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 Al-Anfal (Le Butin) en Islam

7/8/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

L'aumône, L'aumône

la loi islamique à propos du butin

Tous les biens obtenus par les combattants musulmans au cours de la guerre contre les infidèles sont légalement considérés comme butin et appelés ghanaïm ou fay’.  La différence entre les deux termes vient du fait que le premier renvoie aux biens pris au bout d’un combat, et le second à ceux acquis sans combat, ceux abandonnés par les mécréants en fuite ou après s’être rendus sans combat ni autres formes de résistance militaire.

          Ce qu’impose la loi islamique à propos du butin, c’est que l’imam ou le commandant des combattants musulmans, leur responsable ou chef les rassemble et le répartit en cinq parts; une part à distribuer aux catégories citées par Allah le Très Haut dans Ses propos: «Et sachez que, de tout butin que vous avez ramassé, le cinquième appartient à Allah, au messager, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres, et aux voyageurs (en détresse). » (Coran,8 :41) Les quatre autres parts sont à distribuer aux soldats ayant participé aux combats, à raison d’une part pour le fantassin et trois pour le cavalier (deux pour le cavalier et une pour le cheval, si des chevaux sont utilisés dans la guerre)  Ces biens sont parfaitement licites pour les musulmans.Allah les a rendus tels par Ses propos: « Mangez donc de ce qui vous est échu en butin, tant qu'il est licite et pur.» (Coran,8: 69 )

          Quant au cinquième mentionné par le verset, il doit être distribué comme suit:

1. Une  part pour Allah et Son Messager (bénédiction et salut soient sur lui).Cette part est dépensée dans les intérêts généraux indéterminés des musulmans, car Allah l’a attribuée à Lui-même et à Son Messager (bénédiction et salut soient sur lui) Or ils n’en ont pas besoin. Aussi sait-on qu’elle revient aux fidèles, et son domaine d’utilisation n’étant pas déterminé, on l’affecte aux intérêts généraux. (Voir Tafsir d’Ibn Sa’adi,3/169)

2.Une part à distribuer aux proches du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) les membres de la famille Hashim et Bani Mouttalib; leurs pauvres comme leurs riches, leurs hommes comme leurs femmes se la partagent en toute égalité.

3.Les orphelins: des mineurs ayant perdu leurs pères.

4.Les pauvres et les nécessiteux.

5.Le voyageur en difficultés, celui dont le voyage est interrompu et qui a besoin d’argent pour rentrer chez lui.

Certains exégètes disent : le cinquième du butin ne doivent profiter qu’à ces cinq catégories. Mais il n’est pas nécessaire que les parts soient égales; il faut tenir compte de l’intérêt. C’est l’idée que Cheikh Ibn Sa’adi considère comme la plus solide (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde).

Sourat Al-Anfal (Le Butin)

le premier verset de la sourate VIII du noble Coran, puis nous vous en donnerons la traduction :

Au nom de Dieu Le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.

يَسْأَلُونَكَ عَنِ الْأَنفَالِ ۖ قُلِ الْأَنفَالُ لِلَّـهِ وَالرَّ‌سُولِ ۖ فَاتَّقُوا اللَّـهَ وَأَصْلِحُوا ذَاتَ بَيْنِكُمْ ۖ وَأَطِيعُوا اللَّـهَ وَرَ‌سُولَهُ إِن كُنتُم مُّؤْمِنِين

O Prophète ! Ils t'interrogent au sujet du butin. Réponds-leur : Le butin appartient à Dieu et à Son messager. Craignez le Seigneur. Cherchez à vous arranger à l'amiable entre vous, et obéissez à Dieu et à Son messager, si vous êtes fidèles. (8:1)

Deux ans après l'Hégire du messager de Dieu de la Mecque à Médine, une guerre s'éclata entre les musulmans et les païens de la Mecque à Badr, une région proche de Médine. Dans cette guerre les musulmans réussirent à vaincre les païens de la Mecque, et ils eurent beaucoup de butins. Alors, les musulmans demandèrent au Prophète comment ils devaient procéder à la répartition des butins.

Dans ce verset, Dieu dit à Son messager, le vénéré Mohammad (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants) que les butins de guerre appartiennent à Dieu et au prophète.

Après la révélation de ce verset, le Prophète répartit les butins de la guerre de Bard de façon égale parmi tous les musulmans qui avaient participé à cette guerre. A noter qu'avant l'avènement de l'Islam, les Arabes avaient un système discriminatoire dans la répartition des butins de guerre.

Il est important ici de dire que dans la langue arabe classique le mot "Anfal" qui veut dire "butin" peut avoir une signification plus large et il veut dire également "le bien public", "les ressources naturelles", "les richesses publiques". Pris dans ce sens large, le terme "Anfal" signifie dans ce verset que, dans la société islamique", le bien public et les ressources naturelles appartiennent à Dieu et à Son messager, c'est-à-dire à l'Etat islamique.

