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 La Génétique dans l’honorable Tradition Prophétique

27/5/2015

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

 

Par Sana DAHROUCH

 

Cette recherche comprend deux parties importantes de la génétique prouvées par deux hadiths du prophète (SPSL) où nous traitons le sujet de l’hérédité et de la génétique.

Le premier Hadith rapporte d’après Abou Horayra qu'un Bédouin vint trouver le Prophète et lui dit : "Ma femme a mis au monde un garçon noir, et je refuse de le reconnaître". Le Prophète lui demanda :"Avez-vous des chameaux?". - Oui, répondit l'homme. - De quelle couleur? lui demanda-t-il. - roux, répondit l'homme. Y en a-t-il des gris? lui demanda-t-il. Oui, il y en a, répondit l'homme. Il lui demanda alors : "et d'où penses-tu que cela vienne?". L'homme répondit : "cela doit venir de leur souche". Le Prophète répliqua :"Et peut-être l'enfant aussi tient-il cela de sa souche". Et il ne lui permit pas de le renier. (Al-Boukhari, Mouslim).

A travers ce Hadith, le prophète avance et d’une manière tout à fait objective la théorie des mutations ou des prédispositions suspectes dans les gènes et tout ce qui s’en suit des troubles des caractères lors du transfert biologique horizontal (la ressemblance des personnes d’une même génération comme les frères), et vertical (la ressemblance des personnes d’une même descendance comme les grands-parents, les parents et les enfants), ces mutations apparaissent immédiatement et facilement dans les procaryotes unicellulaires ou les bactéries dont le fameux colibacille E. Coli privilégié par les laboratoires et qui me servira d’exemple pour expliquer la première partie de cette étude.

Quant au deuxième hadith, il s’agit bien des caractères récessifs dans le génome de l’homme, et de la possibilité de l’apparition, dans les générations futures, de tempéraments et des maladies récessifs depuis longtemps, héritées des grands-parents. Or, le Hadith qui insiste à bien choisir son conjoint : « Faites un choix judicieux pour vos spermes car le gène est dissimulateur ». A propos de ce Hadith, on dit qu’il est composé de deux versions ; la première remonte à Aïcha (Dieu l’agrée) qui rapporte du prophète (SPSL) : « Faites un choix judicieux pour vos spermes, épousez celles qui sont à la hauteur, et faites épouser vos enfants à elles », (rapporté par Ibn Maja et Al-Hakem). La deuxième version : « Regarde bien où tu mets ton fils car le gène est dissimulateur », (rapporté par Ibn Adi, Al-Kada’i et Ibn Al-Jawzi dans Les ultimes raisons). Or, nous avons choisi pour cette partie de l’étude deux caractères : le premier est morphologique bénin (la couleur de l’iris), le deuxième est pathologique (l’anémie falciforme), et la manière dont ils sont transmis à travers la descendance, ainsi le pourcentage de leur apparition dans toute génération.

On termine cette recherche en démontrant que notre honorable prophète (SPSL), et bien avant Mendel, était le premier à fonder les lois de la génétique à travers son hadith sur la ressemblance et la différence des créatures, puis sur l’hérédité ; « C’est Lui qui a envoyé son Messager avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin », Al-Fath (la Victoire Eclatante), 28.

La génétique dans l’honorable tradition prophétique

Dans son Livre « Assahih », Al-Boukhari a rapporté qu'un Bédouin vint trouver le Prophète et lui dit : "Ma femme a mis au monde un garçon noir, et je refuse de le reconnaître". Le Prophète lui demanda :"Avez-vous des chameaux?". - Oui, répondit l'homme. – De quelle couleur? lui demanda-t-il. - roux, répondit l'homme. Y en a-t-il des gris? Lui demanda-t-il. Oui, il y en a, répondit l'homme. Il lui demanda alors : "et d'où penses-tu que cela vienne?". L'homme répondit : "cela doit venir de leur souche". Le Prophète répliqua :"Et peut-être l'enfant aussi tient-il cela de sa souche".

