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 La mère en Islam, dévouement et affection

31/5/2015

 

La mère en islam

 

Dès ses débuts dans le Noble Coran et la sainte Sunna prophétique, l’Islam a donné à la mère un statut distingué par rapport à celui du père pour ce qui est du dévouement, d’affection et de charité. Car pour donner la vie à l’enfant, la mère met la totalité de l’effort et porte la totalité du poids. Il existe une différence entre la paternité et la maternité. La première ne constitue pas une fatigue corporelle pour l’homme qui ne met en œuvre que son instinct et son désir, alors que la seconde constitue une tâche lourde et expose la mère au danger. C’est elle qui entretient l’enfant, qui le nourrit de tout son corps et aux dépens de sa santé, qui s’expose au danger lors de l’accouchement et de l’allaitement, ce qui entrave la liberté de la mère et réduit l’espace de son mouvement.

Premièrement, les droits de la mère sur son enfant.

La mère a par rapport à son enfant des droits importants et si nombreux qu’on ne saurait les recenser. Mais nous en citerons les suivants :

a) Lui vouer un amour et un respect aussi profonds que possibles car de tous les gens c’est elle qui mérite le meilleur traitement.

D’après Abou Hourayra Abou Hourayra (P.A.a), un homme se présenta au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit :

- Qui parmi les gens mérite mieux mon bon traitement ?

- « Votre mère. »

- « Puis qui ? »

- « Votre mère. »

-  « Puis qui ? »

- « Votre mère. »

- « Puis qui ? »

- « Votre père. »  (rapporté par Boukhari, 4/13 et Mouslim, 2548).). C’est en effet, elle qui a fait de son ventre un abri pour vous et de ses seins un abreuvoir pour vous. Son amour vous est inévitablement imposé parce que naturel. Mieux, l’amour des enfants pour leur mère et l’amour des mères pour leurs enfants fait partie de la nature dont Allah a doté les animaux. Les humains devraient s’y conformer mieux et plus particulièrement les musulmans.

b) La protection et la tenue de ses affaires quand il a un besoin. Bien plus, ceci est une dette de l’enfant vis-à-vis de sa mère. Ne l’a -t- elle pas protégée tout petit, veillé sur lui et est demeurée patiente dans la nuisance qu’il lui causait. A ce propos, le Très Haut dit : « Et Nous avons enjoint à l' homme de la bonté envers ses père et mère: sa mère l' a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durent trente mois; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit: "ش Seigneur! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m' as comblé ainsi qu' à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine. Je me repens à Toi et je suis du nombre des Soumis". » (Coran, 46:15). Les services rendus à la mère l’emportent même sur le djihad, quand les deux ne peuvent pas être conciliés.

D’après Abd Allah ibn Amr ibn al-As (Puisse Allah l’agréer) un homme se présenta au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et sollicite son autorisation de participer au djihad ,et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Vos parents sont-ils vivants ? » - « Oui » répondit-il. - « Inscrivez votre djihad dans leur service » (rapporté par Boukhari, 2842 et Mouslim, 2549).

c) Ne pas la nuire en lui faisant entendre ou voir des propos ou actes qu’elle déteste. A ce propos, le Très Haut dit : « Ne leurs dites pas : fi » (Coran, 17 :23). Si Allah interdit de dire : « fi » aux père et mère, que dire de celui qui les frappe ?

d) Dépenser sur elle si elle est pauvre et n’a pas un mari qui assure sa dépensé ou si le mari est déficitaire. En fait, pour les pieux, assurer la dépense pour la mère est préférable à la dépense faite au profit des enfants.

D’après Ibn Omar (P.A.a), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Trois personnes étaient en marche, quand la pluie se mit subitement à tomber et ils entrèrent dans une grotte au sein d’une montagne. Puis un rocher s’abattit sur la grotte et ils se dirent : que chacun de nous prie Allah en évoquant la meilleure action qu’il ait accomplie. L’un d’eux dit : «  Mon Seigneur, j’avais des parents vieux et je sortais pour faire paître le troupeau puis revenais chercher du lait pour en amener à mes père et mère qui en buvaient. Puis j’en offrais à mes enfants, à ma femme et aux autres membres de la famille. Au cours d’une nuit, j’eus un empêchement et, à mon arrivée, ils s’étaient déjà endormis et je ne voulus pas les réveiller. Au même moment, les enfants criaient de faim à mes pieds. Mais je restai au chevet de mes parents jusqu’à l’entrée de l’aube. Mon Seigneur, si vous savez que j’ai fait cela pour Te complaire, écarte le rocher un peu pour que nous puissions voir le ciel. » En ce moment, dit le rapporteur, Allah les soulagea.. » (rapporté par Boukhari, 2102 et Mouslim, 2743).

Le terme : « Yatadaghouna » signifie crier à haute voix.

e) Son obéissance et l’exécution de ses bons ordres. Si elle émet un ordre comme celui portant sur la pratique du polythéisme, point d’obéissance pour une créature dans la désobéissance au créateur. A ce propos, le Très Haut a dit : « Et si tous deux te forcent à M' associer ce dont tu n' as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez ". » (Coran, 31 : 15) ;

f) Après sa mort, il est recommandé de faire à sa place les actes expiatoires, les aumônes, les pèlerinages mineur et majeur qu’elle avait à effectuer. D’après Ibn Abbas (P.A.a), une femme issue de la tribu Djouhayna se présenta au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et dit : «  Ma mère avait formé le vœu d’accomplir le pèlerinage, mais elle est morte avant de le faire. Devrais-je le faire à sa place ? » - « Oui, faites-le à sa place. Ne voyez pas que si votre mère avait contracté une dette, vous la régleriez ? - Réglez ce qui est dû à Allah car Celui-ci mérite plus que tout autre qu’on lui paie Son dû ». (Rapporté par Boukhari, 1754).

g) De même, après sa mort, il est recommandé de lui faire du bien en le faisant avec respect à ses proches et amies. D’après Abd Allah ibn Omar, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « La meilleure forme de bienfaisance consiste à bien traiter les amies de son père après la disparition de celui-ci  » (rapporté par Mouslim, 2552).

Deuxièmement, vos droits sur votre mère

a) Veiller sur les affaires de ses enfants en les allaitant et en les gardant. Cette attitude est naturelle chez les gens et s’atteste dans leur pratique depuis le début de la création.

A ce propos, le Très Haut a dit : « Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets » (Coran, 2 : 233).

b) Vous assurer une bonne éducation, car elle en est responsable devant Allah au jour de la Résurrection parce que vous faites partie de ses protégés et elle est votre protectrice.

Abd Allah Ibn Omar dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « Vous êtes tous des bergers et tout berger est responsable de son troupeau ; l’homme est un berger au sein de sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans le foyer de son mari  et elle est responsable de son troupeau. Le domestique est un berger par rapport aux biens de son maître et il est responsable de ce qu’il garde ». Puis, dit, le rapporteur, je crois qu’il a dit : «  l’homme est un berger par rapport aux biens de son père et il est responsable de son troupeau. Vous êtes tous des bergers et vous êtes responsables de vos troupeaux. » (rapporté par Boukhari, 853 et Mouslim, 1829).

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

http://islamqa.info/fr/5053

 

 

 

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