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 Premiers convertis à l'Islam: Persécution à la Mecque

2/1/2015

 

Musulman et fier de l'être

Durant les premières années de sa mission, le Prophète prêcha aux membres de sa famille et à ses amis intimes. La première femme à embrasser l’islam fut son épouse Khadija; le premier enfant fut son cousin Ali, dont il avait la charge; et le premier serviteur fut Zayd, cet ancien esclave auquel il avait rendu sa liberté. Son ami de longue date, Abou Bakr, fut le premier homme libre à embrasser l’islam. Plusieurs années plus tard, le Prophète dit, à son sujet : « Tous ceux que j’ai appelés à l’islam ont d’abord hésité, à l’exception d’Abou Bakr. »

Plus tard, il reçut l’ordre divin de commencer à prêcher ouvertement et de dénoncer l’idolâtrie. Au début, les notables de Qouraysh ignorèrent cet étrange petit groupe, voyant Mohammed comme un cas désespéré d’auto-illusion. Mais après un temps, ils vinrent à réaliser que ce qu’il prêchait, et qui attirait de plus en plus de fidèles parmi les pauvres et les indigents (ce qui était vu comme subversif), représentait une menace à leur religion et à la prospérité de la Mecque. Une guerre ouverte, cependant, n’aurait pas servi leurs intérêts. Leur pouvoir dépendait de leur unité et l’exemple de Yathrib – qui était déchirée par des conflits tribaux – étant un sévère avertissement de ce qui risquait d’arriver dans leur propre cité, ils choisirent d’attendre le bon moment. De plus, le clan Hashim, indépendamment de ce qu’il pensait réellement de son mouton noir, était tenu, par la coutume, de le défendre s’il était attaqué.

Pour un temps, ils se contentèrent de se moquer d’eux ouvertement, ce qui est probablement l’arme la plus efficace de l’homme lorsqu’il cherche à rejeter la vérité, la moquerie ne comportant pas le même degré d’implication que les actes de violence. Son oncle Abou Talib le pria de laisser tomber son prêche afin de ne pas compromettre sa sécurité et celle de son clan. Mais Mohammed lui dit : « Ô mon oncle, je jure par Dieu que même s’ils déposaient le soleil dans ma main droite et la lune dans main gauche pour me faire renoncer à cette affaire, je n’y renoncerais jamais, jusqu’à ce que Dieu la fasse triompher ou que j’y perde la vie. » Abou Talib répondit, en soupirant : « Ô fils de mon frère, je ne t’abandonnerai pas. »

Mais la tension, dans la cité, augmenta petit à petit, mois après mois, au fur et à mesure que son influence spirituelle se répandait, ébranlant l’hégémonie des notables de Qouraysh et créant la division au sein de leurs familles. Cette influence menaça encore plus l’ordre établi lorsqu’à travers des révélations successives, Dieu se mit à dénoncer l’insensibilité de la classe riche mecquoise, de même que sa cupidité et son avarice. L’opposition, à ce moment-là, était menée par un certain Abou Jahl, avec Abou Lahab et le beau-frère de celui-ci, un jeune homme plus fin et plus doué que les deux autres, Abou Soufyan. Revenant un jour de la chasse, Hamza, un autre oncle de Mohammed qui était jusqu’alors demeuré neutre, fut si irrité lorsqu’on le mis au courant des insultes proférées à l’endroit de son neveu qu’il alla trouver Abou Jahl, lui frappa la tête avec son arc et annonça sur-le-champ sa conversion à l’islam.
Les persécutions commencent

Vers la fin de la troisième année, le Prophète reçut l’ordre de se lever et de mettre les gens en garde. Il commença donc à prêcher en public, dénonçant la folie insensée de l’idolâtrie face aux merveilleuses lois du jour et de la nuit, de la vie et de la mort, de la croissance et de la décrépitude, signes du pouvoir de Dieu attestant de Son unicité. C’est à ce moment-là, lorsqu’il commença à parler contre leurs idoles, que les membres de Qouraysh s’opposèrent activement à lui par des moqueries et des insultes, puis par la persécution de ses disciples les plus pauvres. La seule raison pour laquelle ils ne cherchèrent pas à le tuer était la crainte de la vengeance du clan auquel appartenait sa famille. Mais fort de l’inspiration divine, le Prophète continua de mettre les gens en garde et à les implorer, tandis que Qouraysh faisait tout en son pouvoir pour ridiculiser ses enseignements et démoraliser ses fidèles.
La fuite vers l’Abyssinie

Durant les quatre premières années, les convertis provenaient surtout de milieux pauvres et ils étaient, pour la plupart, incapables de se défendre contre l’oppression qu’ils subissaient. Les persécutions qu’ils enduraient étaient si cruelles que le Prophète conseilla à tous ceux qui le pouvaient d’émigrer, du moins temporairement, en Abyssinie (l’Éthiopie d’aujourd’hui), où ils seraient bien reçus par le chrétien Négus, « un roi juste et probe ». Près de quatre-vingts convertis quittèrent le pays, en l’an 614.

