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Le couple : gestion du conflit et du divorce en Islam

Added 21/3/2017

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

mariage

L’Islam préconise l’union maritale pour qui possède les moyens de contracter mariage, car celui-ci constitue la moitié de la foi des croyants. Mais si l’entreprise peut être matériellement et administrativement aisée, construire un couple solide et durable relève parfois du parcours du combattant.

C’est se leurrer que de croire que le mariage sera la source d’un bonheur absolu sans houle, que le ou la partenaire comblera toutes ses attentes. Indéniablement, toute relation conjugale normale, surtout à son début, est ponctuée de crises, d’accalmies ou de quiétude.Des épreuves du mariage, la relation des époux peut sortir renforcée ou péricliter pour finalement aboutir au divorce.

Selon les statistiques, le divorce en France a atteint les 30% en 2006. Il frise même les 50% dans les grandes agglomérations. En Belgique, le taux de rupture pour la communauté musulmane avoisine les 45%.
Plusieurs facteurs accélèrent le phénomène et provoquent la diminution du mariage :

  • Les études de plus en plus longues et l’entrée plus tardive dans la vie maritale ;
    · Le travail de la femme, passage quasi obligatoire avec la crise économique qui secoue la planète ;
    · L’augmentation du concubinage et du pacs ;
    · Les valeurs personnelles de plus en plus individualistes ; etc.

Pour gérer leurs conflits conjugaux et éviter de recourir à la solution extrême, quelles attitudes les conjoints croyants doivent-ils développer ?
En cas de désaccord avéré altérant définitivement les liens conjugaux, comment doivent alors se comporter les époux qui optent pour la séparation ?

 

Gérer les conflits conjugaux

En tout état de cause, les époux croyants se réfèrent au Coran et à la sunna pour arbitrer leurs différents. Beaucoup de conflits ont pour origine la méconnaissance des droits et devoirs respectifs des époux l’un envers l’autre et l’éthique comportementale édictés par la religion elle-même.
La première attitude sera donc d’apprendre les règles régissant le mariage en Islam et de les appliquer, surtout lorsqu’éclate la discorde.
D’une manière générale, il est recommandé au couple de se départir du mépris, de l’ingratitude et de la rancune. Bien au contraire, les partenaires s’obligent à reconnaître leur valeur respective et d’user mutuellement de miséricorde.

 

Quand, au cours de l’altercation, la femme est en tort, quatre solutions se présentent à l’homme pour la raisonner et éviter que la dispute ne dégénère :
1. D’abord être à l’écoute et l’exhorter aimablement.
2. Ensuite, si la solution suscitée ne fonctionne pas, la bouder au lit sans faire chambre à part.
3. Puis, si la femme persiste dans son entêtement durant plusieurs jours et pour éluder le divorce, le mari peut la corriger d’une façon bien déterminée. Les savants préconisent par exemple l’utilisation d’une tige d’arac pour la frapper (un bâtonnet d’une dizaine de centimètres utilisé pour curer les dents), sans jamais la toucher au visage ni la blesser. Le Prophète spécifia à un de ses serviteurs qui l’avait irrité : « Si je ne craignais pas la loi du talion au jour de la Résurrection, je te ferai certainement bien mal avec ce cure-dents [d’arac]. » [Ibnou Saʻd]
4. Enfin, si aucune de ces solutions ne porte ses fruits, les gens connus pour leur sagesse et leur bonté doivent intervenir pour réconcilier le couple. Dieu dit à ce propos : « Les femmes vertueuses sont obéissantes [envers leur mari], et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leur époux, avec la protection d'Allâh. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits, et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allâh est certes, Haut et Grand ! Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allâh rétablira l'entente entre eux. Allâh est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur. », s.4 An-Nisâ’ (Les Femmes) v.34-35.

ٱلرِّجَالُ قَوَّٰمُونَ عَلَى ٱلنِّسَآءِ بِمَا فَضَّلَ ٱللَّهُ بَعْضَهُمْ عَلَىٰ بَعْضٍ وَبِمَآ أَنْفَقُواْ مِنْ أَمْوَٰلِهِمْ فَٱلصَّٰلِحَٰتُ قَٰنِتَٰتٌ حَٰفِظَٰتٌ لِّلْغَيْبِ بِمَا حَفِظَ ٱللَّهُ وَٱلَّٰتِي تَخَافُونَ نُشُوزَهُنَّ فَعِظُوهُنَّ وَٱهْجُرُوهُنَّ فِي ٱلْمَضَاجِعِ وَٱضْرِبُوهُنَّ فَإِنْ أَطَعْنَكُمْ فَلاَ تَبْغُواْ عَلَيْهِنَّ سَبِيلاً إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ عَلِيّاً كَبِيراً

Le Prophète déclarait : « Pour quelle raison l’un de vous frappe-t-il sa femme comme on frappe son esclave ? Il se peut qu’il ait des rapports avec elle en fin de journée. » [Rapporté par Ahmad.]
Il déclara au sujet de ceux qui molestaient leurs épouses : « Vous ne les trouverez pas parmi les meilleurs d’entre vous. » [Rapporté par Ahmad, Dâwoûd et An-Nassâ’i.]‘Aïcha dit : « Jamais le Messager n’a frappé une de ses épouses ou un de ses serviteurs. Il n’a jamais frappé quelqu’un de sa main, sauf dans le sentier de Dieu, ou lorsqu’on transgresse une des limites de Dieu. Dans ce cas il se venge, pour Dieu, du transgresseur. »

 

Il est plus du ressort de l’homme de faire montre de douceur, de patience et de pédagogie face aux maladresses de son épouse, car celle-ci subit parfois l’influence malheureuse de ses hormones féminines. De plus, Dieu a investi l’homme de l’autorité — à ne pas confondre avec la dictature —, de la direction du couple et de la charge d’éduquer sa conjointe lorsque cela s’avère nécessaire.
Le Prophète a enseigné : « Le croyant ne doit pas mépriser son épouse croyante, si un trait de son caractère lui déplaît, qu’il se rappelle ses autres qualités. » [Rapporté par Mouslim.]

L’épouse aussi devra manifester de la patience et de la douceur face aux préjudices causés par son compagnon, quitte à écraser son égo pour que la paix revienne dans le ménage.
Le Prophète demanda : « Voulez-vous que je vous informe sur vos femmes, lesquelles iront au paradis ? » Les Compagnons répondirent : « Certes, ô Messager de Dieu ! »Il dit : « Celles qui sont fécondes, affectueuses. Quand elles sont en colère ou quand leur mari est en colère, elles cherchent la réconciliation et disent à leur époux : “Voici ma main, je la mets dans la tienne, et je ne goutterai pas au sommeil tant que tu ne seras pas satisfait.” » [Rapporté par At-Tabarânî.]
Il est également dit qu’une des femmes destinées au paradis est celle qui meurt en ayant supporté le mauvais caractère de son mari, car l’époux est le jihad de la femme ; de même, celle dont le conjoint est entièrement satisfait : l’homme est en effet soit le paradis, soit l’enfer pour sa compagne.

 

Gérer le divorce

Il arrive malheureusement que, malgré tous leurs efforts de conciliation, certains époux ne poursuivent pas leur voyage terrestre ensemble : c’est la rupture pour des raisons acceptées en Islam. Il n’y a pas de pire situation pour les époux que de devoir cohabiter en l’absence de sentiments partagés ou de projet de couple, dans une ambiance de conflit perpétuel. L’Islam permet le divorce, car il est une religion qui réfute la contrainte et la négation des besoins humains fondamentaux tel l’épanouissement conjugal.
« L’échec de la vie conjugale implique le choix entre deux situations : ou bien la poursuite de la vie conjugale dans la difficulté, le désaccord et la discorde ou bien la séparation. Nul doute que choisir de continuer sa vie conjugale dans des conditions de mésentente n’est en aucun cas une solution sage, contrairement à ce que pensent certaines personnes qui prétendent que cela est un moindre mal. » [Muhammad Ahmad Kan’an, Les fondements de la vie conjugale, Maison d’Ennour, 2005.
Dieu dit : « Si maintenant ils se séparent, Dieu de sa largesse donnera à chacun une compensation, et Dieu est plein de largesse, et Sage. », s.4 An-Nisâ’ (Les Femmes), v.130.

