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 L'odeur des sentiments

5/12/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

On considère souvent que la communication passe par le langage et les gestes. Ce serait négliger l’odorat qui jouerait un rôle important dans la transmission des états émotionnels. Ainsi, l’odeur de quelqu’un qui a peur suffit pour susciter chez nous aussi un sentiment de peur…

Les sentiments dégagent une odeur, bonne ou mauvaise, suave ou nauséabonde, subtile ou lourde, exaltante ou désagréable selon leur nature, leur profondeur, leur but. Un sentiment profond, noble, altruiste dégage un parfum exquis alors que la haine, la méchanceté et la cruauté sentent mauvais. Ne dit-on pas d'une personne odieuse qu'elle est puante?

Le rôle des odeurs corporelles

Les odeurs corporelles  ont deux fonctions, l'une sociale : Ainsi, chez la mère, l'odeur et le toucher lui permettent d'établir une relation avec son nouveau né. Quant au bébé, il développe un attachement olfactif au contact sécurisant du corps maternel. Essentielles au développement affectif et cognitif du nourrisson, les bonnes et naturelles odeurs maternelles ont un pouvoir apaisant.

Et l'autre physiologique : De plus, elles régularisent le métabolisme de son enfant. Comme il y a des glandes apocrines autour des mamelons, les odeurs qui s'en dégagent donnent de "l'appétit" à l'enfant. Lorsqu'une femme s'asperge de parfums artificiels, l'enfant refuse le sein parce que son cerveau ne reconnaît plus le message olfactif qui déclenche le réflexe de téter.

En gros, notre première réaction face à une odeur est émotionnelle. En effet, prenons par exemple de l'odeur de la nourriture : elle nous suscite une sensation agréable. De cet état émotionnel s'ensuit une réaction physiologique qui enclenche le processus réflexe de la digestion.

Les phéromones 

Une phéromone est une substance chimique émise par un animal dont l'être humain qui agit sur le comportement d'autres animaux ou êtres humain. Le mode de fonctionnement des phéromones est analogue à celui des hormones qui, dans l'organisme, envoient des signaux chimiques spécifiques d'un groupe de cellules à un autre.

Les phéromones, présentes dans tout le monde vivant, sont probablement la forme la plus ancienne de communication animale.

Ainsi donc, il semble que les humains, comme la plupart des animaux, émettent autour d'eux tout un nuage de produits chimiques sans odeur appelés phéromones qui envoient d'éloquents signaux aux autres humains. Celles-ci sont détectées par le système voméronasal caché dans une fossette à l'intérieure de la cavité nasale.

L'être humain a toujours ce qu'il faut pour détecter les phéromones :

À côté des filets olfactifs, deux autres paires de nerfs atteignent le cerveau à partir de la cavité nasale : le nerf terminal et le nerf voméro-nasal. Le nerf voméro-nasal est issu de l'organe voméro-nasal et rejoint le bulbe olfactif. L'organe voméro-nasal (organe de jacobson) est représenté par un épithélium sensoriel situé dans un repli muqueux de la cloison nasale.

Comme l'odorat est directement relié aux émotions, les odeurs et les phéromones agissent sur nos états émotifs. Chaque odeur et chaque phéromone que produit le corps humain sont reconnues spécifiquement dans le cerveau. Aussitôt détectées, elles font surgir des émotions et elles enclenchent des changements physiologiques qui lui sont propres. D'une fois à l'autre, chaque type de ces substances chimiques produit par le corps nous font réagir de la même façon.

LA PROVENANCE DES ODEURS CORPORELLES

L'odeur corporelle provient de l'addition des substances produites par les glandes sudoripares, sébacées et par l'activité des bactéries de la peau.

