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 La biologie synthètique et problèmes éthiques

26/6/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Aujourd’hui, les chercheurs ne sont pas seulement en mesure de séquencer ou de manipuler les gènes, ils arrivent à créer la vie. La biologie synthétique désigne la conception et la construction de nouveaux composants, dispositifs et systèmes biologiques qui n’existent pas à l’état naturel, ainsi que la reconstruction de systèmes biologiques naturels existants, à des fins utilitaires. La biologie synthétique décompose les procédés biologiques (la production de protéines à partir d’un gène, par exemple) pour construire des systèmes capables de remplir telle ou telle fonction (par exemple, des oscillateurs capables de produire des protéines sur demande).

 

Les scientifiques prédisent que d’ici deux à cinq ans, il sera possible de synthétiser n’importe quel virus. Dans cinq à dix ans, la synthèse de génomes bactériens simples et la construction de génomes « sur mesure » seront des pratiques courantes. Ces génomes conçus « sur mesure » seront insérés dans des cellules bactériennes vides pour donner naissance à de nouveaux organismes vivants capables d’autoréplication. D’autres biologistes synthétiques espèrent reconfigurer les voies génétiques des organismes existants pour leur faire remplir de nouvelles fonctions comme la fabrication de médicaments ou de produits chimiques à forte valeur ajoutée.


La biologie synthétique peut ou a le potentiel de nous fournir les outils qui pourraient améliorer notre compréhension des systèmes biologiques et des méthodes pour développer des organismes pour une gamme de produits comme les pharmaceutiques, biocarburants, vaccins, nouveaux produits agricoles ou des agents pour utilisation dans l’ industrie de défense.

L'utilisation de la biologie synthétique pour la fabrication de nouvelles formes de vie relâchées dans l'environnement peut encore être à l'avenir, mais l'insertion des chromosomes artificiels dans des formes de vie plus élevée est une réelle possibilité (voir Ananiev et al., 2009; Cavaliere et al., 2009). Des chromosomes humains artificiels de novo ont été générés dans les cellules humaines (Basu et al., 2005), qui les transforment en « vecteurs potentiels de thérapie génique, quand il est nécessaire de transférer une grande partie du génome » (GEE, la section 1.5.2 , 2009).

Quelles sont les questions éthiques?

Le GEE a affirmé que la biologie synthétique soulève des questions éthiques fondamentales qui nécessitent une analyse conceptuelle de la vie et la nature. Devrions-nous concevoir et fabriquer des organismes vivants? En 1999, un groupe de bioéthiciens ont examiné cette question avant que la science ait évolué en réalité. Ils ont conclu que les idées qui régnaient à cette époque au sujet de la biologie synthétique « ne violaient pas les préceptes moraux fondamentaux, mais ont quand même mis au premier plan les possibles conséquences morales d’une synthétisation de nouveaux organismes libres, par rapport au concept de la vie et notre relation avec celle-ci » (Cho et al., 1999;. GEE (section 3.1.2), 2009). Beaucoup ont contesté que la capacité de synthétiser des organismes nouveaux et radicalement changés, pourra changer notre conception de nous-mêmes. L’instrumentalisation des organismes, déjà répandue aujourd’hui, progresse au-delà d’un niveau acceptable selon certain, surtout si cette science est appliquée aux organismes supérieurs (Sommerville, 2007). Ces préoccupations fondamentales des théologiens et des spécialistes de l'éthique se rapportent largement à notre compréhension de nous-mêmes et notre relation à d'autres organismes sur cette planète.

Les questions éthiques identifiées par les différents rapports déjà cités incluent aussi le sujet de la prévention des risques biotechnologiques. L'utilisation sans danger d'organismes dépend largement sur notre compréhension de leur interaction avec l’environnement dans lequel ils sont placés. Les organismes génétiquement modifiés (OGM) ont déjà soulevé de nombreuses préoccupations sécuritaire; tous les pays les utilisant, ou refusant de permettre leur utilisation, ont mis en place des procédures d'évaluation des risques (où possible) afin d’assurer que leur introduction dans l'environnement est sans possible danger ; au moins aussi sûrs que ces organismes déjà présents. Ces évaluations dépendent de nombreuses caractéristiques originales de l'organisme, ainsi que les traits génétiques récemment ajoutés. Comment est-il possible d'évaluer le risque d'un organisme qui a été considérablement modifié, au delà de celui des OGM? Les risques doivent être abordés afin de permettre l'utilisation de ces organismes de manière responsable. Le document de synthèse soumit par le Nuffield Council on Bioethics « l'utilisation de cultures génétiquement modifiées dans les pays en développement » (2003) a souligné une approche de précaution et son application q dans la gouvernance de la biotechnologie en question (ce qui est nécessaire pour les pays qui sont membres du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (2000)). Cette approche, qui dépend de la probabilité des risques graves et irréversibles, déplace la charge de la preuve de ceux potentiellement exposés aux dangers d’une nouvelle technologie à ceux qui veulent l'introduire. Le GEE est préoccupé par les dangers potentiellement nuisibles que posent l’introduction accidentel ou par inadvertance d’organismes à notre environnement, en partie en raison de la gamme des praticiens de ces nouvelles technologies.

La biosécurité est une issue majeure : il est déjà possible d'employer des des séquences génétiques publiées de virus mortels pour les fabriquer délibérément pour un usage maléfique. Le développement d’organismes synthétiques conçus pour produire des toxines sont une préoccupation évidente. « La littérature sur la guerre biologique et l'utilisation de génie biologique pour la défense et l’attaque biologique et le bioterrorisme démontre le potentiel violent de cette technologie, qui peut être amplifié par la biologie synthétique. » (GEE, 2009, voir aussi Crosby, 1986; Endicott et Hagerman, 1998; Keith, 1999; Goldberg et Mangold, 1999; Alibek et Handelman, 2000; Preston, 2002; Orent, 2004; Woods, 2005).