وَإِن يَتَفَرَّقَا يُغْنِ ٱللَّهُ كُلاًّ مِّن سَعَتِهِ وَكَانَ ٱللَّهُ وَاسِعاً حَكِيماً

Le Prophète déclare néanmoins : « La chose licite la plus détestée auprès de Dieu est le divorce. » [Mentionné par Aboû Dâwoûd.]

 

Le divorce suit des convenances précisées par le Coran : « Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. […] », s.2 Al-Baqara (La Génisse), v.229.

[…] ٱلطَّلَٰقُ مَرَّتَانِ فَإِمْسَاكٌ بِمَعْرُوفٍ أَوْ تَسْرِيحٌ بِإِحْسَٰنٍ

« Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que le délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance, ou libérez-les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort ; vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. […] », s.2 Al-Baqara (La Génisse), v.231.

وَإِذَا طَلَّقْتُمُ ٱلنِّسَآءَ فَبَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَأَمْسِكُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ أَوْ سَرِّحُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ وَلاَ تُمْسِكُوهُنَّ ضِرَاراً لِّتَعْتَدُواْ وَمَن يَفْعَلْ ذَلِكَ فَقَدْ ظَلَمَ نَفْسَهُ

« […] Ne maintenez pas la répudiation en suspens pour recueillir une part de ce que vous leur aviez donné. […] », v.4 An-Nisa’ (Les Femmes), v.19.

[…]وَلاَ تَعْضُلُوهُنَّ لِتَذْهَبُواْ بِبَعْضِ مَآ آتَيْتُمُوهُنَّ إِلاَّ أَن يَأْتِينَ بِفَاحِشَةٍ مُّبَيِّنَةٍ […]

Quelques précautions permettent de limiter le recours abusif et irréfléchi à la séparation par le mari :
– il est interdit de répudier sa femme lors de ses menstrues ;
– il est interdit de la répudier pendant la période de pureté rituelle s’il a eu ne serait-ce qu’un seul rapport charnel avec elle. ʻAbdoullâh Ibnou ʻOmar avait répudié sa femme lorsqu’elle était indisposée. ʻOmar demanda au Prophète si le divorce était accepté. Celui-ci lui répondit : « Ordonne-lui de la reprendre, puis s’il tient toujours à la répudier, qu’il le fasse alors qu’elle est en état de pureté rituelle et avant de la toucher. »
Néanmoins, selon certains savants, le divorce prononcé dans ces conditions est valide, mais le mari commet un péché.

 

Comment un homme répudie-t-il son épouse ?

Il suffit à l’homme de dire à son épouse : « Tu es répudiée » ou une phrase aussi significative pour que la femme le soit réellement.
La répudiation n’est pas un sujet à prendre à la légère. Ainsi, lorsqu’un homme répudie sa conjointe par plaisanterie ou sous l’emprise de la colère, la répudiation est considérée comme effective. Lorsque la colère atteint un degré ou l’homme perd sa raison ― il ne se rend plus compte de ce qu’il dit ―, la répudiation est invalidée (on parle alors du « divorce de l’insensé », « talâqou al-moughlaq ».)

 

Y a-t-il un des moments où il est interdit de répudier l’épouse ?

L’homme ne peut répudier son épouse lorsqu’elle a ses menstrues ou lorsqu’il a cohabité sexuellement avec elle au cours d’un cycle de purification.

 

La répudiation sous condition est-elle valide ?

En la matière, il y a deux courants :

  • Celui qui accepte la répudiation sous condition : quand un homme menace son épouse d’être considérée comme répudiée si elle effectue tel ou tel acte, la répudiation prend effet dès que la femme accomplit l’acte en question.
  • Celui qui invalide la répudiation sous condition, car il estime cet acte comme éloigné de l’esprit de l’Islam et la compare à un serment : lorsque l’objet du serment ne se réalise pas, l’auteur du serment est redevable d’une expiation consistant à nourrir, à habiller dix pauvres ou à affranchir un(e) esclave ; à défaut de ces trois choix, jeûner trois jours.

 

La répudiation prononcée trois fois en une occasion unique est-il valide ?

Il est interdit d’utiliser la formule de répudiation trois fois de suite, même si l’époux le fait, on considère qu'il n'y a qu’un seul divorce : celui-ci n’est donc pas définitif tant qu’il est le premier ou le deuxième, et l’homme peut reprendre son épouse durant la période de viduité sans devoir établir un nouveau contrat de mariage.

 

La femme peut-elle demander le divorce ?

La femme a le droit de demander le divorce (Al-Khoul’). Mais pour cela, elle en appelle à l’intervention d’un juge qui tentera la réconciliation ou qui prononcera le divorce pour une raison valable. Dans ce cas, elle doit restituer la dot à son époux. Elle peut donner une compensation à l’époux pour s’en libérer en cas de refus du mari de prononcer le divorce : « […] Si vous craignez de ne pas observer les préceptes de Dieu, nul reproche ne vous sera fait si elle veut se détacher de lui contre une compensation. […] », s.2 Al-Baqara (La Génisse), v.229.

[…]فَإِنْ خِفْتُمْ أَلاَّ يُقِيمَا حُدُودَ ٱللَّهِ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِمَا فِيمَا ٱفْتَدَتْ بِهِ َ[…]

La femme de Thâbit Ibnou Qaïs s’est adressée au Messager d’Allâh :
« Ô Messager de Dieu ! Je n’ai rien à reprocher à Thâbit Ibnou Qaïs en ce qui concerne sa morale ou sa religion, mais je ne le supporte plus par manque d’amour pour lui.
- Qu’as-tu reçu de lui ?
- Un jardin.
- Accepterais-tu de le lui rendre ?- Oui. »
Le Prophète dit alors à Thâbit : « Accepte d’elle le jardin et répudie-la une fois. »
« Qu’il est étonnant de voir comment l’Islâm est restrictif avec l’homme en ce sens qu’il a entouré la répudiation de plusieurs conditions et limites, et comme il est généreux avec la femme puisqu’il lui suffit de restituer ce qu’elle a reçu pour pouvoir se séparer de son mari sans tenir compte, contrairement à la répudiation, du moment, c’est-à-dire : la pureté ou s’il a eu commerce charnel avec elle. Ibnou Qudâma ajoute : “Il n’y a pas d’inconvénient à ce que le khoul’ soit prononcé pendant les règles ou pendant le moment de pureté où si le mari a eu un rapport intime avec elle. Parce-que le Prophète (pbDsl) n’a pas interrogé la femme qui demandait le khoul’ sur son état, c’est-à-dire si elle est réglée ou pas. Le khoul’ est effectif à partir du moment où elle le demande. C’est la preuve que c’est son intérêt qui prime.” » [Yûsuf Al-Qaradâwî, Fatwâ contemporaines, Maison d’Ennour, 2009.]

Le Prophète informe : « Toute femme qui demande le divorce à son mari, sans qu’il n’y ait quelque mal, se verra interdire l’odeur du paradis. » [Mentionné par Aboû Dâwoûd.]Et dans ce cas précis, « Celles qui demandent al-khoul’ sont les vraies hypocrites. » [Rapporté par Ahmad.]

 

Quelle peut-être la raison valable du khoul’ ?

L’aversion ressentie à l’égard de l’époux et la crainte de transgresser les limites divines est la cause de la demande du divorce par la femme.
Cette aversion peut avoir plusieurs origines : le manque de religion de l’époux, ses mœurs, un défaut physique, son âge, sa faiblesse ou toute autre cause.

 

A quelle autorité se réfère le couple qui veut divorcer dans un pays non-musulman ?

Dans l’absolu, Dieu dit : « Si vous craignez un désaccord entre eux deux, envoyez un arbitre de sa famille à lui et un arbitre de sa famille à elle. », s.4 An-Nisâ’ (Les Femmes), v.35.
Selon les jurisconsultes de Médine, Mâlik, Ahmad (dans une de ses deux narrations) et Ach-Chafi‘î (dans l’un de ses deux avis), les deux arbitres ont la compétence pour réunir comme pour séparer, ils n’ont pas qu’un rôle représentatif. Ce sont les familles qui désignent ces arbitres et non les époux.
Agir de la sorte n’est pas toujours possible en Occident, aussi, avant de porter l’affaire devant un tribunal civil, il est préférable à l’homme de faire intervenir un savant, un imam connaisseur ou des hommes doués de sagesse pour tenter une réconciliation ou pour conseiller.
La femme qui demande le divorce doit attendre l’aval du savant ou de l’imam connaisseur avant de confier son cas au tribunal civil.

