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 Pourquoi nous rêvons?

31/7/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك



pourquoi rêvons-nous by tzetze

Le sommeil est constitué d’une succession de 4 cycles de 90 à 120 minutes chacun, ces cycles se succèdent durant la période de sommeil et correspondent à des rythmes cérébraux. 

Dans l’organisation les rythmes du sommeil alternent entre le sommeil lent/profond(de plus en plus profond) et le sommeil paradoxal (qui est associé aux rêves). Le sommeil lent occupe la première partie de la nuit, le sommeil paradoxal prédomine dans la deuxième partie du cycle (en général celui du matin).

Differentes théories

Pour la grande majorité d'entre nous, nos rêves sont très visuels et souvent illogiques. Un psychologue de l'université de Harvard s'est spécialisé sur le sujet. Il travaille en particulier à la résolution de problèmes lors des rêves. Pour Barett, le rêve est une manière différente de penser mais c'est une pensée véritable. Le rêve aurait, selon lui, deux objectifs parallèles : faire que le cerveau se “remette à zéro” et puisse résoudre des problèmes. 

Sigmund Freud affirmait en substance que les rêves nous permettaient de réaliser nos souhaits. Si l'on se place sur le plan de la théorie de l'Evolution de Darwin, qu'est-ce que cette gratification nous apporterait comme avantage adaptatif afin de façonner nos instincts en face du monde réel ? D'autres ont pensé que les rêves seraient davantage une sorte d'épiphénomène de notre cycle de sommeil. Les rêves interviendraient durant la phase REM du sommeil (Rapid Eye Movement). On pense que cette étape du sommeil permet de faire reposer une partie du cerveau et de remplir ce dernier de neurotransmetteurs. Est-ce que, dans ce cas, les rêves seraient une sorte de conséquence indirecte de cette phase de sommeil ? Le contenu des pensées ne serait pas important et seuls les processus en cours dans le cerveau le seraient... 

Pour Barett, ce n'est pas possible : selon lui, les choses évoluent pour apporter un avantage et disparaissent si le but n'est plus nécessaire.

La théorie de Barrett sur le rêve déclare que le fait de rêver c’est seulement penser, mais dans un état légèrement différent que lorsque nos yeux sont ouverts.

"Quelque-soit l’état dans lequel nous sommes, nous travaillons toujours sur les mêmes problèmes" dit Barrett. Bien que les rêves puissent avoir évolué initialement dans un but différent, ils ont probablement été épurés avec le temps, et peuvent donc avoir un rôle double : celui d’aider le cerveau à se réinitialiser soi-même et à résoudre les problèmes.

Barett a réalisé une expérience troublante. Des étudiants devaient choisir un problème pas trop compliqué, mais qu'ils n'avaient encore jamais rencontré. Les étudiants devaient se concentrer sur l'énoncé du problème avant d'aller se coucher. À la fin de la semaine, pratiquement la moitié des étudiants avaient rêvé à propos du problème et un quart de ces étudiants pratiquement avaient rêvé de la solution. Cela voudrait dire que pour des problèmes assez simples, certaines personnes peuvent trouver la solution en plein sommeil.

Pour d'autres spécialistes, le rêve a une fonction de mémorisation, d'apprentissage - un rat soumis à une situation inédite verra, la nuit suivante, son SP augmenter d'un tiers. Pour d'autres encore, il "purge" le cerveau. En intégrant des événements survenus au cours de la journée. Ou, à l'inverse, en éliminant des souvenirs insignifiants. Parfois, cela ne va pas sans mal. Des situations psychologiques difficiles, mal gérées durant l'éveil, débouchent alors sur des cauchemars récurrents, au cours desquels le rêveur revit, avec un terrible sentiment d'impuissance, ce qui le traumatise. Depuis une dizaine d'années, les médecins ont développé la technique des rêves lucides (lire l'encadré page 92), qui aide ces patients à affronter leurs cauchemars. Pour ce faire, on convient avec eux d'un signal préétabli, avec des réactions oculaires précises (quatre mouvements de bas en haut, suivis de deux de droite à gauche par exemple), qui indiqueront le moment où le sujet est en train de rêver. 

