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 la fausse couche : ce qui est recommandé de faire

25/3/2014

 

- Regard de l’islam par rapport à la fausse couche :

Il est normal de se sentir triste et bouleversé après l’interruption brutale d’une grossesse désirée. Le fait de perdre son enfant constitue une grande épreuve pour les parents.

Allah a dit : " Est-ce que les gens pensent qu'on les laissera dire : ‹Nous croyons !› sans les éprouver ? (Sourate Al-Ankabut, L'araignée, 29, verset 2)

Selon Abou Hourayra (qu’Allah soit satisfait de lui), le Messager de Dieu (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  Le croyant et la croyante ne cessent d’être éprouvés dans leur corps, leurs enfants et leurs biens jusqu’à ce qu’ils rencontrent Dieu le Très-Haut sans avoir à répondre d’aucun péché.  » (Rapporté par Tirmidhi)

Ousama Ibn Zeyd (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : « L'une des filles du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui envoya quelqu'un pour l'inviter à venir chez elle et pour lui apprendre que l'un de ses fils était mourant. Il dit à l'envoyé :

«  Retourne auprès d'elle et informe-la que Dieu exalté n'a pris que ce qui Lui appartenait et ce qu'il a donné Lui revient. Tout auprès de Lui est lié à un terme déjà nommé. Ordonne-lui donc de patienter dans l'espoir de la récompense de Dieu.  »

- Le mérite des parents  :

Les hadiths suivants narrent la récompense attribuée aux parents qui auront été endurant lors de cette épreuve : Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte : « Le Messager de Dieu (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

« Chaque fois qu'un Musulman perd trois enfants mineurs, Dieu l'introduit automatiquement au Paradis à cause de la miséricorde qu'il a eue pour eux.  » (Hadith unanimement reconnu)

Abou Sa'id Al Khoudri (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte : « Une femme vint dire au Messager de Dieu (bénédiction et salut soient sur lui) :

« O Messager de Dieu ! Les hommes se sont réservés à eux seuls tes Hadiths. Laisse donc pour nous l'une de tes journées pour nous enseigner de ce que Dieu t'a appris. »

Il lui dit : « Réunissez-vous tel jour.  »

Elles se réunirent donc et le Prophète vint à elles et leur enseigna de ce que Dieu lui avait appris. Puis il leur dit :

« Chacune d'entre vous qui sera précédée dans l'autre monde par trois de ses enfants trouvera en eux un écran contre le Feu.  »

L'une d'elles lui demanda : « Et si ce ne sont que deux ? »

Il dit : « Même s'ils ne sont que deux.  » (rapporté par Mouslim)

Mouslim a rapporté qu'Abou Hassan a dit : "Je dis à Abou Horeira (qu’Allah soit satisfait de lui) de nous raconter un hadith qui dissipe la tristesse due à la perte de nos morts. Il me répondit : « Sûrement, les petits enfants parmi les morts sont des urodèles du Paradis. Chacun d'eux recevra son père (ou suivant une variante son père et sa mère), le tiendra par sa tunique (ou par la main) et ne le quittera pas avant qu'il ne le fasse entrer au Paradis. »

Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète Mohammed (bénédiction et salut soient sur lui) a dit en ce sens que (le Jour du Jugement Dernier), le fœtus qui n'était pas encore complètement formé argumentera avec Allah en faveur de ses parents lorsqu'ils seront conduits en Enfer.

On dira alors à ce fœtus (n'étant pas arrivé à terme et n'ayant donc pas connu un développement complet) de conduire ses parents au paradis, ce qu'il fera en les tirant par (le cordon ombilical attaché à) son nombril. (rapporté par Ibn Madjah)

- Le sort du fœtus mort prématurément :

Les savants sont tous unanimes sur le fait de dire que les enfants de musulmans décédés iront au Paradis.