 

La femme répudiée peut-elle quitter le domicile conjugal ?

Sauf cas exceptionnel laissé à l’appréciation du juge, la femme répudiée doit rester au domicile conjugal jusqu’à l’expiration du délai de viduité.
Pendant cette période, l’homme continue à assumer les dépenses pour sa femme et ne doit pas la chasser du domicile : « Ô Prophète ! Quand vous répudiez, faites-le après leur période d’abstinence légale [c’est-à-dire après qu’elles se soient purifiées de leurs menstrues]. Soyez stricts sur le calcul de cette période. Craignez votre Seigneur et ne les faites pas sortir de leurs maisons. Elles ne sortiront pas à moins d’avoir commis une infamie. Telles sont les limites établies par Dieu. Celui qui les transgresse cause du tort à lui-même. Tu ne le sais pas. Peut-être que Dieu suscitera quelque chose de nouveau. Quand elles arrivent au terme de leur délai de viduité, gardez-les d’une manière convenable ou séparez-vous d’elles d’une manière convenable. Appelez des témoins justes choisis parmi vous et rendez le témoignage pour Dieu. Voilà ce à quoi est exhorté celui qui croit en Dieu et au Jour dernier. Et quiconque craint Dieu, Dieu lui assurera une issue favorable. », s.65 At-Talâq (La Répudiation), v.1-2.

يٰأيُّهَا ٱلنَّبِيُّ إِذَا طَلَّقْتُمُ ٱلنِّسَآءَ فَطَلِّقُوهُنَّ لِعِدَّتِهِنَّ وَأَحْصُواْ ٱلْعِدَّةَ وَٱتَّقُواْ ٱللَّهَ رَبَّكُمْ لاَ تُخْرِجُوهُنَّ مِن بُيُوتِهِنَّ وَلاَ يَخْرُجْنَ إِلاَّ أَن يَأْتِينَ بِفَاحِشَةٍ مُّبَيِّنَةٍ وَتِلْكَ حُدُودُ ٱللَّهِ وَمَن يَتَعَدَّ حُدُودَ ٱللَّهِ فَقَدْ ظَلَمَ نَفْسَهُ لاَ تَدْرِى لَعَلَّ ٱللَّهَ يُحْدِثُ بَعْدَ ذَلِكَ أَمْراً * فَإِذَا بَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَأَمْسِكُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ أَوْ فَارِقُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ وَأَشْهِدُواْ ذَوَىْ عَدْلٍ مِّنكُمْ وَأَقِيمُواْ ٱلشَّهَادَةَ لِلَّهِ ذَلِكُمْ يُوعَظُ بِهِ مَن كَانَ يُؤْمِنُ بِٱللَّهِ وَٱلْيَوْمِ ٱلآخِرِ وَمَن يَتَّقِ ٱللَّهَ يَجْعَل لَّهُ مَخْرَجاً

« Et faites que ces femmes habitent où vous habitez suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l’étroit. Et si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles aient accouché. Puis, si elles allaitent [l’enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable. Et si vous rencontrez des difficultés réciproques, alors, une autre allaitera pour lui. », s.65 At-Talâq (La Répudiation), v.6.

أَسْكِنُوهُنَّ مِنْ حَيْثُ سَكَنتُم مِّن وُجْدِكُمْ وَلاَ تُضَآرُّوهُنَّ لِتُضَيِّقُواْ عَلَيْهِنَّ وَإِن كُنَّ أُوْلاَتِ حَمْلٍ فَأَنفِقُواْ عَلَيْهِنَّ حَتَّىٰ يَضَعْنَ حَمْلَهُنَّ فَإِنْ أَرْضَعْنَ لَكُمْ فَآتُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ وَأْتَمِرُواْ بَيْنَكُمْ بِمَعْرُوفٍ وَإِن تَعَاسَرْتُمْ فَسَتُرْضِعُ لَهُ أُخْرَىٰ

La femme qui demande le divorce n’est pas obligée de rester au domicile conjugal pour respecter son délai de viduité.

 

Quand le divorce devient-il effectif ?

Au moment de l’expiration du délai de viduité. D’ailleurs, si l’un des conjoints décède durant cette période, le survivant voit son statut d’héritier maintenu.

 

Quel délai de viduité la femme divorcée doit-elle observer ?

 

 

  • La divorcée en âge de procréer doit observer un délai de viduité qui est de trois cycles menstruels.
  • Ce délai est de trois mois pour la ménopausée ou celle qui n’est pas réglée.
  • Il s’étend jusqu’à l’accouchement pour la femme enceinte.
  • Il n’est que d’un cycle menstruel pour la femme qui demande le divorce.
  • Il est inexistant en cas d’union non consommée : « Ô vous qui croyez ! Quand vous épousez les croyantes et que vous les répudiez avant de les avoir touchées, vous n’avez pas à leur imposer une période de viduité. Donnez-leur quelques biens et libérez-les d’une manière convenable. », s.33 Al-Ahzâb (Les Coalisés), v.49.

يٰأَيُّهَا ٱلَّذِينَ آمَنُوۤاْ إِذَا نَكَحْتُمُ ٱلْمُؤْمِنَاتِ ثُمَّ طَلَّقْتُمُوهُنَّ مِن قَبْلِ أَن تَمَسُّوهُنَّ فَمَا لَكُمْ عَلَيْهِنَّ مِنْ عِدَّةٍ تَعْتَدُّونَهَا فَمَتِّعُوهُنَّ وَسَرِّحُوهُنَّ سَرَاحاً جَمِيلاً

L’objectif de cette période d’attente au domicile conjugal donne une chance au couple de se réconcilier et garantit la paternité en cas de grossesse.

 

La divorcée a-t-elle droit à une compensation financière ?

« Vous ne faites point de péché en divorçant d’avec des épouses que vous n’avez pas touchées, et à qui vous n’avez pas fixé leur mahr [dot]. Donnez-leur toutefois — l’homme aisé selon sa capacité, l’indigent selon sa capacité — quelque bien convenable dont elles puissent jouir. C’est un devoir pour les bienfaisants. », s.2 Al-Baqara (La génisse), v.236.

لَّا جُنَاحَ عَلَيۡكُمۡ إِن طَلَّقۡتُمُ ٱلنِّسَآءَ مَا لَمۡ تَمَسُّوهُنَّ أَوۡ تَفۡرِضُواْ لَهُنَّ فَرِيضَةً۬‌ۚ وَمَتِّعُوهُنَّ عَلَى ٱلۡمُوسِعِ قَدَرُهُ ۥ وَعَلَى ٱلۡمُقۡتِرِ قَدَرُهُ مَتَـٰعَۢا بِٱلۡمَعۡرُوفِ‌ۖ حَقًّا عَلَى ٱلۡمُحۡسِنِينَ

«Et si vous divorcez d’avec elles sans les avoir touchées, mais après fixation de leur mahr [dot], versez-leur alors la moitié de ce que vous avez fixé, à moins qu’elles ne s’en désistent, ou que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage. Le désistement est plus proche de la piété. Et n’oubliez pas votre faveur mutuelle. Car Allâh voit parfaitement ce que vous faites. », s.2 Al-Baqara (La Génisse), v.237.

وَإِن طَلَّقۡتُمُوهُنَّ مِن قَبۡلِ أَن تَمَسُّوهُنَّ وَقَدۡ فَرَضۡتُمۡ لَهُنَّ فَرِيضَةً۬ فَنِصۡفُ مَا فَرَضۡتُمۡ إِلَّآ أَن يَعۡفُونَ أَوۡ يَعۡفُوَاْ ٱلَّذِى بِيَدِهِۦ عُقۡدَةُ ٱلنِّكَاحِ‌ۚ وَأَن تَعۡفُوٓاْ أَقۡرَبُ لِلتَّقۡوَىٰ‌ۚ وَلَا تَنسَوُاْ ٱلۡفَضۡلَ بَيۡنَكُمۡ‌ۚ إِنَّ ٱللَّهَ بِمَا تَعۡمَلُونَ بَصِيرٌ

 

« Ô vous qui croyez ! Quand vous vous mariez avec les croyantes et qu’ensuite vous divorcez d’avec elles avant de les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer un délai d’attente. Donnez-leur jouissance [d’un bien] et libérez-les [par un divorce] sans préjudice. », s.33 Al-Ahzab (Les Coalisés), v.49.

يَـٰٓأَيُّہَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓاْ إِذَا نَكَحۡتُمُ ٱلۡمُؤۡمِنَـٰتِ ثُمَّ طَلَّقۡتُمُوهُنَّ مِن قَبۡلِ أَن تَمَسُّوهُنَّ فَمَا لَكُمۡ عَلَيۡهِنَّ مِنۡ عِدَّةٍ۬ تَعۡتَدُّونَہَاۖ فَمَتِّعُوهُنَّ وَسَرِّحُوهُنَّ سَرَاحً۬ا جَمِيلاً۬

 

Le couple peut-il se reconstituer au cours du divorce ou après ?

  • La répudiation peut être prononcée à deux reprises pour un même couple (le divorce est alors révocable (rij’î) pendant la période de viduité, une fois cette période achevée on parle d’un divorce à petite irrévocabilité (talâq bâ’ine, baynoûna çoghrâ) : les divorcés ne peuvent se remarier qu’en établissant un nouveau contrat de mariage. En revanche, à la troisième répudiation, l'époux ne pourra contracter une nouvelle union avec son ex-femme qu’après que celle-ci aura contracté mariage avec un autre homme, que la nouvelle union soit consommée et qu’après que le nouveau conjoint aura répudié la femme (c’est le divorce à grande irrévocabilité : talâq bâ’ine, baynoûna koubrâ).
  • Durant la période de viduité, le mari peut reprendre son épouse avec présence ou non de deux témoins et sans devoir renouveler le contrat de mariage. La réconciliation peut alors se traduire par une cohabitation sexuelle. Néanmoins, cette répudiation leur sera comptabilisée comme un divorce parmi les trois autorisés.
    Passé le délai de viduité, si le couple divorcé souhaite se reconstituer, un nouveau contrat avec une nouvelle dot devra être établi.
  • Dans un divorce demandé par la femme (khol’), l’homme ne peut reprendre son épouse durant la période de viduité (un cycle menstruel) uniquement si la femme renonce à sa demande de divorce avant l’expiration de ce délai. Le couple se reconstitue alors sans renouvellement du contrat de mariage. Passée cette période d’attente, un nouveau contrat de mariage avec dot doit être établi, à moins que cette rupture ne soit le troisième divorce prononcé tous types de séparations confondues.

 

Conclusion

 

Quelle que soit l’option des croyants au regard de leur situation conjugale : persévérer, patienter ou rompre, il leur est demandé de se référer à la morale musulmane emprunte de bonté, de générosité. En vérité, c’est Allâh Qui fait rire et Qui fait pleurer, et c’est en Lui et pour Lui que les croyants aiment et détestent. Maintien ou rupture des liens, les musulmans et musulmanes demeurent des frères et des sœurs en Dieu : il ne s’agit pas d’étiquette, de protocole, toute leur attitude doit rappeler cette vérité énoncée du haut des sept cieux par le Très-Haut. Le meilleur auprès de Dieu n’est-il pas celui qui est le plus pieux, le meilleur dans la bienfaisance ?

Al-wassat.com

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Idées fausses sur l'islam

Added 3/3/2017

L'erreur la plus commune est, bien sûr, que les musulmans sont des terroristes ou de la haine en Amérique. Beaucoup de trace de cette idée à l'attaque notoire sur le World Trade Centre le 11 septembre.

A cette date, 19 des extrémistes islamiques s'est suicidé (qui, il convient de noter, est expressément interdite par Allah dans le Coran) par deux avions s'écraser dans le World Trade Center, tuant près de 3.000 victimes.

Toutefois, il est important de se rappeler que les actions haineuses de quelques-uns ne représentent pas toute la religion. Après tout, les actes terroristes ont été commis par des personnes de religions et de milieux différents, mais cela n'a pas conduit à des stéréotypes négatifs contre la plupart de ces autres religions.

L'Islam semble être la seule exception à cette règle.

Beaucoup de ce qui peut être la faute des médias. On peut à peine ouvrir un journal sans voir un titre sur une attaque récente a causé par des «terroristes musulmans», conduisant à une perception faussée des musulmans qui n'est pas vrai.

Muslim Student Association secrétaire Tanimu Dasin dit que les gens qu'il a rencontrés ont souvent des attentes des musulmans comme étant très exotique ou différents et sont surpris d'apprendre qu'ils sont étudiants tout à fait normal.

"Les gens s'attendent à quelque chose d'étrange ou bizarre à leur sujet; attendons d'eux qu'ils parlent avec un accent. . . Le truc, c'est que nous sommes comme tout le monde », a déclaré Dasin.

Une autre idée que beaucoup de gens ont sur l'islam est que l'inégalité qu'elle mandats entre les hommes et les femmes.

Selon Dasin, cependant, rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité.

«La religion de l'islam dans l'histoire a été en avance sur le monde dans son élévation de la condition des femmes. Les droits de vote, droits de propriété, les droits du mariage. Si l'on remonte 15 ans en Amérique, les femmes ont moins de droits dans le mariage que les femmes dans l'Islam avait il ya 1.700 ans ", a déclaré Dasin.

L'islam exige que les disciples de s'habiller modestement, qui signifie pour les femmes à se couvrir à l'exception de leurs mains et le visage. Cela inclut portait un hijab, ou voile traditionnelle.

Toutefois, contrairement à la croyance populaire, le Coran ne permettent aux femmes le droit de divorcer de leur mari - à condition que ce droit a été décrit dans un contrat de pré-mariage - et à la propriété.

S'il est vrai que de nombreux pays musulmans ne permet pas aux citoyens de ces droits fondamentaux des femmes, Dasin dit que ce n'est pas en conformité avec les enseignements du Coran. Ainsi, les injustices de ces pays ne devraient pas influer sur les perceptions des gens de l'Islam dans son ensemble.

Comme pour toute religion, il est important de juger de la foi sur la base de ses enseignements, plutôt que le comportement de ses adeptes. Après tout, toutes les religions ont des adeptes qui n'agissent pas conformément à leurs croyances, mais ce n'est pas la faute de la religion elle-même.

À la base, l'Islam, qui est un mot arabe qui signifie soumission, est d'environ adoration d'Allah et de vie de la manière dont le Coran dit qu'il veut disciples à vivre.

Cela implique de respecter les cinq piliers de l'islam. Ces piliers sont le monothéisme, qui est la croyance en un Dieu, la prière quotidienne; s'occuper des moins fortunés; le jeûne et le pèlerinage à La Mecque.

Dasin explique que l'Islam insiste également sur la paix vers les autres croyants et non-croyants, malgré le fait que de nombreux vue comme une religion de violence. Al-An-'am, la sixième sourate, ou un chapitre, dans le Coran dit: «Ne prenez pas la vie, qu'Allah a rendue sacrée, sauf par voie de justice et du droit: c'est ainsi qu'il vous commande, afin que vous appreniez la sagesse. "

Dasin a également recommandé que les élèves intéressés à en apprendre davantage sur l'Islam lire "Riyad-nous Saliheen, traduit par" Jardins des Justes ". Il espère que ce livre aidera les étudiants à l'esprit ouvert en arriver à une compréhension plus profonde de sa foi.

Au lieu de séparer nous sommes basés sur nos différences, nous devrions chercher des similitudes tout en même temps embrasser la diversité que nous avons à CSUSB.

"Quand on regarde les idées fausses sur l'islam en Amérique et les raisons derrière eux, nous devons nous rappeler que la tenue d'idées fausses sur les gens avec une certaine différence identifiable est un phénomène humain qui se répète partout dans le monde. Nous pouvons trouver des idées fausses au sujet des chrétiens en pays à majorité musulmane et ici en Amérique ", a déclaré Dasin.

Il a poursuivi: "En fait, les humains sont si bons à nous diviser entre nos différences que lorsque nous ne pouvons pas trouver, nous avons souvent il suffit de les rattraper. La question est comment pouvons-nous apprendre à vivre avec les gens et traiter les gens avec les mêmes en ce qui concerne indépendamment de leurs différences réelles ou perçues?





 

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valeurs morales religieuses et stress

Added 21/2/2017

 

Et quiconque se détourne de Mon rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne… (Coran, 20: 124)

Et puis quiconque Dieu veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l'Islam. Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s'il s'efforçait de monter au ciel. Ainsi, Dieu inflige Sa punition à ceux qui ne croient pas. (Coran, 6: 125)
 
L'état constant de mal-être, d'anxiété et de stress dont sont victimes les mécréants est une conséquence de leur manque de soumission à Dieu. Ainsi, ceux-ci sont affligés par des problèmes psychologiques qui se répercutent sur leur état physique. Leur corps s'épuise, vieilli et se dégrade plus rapidement.
 
