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 Le sens moral des animaux

28/3/2014

La croyance dominante a longtemps été que seule l’espèce humaine savait distinguer le Bien du Mal, et donc était dotée d’un sens moral supposant des émotions plus complexes que la fuite ou l’agressivité.

 

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Une étude récente semble démontrer que certaines espèces ont un ensemble de codes moraux avec des mises en contraintes pour le faire respecter si besoin, et qu’ils développent des comportement qui vont au-delà des émotions primaires ou de l’instinct de domination.

“Le professeur Marc Bekoff, de l'université du Colorado, croit que les "bonnes moeurs" sont ancrées dans le cerveau de tous les mammifères, au même titre que l'instinct. Par exemple, les loups dominants font preuve d'équité : ils échangent leurs rôles avec des loups de rangs inférieurs, montrant de la soumission et leur permettant de mordre. Ils sont habitués à ces « jeux » très jeunes.”

La possibilité de changer de rôle suppose une forme d’abstraction dans la relation et une mise en jeu de sa place initiale. A ce niveau on n’est plus dans les instincts primaires.

“Les chimpanzés montrent aussi un sens de la justice en attaquant ceux du groupe qui transgressent les codes. Comme l'Homme, les dauphins et les baleines ont des cellules fusiformes dans leur cerveau, ce qui fait qu'ils montrent un intérêt envers les autres espèces. “


Pour autant, il y a selon certains une différence:

“Le professeur Frans de Waal, qui étudie le comportement des primates à l'université Emory d'Atlanta, déclare : « Je ne pense pas que les animaux aient une morale au même sens que celle que nous avons, nous les hommes, avec un sens développé et raisonné du bien et du mal ».

Encore que nous ne soyons pas dans la peau des animaux pour en juger.

La neuro-biologie peut-elle apporter plus de réponses, par l’étude comparée des cerveaux et des cellules et organisations qui les composent? On commence à savoir par exemple que nos émotions atteignent une certaine complexité grâce à des zones précises du cerveau. Qu’en est-il pour les autres espèces animales, et quelle est la distance réelle qui nous sépare d’eux?

On peut aussi remarquer que les humains, malgré leur conscience morale, sont les pires prédateurs de toutes les espèces. Comment serions-nous sans la morale pensée, avec uniquement une morale naturelle fondée sur la préservation de soi et donc de l’espèce? Car si nous ne voulons pas subir de préjudice de quelqu’un d’autre, un premier pas dans la morale naturelle est ne ne pas lui en causer.

Sommes-nous vraiment si différents des animaux? Sur le plan du langage et de l’habileté manuelle, certainement. Pour le reste?

 

 

 

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/05/26/le-sens-moral-des-animaux.html

 

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