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 Hadith:seules quatre femmes ont atteint la perfection...

22/6/2013

Le hadith est rapporté par Abou Moussa al-Ashari (P.A.a) en ces termes : «  Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes seules Maryam bint Imran, Assia, la femme de Pharaon l’ont atteinte. Cependant le mérite d’Aïcha par rapport aux autres femmes est comme celui du potage aux miettes de pain par rapport aux autres mets. » Sahih de Boukhari, vol. 5. Livre 62.

Deuxièmement, le hadith qui dit : « Fatima est le chef des femmes du paradis, hormis Maryam bint Imran (rapporté par Ahmad, 11347 et déclaré « beau » par al-Hafiz Ibn Hadjar pour ce qui est de sa chaîne dans al-Fateh, 7/111).

Ceci prouve que Fatima est supérieure à Assia. Or si Assia était une prophétesse, Fatima ne lui serait pas supérieure puisque Fatima n’est pas une prophétesse.

Troisièmement, selon al-Karmani : « Le mot « perfection » n’implique pas l’affirmation de sa prophétie puisque ce mot est employé pour indiquer la perfection d’une chose dans son domaine.

L’on entend donc qu’elle a atteint le sommet dans toutes les vertus spécifiques aux femmes. (Fateh, 6/447). Cet avis est la plus plausible à propos de la signification de la perfection attribuée aux femmes dans les hadith.

Quatrièmement, le mérite d’Aïcha par rapport aux autres femmes est comme celui du tharid (potage aux miettes de pain)par rapport aux autres mets.

Ibn Al-Qayyim a dit : «  le tharid est composé de viande et de pain. Or la viande constitue le meilleur des aliments qui font la soupe et le pain est la meilleure nourriture. Quand les deux sont réunis, on ne peut pas avoir mieux. » Zad al-Maad, 4/271.

Nawawi a dit : «  Les ulémas ont dit le sens du hadith est que le tharid de tout plat est meilleur que la soupe et le tharid de la viande est meilleure que la sauce de viande sans tharid. Et le tharid sans viande est meilleur que la sauce et les mets qu’il accompagne. Le supériorité ici signifie utilité et aptitude à rassasier, facilité de digestion, le bon goût, la facilité de consommation, la possibilité pour l’homme d’en prendre ce dont il a besoin entre autres. Il (le tharid) est supérieur à toutes les espèces de sauce et le reste des aliments. Le mérite d’Aïcha dépasse celui des autres femmes comme le mérite du tharid dépasse celui des autres aliments. Mais ceci n’est pas une affirmation nette de sa supériorité à Maryam et Assia car il est probable qu’elle ne soit supérieure qu’aux femmes de la Umma. Sharh Mouslim, 15/199.

Ibn al-Qayyim dit dans le cadre d’une dissertation visant à comparer les mérites respectifs d’Aïcha et Fatima: « Affirmer la supériorité de l’une sur l’autre sans l’expliquer ne tiendrait pas debout. Si par supériorité en mérite, on entend l’importance de la récompense qu’Allah le Puissant et Majestueux réserve à une fidèle serviteur, c’est là une chose que l’on peut connaître que grâce à un texte car il dépend de la disposition des coeurs et ne relève pas seulement des actes accomplis par les organes. Que de fois trouve-t-on un agent qui fait plus qu’un autre alors que celui-ci possède un grade supérieur au paradis.

Si l’on entend par supériorité en mérite l’importance des connaissances, il n’y a aucun doute Aïcha était mieux instruite et plus utile pour la Umma et elle a rendu à celle-ci un service qu’aucun autre ne lui a rendu et les particuliers comme le commun des mortels ont eu besoin d’elle.

Si l’on entend par supériorité en mérite la noblesse d’origine et la grandeur de la naissance, il n’y a aucun doute que Fatima est meilleure car elle est issue du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Ce qui est un privilège que ses soeurs ne partagent pas.

Si l’on entend la prééminence, Fatima est le chef des femmes de la Umma.

Une fois dégagés les différents aspects du mérite et ses objets et causes, le discours développé à cet égard repose sur des connaissances et l’équité.

Quand la plupart des gens évoquent la comparaison des mérites, ils n’en abordent pas les différents aspects et ne les confronte pas, ce qui les pousse à occulter une partie de la vérité. S’il s’y ajoute le fanatisme et la passion pour la personne qu’on décide de considérer comme supérieure aux autres, on parle avec ignorance et injustice. Bad’aï al-Fawaïd, 3/682-683).

Quant aux privilèges d’Aïcha, ils sont nombreux. Référez-vous à la question 7878. Allah le Très Haut le sait mieux.

 

Islam Q&A 
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
Category : Le prophète ,Haddiths | Write a comment | Print

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