Par ailleurs, puisque les croyants sont psychologiquement sains, ils ne sont pas en proie au stress ou à l'abattement, et leur corps est en forme et en bonne santé. Les effets positifs de leur soumission à Dieu, leur confiance en Lui, et leur force d'âme, cherchant le bien dans toute chose, acceptant ce qui leur arrive avec l'espoir de Sa promesse, se reflètent sur leur état physique. Ceci, bien sûr, s'applique seulement pour ceux qui vivent selon les valeurs morales du Coran, et qui ont une vraie compréhension du Coran. Bien entendu, ils peuvent tomber malade, et ils finissent par vieillir mais ce processus naturel n'implique pas l'effondrement psychologique que l'on rencontre chez les autres.
 
Le stress et la dépression, considérés comme les fléaux de notre temps, non seulement nuisent à l'état psychique mais ils se manifestent également sous forme de défaillances physiques. Le stress de tous les jours et les problèmes liés à la dépression prennent la forme de maladies mentales, de toxicomanie, d'insomnie, de problèmes de peau et d'estomac, de troubles de la pression artérielle, de rhumes, d'un bon nombre de maladies osseuses, de déséquilibres du foie, de difficultés respiratoires, d'allergies, d'attaques cardiaques et de tumeur cérébrale. Bien sûr, le stress et la dépression ne sont pas les seules causes de tout ceci, mais il a été prouvé scientifiquement que les origines de ces problèmes sont en général psychologiques.
 
Le stress, qui touche tant de personnes, est un état d'anxiété mental causé par des sentiments tels que la peur, l'insécurité, la surexcitation, les soucis et autres pressions qui nuisent à l'équilibre de l'organisme. Quand les personnes sont victimes de stress, leur corps réagit et tire la sonnette d'alarme, et différentes réactions biochimiques se déclenchent, le niveau d'adrénaline dans le sang augmente, la consommation d'énergie et les réactions du corps atteignent leur paroxysme, le sucre, le cholestérol et les acides gras s'accumulent dans le sang, la pression artérielle augmente et le pouls s'accélère. Quand le glucose est envoyé au cerveau, le niveau de cholestérol augmente et tout ceci provoque des troubles dans le corps.
 
Parce que le stress chronique, en particulier, altère les fonctions normales du corps, il peut causer de sérieux problèmes. 
A cause du stress, les taux d'adrénaline et de cortisol dans le corps augmentent jusqu'à des niveaux anormaux. Un accroissement à long terme des niveaux de cortisol provoque l'apparition prématurée de désordres tels que diabètes, maladies cardiaques, haute pression artérielle, cancer, ulcères, maladies respiratoires, eczéma ou psoriasis.
Un taux élevé de cortisol peut éventuellement induire la destruction des cellules du cerveau. Les désordres, causés par le stress sont décrits comme suit selon une source :
 
Il y a un lien important entre le stress et la tension et la douleur que cela provoque. La tension engendrée par le stress peut causer un rétrécissement des artères, une perturbation de la circulation sanguine dans certaines régions de la tête et une réduction de la quantité de sang circulant dans cette région. Si un tissu est dépourvu de sang, cela provoque aussitôt une douleur, car un tissu tendu d'une part, nécessitant probablement une plus grande quantité de sang, et n'ayant pas suffisamment d'apport de sang d'autre part, stimule des récepteurs spécifiques de douleur. En même temps, des substances telles que l'adrénaline et la norepinephrine, qui touchent le système nerveux durant le stress, sont sécrétées. Elles augmentent et accélèrent de manière directe ou indirecte la tension musculaire. Ainsi, la douleur engendre la tension, la tension engendre l'anxiété, et l'anxiété intensifie la douleur.
 
Cependant, un des effets les plus préjudiciables du stress est l'attaque cardiaque. Des recherches ont démontré qu'il y a une plus grande fréquence d'attaques cardiaques chez les personnes agressives, nerveuses, anxieuses, impatientes, compétitives, hostiles et irritables que chez les personnes ne présentant pas ces caractéristiques.
 
La raison de tout ceci est que la stimulation intense du système nerveux sympathique initiée par l'hypothalamus, cause en même temps une sécrétion excessive d'insuline, et par conséquent une accumulation d'insuline dans le sang. C'est un sujet d'une importance vitale. Car, aucune autre condition menant à des maladies coronariennes joue un tel rôle décisif et néfaste qu'un excès d'insuline dans le sang.
 
Les scientifiques ont reconnu que, plus le niveau de stress est élevé, plus les effets bénéfiques des globules rouges dans le sang sont affaiblis. D'après une expérience développée par Linda Naylor, présidente de la société de transfert de technologie à l'université d'Oxford, l'effet négatif des niveaux de stress sur le système immunitaire peut, aujourd'hui être mesuré.
 
Il y a une corrélation importante entre le stress et le système immunitaire. Le stress physiologique a un grand impact sur le système immunitaire et amène à sa détérioration. Sous l'effet du stress, le cerveau augmente la production de l'hormone du cortisol dans l'organisme, ce qui affaiblit le système immunitaire. En d'autres termes, il y a un lien direct entre le cerveau, le système immunitaire et les hormones. Des experts sur ce domaine ont dit :
 
Des études sur le stress psychologique et physique ont révélé que, dans les moments de stress intense, il y a une diminution dans la réponse immunitaire liée à l'équilibre hormonale. Il est connu que l'émergence et la force de plusieurs maladies, y compris le cancer, sont liées au stress.
 
En bref, le stress nuit à l'équilibre naturel de l'être humain. Le fait d'être constamment exposé à cet état anormal nuit à la santé de l'organisme, et mène à une large variété de troubles. Des experts classifient les effets néfastes du stress sur le corps humain sous les catégories basiques suivantes:
 
- Anxiété et panique: sentiment que tout est hors de control.
- Transpiration constamment croissante
- Changements de voix: bégaiement, voix tremblante 
- Hyperactivité: explosions soudaines d'énergie, faible maîtrise du diabète
- Difficulté a dormir : cauchemars
- Maladies de peau: boutons, acné, fièvre, psoriasis et eczéma
- Indications gastro-intestinales: indigestion, nausées, ulcères
- Tension musculaire: grincement ou serrement des dents, douleurs a la mâchoire, au dos, au cou et aux épaules
- Infections de faible intensité : rhumes etc.… 
- Migraine
- Palpitations, douleur de poitrine, haute pression artérielle
- Déséquilibres du foie, rétention d'eau
- Problèmes respiratoires, souffle court
- Allergies
- Douleurs articulatoires
- Bouche et gorge sèches
- Attaque cardiaque
- Affaiblissement du système immunitaire
- Contraction dans la région du cerveau
- Sentiments de culpabilité et manque de confiance en soi
- Confusion, incapacité à analyser correctement, faible capacité à penser, faible mémoire
- Pessimisme extrême, penser que tout va mal
- Difficulté à bouger ou rester immobile, battement rythmique constant
- Incapacité ou difficulté à se concentrer 
- Irritabilité, extrême sensibilité
- Irrationalisme
- Sentiments d'impuissance ou de désespoir
- Manque ou augmentation d'appétit

Le fait que ceux qui ne se soumettent pas aux valeurs morales religieuses vivent sous le stress est révélé par Dieu dans le Coran:
 
Et, quiconque se détourne de Mon rappel, mènera, certes une vie pleine de gêne… (Coran, 20: 124)
 
Dans un autre verset, Dieu a révélé que "… toute vaste qu'elle fût, la terre leur paraissait exiguë, ils se sentaient à l'étroit, dans leur personne et ils pensaient qu'il n'y avait d'autre refuge de Dieu qu'auprès de Lui… " (Coran, 9: 118)

Cette vie remplie de gêne, ou le stress, pour lui donner un nom commun, est le résultat de l'échec des non-croyants à se soumettre aux valeurs morales transmises par la foi. Aujourd'hui, les docteurs soutiennent que le sang-froid et la confiance en soi sont essentiels pour être protégé des effets du stress. Un tempérament calme et tranquille est possible seulement en vivant en conformité avec le Coran. En effet, il a été révélé dans plusieurs versets du Coran que Dieu commande la sérénité aux croyants. (Coran, 2: 248; 9: 26, 40; 48: 4, 18) La promesse de notre Seigneur aux fidèles a été révélée comme suit: 

Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions. (Coran, 16: 97)

Jul 19, 

 
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L'amour en Islam

Added 14/2/2017

amour

 

 

Tout d’abord afin de bien saisir ce qu’est l’amour, il est nécessaire de revenir aux Textes. Le Coran n’envisage pas le mariage dans le seul but de sauvegarder l’espèce humaine, il y voit un moyen pour atteindre la tranquillité psychologique et la sérénité du cœur :

« Et parmi ses signes Il a crée de vous, pour vous des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ».S30V21.

