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 Le neuromédiateur: la chimie des émotions

23/7/2013

 

Le neuromédiateur ou médiateur chimique est une substance chimique (appelée également neurotransmetteur), fabriquée par l’organisme et permettant aux cellules nerveuses (neurones) de transmettre l’influx nerveux (message), entre elles ou entre un neurone et une autre variété de cellules de l’organisme (muscles, glandes). Une vingtaine de médiateurs chimiques ont été identifiés à ce jour.

 

Physiologie 

Les neuromédiateurs constituent le langage du système nerveux, permettant à chaque neurone de communiquer avec les autres. C’est de cette façon que se fait le traitement de l’information : les messages passent à travers les cellules possédant la capacité de fabriquer ces substances dans l’organisme. La colère, la faim, le sommeil, mais également la pensée, la réflexion sont les résultats de l’action de ces molécules de communication.

1. Mitochondrie

2. Vésicule synaptique avec des neurotransmetteurs

3. Autorécepteur

4. Fente synaptique avec neurotransmetteur libéré (ex : sérotonine ou dopamine)

5. Récepteurs postsynaptiques activés par neurotransmetteur (induction d'un potentiel postsynaptique)

6. Canal calcium

7. Exocytose d'une vésicule

8. Neurotransmetteur recapturé

La liste des neuromédiateurs est longue. Parmi les plus connus, on compte :

La sérotonine
"Molécule du bonheur", elle a un effet essentiel sur l'humeur et l'anxiété : à concentration élevée, elle rend optimiste et serein. Elle aurait également très positifs des effets sur le sommeil, l'atténuation de la douleur, l'appétit et la pression artérielle. L'Ecstasy et le LSD accroissent fortement le taux de sérotonine. (mais attention à l'ecstacy, elle a aussi un effet toxique sur les neurones à sérotonine qu'elle finit par détruire)

Les endorphines
Les endorphines ont une forme moléculaire et un effet proche de la morphine. C'est la morphine naturelle du corps. Elles atténuent la douleur, diminuent la nervosité et donnent une sensation de bien-être. L'opium, tiré des graines de pavot avec lesquelles on produit aussi la morphine et l'héroine, a pour effet de se faire passer pour des endorphines auprès des récepteurs neuronaux.

La dopamine
Elle contrôle la stimulation de plusieurs zones du cerveau, et joue un rôle primordial dans la motivation.

La cocaïne empêche la recapture de la dopamine et accentue donc son action. La nicotine provoque aussi une augmentation de la transmission dopaminergique.

L'acétylcholine
C'est le premier neurotransmetteur qui a été découvert. Elle entre en jeu dans les aires du cerveau associées à la mémoire, l'attention, l'apprentissage. On note d'ailleurs une carence en acétylcholine chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer.

L'adrénaline
Elle agit comme un stimulant physique et mental. Elle accélère la vitesse de la respiration, dilate les pupilles et accroît le rythme cardiaque. Mais en excès, elle rend nerveux et peut entraîner la paranoïa.

Le glutamate
C'est le neurotransmetteur le plus courant (1/3 des transmissions synaptiques). Une carence en glutamate entraîne donc des difficultés d'apprentissage et de mémorisation à long terme.

Le cortisol
Cette neuro-hormone liée au stress mobilise les ressources énergétiques de l'organisme, augmente la tension, réduit l'appétit et le sommeil. L'excès de cortisol a des effets désastreux aussi bien sur l'organisme que sur l'humeur, le cortisol étant antagoniste de la sérotonine dont il altère les récepteurs.

GABA (gamma-amino butyric acid)
Le principal neurotransmetteur inhibiteur.

Les neuromédiateurs sont synthétisés dans les neurones puis libérés au niveau d’une synapse (zone de jonction avec un deuxième neurone ou une autre cellule de l’organisme).

Le neuromédiateur est ensuite fixé sur une autre substance chimique spécifique du neurone, au niveau de la membrane de cette cellule réceptrice sur laquelle il est arrivé.

Il agit à ce moment-là comme une clé dans une serrure : la réponse a lieu, la contraction d’un muscle ou le passage d’une sensation douloureuse par exemple.

Les chercheurs ont copié les propriétés des neuromédiateurs pour fabriquer des médicaments ayant le même type d’action qu’eux. Quand la molécule composant le médicament a une action comparable au médiateur, on l’appelle agoniste ; dans le cas contraire, elle est antagoniste.

 

Physiopathologie 

Un mauvais fonctionnement ou un déficit d’un neuromédiateur est susceptible d’entraîner une pathologie.

 

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