Les glandes sudoripares :

Notre peau contient plus de deux millions de petites glandes qui sécrètent de la sueur. La partie active de ces glandes est formée d'un petit tube (3 mm) enroulé sur lui-même (pelotonné) qui se trouve dans le derme. Elles éliminent leurs produits par un canal excréteur traversant l'épiderme et se terminant par un pore à la surface de la peau. Il existe deux types de glandes sudoripares : les glandes eccrines et les glandes apocrines.

Les glandes eccrines :

Les glandes eccrines sont présentes dans presque toutes les parties de notre peau, à l'exception des lèvres et de quelques autres endroits. Elles sont particulièrement nombreuses dans la paume des mains, la plante des pieds et le front : il est probable que la transpiration se manifeste d'abord dans ces zones. Les glandes eccrines sont actives dès la naissance. La sueur qu'elles libèrent est constituée d'eau salée contenant différentes substances chimiques résiduelles. Cette eau s'évapore à la surface de la peau pour faire diminuer la température corporelle quand cela s'avère nécessaire. Les glandes eccrines peuvent également produire de la sueur en réponse à l'anxiété ou à la peur. La sueur provenant de ce type de glandes sudoripares n'a pas d'odeur notable. Toutefois, si elle demeure sur la peau plus de quelques heures, elle peut déterminer une odeur corporelle. Cela est dû à l'activité des bactéries vivant naturellement à la surface de la peau. Ces bactéries prolifèrent dans la sueur et particulièrement dans celle provenant des glandes apocrines.

Les glandes apocrines ou la fabrique de parfum naturel de notre corps :

Les glandes de la sueur apocrine s'ouvre dans les follicules pileux et se concentrent essentiellement au creux de l'aisselle, mont du pubis, scrotum (la peau des testicules) grandes lèvres, région péri anale (autour de l'anus) et autour des mamelons (pour la femme seulement). Elles sont ramifiées et possèdent de larges pièces terminales sécrétantes. Inactives chez les enfants, elles se développent avec la puberté et grossissent avant les règles (menstruations).

La sueur apocrine ne joue pas de rôle dans le refroidissement du corps. Elle est alcaline (comme le film acide protecteur fait défaut à leur niveau, des infections (abcès) peuvent y apparaître.) et contient des substances complexes qui lui donnent un aspect laiteux. Cette sécrétion plus épaisse et blanchâtre est chargée de principes particuliers qui confèrent à la sueur un aspect trouble et une odeur spéciale. On pense que cette odeur joue un rôle dans l'attraction sexuelle.

De plus, les pièces terminales des glandes sudoripares apocrines sont entourées de cellules myoépithéliales fusiformes qui, sous l'influence du système nerveux végétatif, peuvent se contracter et provoquer l'excrétion des sécrétions.

Odeurs qui portent le nom de musc.

Les glandes sébacées :

Les glandes sébacées sont des glandes en grappes situées dans les couches superficielles du derme ; elles sont toujours annexées à un poil formant avec lui le follicule pilo-sébacé ; elles sécrètent une matière grasse, le sébum ou matière sébacée, qu'elles déversent ensuite soit dans un follicule pileux, soit directement à la surface de l'épiderme. Le sébum lubrifie le poil et se répand à la surface de l'épiderme comme un vernis protecteur contre les agressions extérieures physiques et chimiques. Une certaine quantité d'huile naturelle est ainsi nécessaire à la souplesse de la peau et des cheveux. De plus, les produits chimiques contenus dans le sébum contribuent à maintenir l'acidité de la peau. La surface d'une peau saine et normale est légèrement acide, la tendance à l'alcalinité étant considérée comme un facteur accroissant les infections parasitaires et autres. La taille des glandes sébacées est plus importante au front, au visage, au cou et à la poitrine. Alors que la paume des mains et la plante des pieds sont faiblement graissées. C'est pourquoi la peau des mains blanchit et se ride lorsqu'elle reste immergée dans l'eau un certain temps.

