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 Pourquoi nous bâillons?

28/2/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

 

mclean

 

 

Le bâillement n'est pas une simple ouverture de la bouche, mais, un mouvement d'étirement musculaire généralisé, des muscles respiratoires (diaphragme, intercostaux, scalènes), des muscles de la face et du cou. Quand tous les muscles antigravitaires se contractent simultanément, on parle de pandicuation c'est à dire un étirement généralisé de tout le corps.

 

 

Cette association complexe et synergique de mouvements est néanmoins un comportement très stéréotypé. Une fois enclenché, le bâillement peut être modulé, chez l'homme, par la volonté, soit en accentuant toutes les phases, soit en minimisant l'ouverture de la bouche et l'expiration, mais sans jamais pouvoir être empêché.

 

 

Les structures cérébrales commandant le bâillement chez les vertébrésUn comportement est le résultat d'une activité motrice, témoin d'un stimulus moteur neuronal métamérique ou spinal adjacent ou cortical. Le déclenchement est soit volontaire, soit sensitif soit végétatif. Sa conséquence est: soit une action motrice adaptée, soit un réflexe somato-moteur, soit une fonction d'homéostasie neuro-endocrine. Le bâillement est involontaire. Il participe, peut-être, aux processus d'homoéostasie du système de la vigilance (rythme veille-sommeil, faim-satiété). L'information sensitive déclenchante projette au niveau métamèrique d'une part, envoie des influx au cortex avec des relais hypothalamiques d'autre part. Nous allons donc préciser les structures commandant l'activité motrice du bâillement, les mécanismes sensitifs périphériques, acteurs du déclenchement du bâillement, la nature et la conséquence de la réaction d'homéostasie engendrée.

 

 

Toutes ces données confirment que le bâillement naît dans les structures archaïques du cerveau, c'est à dire communes à tous les vertébrés (voir ci-dessous le rôle prépondérant du noyau paraventriculaire de l'hypothalamus). Les muscles qui se contractent pendant le bâillement dépendent des nerfs crâniens 5,7,9,10,11,12, des nerfs cervicaux C1-C4 (nerf phrénique) et des nerfs dorsaux innervant les intercostaux, muscles respiratoires accessoires. Les noyaux moteurs sont situés dans le tronc cérébral (cerveau "reptilien" de Mc Lean) et dans la moelle cervicale, en coordination avec les centres respiratoires et vasomoteurs situés à proximité.

 

 

Facteurs déclenchant du bâillementLa description classique et détaillée du bâillement le présente comme comme un cycle respiratoire paroxystique. Mais est-ce acquis et intangible ? En revoyant la pandiculation dans son entier déroulement, il paraît plus précis de considérer que ce comportement est un travail musculaire généralisé avec : -une contraction des muscles de la mâchoire et du pharyngo-larynx, responsable de la large ouverture de bouche et des voies respiratoires hautes,-une contraction massive du diaphragme responsable de l'ample inspiration,-une contraction des muscles extenseurs des membres et des muscles paravertèbraux responsable de l'étirement des membres et du tronc, Suivant les cas, la contraction peut se limiter aux muscles du cou, du visage et du diaphragme décrivant le bâillement proprement dit, ou à l'ensemble de la musculature corporelle et réaliser une pandiculation. Dans cette acceptation, l'activité respiratoire n'est qu'une conséquence de l'activité musculaire. La suspension de l'activité tonique du locus coeruleus adrénergique et d'autres noyaux du pont, lors du sommeil paradoxal, est responsable de l'hypotonie périphérique. Il en résulte, également, une diminution de l'activité des muscles dilatateurs des voies aériennes supérieures, expliquant une tendance au collapsus du pharyngo-larynx. Celle-ci est maximale lors du sommeil paradoxal, plus prolongé en fin de nuit.


 

 


 Lors de l'éveil, la reprise de l'activité noradrénergique déclenche une récupération de l'activité motrice active. L'étirement musculaire des membres et du tronc témoignent de la reprise musculaire tonique déclenchant une augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, du métabolisme musculaire associée à un dérouillage articulaire. Le bâillement apparaît comme une ample contraction des muscles inhibées lors du sommeil paradoxal, un peu comme un effet en miroir inverse de l'inhibition provoquée par le sommeil paradoxal, ouvrant largement le pharyngo-larynx. Si les motoneurones stimulés sont sus-jacents à la 5° racine cervicale, un bâillement apparaît isolément, comportant les contractions - étirements des muscles de la face, du cou et du diaphragme (nerf phrénique). Si l'ensemble des noyaux moteurs du tronc cérébral et des voies spinales est stimulé, apparaît la pandiculation.

 

 

 

 

 

Alors qu'habituellement une activation de notre vigilance s'accompagne d'une exacerbation de sentiments anxieux ou d'excitation, le bâillement procure un état de détente transitoire et réconfortant.

 

 

Le curieux phénomène de la contagion (mieux vaut dire réplication ou  (échokinésie) du bâillement, propre à l'Homme et aux grands singes, implique la mise en jeu de circuits neuronaux superposables à ceux activés au cours des processus de l'empathie, comme l'imagerie fonctionnelle cérébrale contemporaine l'a montrée. De notre premier à notre dernier souffle nous bâillons environ 250 000 fois !et n'oubliez pas le slogan: trainaillez plus pour bâillez plus ! 

 

 

 

 

 

D'après:http://baillement.com/Baillement-Nles.concept.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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