Quand Dieu créa le père de l’Humanité Adam (paix sur lui), il fut créé d’argile dans le Paradis (seul) à proximité de Dieu et au milieu des Anges. Par Sa grande Miséricorde, Dieu créa son âme sœur Hawa de sa côte. C’est un acte hautement symbolique riche en enseignements :

1. l’homme et la femme, complémentaires, ont besoin l’un de l’autre.

2. Ils sont liés par l’amour : la femme n’a pas été créée de la main qui agit, du pied qui se déplace ou de tout autre organe. Mais elle a été tirée de la poitrine de l’homme qui est, sachons-le, le lieu par excellence de l’expression affective. Tout son corps et tout son être sont amour. Elle devient le réceptacle d’amour.

Suite : Sans cette affection et cette bonté, il ne peut y avoir de tranquillité familiale. La tradition regorge d’exemples concernant la vie conjugale du Prophète (paix sur lui). Il était amoureux, affectueux, généreux, doux et plein de bonté envers ses femmes.

En effet on nous rapporte que quand Aicha (que Dieu l’agrée) demanda au Prophète (paix sur lui) s’il l’aimait, il compara son amour à un nœud solidement noué et de temps en temps Aicha l’interrogeait sur la solidité du nœud et au Prophète (paix sur lui) de répondre qu’il était comme au premier jour.

En parlant de sa femme Khadija (que Dieu l’agrée), le Prophète (paix sur lui) a dit : « Dieu ne m’a pas donné de meilleure femme qu’elle à sa place.».

Il passait tous les matins saluer ses femmes et invoquer Dieu pour elles.

L’amour est un sentiment noble et unique, autrement dit un sentiment sacré, indispensable à l’être humain. Malheureusement quand la brutalité, la violence et l’indifférence sont devenues si faciles à exprimer, nos mentalités et notre éducation ont rendu tabou le fait de montrer et prouver ses bons sentiments. Une fausse pudeur est évoquée pour ne pas en parler alors que l’amour fait partie de notre essence même.

Quand un homme et une femme débutent leur vie de couple, il se peut que l’amour ne soit pas encore au rendez vous. Quelques « ingrédients » sont nécessaires pour bâtir un amour véritable, un amour solide, un amour durable, et surtout un amour en Dieu pour être aimé de Dieu car Dieu dit dans un hadith qodsi « Ont droit à Mon Amour ceux qui s’aiment en Moi… ».

Lors de notre débat nous avons énoncé quelques uns de ces ingrédients qui restent indispensables tout au long de la vie de couple :

L’affection :

L’affection se traduit par un ensemble d’attentions qui témoignent de l’attachement que l’on éprouve envers son conjoint. Une carence affective dans le couple se traduira souvent par un manque de communication, de sécurité, et par des relations intimes perturbées. Bien souvent quand la femme se plaint d’un manque d’affection, son époux lui répondra «mais tu sais que je t’aime.» ou quand l’époux est demandeur sa femme lui répondra : « je suis désolée mais je n’ai pas le temps entre les enfants, le ménage et le manger. ». Il est vrai que certains culpabilisent parfois quand ils prennent le temps d’exprimer leur amour, ils ont le sentiment d’un éloignement de Dieu, alors que c’est tout à fait le contraire. Dieu dit du Prophète (paix sur lui) que s’il avait était rude il aurait éloigné les gens de Dieu, c’est donc que la douceur fait partie de l’adoration.

Certes nous nous aimons, mais pour prouver notre adoration et notre amour pour Dieu ne doit-on pas les concrétiser par des actes ?

Alors pourquoi en serait-il différent pour prouver les sentiments que nous éprouvons envers notre conjoint(e) ?

Le mariage n’est-il pas la moitié de la foi ? Prouver son amour à son conjoint(e) n’est- il pas alors un acte de consolidation de cette foi et donc un acte d’adoration ?

Safiya (que Dieu l’agrée) a été reçu par son époux, le Prophète (paix sur lui) lors d’une de ses retraites spirituelles du mois de Ramadan. Nous pouvons lire aussi que le Prophète (paix sur lui) a fortement recommandé un retour rapide des pèlerins auprès de leurs femmes en ces termes : « Lorsque l’un de vous a terminé son pèlerinage, qu’il rentre rapidement chez lui, car la récompense en sera plus grande ». Dans un autre hadith, il nous est rapporté qu’un homme est venu le voir pour lui dire son souhait d’aller combattre dans la voie de Dieu (jihad) mais que sa femme, elle, souhaitait aller au pèlerinage, le Prophète (paix sur lui) répondit « Accompagne ta femme ».

Les compagnons femmes du Prophète (paix sur lui) étaient, elles aussi, prévenantes, pleines de douceur et d’amour pour leurs maris. La tradition nous rapporte que Asma (que Dieu l’agrée) écartait les mouches du visage de son mari malade, Abou Bakr (que Dieu soit satisfait de lui). Oumm Soulaym annonça à son mari la mort de leur fils avec une grande douceur … Le Prophète (paix sur lui) était humain et c’est dans son humanité que nous devons le copier. Les hadiths précités montrent explicitement le comportement qu’avaient les époux et les épouses compagnons à cette époque là, des hommes et des femmes vertueux qui sont également de véritables exemples pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui et de demain, à nous de les redécouvrir.

Comment concrétiser cette affection ?

1. Un petit cadeau de temps en temps a un effet magique! Ce qui donne de l’importance à ce geste n’est pas la valeur du présent mais surtout le fait qu’à un moment donné de la journée, oh combien surchargée, mon âme sœur a pensé à moi. Les cadeaux peuvent aussi servir à apaiser les tensions. Pensez aux anniversaires de mariage…

2. Un petit geste tendre fait des miracles! Beaucoup de couples n’ont pas de contacts physique en dehors des rapports intimes. Or on sait que le Prophète (paix sur lui) mettait souvent sa tête sur les genoux de Aicha (que Dieu soit satisfait d’elle), ils s’enlaçaient et s’embrassaient donc quoi de plus naturel que de prendre sa moitié par la main, lui caresser le visage, lui dire des mots doux, des compliments, instaurer de bonnes routines (comme les bisous du matin et du soir) qui quand on y déroge, renseigneront sur l’humeur du conjoint. A ce propos, le Prophète (paix sur lui) avait dit un jour à Aicha (que Dieu soit satisfait d’elle) « Je sais quand tu es contente de moi et quand tu es fâchée contre moi » Elle demanda comment, il répondit « quand tu es contente tu dis « par le Dieu de Mohammed » et quand tu es fâchée contre moi tu dis « par le Dieu de Ibrahim.».

Ces attentions, matérielles ou pas, alimentent la tendresse dans le couple et le rendent plus uni.

La place de l’amour dans le couple (partie 2)

La communication :

La communication dans le couple est vitale. Communiquer c’est pouvoir s’exprimer et être écouté sans être jugé .C’est aussi savoir écouter et être compréhensif.

La communication non verbale est aussi importante que la parole car les mots peuvent parfois dépasser la pensée alors que « le corps par ses attitudes est le reflet de l’âme intérieure ». Communiquer c’est donc aussi savoir décoder les comportements, les mimiques et la gestuelle.

Il faut du temps et de la patience pour comprendre tous ces codes. Prenons l’exemple du silence dans une conversation de couple, chez certains il est l’expression du mépris, chez d’autres il signifie l’incompréhension et chez d’autres encore le sentiment d’être compris sans même avoir à parler.

Malheureusement, la communication dans le couple est trop souvent réduite à parler du quotidien « où sont mes chaussettes, ramène moi 1kg d’oignons, qu’est ce que tu as fait à manger etc… », alors qu’elle doit aider à exprimer ses sentiments, ses désirs, ses états d’âme, à parler de ce qui ne va pas pour y remédier. Elle doit permettre un échange réciproque qui forgera la complicité dans le couple. La communication doit être enrichie pour durer.

