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 Le statut de celui qui ne fait pas le Ramadan

21/6/2015

Le jeûne du mois de Ramadhân est obligatoire pour tout musulman capable et responsable de ses actes. Par conséquent, cela n'est pas obligatoire pour le non musulman, comme cela n'est pas accepté de lui [s'il le faisait]. Néanmoins, s'il devient musulman pendant le mois [de Ramadhân], il doit jeûner alors le reste du mois sans compenser les jours précédents lorsqu'il était non musulman. Le jeûne n'est pas obligatoire pour l'enfant, mais il sera valable pour l'enfant qui discerne et en sera récompensé. Le jeûne n'est pas obligatoire pour la personne qui n'a pas la raison, et si elle jeûne tout de même, cela ne sera pas valable, car il faut [pour cela] l'intention. Le jeûne n'est pas obligatoire pour la personne malade comme pour celle qui est en voyage. Mais elles compenseront ce jeûne une fois leur situation rétablit. Allâh – Ta'âla – dit :

« Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours. »

 Coran, 2/185

L'obligation de compensation du jeûne [non jeûné] se fait pour le voyageur lorsqu'il retrouve résidence, pour le malade lorsqu'il retrouve la santé, pour celle qui est dans un état d'impureté ou en état de menstrues lorsqu'elle retrouve son état de pureté. Delà, le jeûne [après ces situations] est obligatoire pour eux sur la base de l'ordre qu'il en est de jeûner. Ainsi, lorsque leurs situations le permettent, l'obligation s'impose pour eux de compenser les jours non jeûnés. Le résident se doit de jeûner le mois, la femme qui a ses menstrues ou des saignements est excusée jusqu'à ce qu'elle accomplisse son cycle menstruel et que le sang cesse de couler. Quant à celui qui est malade, il se doit de compenser tous les jours manqués [après avoir retrouvé la santé]. Cependant, si son état lui permet de jeûner tout en supportant des difficultés, alors il n'y a pas mal pour lui de jeûner, à condition que cela ne soit pas nuisible à sa santé. Ainsi, le voyageur et la personne malade ont le choix de jeûner ou pas, sans que cela soit une obligation [pour eux].

Il est permis à quiconque pour une raison valable [islamiquement] d'interrompre son jeûne et de compenser [après avoir retrouver ses capacités]. Ceci inclut le voyageur qui est arrivé à sa destination, la femme qui a ses menstrues ou des saignements qui a accompli son cycle menstruel, le non musulman qui a accepté l'Islâm, le dénué de raison qui retrouve la raison, l'enfant en bas âge qui atteint l'âge de la responsabilité. Ceci dit, cela prend effet lorsque le Ramadhân a commencé, et tout musulman se doit de s'abstenir de tout ce qui rompt le jeûne dans la journée, et doit compenser les jours manqués après ce mois-ci.

Quel est le jugement sur celui qui ne jeûne pas pendant le mois de Ramadhan sans toute fois nier son obligation ? Est-ce que le fait qu’il n’ait pas jeûné plusieurs fois le fait sortir de l’Islam (le rend mécréant) ? 

Celui qui mange consciemment pendant Ramadhan sans excuse légale a commis un grand péché, mais il ne devient pas mécréant pour autant, et ce, selon l’avis le plus juste des savants. Il doit se repentir à Allah et rattraper les jours non jeûné. Il y a beaucoup de preuves sur le fait que celui qui délaisse le jeûne, par fainéantise et légèreté, sans nier son obligation n’a pas mécrue. S’il a retardé le rattrapage des jours jusqu’au Ramadhan suivant sans excuse valable, alors il doit aussi compenser en nourrissant un pauvre pour chaque jour. Il en est ainsi pour celui qui délaisse l’aumône légale et le pèlerinage alors qu’il en a la capacité, s’il n’a pas nié leur obligation il n’a pas mécrue. Il doit aussi faire l’aumône légale des années qui n’ont pas été faites. Et il doit faire le pèlerinage en se repentant sincèrement de l’avoir retardé, et cela conformément aux preuves montrant qu’il ne devient pas mécréant s’il ne nie pas leur obligation. Et comme exemple, le hadith sur la torture par ses biens de celui qui délaissé l’aumône légale au Jour du Jugement dernier, et qui verra ensuite sa destination, soit le Paradis soit l’Enfer, hadith rapporté par Mouslim , numéro 1647. 

 

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article410

Source : http://binbaz.org.sa

 

 

 

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