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 Le réveil palestinien et la guerre universelle contre la Syrie

29/4/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Par Akil Cheikh Hussein

Il existe, on ne sait pas par le biais de quels facteurs visibles ou invisibles, un lien évident entre, d'un côté, la victoire de plus en plus palpable réalisée par la Syrie dans la guerre universelle qu'elle confronte depuis plus d'un an, et de l'autre, ce qui paraît être un nouveau réveil au niveau de la cause palestinienne. N'est-il pas établi que le principal motif de la conjuration contre la Syrie est le fait de l'éliminer non par aversion pour la dictature et la corruption ou par attachement à la démocratie et les droits de l'homme, mais précisément parce qu'en résistant, en s'alliant avec l'Iran et en soutenant les mouvements de résistance face à l'agression et à l'occupation israéliennes, elle a bloqué le plan arabe de soumission qui avait fait un grand succès non seulement sur la scène arabe, mais surtout sur la scène palestinienne ?

Le réveil palestinien et la guerre universelle contre la Syrie

La bataille des "ventres vides", la fermeté de Gaza face à la dernière agression israélienne en dépit de la cruauté du siège, de la neutralité du Hamas et la léthargie de l'Egypte, la Palestine évoquée par le ministre russe des Affaires étrangères lors de ses rencontres avec les ministres arabes des Affaires étrangères en pleine campagne contre la Syrie et la place donnée à la question palestinienne dans le sommet arabe de Bagdad, sont autant de faits qui témoignent de ce nouveau réveil qui a été couronné, le 31 mars, Journée de la Terre, par la Marche Mondiale pour la Palestine.

Caractérisé par la faible influence de l'Arabie saoudite et du Qatar, le sommet de Bagdad a réhabilité la notion du "conflit arabo-israélien" qui avait été assigné à l'oubli, laissant ainsi la place à un conflit "israélo-palestinien" qui a rapidement été traduit sur le terrain par un conflit dans lequel Gaza faisait cavalier seul, parallèlement à un renforcement du conflit entre Gaza et l'Autorité palestinienne d'Ariha.

Le communiqué final du sommet a fixé comme objectif d'aboutir à une position et à une vision commune à même de soutenir, par tous les moyens, le peuple palestinien dans sa lutte pour mettre fin à l'occupation de ses terres et créer son Etat avec al-Qods pour capitale.

Le soutien en question n'exclut plus les moyens qui ont été évincés par la formule des "négociations, négations, négations" lancée par Mahmoud Abbas comme seul et unique moyen d'échanger avec les Israéliens.

Même en se lavant les mains de la cause palestinienne, considérant qu'elle ne relève plus des compétences de la Ligue arabe ou des Nations-Unies, le secrétaire général de la Ligue, Nabil el-Arabi, incrimine les Etats-Unis qui font de la sécurité d'"Israël" la priorité de leurs priorités, ce qui reflète une audace qui, depuis longtemps, fait défaut dans le discours officiel arabe.

Un important acquis pour la cause palestinienne est réalisé par les réactions choquantes des responsables israéliens à l'annonce, par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, d'une enquête indépendante sur les conséquences de la colonisation dans les territoires occupés, y compris la partie Est de la sainte ville occupée d'alQods.

Ces réactions, qui ont pris la forme de déclarations d'une extrême agressivité ainsi que de la rupture de tout contact avec le Conseil et d'un appel adressé aux Etats "libres" de faire de même, témoignent une fois de plus de l'arrogance des sionistes et du mépris qu'ils réservent même à des initiatives aussi chétives que celle du Conseil qui, au lieu de condamner la colonisation et l'usurpation de la Palestine, ne font que promettre d'interminables études sans suite dans la mesure où la colonisation se poursuit massivement sur le terrain.

Le principal danger qui menace l'actuel réveil palestinien consiste dans le complot qui transparaît dans la propagande trop et inadéquatement pacifiste que font passer les mass media arabes connus comme étant des outils au service de l'hégémonie israélo-américaine.

Pour ces mass media, la marche mondiale pour la Palestine était l'occasion non d'attirer l'attention sur les crimes des sionistes et de leurs alliés occidentaux et arabes, mais de présenter, sans prendre en compte les conditions spécifiques de chaque processus de changement, le Mahatma Gandhi, Nelson Mandela et la birmane Aung San Suu Kyi comme seuls modèles à suivre par les peuples épris de liberté et d'indépendance.

Avec tout le respect qu'on doit aux diverses expériences des peuples, il est louche de dorer certains blasons et d'oublier les grandes figures révolutionnaires arabes et islamiques dont les noms sont liés, parmi beaucoup d'autres, à la révolution palestinienne (le jour où la lutte armée était la seule voie de la libération des peuples), à la révolution islamique en Iran et à la défaite, au Liban, de l'agresseur israélien en 2006.

Des Arabes qui prônent les moyens pacifiques quand il s'agit de l'ennemi israélien qui maltraite les Palestiniens et d'autres peuples arabes depuis plus de 60 ans, mais qui appellent à l'intervention militaire de l'Otan ou exigent l'armement de l'opposition quand il s'agit de la Syrie !

Le caractère scandaleusement criant de cette attitude explique une bonne partie de la victoire réalisée par la Syrie et commence à avoir ses effet au niveau de la prise de conscience nécessaire pour diriger toutes les armes vers l'ennemi israélien.

Source : French Moqawama

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