Le premier verset de la sourate Al-Anfal dit ensuite aux fidèles de craindre Dieu et de se soumettre au Seigneur et au Prophète.

Ce verset dit aussi aux fidèles de résoudre à l'amiable les différends qui pourraient exister parmi eux sur des questions matérielles ou financières ; et ce pour ne pas permettre que des problèmes de ce genre ouvrent une brèche dans leur solidarité fraternelle.

L'Islam est une religion parfaite qui est capables de gérer les affaires sociales et économiques de la communauté musulmane.

Il incombe donc aux fidèles de suivre la voie que leur trace le Coran et les traditions du Prophète dans leur vie sociale et économique.

En outre, les musulmans sont appelés dans ce verset à renforcer les liens d'amitié et de fraternité entre eux, ce qui assurera la force et la puissance de l'Etat islamique.

Nous apprenons aussi de ce verset coranique qu'il est possible que les musulmans participent au Djihad pour remplir une obligation religieuse, mais qu'ils échouent à une autre épreuve divine, par exemple lorsqu'ils se querellent sur la répartition des butins de guerre.

Voici maintenant les versets 2 et 3 de la sainte sourate Al-Anfal :

إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ‌ اللَّـهُ وَجِلَتْ قُلُوبُهُمْ وَإِذَا تُلِيَتْ عَلَيْهِمْ آيَاتُهُ زَادَتْهُمْ إِيمَانًا وَعَلَىٰ رَ‌بِّهِمْ يَتَوَكَّلُونَ

Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs sont pénétrés de crainte lorsque le nom de Dieu est prononcé ; dont la foi augmente à chaque lecture de Ses enseignements, et qui ne mettent de confiance qu'en leur Seigneur. (8:2)

الَّذِينَ يُقِيمُونَ الصَّلَاةَ وَمِمَّا رَ‌زَقْنَاهُمْ يُنفِقُونَ

Les vrais croyants sont ceux qui observent la prière et font l'aumône des biens que Nous leur dispensons. (8:3)

Après le premier verset de la sainte sourate Anfal qui appelle les fidèles à ne pas se quereller pour la répartition des butins de guerre, les deux versets suivants disent que les vrais croyants sont ceux qui craignent Dieu chaque fois que son nom est prononcé.

La première leçon que nous donne ces versets c'est de ne jamais attribuer des mensonges à Dieu ou à Son messager.

Les vrais fidèles sont les gens qui font une lecture régulière du Livre saint, et chaque lecture de la parole divine augment la foi en Dieu dans leur cœur. Ils ne se soumettent qu'à Dieu et n'ont confiance qu'en Dieu.

Les vrais serviteurs de Dieu cherchent leur calme en se souvenant du Créateur, de Sa clémence et de Sa miséricorde, et ils craignent la colère divine et le châtiment du jour du jugement dernier.

Ces versets indiquent aussi que parmi les signes les plus importants de la foi, il faut mettre l'accent sur l'importance de la prière et de la charité, car les vrais croyants sont ceux qui font leur prière quotidiennes et qui font l'aumône des biens que Dieu leur donne.

Les prières quotidiennes et la charité peuvent être considéré comme des signes très importants de la foi en Dieu.

Mais cette foi profonde peut également avoir des signes profonds dans le cœur de chaque individu.

Le cœur du vrai croyant est plein de crainte devant le Seigneur. En outre, ces versets nous indiquent que la lecture régulière du Livre saint est une action qui augmente la foi des fidèles en Dieu.

Ecoutons enfin le verset 4 de la sainte sourate Al-Anfal :

أُولَـٰئِكَ هُمُ الْمُؤْمِنُونَ حَقًّا ۚ لَّهُمْ دَرَ‌جَاتٌ عِندَ رَ‌بِّهِمْ وَمَغْفِرَ‌ةٌ وَرِ‌زْقٌ كَرِ‌يمٌ

Ceux-là sont les vrais croyants ; ils occuperont les degrés les plus élevés auprès de leur Seigneur ; à eux Son indulgence et Ses bienfaits généreusement répartis. (8:4)

Le verset 4 de la sourate VII du Livre saint rappelle que les vrais serviteurs du Seigneur pourront espérer que leurs actes sincères et leurs œuvres bonnes seront acceptés par Dieu et que le Seigneur leur accordera Sa Grâce et leur récompensera dans la vie ici-bas et dans le monde de l'au-delà.

Les croyants sincère et purs du Seigneur auront un degré et une place très élevés auprès de Dieu, à condition que leur foi soit sincère et pure. Cet enseignement coranique nous apprend qu'il y a des degrés différents dans la foi en Dieu, et que de la même façon, il y aura des degrés différents dans la récompense que le Seigneur accorde aux croyants.

 

 

Source:http://islamqa.info/fr/ref/7461

http://french.irib.ir/radioislam/

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