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 Le viol en Islam: une vraie problèmatique

4/3/2014

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

 

Dans les sociétés traditionnelles, le viol a longtemps été considéré comme une honte pour la personne violée. Des traditions qui ont du mal à changer en certains lieux.

La question du viol ne fait presque jamais bouger les populations en terre d’islam. Car la pratique ancestrale de faire épouser son violeur à une femme, n’est pas réellement remise en cause. Le viol est toujours perçu comme une honte qui pèse sur la fille violée et sur sa famille et les traditions, religieuses notamment, n’aident pas à faire avancer les choses. 

C’est le suicide d’une jeune fille qui pourrait faire peut-être bouger les choses. Bien que rien ne soit encore fait. Amina Al Filali, une jeune fille qui vivait à Larache, au Maroc, a mis fin à ses jours après avoir a été forcée d’épouser son violeur. Plusieurs ONG marocaines ont donc manifesté jeudi à Larache, dans le nord du Maroc, pour exiger l’abrogation d’une loi qui fait du viol un simple délit et qui procure au violeur la possibilité d’éviter la prison .


le viol étant perçu comme ayant des répercussions sociales très graves, la victime est fortement dissuadée par la collectivité de porter des accusations.Le coupable d’un viol est passible de la peine de mort et, puisqu’il est souvent connu de la victime, une pression est souvent exercée sur cette dernière afin qu’elle garde le silence. De plus, porter une accusation de viol signifie dire ouvertement et publiquement que la victime n’est plus vierge. Elle sera perçue comme n’ayant pas de bonnes moeurs, chose honteuse pour la famille et dévastatrice pour la victime. Finalement, les tabous reliés à la sexualité font qu’il est scandaleux de parler de telles choses. Entre tous ces maux, il semble que les musulmanes préfèrent garder le viol secret autant que possible. El Saadawi interprète les conséquences d’un viol de cette façon: «La réputation de la famille peut être perdue si une de ses filles perd son hymen prématurément, même en tant que victime de viol. Le viol reste donc secret, permettant ainsi à l’agresseur de ne pas être puni. Le vrai criminel est protégé alors que la victime,qui a perdu sa virginité, est condamnée "à vie" à la perte de son honneur.» L’article 276 du Code criminel égyptien est clair sur le faitqu’un homme qui a une relation sexuelle avec une femme non consentante doit être puni. Il définit l’absence de consentementd’une façon très large: il inclut toute situation où une pression est exercée sur la femme de façon explicite et implicite. En théorie, les femmes sont protégées par cette loi qui, par sa définition, se rapproche de la conception occidentale du viol. 

 

 Le Coran définit clairement les différentes relations sexuelles qui sont permises et interdites pour les croyants. Cependant il omet de mentionner le viol, créant ainsi une problématique complexe pour les sociétés musulmanes.
L’étymologie du mot Islam sous-entend une «soumission» à la volonté divine. Les Musulmans retrouvent l’expression de cette volonté dans le Coran et dans la tradition du Prophète, les deux sources principales de la Loi islamique. Dans la Loi islamique, les relations sexuelles permises sont bien définies. L’adultère et la fornication sont strictement interdits pour les croyants: c’est ce que l’on nomme le zina. Le zina est par définition n’importe quelle relation sexuelle entre deux personnes qui ne sont pas légalement mariées ou reconnues légalement comme ayant une relation de concubinage. Le viol est habituellement apparenté à la notion de zina. 

Le viol et la loi

Dans un article publié dans le Islamic and Comparative Law Quarterly, Aminul Hasan Rizvi explique clairement que seule une personne ayant consenti librement à participer au zina doit être punie. Dans le cas d’un viol, distingué par le terme zina bi’l-jabr,seul le violeur doit être puni. D’après ses recherches, il y aurait deux cas de viols dans les sources authentiques de l’Islam. Les deux violeurs auraient été punis alors que les deux victimes nel’auraient pas été. D’où, conclut Rizvi, l’existence d’un consensus dans la communauté légale établissant que les femmes ayant participé contre leur gré et sans donner leur consentement au zina ne sont pas coupablesvis-à-vis de la Loi islamique. Ceci résume les positions généralement acceptées dans la communauté légale islamique. Elles ne se veulent pas exhaustives et n’ont pour but que de faire un bref tour d’horizon des différentes interprétations. L’application de la Loi dans les sociétés musulmanes
Les difficultés de l’application en société de ces principes légaux sont visibles dans la loi pakistanaise qui régit le zina. Établie en 1979, très peu de distinctions existent dans cette loi entre les crimes de viol, ceux d’adultère ou de fornication: ils sont tous considérés comme des crimes faisant outrage aux bonnes moeurs et aux règles sexuelles formulées par le Coran. Rubya Mehdi commente: «En faisant de la fornication et de l’adultère un crime, cette loi réduit l’abomination du viol, puisque la fornication, l’adultère et le viol sont considérés sur le même pied par la loi». Cette loi pakistanaise est machiavélique car si une femme intente des poursuites pour viol contre un homme, et qu’il est possible de prouver qu’il y a eu une relation sexuelle mais impossible de déterminer si la femme n’a pas été consentante, elle
pourrait être poursuivie pour le crime de fornication ou d’adultère!

L’Islam, en tant que système religieux, est silencieux sur le viol. Les sociétés musulmanes, en tant que systèmes culturels, sont incapables ou ont de grandes difficultés à réintégrer ces victimes dans leurs sociétés: par la structure même des relations sexuelles telles que définies par le Coran; suivant l’interprétation sociale qui résulte de cette définition et de la gravité implicite des crimes d’adultère et de fornication; et malgré toutes les lois civiles votées par les différents gouvernements de pays dont la population est en majorité musulmane.


Pourtant...

L’application stricte des Hadith devraient conclure à la condamnation du violeur. En effet, Hadith Sunan Abu Dawud Livre 38, No 4366 ne fait aucun mystère du sort devant être réservé au violeur, en ces termes :

“Ils l’amenèrent alors devant le messager de Dieu. Lorsque le prophète s’apprêtait à rendre sa sentence, l’homme qui avait attaqué (violé) la femme se leva et dit : “Messager de Dieu, je suis coupable”. Le prophète dit à la femme : “Pars, car Dieu t’a pardonnée !” (Mais il dit quelques bons mots à l’homme). Quant à l’homme qui a eu des relatations sexuelles avec elle, il dit : “lapidez-le à mort !”

Les enfants de femmes violées

Ils doivent être pris en charge et éduqués dans l’Islam par les musulmans. Il ne faut pas laisser les enfants aux chrétiens ou à d’autres, en vertu des propos d’Allah le Puissant et Majestueux : «Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salâ, acquittent la Zakâ et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. » (Coran, 9 : 71). Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Dans leurs sentiments réciproques d’affection, de compassion et la sympathie que les uns témoignent à l'égard des autres, les croyants devraient être comme un corps dont les différents parties partagent la fièvre et l’insomnie ». L’on doit les prendre en charge parce qu’ils sont assimilables à des orphelins et qu’Allah a particulièrement recommandé le bon traitement de l’orphelin.

 

 

 

http://blog.sami-aldeeb.com/2012/03/18/le-viol-legal-ou-tolere-en-terre-dislam/

http://www.islamqa.com/fr/ref/10023

http://www.religiologiques.uqam.ca/no11/inevitable.PDF

Tags : viol islam
Category : Le prophète ,Haddiths | Write a comment | Print

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