Cette alliance avec une puissance étrangère irrita encore plus les Mecquois; ils envoyèrent des émissaires demander à Négus l’extradition des musulmans. Un important débat eut lieu à la Cour et les musulmans l’emportèrent en démontrant, tout d’abord, qu’ils adoraient le même Dieu que les chrétiens, puis en récitant quelques versets du Coran relatifs à la vierge Marie, ce qui fit fondre Négus en larmes. Il dit : « En vérité, cela provient de la même source que ce que Jésus a apporté. »

Mais en dépit des persécutions et de l’exil forcé, le nombre de musulmans augmenta encore, ce qui inquiéta Qouraysh au plus haut point. L’adoration des idoles, à la Ka’aba, dont ils étaient gardiens, était leur première préoccupation. Lors du pèlerinage, ils postèrent des hommes sur tous les chemins pour mettre en garde les tribus contre le fou qui prêchait parmi eux. Ils tentèrent ensuite d’amener le Prophète à accepter un compromis : ils embrasseraient sa religion à condition qu’il la modifie de telle sorte à y inclure leurs divinités pour intercéder auprès de Dieu. En retour, ils lui offraient de faire de lui leur roi s’il renonçait à dénoncer l’idolâtrie. Mais ils se virent opposer un refus catégorique de la part du Prophète.
La conversion d’Omar

Puis, il y eut un ajout de poids, dans les rangs des musulmans : Omar ibn al-Khattab, un des jeunes hommes les plus en vue dans la cité, se convertit à l’islam. D’abord très irrité par la popularité croissante de cette nouvelle religion – si contraire à tout ce qu’on lui avait enseigné depuis son enfance – il avait juré de tuer Mohammed, sans égard aux conséquences qui pouvaient s’ensuivre. Mais quelqu’un lui fit remarquer qu’avant de poser un tel geste, il avait intérêt à s’occuper de sa propre famille, puisque sa sœur et le mari de cette dernière s’étaient convertis depuis peu. Faisant irruption dans leur maison, il les trouva en train de lire la sourate Ta-Ha; et quand sa sœur reconnut qu’ils s’étaient bel et bien convertis à l’islam, il la frappa violemment. Puis, terriblement honteux de son geste, il demanda à voir ce qu’ils lisaient. Après avoir insisté pour qu’il fasse d’abord ses ablutions, elle lui tendit le texte; et, au fur et à mesure de sa lecture, une soudaine et complète transformation s’opéra en lui. Le doux pouvoir des paroles de Dieu le transforma à jamais! Il alla directement voir Mohammed et embrassa l’islam.

Un homme comme Omar était trop important, dans la hiérarchie sociale, pour qu’on s’en prenne à lui, ce qui n’était pas le cas de la majorité des nouveaux convertis, qui étaient soit pauvres soit esclaves. Les pauvres étaient capturés et battus, tandis que les esclaves étaient torturés par leurs maîtres, qui cherchaient à les faire renoncer à leur nouvelle religion. Malheureusement, Mohammed avait peu de pouvoir pour leur venir en aide.

Un esclave noir, Bilal, fut ligoté, nu, sous le soleil brûlant, et ses tortionnaires déposèrent sur son torse une énorme pierre. Ils le pressèrent de renoncer à l’islam s’il voulait que cessent les tortures. Mais son unique réponse fut « Ahad! Ahad! (Dieu est unique! Dieu est unique!). Alors qu’il était dans cet état, près de mourir, Abou Bakr l’aperçut et le racheta à ses maîtres pour une somme exorbitante. Il fut soigné chez Mohammed et devint l’un de ses plus proches et plus chers compagnons. Quand, beaucoup plus tard, on chercha un moyen d’appeler les gens à la prière, Bilal devint le premier mouezzine de l’islam (c’est-à-dire le premier à monter dans un minaret et à appeler, à haute voix, les musulmans à la prière). On parlait de lui comme d’un homme Noir, grand et mince, doté d’une puissante voix, un visage de corbeau sous des cheveux gris, d’un homme chez qui le soleil, durant son supplice, avait tout brûlé à l’exception de son amour pour Dieu et pour Son messager.
Destruction du document

Frustrée de toutes parts, l’oligarchie mecquoise, sous le leadership d’Abou Jahl, rédigea un document officiel imposant un boycottage contre le clan Hashim tout entier. Aucune transaction commerciale avec eux ne serait permise jusqu’à ce qu’ils bannissent Mohammed et nul n’aurait le droit d’épouser une de leurs femmes ni de donner leur fille à l’un de leurs hommes. Pendant trois ans, le Prophète et les siens furent forcés de demeurer dans leur forteresse, située dans une des gorges montagneuses descendant vers la Mecque.

Avec le temps, certaines bonnes âmes de Qouraysh se lassèrent de boycotter des gens qui, après tout, étaient de vieux amis et voisins. Ils s’arrangèrent pour obtenir une révision du document, qui avait été placardé à l’intérieur de la Ka’aba. Mais lorsque le document fut apporté à l’extérieur, ils découvrirent qu’il avait été presque entièrement détruit par des fourmis blanches, à l’exception des mots « Bismika Allahouma » (en Ton nom, ô Dieu). Quand les notables virent cela, ils annulèrent l’interdiction et le Prophète fut à nouveau libre de circuler dans la cité. Entre-temps, cependant, l’opposition à son message s’était répandue et avait pris de l’ampleur. Il n’eut que peu de succès auprès des Mecquois et lorsqu’il tenta, à nouveau, d’aller prêcher dans la ville de Taïf, il essuya un échec. Sa mission se déroulait donc difficilement quand, au moment du pèlerinage, il rencontra un petit groupe d’hommes qui l’écouta avec attention.

 

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