Dans les relations sexuelles

Comme les phéromones sont inodores, tout se passe au niveau de l'inconscient. Nous ne pouvons donc pas intervenir avec notre rationnel (le conscient) pour annuler leurs effets sur notre comportement comme avec les odeurs. Une phéromone détectée par notre organe voméronasal déclenchera en nous un comportement spécifique face à la personne l'ayant dégagée. Ce comportement inconscient est prédéterminé génétiquement. Les phéromones sont sécrétées dans les régions du corps où il y a des glandes sudoripares apocrines, et dans le segma préputial, l'urine et les sécrétions vaginales. Elles déterminent des conduites sexuelles, parentales et sociales. Notre corps choisira de sécréter un type de phéromone qui agira sur le comportement de l'autre, de façon à s'adapter à la situation émotive du moment. Les phéromones renforcent ainsi nos liens sociaux et elles nous protègent des personnes susceptibles de nous nuire. Dans la relation amoureuse, les phéromones provenant de la région pubienne de la femme contrôlent la fougue sexuelle de l'homme. La femme invite son homme à une relation sexuelle seulement au moment où elle se sent prête. Chez elle, les glandes apocrines grossissent durant le moment de son ovulation afin de provoquer des relations sexuelles avec son partenaire. Elles aident à la production de spermatozoïdes vigoureux, augmentant ainsi la chance de fertilisation. Les phéromones qui proviennent des aisselles des hommes (androstérone) régularisent les menstruations et favorisent la fertilité chez la femme.

Les émotions au cœur des odeurs

"Le parfum, c’est le lien le plus fort avec l’émotion", souligne Yvette Moretti, qui, dans l’intimité de son appartement, crée des parfums sur mesure pour celles et ceux qui ont envie de s’offrir une musique olfactive personnelle.

"Seul le parfum est capable de nous faire voyager dans le temps, de nous rappeler les émois de nos 15 ans", affirme cette passionnée. Mais si le parfum est un lien avec l’émotion, c’est aussi parce qu’il s’inscrit dans la mémoire. Un parfum, c’est d’abord un souvenir.

"Un parfum nous émeut parce qu’on l’a déjà senti", révèle Dominique Paquet, écrivain. Il prend sa place dans l’univers des odeurs que l’on crée dès sa naissance. Nous retenons d’abord l’odeur de notre mère, puis, au fil des années, celle de l’herbe, des gâteaux, du papier, de l’encre… Mille odeurs qui vont dessiner un immense répertoire olfactif dans lequel nous puisons sans cesse.
Il suffit alors de re-sentir une odeur pour être à nouveau submergé par l’émotion qui lui est liée. C’est la petite touche de réglisse qui nous fait basculer dans les bocaux de bonbons de notre enfance et nous invite à la légèreté. Ce peut être aussi une note musquée qui nous rappelle le sillage d’un amour disparu et nous plonge dans la tristesse.

Parfois consciente, souvent inconsciente, cette réaction est toujours difficile à analyser. On ne fait pas forcément le lien entre un parfum et une image du passé, comme on ne sait pas toujours mettre des mots sur l’émotion que réveille une odeur.

L’explication : "C’est tout simplement que les voies de l’olfaction ne sont pas connectées avec les centres du langage", rappelle Jean-Didier Vincent. S’il est difficile de mettre des mots sur les sentiments qu’il génère, notre parfum n’en reste pas moins un stimulateur de souvenirs. Mais, conjugué au présent, il permet aussi d’habiller nos émotions, de traduire nos humeurs…

Conclusion

Peur, dégoût, rejet, désir, excitation, détente, tristesse, joie : venues de notre passé le plus archaïque, les odeurs ne cessent de jouer avec notre psychologie.
Mais qu’il s’agisse de gastronomie ou d’oenologie, de spiritualité ou d’érotisme, d’artisanat ou d’industrie, elles rendent compte aussi de notre culture et de notre sociabilité.

 

 

 

 

http://www.missplump.net/affection/afect/odeurc.htm

http://www.psychologies.com

 

 

 

 

 

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