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 Les trois types de patience

15/12/2014

Pour chaque maladie, il existe un remède. La patience, certes difficile et éprouvante, peut être réalisée grâce au savoir et aux efforts soutenus.

En général, il y a trois types de patience :

1- La patience contre les péchés

2- La patience dans l’accomplissement des bonnes œuvres

3- La patience en cas de crises et de difficultés

Il se peut que quelques personnes soient patientes en cas de crises ou le soient en ce qui concerne l’accomplissement des bonnes œuvres, mais devant la tentation, elles peuvent s’effondrer et ne pas résister. D’autres peuvent avoir un comportement très respectueux et une capacité de résistance face aux péchés mais peuvent ne pas avoir de la patience pour l’accomplissement des bonnes œuvres. Le meilleur, bien sûr, serait d’avoir les trois genres de patience à la fois.

Ceci n’empêche pas que parmi les trois genres de patience, les deux premiers soient plus appréciés par Allah même si les sinistres rencontrés étaient très graves. En effet, le fait de patienter en cas de sinistres n’est qu’un genre obligé de patience. Par contre, en ce qui concerne le premier et le deuxième genre de patience, il s’agit d’une patience facultative : dans ce cas, c’est donc la personne elle-même qui choisit de patienter sans être obligée de le faire. Il s’ensuit qu’en comparant la patience du prophète Daoud (‘alayhi Assalam) au moment de sa maladie, de la perte de sa fortune et de ses fils à celle du prophète Youssef (‘alayhi Assalam) lorsqu’il fut mis à la prison, vous trouverez que la patience de Youssef (‘alayhi Assalam) était plus parfaite parce que tout simplement, c’est lui qui a choisi d’être emprisonné. Dans sa vie il rencontra plusieurs épreuves : celle d’être jeté dans un puits, celle d’être réduit à l’esclavage, mais l’épreuve la plus dure est celle d’avoir choisi le prison comme refuge contre le risque de pécher.

La patience contre les péchés

Ce genre de patience est très difficile surtout pour les jeunes chez qui les relations sexuelles sont de grand intérêt, pour affaiblir la séduction des péchés illicites, il convient d’éviter les préliminaires qui mènent aux péchés. Ainsi, on ne posera pas son regard sur ce qui est illicite à voir, et on veillera à libérer nos instincts et à assouvir nos besoins de façon noble et licite telle que Dieu nous a appris. Chaque plaisir illicite a un équivalent licite. Si l’adultère est un péché, les rapports sexuels entre époux sont des actions honorables. Trouvons donc notre satisfaction dans le licite.

La patience dans l’accomplissement des bonnes œuvres

La persévérance à accomplir les bonnes œuvres est le genre de patience le plus apprécié par Allah car l’adoration d’Allah par l’accomplissement de Ses ordres est en elle-même la raison d’être de notre création sur terre. C’est pour cette raison aussi que dans les verstes du Coran Allah dit: « Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant … » (Sourate Al-‘An‘âm, 160). Ce sont ces bonnes œuvres qui font en sorte qu’Allah accorde Sa grâce aux gens pour qui les péchés et les bonnes œuvres sont égaux sur la balance de jugement. Dans un Hadith Qodssy,: « Ma Grâce a devancé Ma Colère ».

La patience en cas d’épreuves

La patience face aux difficultés englobe une série de moments et de situations où le croyant doit patienter face à la mort d’un proche, face à une maladie permanente, face à des situations difficiles causées par autrui, face à la pauvreté ou enfin face aux différends conjugaux.

La patience face à la mort d’un proche : ce proche peut être le mari ou la femme… Il est d’autant plus dur à supporter pour la femme qui perd son époux ou l’un de ses enfants ….

Abou Moussa Al-Ach’ari (Radia Allah ‘anh) rapporta que le prophète (Sallah Allah ‘alayhi wa sallam) a dit : ‘Lorsque l’enfant du serviteur meurt, Allah demande aux anges : ‘Avez-vous saisi l’enfant de Mon Serviteur ?’ et les anges répondent : ‘Oui, Seigneur’. Il demande de nouveau : ‘ Avez-vous saisi le fruit de son cœur ? ’ et les anges répondent : ‘Oui, Seigneur’. Il leur demande : ‘Et qu’est ce que Mon Serviteur a dit ?’ et les anges répondent : ‘Il T’a loué et a dit : nous appartenons à Allah et nous lui reviendrons’. Alors Allah ordonne à Ses anges de bâtir à Son Serviteur une maison dans le paradis et d’appeler cette maison ‘la maison de louange’.

