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 Les cheveux entre la science et les interdits religieux

7/7/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

L'homme a un système pileux peu développé par rapport au reste du règne animal. Il possède tout de même une pilosité dont les cheveux font partie et se trouvent sur le sommet de sa tête.

Une chevelure compte environ 100 000 cheveux pour les foncés et jusqu'à 150 000 pour les cheveux plus clairs. Cette différence s'explique par le fait que plus les cheveux sont clairs et plus ils sont nombreux car ils protègent moins le crâne que les cheveux à pigments plus foncés.

Le fait d'avoir des cheveux sur la tête reste dans tous les cas une protection contre le soleil, le froid, la pluie et autres évènements climatiques.

La couleur des cheveux est génétiquement déterminée. Les cellules responsables de la couleur des cheveux sont les mélanocytes. Elles fabriquent de la mélanine sous forme de petits grains de pigments colorés qui déterminent la couleur du cheveu de sa naissance à sa mort.
Il existe deux types de mélanine : l'eumélanine et la phaeomélanine.
L'eumélanine se présente sous la forme d'un petit grain de riz dont la couleur va du brun-rouge au noir foncé. Elle résulte de la transformation d'un acide aminé essentiel, la tyrosine, par une enzyme, la tyrosinase .
La phaeomélanine possède une forme moins précise et se présente sous forme de tache diffuse. Sa couleur va du jaune au rouge. Si elle est différente de l'eumélanine, c'est que, outre la tyrosine, sa fabrication fait intervenir un autre acide aminé, la cystéine, riche en soufre.

Le dosage de ces deux mélanines détermine la couleur du cheveu. Mais, s'il est aisé de comprendre que le cheveu noir japonais ne contient quasiment que de l'eumélanine alors que le cheveu roux irlandais est très riche en phaeomélanine, il est plus surprenant de découvrir que le cheveu blond scandinave est constitué lui aussi principalement d'eumélanine.
Il existe donc, en fonction de la répartition en qualité et quantité de ces deux types de mélanime, une très grande palette de couleurs, mais les nuances de mauve et de rose n'en font pas partie. En revanche, des scientifiques se sont déjà amusés à substituer chez des souris un gène de pigmentation par un gène de méduse codant pour une protéine vert fluo (GFP). Le résultat a donc été une souris qui brille la nuit !

Se voiler les cheveux est un signe religieux de piété

La première lettre de Paul aux Corinthiens est le premier écrit issu des religions monothéistes à avoir lié le voile des femmes à leur relation à Dieu, en avançant des arguments strictement religieux, c’est-à-dire en incluant le voile dans une démonstration théologique. Dans les écritures monothéistes – la Bible hébraïque, le Nouveau Testament et le Coran – seule la première lettre de Paul aux Corinthiens justifie le port du voile par les femmes en l’appliquant aux rapports qu’ont les hommes et les femmes à Dieu.

L’intérêt particulier de ce texte est d’avoir généré tout un discours sur la tenue des femmes et de leur avoir durablement imposé de se couvrir la tête dans tout le monde chrétien alors que le voile des femmes n’était auparavant qu’une pièce de vêtement d’origine païenne localisée dans les villes des pourtours de la Méditerranée aussi bien en Occident qu’en Orient.

À la fin du XXe siècle, dans les pays méditerranéens, en Europe du Sud et en Orient chrétien, ainsi que chez les religieuses des trois grandes confessions chrétiennes, les femmes portaient encore souvent un voile ou un foulard. De nombreux Pères de l’Église, aussi bien en Orient qu’en Occident, ont repris et commenté le texte de Paul pour en garantir la portée législative universelle. Dans le Coran, Dieu dit à Mohammed d’ordonner aux femmes de se couvrir et de rabattre leur vêtement sur leur poitrine pour que les hommes les respectent, mais le texte n’inscrit pas cette démarche dans le rapport que doivent avoir les femmes à la divinité : le voile n’est que social. La coutume, citadine et païenne, du voile des femmes acquiert donc avec Paul (v. 5-15/v. 62-64) un statut religieux qui est le propre du christianisme.

Pour les musulmans, les cheveux féminins sont chargés d’une dimension sensuelle si forte qu’il est vivement recommandé de les cacher (il serait indécent de les exposer aux regards). La chevelure féminine fait partie de ce que la femme musulmane doit obligatoirement recouvrir devant tout homme qui n’est pas son mari ni son « Mahram » .
En ce qui concerne la coupe des cheveux, certains savants musulmans considèrent qu’il est strictement interdit qu’une femme coupe ses cheveux. Cet interdit permet surtout d’éviter des dérives considérées comme intolérables telles que la « masculinisation » des femmes, ou « l’imitation des non musulmanes » : il ne faut pas que la femme se coupe les cheveux de sorte que cela crée chez elle une ressemblance avec les hommes et elle ne doit pas chercher à imiter les non musulmanes.

A l’inverse, toujours par souci de distinction, mais aussi d’hygiène  les hommes doivent garder les cheveux courts. La limite à ne pas dépasser est alors le lobe de l’oreille : les cheveux masculins ne doivent pas recouvrir l’oreille.

Dans tous les cas, il y a unanimité des juristes musulmans sur le fait qu’il est interdit de se raser la tête, sauf en cas de force majeure (pour raison médicale). Cette interdiction a été explicitement énoncée par le Prophète dans un certain nombre de Hadiths .
L’injonction faites aux pèlerins se rendant à la Maison sacrée de se raser la tête a été levée.
Dans le Kitab-i-Aqdas, Baha’u’llah a dit qu’il est interdit de se raser la tête. Puisque Dieu a créé des cheveux qui couvrent la tête, il doit y avoir une raison, à respecter : « les cheveux nous embellissent, et nous devrions les apprécier et ne pas les raser complètement ».

 

 

 

Sources:

http://www.pourquois.com/

http://lebloglaquestion.wordpress.com/

http://www.tetue.net/

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