Comment ?

Veiller à partager ses opinions à propos d’un événement, à avoir les mêmes centres d’intérêt, à impliquer le conjoint dans ses projets. Mais aussi prendre de temps en temps un peu de distance l’un par rapport à l’autre pour avoir des choses à se raconter.

Le respect :

Une relation humaine dénuée de respect, et à plus forte raison une relation conjugale, n’est pas viable. Malheureusement, il faut avouer que trop de couples musulmans vivent un rapport de dominant/dominé dans lequel le respect est absent.

Qu’entend on par respect ?

Le prophète (paix sur lui) a dit : « celui qui honore sa femme est un honorable, celui qui méprise sa femme est méprisable »

Respecter son conjoint, c’est l’écouter attentivement quand il parle, c’est-à-dire réagir sans dénigrer ce qu’il dit, mais réfléchir aux propos et s’il y a désaccord, l’exprimer sans haine ni mépris car loin de résoudre le problème, le mépris rabaisse la personne ce qui est réprouvé en islam. Se respecter c’est se concerter sur les petites comme les grandes choses (sauf s’il y un accord tacite, inutile d’alourdir la communication). Le respect c’est aussi tenir compte et essayer de comprendre les idées de son conjoint surtout si on ne les partage pas, c’est aussi tenir compte de ses envies et de ce qu’il ou elle n’aime pas. Respecter son conjoint se traduit par des égards particuliers pour la personne qui partage notre vie. En somme c’est avoir de la considération pour ce qu’il ou elle fait, ce qu’il ou elle dit et pour ses idées.

La confiance :

La confiance est un trésor que le couple se doit de protéger. Elle s’entretient, se renforce par une communication aussi claire que possible. L’engagement dans la vie à deux repose sur elle. Elle s’exprime dans la mise à nu du corps et de l’esprit. C’est donner son cœur, son corps dans l’espoir d’une alliance qui dure et d’un engagement véritable. C’est avoir la certitude que son époux ou épouse ne manquera pas à ses devoirs.

Le Prophète (paix sur lui) a dit « chacun de vous est un gardien et est responsable de ce dont il a la garde… ». La confiance en soi et en l’autre permet surtout un sentiment de sécurité et de sérénité, sentiments auxquels le couple ne peut se soustraire.

Conclusion :

Nos familles sont à l’image de nos sociétés. La stabilité du couple engendre la stabilité de la famille qui engendrera la stabilité de la société. Ces siècles de dictature et despotisme n’ont pas facilité l’expression et le développement de la séduction dans le couple. L’art de raviver la flamme, allumée depuis des années, doit faire partie de nous, nous devons nous rééduquer en ce sens. Il suffit pour cela de regarder de plus près nos Textes et pourquoi pas les écrits profanes sur ce sujet, car même s’il ne sont pas empreints de notre éthique, le travail de recherche n’est pas pour autant à dévaloriser, il faut apprendre à prendre le bien là où il se trouve. Se rappeler que chaque couple est une création unique. Nous venons de citer les grandes lignes pour une vie de couple réussi mais les petites lignes sont à découvrir ensemble, en apprenant à se connaître soi-même, à connaître son conjoint et permettre ainsi une cohésion dans la relation qui sera propre à chaque couple.

Rappelons que aimer et être aimé c’est vivre. Ce sentiment s’enracine dans le cœur et se traduit dans les actes. Il n’y a pas d’amour sans preuve d’amour. Il est la clé de voûte d’une relation durable, stable et apaisée. Nous avons volontairement ignoré la question de la sexualité dans le couple pour lui consacrer notre prochain débat.

Une relation de couple réussi ne va pas sans une relation sexuelle épanouie. Elles sont quelque part dépendantes l’une de l’autre.

 

http://www.islamhadithsunna.com/la-place-de-l-amour-dans-le-couple-a78396747

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Le sens de la sexualité:comparaison entre le judaïsme, le christianisme et l'Islam

Added 6/2/2017

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك


Toutes les religions, du moins celle de type monothéistes, ont en commun la condamnation de la sexualité que,au passage, elles se contentent de nommer… le sexe.

En fait, la condamnation religieuse porte sur une certaine sexualité, que l'on pourrait désigner sous le terme d'érotisme, c'est-à-dire sur la sexualité déconnectée de sa fonction de reproduction sexuée de l'espèce.

 

En effet, ces mêmes religions ne manquent pas d'encourager le sexe dans sa fonction de reproduction de l'espèce en interdisant les techniques et pratiques anti-conceptionnelleset encourageant la la reproduction de l'humain par la promotion d'une politique nataliste.

 

Pour le Judaïsme, le plaisir n’est pas un péché

 

Seules sont interdites entre les époux les relations sexuelles pendant les règles (tabou du sang, qui s’étend à bien d’autres domaines, notamment dans l’alimentation), et la sodomie (Lévitique 18).
L'acte sexuel n'a donc jamais été un péché pour le judaïsme, ni le célibat et la virginité un idéal (les rabbins sont généralement mariés). Michel Meslin, historien, professeur d’histoire comparée des religions et d’anthropologie commente: "L'éthique juive a toujours considéré la sexualité comme un aspect incontournable de la vie, le moyen pour un homme et une femme de trouver le parfait accomplissement de leur être propre". Michel Meslin poursuit en citant le livre de la Genèse, 1,27: "mâle et femelle, Il les créa" l'union de l'homme et de la femme est donc inéluctable et en fait essentielle, puis, de citer les célèbre vers du Cantique des Cantiques :

 

L'Islam:sexualité dans le mariage

 

Dans l'Islam, la sexualité est l'expression de la manifestation du besoin de l'autre, la qualité d'un besoin inné chez l'être l'humain pour vivre la réalité de deux êtres en quête de l'Un. Le concept de la sexualité, sérieusement étudié dans le Coran et à travers la tradition prophétique, est placé dans le contexte du mariage et de la vie familiale.Dans ce cadre, le plaisir et l'affection sont recommandés.

 

« Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Dieu et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants ! »

 

Dans la conception musulmane, il ne peut y avoir de sexualité en dehors du mariage et la chasteté est en effet une valeur importante de l’Islam. Néanmoins, le fait que cette religion prescrive des lois, des recommandations, en bref une éthique en matière de sexualité, ne signifie pas une condamnation sans bornes de la volupté. Au contraire ! Dès lors qu’elle s’inscrit dans ce cadre défini, toute satisfaction des sens devient légitime et le plaisir charnel, de l’homme comme de la femme, est vivement encouragé.
La chasteté, l'abstinence avant le mariage sont considérés comme une vertu dans la moralité religieuse, que ce soit pour l'homme ou pour la femme.

 

Le sens de la sexualité pour les Chrétiens

 

Pour la Chrétiens, la sexualité est considérée comme un mal nécessaire à la survie de l’espèce, l’acte sexuel rapproche l’humain de son animalité, alors que sa religion voudrait qu’il restât un pur esprit... La récompense de cette corvée est l’enfant, à condition bien entendu qu’il naisse d’une union légitimée par l’autorité religieuse.
On peut affirmer que le Christianisme, contrairement au Judaïsme et à l’Islam, a voulu gérer la “nature” humaine comme un ennemi, le chrétien se situe donc dans un rapport guerrier avec son corps et sa sexualité.

 

Le relation sexuelle, comprise ainsi serait basée sur la séparation du sexe et des sentiments et ramènerait les gens à leur dimension animale.
Dans le même temps, les catholiques affirment haut et fort que, pour eux tout est amour, c’est ce qui justifie de se priver de sexe, ou alors juste pour procréer. On ne fait plus l’amour pour jouir mais pour se reproduire, et de toutes façons les vrais sentiments ne pourront pas s’exprimer dans la sexualité. On a ici encore une représentation séparée du sexe et des sentiments.