Dans ce Hadith, on remarque qu’il s’agit de l’hérédité et de la génétique et des mutations suspectes d’affecter et de dérégler la loi de Mendel où la ressemblance biologique horizontale se perturbe (la ressemblance des personnes d’une même génération comme les frères), et verticale (personnes d’une même descendance comme les grands-parents, les parents puis les enfants). L’exemple répandu académiquement pour expliquer le phénomène des mutations est bien ce qui arrive à une bactérie unicellulaire nommée E. Coli connue par sa sensibilité à un certain antibiotique : la Stréptomicyne. Pour avoir plus de colonies bactériales, on met les bactéries dans des boîtes de culture et les laisse se reproduire dans un milieu ne contenant aucun antibiotique.

Ensuite, on transmet ces colonies dans des divers milieux tout en examinant bien les résultats de notre expérience où il est possible d’avoir des bactéries présentant une mutation leur permettant de survivre en présence de la Stréptomicyne, et elles transmettent à leur descendance leur gène de résistance et donnent une génération de bactérie pleinement résistante. Mais les bactéries n’ont pas acquis ce caractère définitivement, le fait d’en avoir d’autres sensibles à l’antibiotique est possible pour des générations ultérieures. C’est l’exemple des mutations d’un seul gène existant chez une bactérie unicellulaire. Alors, imaginons-nous les mutations que risquent d’avoir les organismes dont le nombre des cellules est plus important, comme la drosophile (8 chromosomes), le cheval (64), et l’homme (46). Chaque chromosome contient des centaines de gènes, ce qui multiplie la probabilité des mutations qui se traduit par la différence entre les frères, les parents et leurs enfants, ou les grandsparents (ressemblance horizontale et verticale). Ce qui enrichit et multiplie les caractéristiques des créatures, les hommes, les animaux et les végétaux. Cette différence a été évoque dans le Saint Coran plusieurs fois : « N’as-tu pas vu que du ciel Allah fait descendre l’eau ? Puis Nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes… », Fatir (le Créateur), 27. « Ne vois-tu pas qu’Allah fait descendre du ciel de l’eau, puis Il l’achemine vers des sources dans la terre ; ensuite, avec cela, Il fait sortir une culture aux couleurs différentes… », Al-Zumar (les Groupes), 21.

« Nous fîmes sortir une verdure, d’où Nous produisîmes des grains, superposés les uns sur les autres, et du palmier, de sa spathe, des régimes de dattes qui se tendent. Et aussi des jardins de raisins, l’olive et la grenade, semblables ou différents les uns des autres… », Al-An’am (les bestiaux), 99.

Colonies bartériennes

Si le nombre des chromosomes est le critère de définition d’une espèce (le même nombre des chromosomes pour une espèce animale ou végétale), les mutations seront alors la cause de cette diversité de toutes les créatures. Ces mutations sont hasardeuses et parfois elles arrivent sous l’effet de certains éléments chimiques ou physique (comme les rayons X, et á, â issus des bombes atomiques). Notons que les mutations sont rares où il se peut qu’elles apparaissent une fois dans des colonies contenant cent mille ou cent million de bactéries.

La loi de l’hérédité chez l’homme :

Avant de développer l’idée des mutations, j’aimerais bien montrer la différence entre les organismes unicellulaires comme les bactéries qui contiennent un seul chromosome, et les organismes plus complexes comme l’homme où nous en avons 23 paires dans le noyau de chacune de nos cellules, 22 sont communes aux deux sexes. Les deux chromosomes restants sont les chromosomes sexuels. Chez la femme, ils forment une paire. On les appelle les chromosomes X. Chez l’homme, ils sont différents, l’un est un chromosome X et l’autre, beaucoup plus court est appelé chromosome Y. chaque gène que nous possédons, nous l'avons en 2 exemplaires : l'un vient de notre mère, l'autre de notre père. Ces 2 copies, les allèles, ne sont pas forcément identiques : certains allèles sont dits dominants. Face aux autres allèles du même gène, ils "l'emportent", c'est-à-dire que c'est leur caractère qui sera exprimé. C'est le cas du groupe sanguin A ou B sur le groupe O, du caractère yeux bruns sur le caractère yeux bleus et le plus souvent, du caractère sain sur un caractère muté et défectueux. Le caractère qui n'est pas exprimé est dit récessif.

