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 Qu'est ce que le "bon" stress?

23/6/2014

stress

Dans les pays occidentaux, le quart de la population se considère généralement comme très stressé. Dans tous les magazines, on martèle que le stress est mauvais pour la santé. Or, certaines études révèlent le contraire…Comment faire du stress un allié ?

Le stress une reaction vitale
Se sortir des griffes d’un lion furieux, échapper à un feu de forêt ou fuir à toutes jambes devant une tribu ennemie…Bien que l’homme moderne soit rarement confronté à ce genre de situation , il garde en lui la mémoire de ces réactions primitives. Le « stress », dont nous sommes si nombreux à se plaindre, n’est rien d’autre qu’une réaction de survie. Face à un danger, l’organisme doit agir vite : il déclenche, presque instantanément, une cascade de réponses hormonales et physiologiques lui permettant de s’en sortir.

Dès que le cerveau (plus précisément l’amygdale) perçoit le danger, de façon réflexe, l’hypothalamus et l’hypophyse réagissent, cette dernière agissant à son tour sur les glandes surrénales. Celles-ci libèrent instantanément de l’adrénaline et de la noradrénaline, ainsi que du cortisol, de puissantes hormones. Conséquence ? Le rythme cardiaque s’accélère, la pression sanguine grimpe, les sens s’aiguisent, et le sang afflue en trombe dans les jambes et les bras. Le corps est prêt pour le combat… ou pour la fuite !

Ces réactions indépendantes de notre volonté permettent de faire, en un éclair, un pas de côté si une voiture nous frôle ou de bondir si un molosse nous aboie dessus… Autant dire que le stress est vital, et qu’on ne peut pas s’en passer. Sans oublier que les événements positifs, comme un mariage, un changement de travail, une promotion ou une émotion amoureuse, sont eux aussi stressants…mais non moins souhaitables et bénéfiques.

Qu’est-ce que le bon stress ?

On l’a vu : sans stress, nous ne pourrions pas réagir dans l'urgence. Mais les modifications hormonales qui surviennent en cas de stress ne sont pas destinées à durer longtemps. Une fois le danger écarté, le taux d’hormones doit revenir à la normale.

Or, dans bien des cas, l’organisme ne parvient pas à sortir de l’état de stress, soit parce qu’il « panique » trop souvent, soit parce qu’il perçoit des facteurs stressants de façon quasiment continue. Ainsi, dans bien des cas, le corps déclenche cette réponse de « survie » dans des situations pourtant peu dangereuses, et sur de longues périodes. Le stress peut par exemple monter si l’on est coincé dans un embouteillage, avant d’entrer en réunion, lorsque le petit dernier fait une colère, ou chaque jour dans le métro…

Et c’est là que le bât blesse. Les modifications physiologiques persistantes de stress « usent » l’organisme. À long terme, le stress augmente la pression sanguine et le risque d’accidents cardio-vasculaires, provoque des modifications cérébrales (qui augmentent le risque d’anxiété et de dépression) et des troubles du sommeil, accroissent le risque d’obésité, etc.

Ce stress inutile est un véritable fléau : que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord, plus du quart de la population se plaint d’être très stressée, en particulier les étudiants et les travailleurs. Mais le stress est-il pour autant l’ennemi à abattre ? Pas forcément, selon plusieurs études récentes qui mettent en lumière ses bienfaits, à condition de savoir le gérer…

De plus en plus de bienfaits mis en lumière
Le stress, c’est forcément mauvais. C’est en tout cas ce qu’on lit et entend partout, et force est de constater que la boule au ventre et les mains moites ne sont pas des sensations agréables. Mais de façon surprenante, les chercheurs s’aperçoivent que le stress, en particulier lorsqu’il est aigu – et non chronique –, a des effets positifs sur l’organisme. En donnant un « boost » d’énergie et en rendant le corps plus alerte (paré pour la fuite !), le stress déclenche des réactions physiologiques utiles et constructives. De quoi donner raison à l’adage qui dit que ce qui ne tue pas rend plus fort…

Par exemple, le stress renforce le système immunitaire et pourrait même protéger, à long terme, contre les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, en gardant le cerveau aux aguets ! Des études ont ainsi montré que les personnes présentant un niveau modéré de stress avant de subir une opération chirurgicale récupèrent plus vite que celles qui n’étaient pas du tout anxieuses.

Et ce n’est pas tout. Au laboratoire, à l’Université de Californie, des expériences menées sur des rats ont montré que l’exposition à un stress aigu augmentait le nombre de cellules souches neurales dans le cerveau, facilitant l’adaptation de l’animal aux environnements changeants.

Bref, le stress n’est pas toujours nuisible, au contraire. À un certain niveau, il permet de stimuler, d’améliorer les performances cognitives et comportementales, de rester alerte et motivé. À tel point que les chercheurs parlent parfois, en anglais, d’eustress pour désigner le bon stress, par opposition au distress, le stress négatif.

Le bon stress : une question de perception
Le stress, s’il survient au bon moment et sans excès, stimule les performances, améliore les capacités, nous permet de travailler mieux, plus vite, et d’agir plus efficacement. Mais il peut aussi, s’il devient chronique, être totalement contre-performant, et causer des problèmes de santé.

Comment garder le contrôle, sans se laisser envahir par les émotions négatives ? En se persuadant que le stress est bon pour nous, comme le suggère une étude publiée en 2013 par des chercheurs de l’université de Wisconsin-Madison, aux Etats-Unis. Ceux-ci ont demandé à 29 000 personnes d’évaluer leur niveau de stress au cours de l’année précédente, et de préciser dans quelle mesure elles pensaient que cela influençait leur santé. Ils ont suivi cette cohorte pendant 8 ans, et ont découvert que les personnes se plaignant d’un haut niveau de stress et convaincues que celui-ci était néfaste voyaient leur risque de décès augmenter de 43%. À l’inverse, les gens très stressés mais y accordant peu d’importance avaient le taux de mortalité le moins élevé.

Bilan ? Plutôt que de voir le stress de façon négative, mieux vaut le tourner à son avantage, en considérant qu’il nous dynamise et nous stimule. Et évidemment, il est important de réussir à le canaliser, notamment par des exercices de relaxation et de respiration, afin d’apprendre à notre cerveau à en faire bon usage, et à ne pas s’emballer.

 

Sources :

- TED blog. Could stress be good for you? Recent research that suggests it has benefits.
- https://newscenter.berkeley.edu/2013/04/16/researchers-find-out-why-some-stress-is-good-for-you/
- Acute stress enhances adult rat hippocampal neurogenesis and activation of newborn neurons via secreted astrocytic FGF2 (eLife, 4/16/13)
- Good stress, bad stress and oxidative stress: insights from anticipatory cortisol reactivity. Psychoneuroendocrinology. 2013 Sep;38(9):1698-708. doi: 10.1016/j.psyneuen.2013.02.004. Epub 2013 Mar 13.

 

 

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