L’imam Ahmad ( puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Qui doute que les enfants des musulmans seront au Paradis ? »

Il dit aussi : «  Pas de divergence les concernant. »

Al-imam al-Nawawi dit : «  Les savants reconnus des musulmans sont d’avis que les enfants des musulmans morts prématurément iront au paradis car ils n’ont pas atteint l’âge de responsabilité.  »

Al-Qurtoubi dit : « L’avis selon lequel ils iront au Paradis est celui de la majorité (.....) certains savants nient même l’existence d’une divergence de vues à ce propos. »

Selon Abou Mousa (qu’Allah soit satisfait de lui), le Messager de Dieu (pbsl) a dit : « Quand l'esclave de Dieu perd l'un de ses enfants, Dieu dit à Ses Anges : « Avez-vous retiré l'âme du fils d'untel ?  »

Ils disent : « Oui. »

Il dit : « Vous avez donc cueilli le fruit de son cœur ?  »

Ils disent : « Oui. »

Il leur demande : «  Qu'a dit alors Mon esclave ?  »

Ils dirent : « II T'a loué et dit : « Nous appartenons à Dieu et c'est à Lui que nous devons retourner. »

Dieu le Très-Haut dit : « Construisez donc pour Mon esclave une maison au Paradis et appelez-la : La maison de la louange.  » (Rapporté par Tirmidhi)

Les Imam Ahmad, Ibn Hibban et Hakim rapporte que Abou Houreira a dit : Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  Les enfants des musulmans seront au Paradis sous la charge de Ibrahim et de Sarah.  »

Dans une autre version : «  Les enfants des croyants seront au Paradis sous la charge d'Ibrahim et de Sarah jusqu'à ce qu'ils les remettent à leurs parents le Jour dernier.  »

- Faut-il donner un nom au fœtus mort prématurément ?

Les savants recommandent de donner un nom au foetus perdu suite à une fausse couche, car l'enfant sera appelé le Jour de la Résurrection par ce nom.

Si le sexe de l’enfant n’a pas été déterminé, il faudra lui donner un nom qui convienne aussi bien à une fille qu'à un garçon (comme Talhah, Rajaa, Hind, Tarafah, Hunayda, Khârija,'Umayra, Zur'a....)

Il existe des hadiths conseillant de nommer les foetus perdus, mais aucun n'est authentique.

- Faut-il faire la prière mortuaire sur le fœtus et l’enterrer ?

A la suite d'une fausse couche, à partir du moment où un embryon ou un fœtus est sorti du corps de la femme, il doit systématiquement être enterré, et ce, même si cela se passe au début de la grossesse.

Il est en effet indiqué dans l'ouvrage "'Iânatout Tâlibine", qui traite de la jurisprudence suivant l'école châféite, que le "Moudhghah" et le "'Alaqah" (ces termes, évoqués dans le Qour'aane, désignent deux étapes différentes du début de la formation embryonnaire) doivent être enterrés. (Réf : 2ème Djouz / Page 123)

Selon l’imam Ahmad (qu’Allah lui fasse miséricorde) si le fœtus a atteint le terme des quatre mois, alors il devra être lavé et la prière mortuaire devra être effectuée. C'est aussi l’avis de Sa’id ibn al-Musayyib, Ibn Sirin et Ishaaq.

En ce qui concerne le cas d’un foetus de moins de quatre mois de gestation, il ne devra pas être lavé et la prière funéraire ne sera pas nécessaire, mais il devra être enveloppé dans un linceul et être enterré.

Cela s’explique par le fait que l'âme n'a pas encore été insufflée (dans un certain nombre de Hadiths authentiques où sont détaillés les différentes étapes du développement embryonnaire, le Prophète Mohammed (pbsl) affirme que l'âme est insufflée dans le fœtus au terme du quatrième mois de grossesse) ; ainsi, il ne convient pas d’effectuer la prière funéraire sur un foetus de moins de 120 jours car, sans âme, il est considéré comme le sang ou quelque chose d’inanimé.

Allah est Le plus savant.

Yamina H.

 

Article écrit avec l’appui du livre : « Riyad as-Salihin (Le jardin des vertueux) » et du site www.islam-qa.com 

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