Du point de vue génétique, l'allèle récessif peut être transcrit et traduit, mais en trop petite quantité pour que son produit soit majoritaire, voire pas transcrit ni traduit. Au final il n'apparaît pas dans le phénotype lorsqu'il est seul représentant dans les chromosomes de la cellule considérée. Cependant, il peut être porté et transmis à la génération suivante.

Il existe aussi des gènes qui s'expriment au travers d'allèles codominants : l'aspect physique correspond à la moyenne des deux informations. Ainsi, la plupart de vos ressemblances et dissemblances avec vos parents, vos frères et soeurs s'expliquent par la répartition aléatoire des caractères lors de la formation des gamètes, et par les jeux de dominance qui existent entre les allèles que vous avez hérités. Quant aux caractères mutés, ils restent souvent récessifs, mais quand les deux parents portent le même gène muté, on a une probabilité de 25% d’avoir apparaître ce caractère.

Pour expliquer ce pourcentage d’hérédité génétique à travers les générations, on prend pour exemple la couleur des yeux. Imaginons un système où il existe 2 allèles pour un gène : 1 allèle « yeux bleus » (B) récessif et 1 allèle « yeux noirs » (n) dominant.

Trois cas de figures sont donc possibles. Un individu peut posséder 2 allèles « yeux bleus » (BB) et il aura les yeux bleus (son phénotype) ; un autre peu posséder 2 allèles « yeux noirs » (nn) et il aura les yeux noir ; et enfin, un autre pourrait avoir un allèle « yeux noirs » et un allèle « yeux bleus » (Bn) et aurait les yeux … noir (puisque « yeux noirs » est l’allèle dominant). Pour la petite histoire, on parle d’homozygote pour ceux qui possèdent 2 allèles identiques pour un gène et d’hétérozygote dans le cas contraire.

Exemple de la transmission d'un tempérament, la couleur des poils du chat

Continuons notre exemple. Si un couple est constitué d’un homme homozygote qui possède 2 allèles « yeux bleus » (bb) et une femme hétérozygote qui possède une copie de chaque allèle (Nb), nous pouvons calculer les probabilités que leurs enfants aient l’un ou l’autre phénotype.

Le papa produira des spermatozoïdes qui ne contiendront que des allèles bleus (b) alors que la maman aura 50% des ovules avec un allèle « bleus » (b) et 50% avec un allèle « noirs ». Dès lors, le couple aura une chance sur 2 d’avoir un bébé avec les yeux noirs (Nb) et 50% de chance d’avoir un bébé avec les yeux bleus (bb).

Mais ce caractère (la couleur des yeux) est plutôt morphologiquement sans souci par rapport aux autres qui sont pathologiques quand les parents portent dans leur ADN un gène de maladie comme l’anémie falciforme. Dans ce cas aussi, la possibilité de le transmettre des parents aux enfants est de 25% suivant le même raisonnement de la couleur des yeux.

Dans ce contexte, on fait appel au Hadith du prophète (SPSL) : « Faites un choix judicieux pour vos spermes car le gène est dissimulateur ». A propos de ce Hadith, on dit qu’il est composé de deux versions ; la première remonte à Aïcha (Dieu l’agrée) qui rapporte du prophète (SPSL) : « Faites un choix judicieux pour vos spermes, épousez celles qui sont à la hauteur… », (rapporté par Ibn Maja et Al- Hakem). La deuxième version : « Regarde bien où tu mets ton fils car le gène est dissimulateur », (rapporté par Ibn Adi, Al-Kada’i et Ibn Al-Jawzi dans Les ultimes raisons). L’adjectif « dissimulateur » (Dassas, en arabe) provient du verbe « Dassa » : dissimuler, qui veut dire cacher soigneusement, rendre moins apparent un objet. C’est exactement ce qui se passe en cas d’un caractère récessif qui reste « dissimulé » dans le patrimoine génétique d’une famille et se transmet d’une génération à une autre.