Mais toutes ces théories - il en est beaucoup d'autres - présentent un inconvénient majeur: aucune n'a été confirmée expérimentalement. Pas de preuve, pas de mesure, pas d'élément convaincant. Elles se juxtaposent plutôt les unes aux autres, chacune proposant "sa" vérité. L'erreur ne viendrait-elle pas de là? Comme le dit Toré Nielsen, psychiatre et responsable du Laboratoire du rêve à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal: "Personne ne cherche une explication unique à l'état d'éveil. Alors pourquoi n'en serait-il pas de même pour le sommeil, pourquoi n'aurait-il qu'une seule fonction?" 

 Chez un nouveau-né, qui passe la moitié de son sommeil en SP (contre un cinquième seulement pour la population adulte), il n'est pas question de rêver, mais plutôt d'inscrire dans le cerveau les caractéristiques de l'espèce humaine. Durant cette période - et uniquement à ce moment-là - le nourrisson se livre à toute une série de mimiques faciales (étonnement, dégoût, colère, amusement). Sous l'oeil de ses parents, émerveillés de le voir sourire en rêvant. Sauf qu'il ne sourit pas! "En réalité, ce qui ressemble à un sourire n'est qu'une contraction musculaire stéréotypée, propre à l'espèce humaine", tempère Jean louis Valax. Bébé "essaie", répète, en quelque sorte, toutes les expressions des sentiments humains, sans en connaître la signification. 

A partir de quel moment commence- t-il à rêver? "La question demeure très controversée", avoue Antonio Zadra, psychologue à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal. Ainsi, à 2 ans, un cauchemar est uniquement la manifestation d'un état anxieux, une émotion pure, une peur panique sans élément visuel. Même à 3 ans, le contenu onirique demeure très pauvre, avec une série d'images fixes, sans histoire ni interaction personnelle. Entre 5 et 7 ans, les récits qu'en donnent les enfants commencent à prendre une certaine consistance, avec des mouvements physiques, des changements de lieu, des personnages imaginaires. Mais "la représentation de soi, les interactions sociales, les sentiments ou les pensées attribuées à d'autres" n'apparaissent en général qu'à partir de 7 ans, explique Antonio Zadra. 

On ne rêve donc pas toujours pendant le sommeil paradoxal. Ce dernier serait plutôt un cadre, un écran sur lequel passeraient des images - le rêve. "Mais l'écran peut être allumé sans qu'il y ait de film...", fait remarquer Jean-Louis Valatx. Plus étonnant encore, ce fameux SP n'est pas forcément le seul moment de la nuit où l'on rêve. C'est ce que démontre une étude américaine, effectuée en 1994 à partir de 150 récits de rêves définis par des éléments précis (imagerie hallucinatoire, émotion importante, sentiment de réalité...). Conclusion des chercheurs: nous rêvons également en sommeil profond. Moins souvent certes qu'en SP, mais de façon assez nette pour pouvoir le raconter. 

La disparité essentielle réside en réalité dans la longueur du récit qui en est fait: 250 mots pour la moitié des rêves effectués en SP, contre à peine 8% pour ceux qui se déroulent en sommeil profond. Ainsi, on ne rêve pas autrement mais plus longtemps en sommeil paradoxal que durant tout autre moment de la nuit. La différence ne serait pas qualitative, mais quantitative. Une découverte essentielle, remettant en question, au moins en partie, la théorie de Michel Jouvet, qui voit dans les récits faits en sommeil profond un simple "résidu" d'un songe obtenu durant un épisode précédent de sommeil paradoxal. 

Reste une autre raison, peu avouable celle-là, qui tient au mode même de raisonnement des neurobiologistes: se demander pourquoi on rêve, comment on rêve, c'est éluder soigneusement la question, tout aussi essentielle, de savoir à quoi on rêve. Car un songe ne se réduit pas à une réaction physiologique, à un ensemble de connexions neuronales. Il a nécessairement un contenu. Mais, pour approcher cette question, il n'y a pas de méthodologie adéquate. Les chercheurs ont beau multiplier les modèles théoriques, affiner leurs instruments de mesure, "à ce jour personne n'a encore trouvé le substrat biologique qui permette de déterminer si l'on va rêver ceci ou cela", reconnaît Mehdi Tafti. 

 

http://www.sur-la-toile.com/article-8603-Pourquoi-revons-nous-.html 

http://www.lexpress.fr/informations/pourquoi-revons-nous_639609.html

 

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