vous qui met son doigt dans l’océan, qu’il voit ce qu’il en diminue ! » Les plaisirs de la vie présente ne représentent que quelques gouttes dans l’océan de la vie éternelle.

L’ascète Mâlik Ibnou Dinâr dit : « Si la vie d’ici-bas était faite d’un or éphémère et l’au-delà d’une argile éternelle, il nous serait opportun de préférer l’argile éternelle par rapport à l’or éphémère. Comment ne pas préférer l’au-delà alors qu’il est fait d’un or éternel et la vie d’ici-bas d’une argile éphémère. »

18. Ceci se trouve, certes, dans les Feuilles anciennes,
19. les Feuilles d'Abraham et de Moïse.

إِنَّ هَذَا لَفِي الصُّحُفِ الْأُولَى

صُحُفِ إِبْرَاهِيمَ وَمُوسَى

Pour Ibnou ‘Abbâs , « c’est toute l’histoire de cette sourate qui est citée dans les feuillets ». «هَذَا» « Ceci » reprend l’ensemble des sagesses mentionnées dans Al-A’lâ, déjà transcrites dans les feuillets anciens d’Ibrâhîm et de Moûssâ : le message d’Allâh est atemporel et universel. L’essentiel des principes de l’Islam se trouvent dans cette sourate : glorification de Dieu, contemplation de la création, impact du Coran, le rappel, l’enfer, le paradis, ce qu’il faut faire pour éviter l’enfer…
Certains disent que c’est la phrase « l’au-delà est meilleur et plus durable » qui existait dans les feuilles anciennes.
Aboû Dharr Al-Ghifârî a dit : « J’ai dit "Ô Messager de Dieu, qu’étaient les feuilles d’Ibrâhîm ?" Le Prophète me répondit : "Il n’y avait dedans que des modèles" ensuite il a cité des exemples :
- Ô toi le roi despote éprouvé et orgueilleux, Je ne t’ai pas envoyé pour amasser les biens de la vie d’ici-bas, mais Je t’ai envoyé pour donner droit au transgressé parce que Je réponds au transgressé, même s’il est mécréant (…).
- L’homme doué d’intelligence doit avoir trois moments dans sa journée : une heure de mounajâte avec son Seigneur [discussion à voix basse en pleine nuit, c’est une sorte d’invocation avec reconnaissance de la grandeur de Dieu et de la faiblesse de la personne], un moment où il s’auto juge, et un moment où il médite sur la création de Dieu, ainsi qu’un moment où il vaque à ses besoins.
- Le doué d’intelligence ne doit être tranquille que pour trois choses : prendre des provisions pour le grand retour, fournir l’effort pour bien vivre et prendre du plaisir dans des choses qui ne sont pas illicites.
-
Le doué d’intelligence doit connaître parfaitement son époque, accomplir ses besoins, protéger sa langue ; celui qui considère que la parole fait partie des actes, sa parole devient rare"
Je dis ensuite : " Ô cher Messager, qu’étaient les feuilles de Moûssâ alors ? " Le Prophète de me répondre : " Ces feuilles n’étaient que des sagesses, parmi elles, il y a :
- Je suis étonné de celui qui a la certitude de la mort, comment arrive-t-il à être content ? Et je suis étonné de celui qui sait qu’il y a la prédestination, et qui pourtant s’acharne dans son travail.
- Je suis étonné de celui qui a vu la vie et comment elle peut changer du jour au lendemain, mais qui continue à lui (la vie) faire confiance.
- Et je suis étonné de celui qui est sûr qu’il sera jugé demain et qui pourtant n’œuvre pas."
J’ai dit "Ô cher Messager, est-ce qu’il y a parmi ces paroles quelque chose entre nos mains aujourd’hui ?" Le Prophète répondit : "Bien sûr, n’as-tu pas lu «قَدْ أَفْلَحَ مَن تَزَكَّى» (" Réussit, certes, celui qui se purifie, (…) " [il a cité les derniers versets de sourate Al-A’lâ]. »
Toute sagesse mentionnée dans d’autres religions existe dans l’Islam, mais ce qui s’y trouve n’apparaît pas forcément chez les autres croyances, c’est pourquoi l’Islam est la religion qui parachève le message de Dieu à l’humanité : « al-khâtima », le sceau des messages.
Qatâda rapporte sur Aboû-l-Khould : « Les feuilles d’Ibrâhîm ont été descendues la sixième nuit de Ramadan, les Psaumes de David la douzième nuit, les Evangiles la dixième nuit et le Coran la vingt-quatrième nuit. » Cela ne constitue qu’un avis de Qatâda, ce qui est sûr, c’est que Ramadan est le mois des révélations de Dieu par excellence.

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