Il faut percevoir les catastrophes d’une autre manière et comprendre le sens réel qu’elles cachent. Savez-vous par exemple qu’Allah dit au jour dernier aux enfants, qui sont morts avant d’atteindre l’âge de l’obligation, d’entrer au paradis, mais que les enfants Lui disent qu’ils ne veulent pas y entrer sans leurs pères et mères. Allah leur dit alors : prenez les mains de vos parents et faites les entrer avec vous.

La patience face aux maladies : comme la perte de la vue, les maladies psychologiques ou la dépression, etc. Une histoire nous est rapportée par le compagnon du prophète ‘Ataa Ibn abi Rabah (Radia Allah ‘anh) a dit: «Ibn Abbas m'a dit: «Veux-tu que je te montre une femme de ceux que Dieu destine au Paradis?» Je dis: «Oui». Il dit: «Cette femme noire est venue dire au prophète (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam): «J'ai des crises d'épilepsie au cours desquelles il m'arrive de me découvrir malgré moi. Prie donc pour moi Dieu»! Il lui dit: «Si tu veux bien patienter, tu as le Paradis et, si tu veux que je prie Dieu pour ta guérison, je le fais et Il te guérira». Elle dit: «Je préfère plutôt patienter». Puis elle ajouta: «Il m'arrive dans ces crises de me découvrir, prie Dieu pour que cela ne m'arrive plus». Et il pria pour elle» [URA].

La perte de vue est aussi une épreuve qui a comme récompense le paradis et c’est ce que montre le Hadith Qodssy : ‘Le Serviteur que j’ai éprouvé par la perte de ses deux chères (les yeux puisqu’elles ont une importance majeure), aura pour récompense le paradis’.

Le fait de supporter la douleur est aussi en soi un genre de patience. Le Prophète (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam) a dit: ‘Aucun mal n'atteint le musulman, que ce soit une douleur chronique, une fatigue, une maladie, une tristesse ou même une mélancolie qui l'abat, sans qu'il ne lui serve d'expiation à ses péchés". (Sahih Muslim). Aicha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit J’ai entendu l'Envoyé d'Allah (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam) dire: "Aucun mal n'atteint le musulman –fût-ce d’une simple piqûre d'épine- sans qu'Allah ne lui accorde, en revanche, un grade en plus au Paradis et ne lui remette un péché". (Sahih Muslim)

La patience en cas de crises et de difficultés, la patience de supporter les embarras et les propos désagréables des autres qu’ils soient le mari, le père, la voisine, la belle mère, ou l’ennemi. Par conséquent, en cas de propos désagréables, le verset dont nous devrions se souvenir est « Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires » (Sourate Ach-Choûrâ, 43).

En lisant toutes ces versets coranique et Hadith nous constatons que Allah Sobhanh voulait pardonner à toutes ses créatures surtout en lisant ce hadith: ‘ L’abondance des épreuves et des difficultés qui confrontent le musulman dans sa fortune, ses enfants ou son corps, finira par le rendre à Allah sans aucun péché’.

Un très bon hadith à apprendre

D'après 'Abû Hurayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Sallah Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: "Sept personnes seront à l'ombre d'Allah le Jour où il n'y aura plus d'ombre que la Sienne: le souverain équitable; le jeune homme qui a éteint l'ardeur de sa jeunesse dans l'adoration d'Allah; l'homme dont le cœur est attaché aux mosquées (qui tient à s'y rendre et à y attendre la prière); deux hommes qui, s'aimant en Allah, se réunissent pour Allah et se séparent selon Son décret (par la mort); l'homme qui refuse l'invitation à la fornication offerte par une belle femme de haute naissance, en disant: "Je crains Allah"; l'homme qui fait l'aumône en secret au point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche; et l'homme, en retraite spirituelle, qui invoque Allah et a, par attendrissement, les larmes aux yeux". (Sahih Muslim)

Conclusion

Nous concluons que la patience la plus appréciée est celle requise pour l’accomplissement des bonnes œuvres suivie par celle de résister face aux tentations et en fin celle de patienter en cas d’épreuves.

Veuillons nous à rectifier progressivement notre comportement jusqu’à ce qu’on se débarrasse des mauvaises habitudes et des comportements déviants.

Wa salam alikoum wa rahmato Allah wa Barakatoho

Source:

amrkhaled.net

islamophile.org

hadith.al-islam.com

 

http://imaniatte.over-blog.com/categorie-486847.html

Tags : patience islam
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