Puis quand le Bon Dieu décide de mettre deux personnes en relation et qu’ils aient le même génome, ce caractère récessif apparaît même après de très longues années. Les maladies récessives auront ainsi l’occasion de se voir transmises, et c’est bien pour éviter de tels dégâts que le prophète (SPSL) a poussé à bien choisir son conjoint.

Dans cette généalogie, la grand-mère porte une maladie, on voit comment les générations suivantes vont avoir cette maladie

Un point est à remarquer dans ce vénérable Hadith, c’est qu’il s’adresse aux hommes, mais ceci ne signifie en aucun cas un mépris des femmes, mais au contraire c’est là un miracle scientifique où le prophète (SPSL) prédit la vérité scientifique qu’ont découvert les chercheurs de nos jours : Chez la femme, l'ovule contient un chromosome X (en plus des 22 autres évidemment) alors que chez l'homme, la moitié des spermatozoïdes contiennent un chromosome X et l'autre moitié, un chromosome Y. La détermination du sexe qu'aura l'enfant ne dépend donc que du spermatozoïde qui fécondera l'ovule. Si c'est un " X " on aura une fille, si c'est un " Y " ce sera un garçon. Chez la femme, les deux chromosomes X sont semblables, l'un à l'autre, comme sont semblables l'un à l'autre les chromosomes de chacune des 22 autres paires d'homologues.

Cependant, chez l'homme, il n'en est pas de même. La plupart des gènes présents sur le X n'ont aucun équivalent sur le Y. Les hommes ne possèdent donc qu'un seul exemplaire de ces gènes, l'exemplaire légué par le chromosome X qu'ils ont hérité de leur mère. Génétiquement parlant, les hommes, il faut bien le dire, sont plus fragiles que les femmes. Il suffit, en effet, qu'un de ces gènes uniques soit anormal pour que l'homme présente l'anomalie. Il n'a pas comme la femme la " roue de secours " d'un autre exemplaire de ce gène. Comme les gènes anormaux sont en général récessifs, une femme dont un de ces gènes est anormal pourrait utiliser l'exemplaire normal situé sur l'autre chromosome X, ce que ne peut faire l'homme. On appelle gènes liés au sexe ces gènes qui, chez les hommes, n'ont pas d'allèles sur le Y.

On connaît de nombreuses maladies génétiques causées par ces gènes liés au sexe. Ces maladies touchent en général les hommes puisque, pour être affectée, une femme devrait posséder deux fois (un sur chaque X) le gène responsable de l'anomalie. Parmi les anomalies dues à un gène anormal porté par le X (et non le Y), on retrouve: l'hémophilie (défaut de coagulation du sang). C’est alors pour toutes ces raisons que le prophète (SPSL) a recommandé de bien voir dans la généalogie de la femme pour savoir s’il y en avait des hommes porteurs de maladies héréditaires.

Ainsi, et avant de conclure, j’aimerais bien attirer l’attention sur le fait que la transmission des maladies génétiques est plus probable en cas de mariage entre les proches où les deux mariés risqueraient d’avoir en commun un des grands-parents déjà atteint d’une certaine maladie où le pourcentage de le transmettre aux petits enfants s’élève dans ce cas à 25%. Le prophète (SPSL) a dit à ce propos : « mariez vos fils avec d’autres que de vos descendances », ce Hadith a une chaîne de transmission faible, donc, on préfère de se contenter de prendre en considération le Hadith déjà cité au début de notre étude : « Faites un choix judicieux pour vos spermes », et peu importe la généalogie tant que les grands-parents communs se portaient bien.

A la fin, on trouve que le prophète (SPSL) qui « ne prononce rien sous l’effet de la passion », (3, An-Najm (l’Etoile)) était le premier à parler des lois de l’hérédité génétique.

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Traduit par : Dr F. Riwahi

Sources :

- Fath Albari interprétation de sahih Boukhari

- Les quarantes hadiths de Anaouawi

- « Le mariage entre proches » Dr Ali Albar

- Biologie cellulaire et moléculaire, DEBOEK

- Recheche, N 155, génétique et hérédité.

http://quran-m.com/firas/

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