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 Des chercheurs ont découvert la molécule responsable des démangeaisons

13/6/2013

30 millions de personnes dans le monde seraient victimes de démangeaisons chroniques ou maladies de l'épiderme.

La gratouille vient d'être démystifiée par des chercheurs du National Institute of Health aux Etats-Unis. Pourquoi se gratte t-on et comment maîtriser cette sensation ?

C'est la question que se sont posés les scientifiques en observant des souris de laboratoire et une molécule particulière, la BNP. Petits grattouillis ou besoin intense de grattage, les démangeaisons sont rarement agréables à ressentir. Parfois, elles sont même difficiles à éliminer. Or, si l'on connait aujourd'hui un bon nombre de facteurs pouvant provoquer des démangeaisons, les mécanismes moléculaires qui déclenchent ces dernières étaient jusqu'ici beaucoup plus flous. Mais des chercheurs du National Institute of Health viennent de lever une partie du mystère grâce à une nouvelle étude.

 Publiée dans la revue Science, ces travaux dévoilent le procédé qui nous amènerait à nous gratter. L'équipe de Santosh Mishra et Mark Hoon a en effet réussi à isoler une molécule qui jouerait un rôle important dans le phénomène de démangeaison. Cette molécule appelée BNP (peptide cérébral natriurétique) est un neuropeptide servant à transmettre les informations sensorielles se trouvant dans l'environnement (sensation de froid ou de pincement par exemple). Des expériences menées chez la souris Pour en arriver là, les chercheurs ont mené leur expérience sur des souris qui leur ont permis de s'apercevoir qu'en présence de facteurs de démangeaison, l'organisme se mettait à secréter du BNP en excès. Ainsi, après injection de substances comme l'histamine ou encore la chloroquine (qui pousse la souris à se gratter), le taux de BNP augmentait fortement.

Hoon et son équipe ont donc modifié génétiquement l'animal de manière à ce qu'il ne produise plus ce neurotransmetteur. Ils ont alors réitéré l'expérience. En présence des mêmes substances que précédemment, les souris n'ont pas éprouvé du tout la sensation de démangeaison. Toutefois, un autre facteur a également semblé entrer en ligne de compte, la guanylate cyclase, une sorte de récepteur situé dans la moelle épinière. Les chercheurs ont donc une fois de plus eu recours à des modifications en retirant ce récepteur de l'épine dorsale (passage important vers le cerveau) chez la souris. Ils ont ainsi remarqué que l'ablation de celui-ci n'empêchait pas de ressentir la douleur ou le toucher.

Un pas de plus vers un traitement ? "Notre travail montre que la démangeaison autrefois considérée comme une forme de bas niveau dans la douleur est en fait une sensation distincte qui possède son propre câblage" a expliqué Hoon. L'objectif serait désormais d'utiliser ces résultats à des fins curatives dans les maladies de l'épiderme comme l'eczéma ou encore le prurit. Un problème se pose néanmoins, le BNP est un composant essentiel dans la régulation de la pression artérielle ou encore la circulation sanguine. Réduire ou supprimer sa production n'est donc pas évident. Il faudrait alors trouver un moyen d'activer cette molécule pour certaines actions et l'éteindre pour d'autres. La question partiellement résolue quant au pourquoi de la démangeaison, les scientifiques se penchent désormais sur l'utilité de cette dernière. Il semblerait que se gratter constitue un mécanisme de défense face aux parasites ou petites bêtes en mission sur notre épiderme. Mais cette explication est encore sujette à débat. 



En savoir plus: http://www.maxisciences.com/d%e9mangeaison/des-chercheurs-ont-decouvert-la-molecule-responsable-des-demangeaisons_art29646.html

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