 

Pas d’activité sexuelle en dehors du mariage:
Chrétiens, Juifs et Musulmans pratiquants sont d’accord à l’unanimité, la sexualité ne peut se vivre que dans le cadre du mariage, tout ce qui peut arriver en dehors est considéré comme une transgression de la loi religieuse.
La promesse de mariage ne donne pas plus de liberté, les fiancés ont à peine le droit de se regarder, dans certaines traditions, ils ne se connaissent même pas puisque leur union a été arrangée de longue date entre leurs familles. Tant pis si les sentiments ne sont pas là, on n’est pas là pour faire des sentiments, mais fonder une famille.
La masturbation est donc unanimement condamnée par les trois monothéismes, qu’elle soit pratiquée par l’homme ou la femme, elle est comprise comme un détournement de la sexualité. L’aboutissement de l’acte sexuel étant la procréation, on comprend que la masturbation, qui permet d’apaiser des tensions et de procurer du plaisir soit mal vue!
Pour combattre cette mauvaise habitude, les musulmans préconisent de se priver de nourriture, le jeûne aurait des vertus souveraines. Les Chrétiens et les Juifs misent sur le repentir et la prière. Les trois s’accordent pour conseiller d’éviter les tentations, par exemple, ne pas sortir, ne pas regarder les gens du sexe opposé, s’habiller de façon pudique...
Il y a de grandes similarités dans les limites qu’imposent les religions aux époux même si les raisons invoquées peuvent varier. Pour les trois grands monothéismes, le calendrier des fêtes religieuses trace des frontières temporelles, et interdit les relations sexuelles à certaines dates.

 

Voici les obligations qui incombent au couple musulman pour faire l'amour de façon religieusement correcte
Comme la religion doit imprégner tout instant de la vie du pratiquant, il existe des formules rituelles, et autres invocations à prononcer avant d’avoir des relations sexuelles. Les Musulmans disposent d’une invocation spécifique pour éloigner le mal et bénir leur relation.
“ Par le Nom d'Allah, O Seigneur ! Eloigne le Diable de nous et éloigne le de ce que tu nous accorderas"

 

Par ailleurs, il existe des règlements très précis tels que ces conseils que les experts prodiguent au mari:

 

Conseils d'experts en Islam

 

Il est obligatoire d'avoir habituellement des relations avec votre épouse sauf si vous avez des raisons (maladie, etc.)
* Commencez par dire l'invocation pour cette occasion.
* Ayez des relations par la voie naturelle (et non par le rectum).
* Commencez par des préliminaires et des mots d'amours.
* Attendez qu'elle ait satisfait son désir.
* Détendez-vous et plaisantez par la suite.
* Evitez les rapports durant les règles car c'est un péché.
* Evitez de blesser sa pudeur (ex : déshabillez-vous en même temps qu'elle au lieu de la regarder se déshabiller seule).
* Evitez les positions durant vos rapports qui peuvent lui faire du mal comme lui presser la poitrine et lui bloquer sa respiration, surtout si vous êtes lourd.
* Choisissez des moments appropriés pour vos relations intimes et tenez compte du fait qu'elle puisse être malade ou fatiguée.

 

Les interdits fondamentaux du Christianisme, de l’Islam et du Judaïsme
L'adultère est le terme juridique et religieux pour désigner une relation amoureuse ou sexuelle entre deux individus non mariés entre eux mais dont l'un au moins est marié. Dans son sens le plus strict, on ne considère que l'accomplissement d'un rapport sexuel entre les deux individus.
Mais, les chrétiens peuvent commettre des péchés rien que par la pensée, il suffit d’imaginer, et le tour est joué! Dès qu’on sépare le corps de l’esprit, on multiplie en effet les occasions de péché... Pour des explications détaillées, ou pour vous dégoûter définitivement des jeux interdits.

 

La loi islamique se montre très sévère à l’encontre des gens qui commettent l’adultère, mais se déchaînent littéralement s’il s’agit d’une femme. La punition de ce “crime” peut aller jusqu’à la mort par lapidation. Les experts précisent qu’à l’origine, il fallait confiner jusqu’à leur décès les femmes ayant eu des relations sexuelles avec un autre homme que leur époux, ou bien même les célibataires ayant fait l’amour avec un homme marié. Mais ce traitement a été “adouci” de la façon suivante. Les célibataires qui ont des relations sexuelles entre eux, ou avec des partenaires mariés doit recevoir 100 coups de fouets, les femmes mariées, en plus de ce châtiment, seront ensuite mise à mort par lapidation.

 

Pour le judaïsme, si l’on en croit les experts, la lapidation des amants adultères est bel et bien mentionnée dans la Torah, cette fois, le châtiment affecte les deux acteurs, et non plus seulement la femme. Mais, depuis plus de deux mille ans, cette pratique a été abolie par les rabbins. Le repentir sera salvateur, mais ne saurait réparer les conséquences du péché!
Pour en savoir plus, des réponses détaillées sont données en tenant compte de tous les cas particuliers.

 

La fornication
Le terme fornication désigne un rapport sexuel entre deux individus non mariés entre eux. Son usage est cependant péjoratif et vieilli. On restreint souvent son usage aux rapports entre deux individus de sexes différents, les rapports homosexuels étant dans la catégorie de sodomie. Lorsque l'un des deux individus est marié, on parle d’adultère.
Cependant, la fornication revient en force sur la scène du péché!
Pour les musulmans, c’est un péché de premier ordre, et le terme est fréquemment employé pour désigner des rapports sexuels jugés illicites par la religion. Pour grossir le trait, il n’est pas rare que la masturbation soit condamnée au même titre que la fornication.

 

La sodomie est une forme de rapport sexuel aussi appelée coït anal ou rectal.
Dans certains contextes, notamment les classifications légales de certains États fédérés des Etats Unis, le terme «sodomy» inclut d’autres pratiques sexuelles jugées par certains déviantes, notamment le contact entre la bouche et le sexe (cunnilingus et fellation). Cette pratique est rigoureusement interdite aux Chrétiens, aux Juifs et aux Musulmans, encore qu’il existe quelques ambiguités, tous les experts n’étant pas d’accord.
L’idée, c’est que l’acte sexuel n’est envisageable que dans une relation hétérosexuelle, le sperme ne doit pas être répandu ailleurs que dans le vagin. Pourtant, cette pratique est assez fréquente dans certaines populations car elle permet de préserver l’hymen de la jeune fille.

 

L’impudeur
Les Chrétiens pratiquants font la différence entre les impudiques et les adultères: l’impudique est celui qui a des relations sexuelles sans être marié, contrairement à l’adultère, comme nous l’avons décrit plus haut.
Ce qui est condamné, c’est le désir, la convoitise, le regard concupiscent porté sur une personne avec laquelle la religion interdit de faire l‘amour. Et l’apôtre Paul de menacer dans sa lettre aux Ephésiens: “ aucun impudique, ou impur, ou cupide, ou idolâtre n’a d’héritage dans le royaume de Dieu.”
Cette dangerosité du regard porteur de désir conduit les musulmans à exiger le port du voile. Une femme voilée est réputée plus décente, encore faut-il que ce voile corresponde à des critères très précis. La femme “vêtue mais dévêtue” , c’est-à-dire habillée à l’occidentale, ne peut que manquer de vertu, et sera donc traitée avec mépris et violence.
Les Juives pratiquantes, dès qu’elles sont mariées, se couvrent la tête et ne montrent plus leurs cheveux qu’à leur mari.

 

L’homosexualité
Masculine ou féminine, les trois monothéismes condamnent l’homosexualité, dans certains pays arabes, les homosexuels sont passibles de la peine de mort et doivent demeurer dans la clandestinité. On ne parlera même pas de la biséxualité!
L’islam condamne sans équivoque l’homosexualité, les textes ne manquent pas pour soutenir cette position, et on trouve des hadiths qui préconisent de se débarrasser coûte que coûte des homosexuels. La loi islamique ou charia prévoit en effet la peine de mort à leur encontre. Aujourd’hui, cette religion perçoit l'homosexualité comme une maladie occidentale, conséquence de la laïcité, de l'individualisme et de la permissivité. De ce fait, de nombreux gays se voient dans l’obligation d’émigrer ou de rester dans la clandestinité.

 

L’église catholique les condamne, mais, suivent l’exemple du pape Jean Paul II qui les accueille et les exhorte à la plus totale chasteté, valorisant ainsi leur combat et leur parcours de martyre.

 

Ajoutons également au chapitre des interdits, la bestialité , la pédophilie, et surtout l’inceste, là encore, les trois grands monothéismes sont d’accord pour les proscrire, s’alignant de la sorte sur les morales en vigueur dans la plupart des sociétés.

 

 

D’après:

http://www.sexologie-magazine.com/histoire/ReligionsMonotheistes.html

 

 

 

 

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