Le principe de la Justice est analysé dans le document de synthèse de la GEE (GEE, 2008) et le rapport de la Commission des États-Unis (Commission Présidentielle pour l'Etude des Questions de Bioéthique (Presidential Commission for the Study of Bioethical Issues), 2010). Il se rapporte au rôle de l'État dans la protection et la promotion des droits de l'homme et la nécessité d'envisager le fossé technologique entre pays développés et en voie de développement. Cette différence intergénérationnelle doit être adressée d’un point de vue juridique, mais aussi en vue de préserver l'environnement et ses ressources naturelles. Le Principe exige l'adressage de la justice entre générations, et la nécessité de conserver l'environnement et les ressources naturelles. Les technologies de pointe sont souvent utilisées, et sans doute contrôlées, par les pays scientifiquement avancés. Ceci peut avoir un impact sur la capacité de ceux dans les pays moins avancés et en voie de développement de tirer bénéfice de ces technologies ou même de pouvoir les contrôler er dans leurs territoires. Le coût d'utilisation d‘une technologie en particulier peut être élevé. D’autant plus, les coûts peuvent aussi être élevés si l'effet est de concurrencer cela qu'ils produisent. L’obtention de brevets pour formes de vie nouvelles devient alors très importante, car ceci peut favoriser leur utilisation dans les pays développés (prenant en compte la disponibilité de fonds adéquats), tout en assurant que leur utilisation dans les régions pauvres du monde soit découragée par leurs coûts élevés.

L'utilisation éthique de brevets pour des formes de vie synthétique a également été un sujet de discussion important. Un organisme vivant est brevetable s’il présente des caractéristiques sensiblement différentes d'un organisme naturel comparable. Beaucoup de lois sur les brevets interdisent de breveter si l'exploitation commerciale de l'invention est contraire à l’avis moral. Peut-on prétendre que l'exploitation commerciale d'une nouvelle forme de vie expressément conçu à des fins commerciales est contraire à la morale? En toute probabilité, non. Il est très dur de refuser un brevet pour un micro-organisme s’il répond à ses exigences. Beaucoup sont préoccupés par la brevetabilité des formes de vie supérieures, comme les souris ou les plantes, et il a été affirmé dans de nombreux pays que le corps humain ne peut constituer une invention brevetable. La directive 98/44 de l'Union européenne (1998) indique que la modification de l'identité génétique des animaux susceptible de causer des souffrances sans utilité médicale substantielle en termes de recherche, de prévention, de diagnostique ou de thérapie humaine ou animale ne peut être breveter. Des questions plus générales sur les brevets et sur l'éthique des innovations de recherches sont étudiées par Fossey (2008).

Il n’existe aucune nouvelle issue morale identifiée par les travaux publiés par rapport à la biologie synthétique. Cependant, la biologie synthétique fournit des défis moraux qui doivent être relevés.

Durant les années 90, beaucoup de discussions ont eu lieu quant à savoir si un traité international était nécessaire pour assurer une utilisation sécurisée de ces organismes.. En 2000, le Protocole de Cartagena relatif à la Convention sur la diversité biologique fut adopté (Protocole de Cartagena sur la prevention des risques biotechnologiques, 2000). Ce traité inclue maintenant 160 pays, mais il est étonnant qu’il exclut les plus grands pays producteurs de cultures OGM (James, 2010); l'Article 1 aborde spécifiquement le transfert sain, la manipulation et l'utilisation d'organismes vivants modifiés résultant de la biotechnologie moderne.
Il est donc présumé que les OGM sont susceptibles d'avoir des effets néfastes sur l'environnement et / ou sur la santé humaine. La plupart des scientifiques affirment qu'il n'y a eu aucun effet nocif observé, et les technologies non-transgéniques actuelles posent peut-être de plus grandes menaces pour la santé humaine et l'environnement que les OGM sur le marché. Néanmoins, dans de nombreux pays il y réside des préoccupations, et le public semble avoir choisi de ne pas accepter ces produits. Dans d’autres pays qui cultivent ces récoltes presque à l'exclusion de leurs équivalents non-OGM, notamment les Etats-Unis, le Canada, l’Argentine et le Brésil, peu de préoccupation publique a été constatée.

Comme les préoccupations du public sur les OGM persistent, l'introduction de produits biosynthétiques qui ont subit une plus grande modification pourrait susciter au moins le même niveau d’inquiétude. Le type de produits, l'ampleur et la vitesse de leur introduction sur le marché et dans l'environnement, et la manière dont les questions éthiques sont abordées sont tous des facteurs susceptibles d'influencer leurs choix. Il est nécessaire et important d’impliquer le public dans les discussions et décisions en ce qui concerne le développement et l'utilisation de produits de biologie synthétique. Ceci est essentiel. Bâtir une certaine confiance dans la gouvernance et l'utilisation de la biologie synthétique pourrait aider à assurer l'acceptabilité des produits si elles remplissent les conditions requises de sécurité publiques et les normes environnementales. Les scientifiques et les gouvernements doivent respecter les principes les plus élevés et des normes éthiques à l'égard de ce progrès scientifique et technologique en évolution.

Sources:

http://knowledge.cta.int/fr/Dossiers/Les-S-T-pour-les-defis-agricoles-de-demain/La-science-et-l-ethique/Articles/La-biologie-synthetique-et-l-ethique-batir-la-confiance-publique

http://www.oecd.org/document/8/0,3746,fr_2649_37437_46739847_1_1_1_37437,00.html

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