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 Les Houris entre la réalité sensuelle et la dimension spirituelle

24/1/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 


Les houris dans le Coran et la Sunnah

« Et Ils auront auprès d´eux des belles aux grandes yeux, au regard chaste, semblables au blanc bien préservé de l´oeuf. » [Coran 37.48]

Le Prophète dit :

« Si une femme des habitants du Paradis surplombe la terre, elle renplira de son parfum l'espace entre le ciel et la terre, et l'illuminera. Le voile qu'elle porte sur sa tête est meilleur que la vie presente et ce qu'elle contient » (Rapporté par Al-Boukhari).

Le Très Haut dit :

« Ils seront accoudés sur des tapis doublés de brocart. Et les fruits des deux jardins seront à leur portée pour être cueillis. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez vous ? Ils y trouveront les hours aux regards chastes, qu'avant eux aucun homme ou génie n'aura déflorées. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez vous ? » Surat 55 - Verset 54-57

« Des houris cloitrées dans les tentes, - lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? - qu'avant eux aucun homme ou génie n'a déflorées . Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez vous ? »

Surat 55 - Verset 72 - 75

« Là, il y aura des vertueuses et des belles . Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? »

Surat 55 - Verset 70 - 71

« Ils seront accooudes sur des coussins verts et des tapis épais et jolis . Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez vous ? Béni soit le Nom de ton Seigneur, Plein de Majesté et de Munificience ! »

Surat 55 - Verset 76 - 78

« Ils auront là des épouses pures » Surat 2 - Verset 25

Cela explique par le fait qu'elles n'ont ni menstrues ni lochies, qu'elles n'urinent pas, ne vont pas à la selle, ne crachent pas et ne se mouchent pas.

Elles sont également pures dans leurs mœurs, leur language, leurs habits et leur nature.

3Abullah Ibn al Mubârak rapporte d'après Abu sa3id que le Prophète sallahu alayhi wa salam a dit au sujet du verset 25 de la surat 2 :

« elles sont purifiées des menstrues, des lochies, de la souillure et du crachat »
(Ibn Al Mubârak : « Zawâid az zuhd »)

Abu al ahwas dit au sujet du verset : Des houris cloitrées dans leurs tentes (55/72),

« qu'une nuée venant du trône plut. Les houris furent crées à partir des gouttes de la miséricorde. Puis on dressa pour chacune d'entre elles une tente, au bord des fleuves, ayant pour superficie quarante miles et dépourvued'entrée. Quand l'ami de Dieu arrive auprès de la tente, celle ci s'entrouve pour que cet ami sache que cette tente est à l'abri des créatures qu'il s'agisses des Anges ou des serviteur. Ces Houris sont chastes et très éloignées des regards des créatures »

Le Très Haut dit :

« Et ils auront des houris aux yeux, grands et beaux, pareilles à des perles en coquille, en récompense pour ce qu'il faisaient. » Surat 56 - Verset 22 - 24

« Semblable au blanc bien préservé de l'œuf » Surat 37 - Verset 49

On dit qu'il s'agit des oeufs des autruches, enfouis dans le sable et dont la blancheur constitue aux yeux des Arabes la meilleur blancheur qui puisse exister. Certains l'expliquent comme étant les perles avant qu'on les sorte de leur coquille.

Le Très Haut dit :

« Sur des lits surélevés, c'est Nous qui les avons créées à la perfection, et Nous les avont faites vierges, gracieuses, toute de même âge pour les gens de la droite » Surat 56 - Surat 34 - 38)

Allah les a recréées ; de vieilles et de faibles qu'elles étaient devenues dans la vie ic-bas, Il les a faites, au Paradis, jeunes, vierges, aimantes pour leurs maris et du même âge qu'eux.

At Tabarani rapporte qu'Umm Salama a dit :

« j'ai entendu le Messager de Dieu sallahu alayhi salam :

« explique moi ce que Allah le Très Haut veut dire par : « houris aux grand yeux. ».
Il sallahu alayhi salam répondit : « des Houris blanches, aux grands yeux. La paupière d'une Houri ressemble à l'aile d'un aigle. »
Je lui demandai une nouvelle fois : « explique moi ce que le Très Haut veut dire par : « comme des œufs cachés »
Il répondit : « leur pureté est celle des perles qui sont encore dans leur coquillage et que les mains n'ont pas touchées. ».

Elle demanda aussi : « explique moi ce que Allah veut dire par : « semblables au blanc cacheté de l'œuf ».
Il répondit : « elles sont aussi fines que la peau intérieure de l'œuf »

Elle demanda encore : « Ô Messager de Dieu, explique moi ce que Dieu veut dire par : « aimantes et d'égale jeunesse ».
Il répondit : « elles trouvèrent la mort, dans la vie ici-bàs, vieilles, aux yeux chassieux et aux cheveux grisonnants. Il les a récréées après la vieillesse et les a faites vierges, aimantes, désirantes, d'un même âge et d'un même jour de naissance. »

Elle demanda : « Ô Messager de Dieu, qui sont meilleures : les femmes de la vie ici bas ou les Houris aux grands yeux ? »
Il répondit : « les femmes de la vie ici bas sont meilleures que celles du Paradis, comme l'est l'extérieur d'un habit par rapport à sa doublure »

Elle demanda : « Ô Messager d'Allah, par quoi (mais de quelle façon) ?
Il répondit : « grâce à leur prière, à leur jeûne et à leur adoration, Allah a couvert leur visage de lumière et leur corps de soie. Elles ont le teint blanc, les habits verts, les bijoux tressés. Leur encensoirs sont faits de perles et leur peignes en or. Elles disent : « nous sommes éternelles et nous ne mourrons pas, nous sommes les heureuses et nous ne connaissont pas la misère, nous sommes celles qui demeurent et nous ne partons pas, nous sommes les satisfaites et ne nous mettons pas en colère. Bienheureux celui à qui nous appartiendrons et qui nous appartiendra »

Elle dit : « Ô Messager de Dieu, la femme d'entre nous se marie deux fois, trois fois, quatre fois, puis elle meurt. Elle entre au paradis et ses maris aussi. Qui y sera son mari ?
Il répondit : « Ô Umm Salama, on lui demandera de choisir et elle choisira celui qui a le meilleur caractères » Elle dira : « Ô Seigneur, celui ci s'est le mieux comporté à mon égard dans la vie ici bas, fais qu'il soit mon mari »
Ô umm Salama, le bon caractère l'emporte sur tout le bien de la vie ici bas et de la vie dans l'au delà »
(Rapporté par At Tabarani et Al Haythami en a dit dans « Majma3 Az Zawâid » 7/119 : « parmi ses transmetteurs, il y a Sulayman Ibn Kurayma qu'Abu Hatim et Ibn Udayy tiennent pour faible »)

Le chant des Houris aux grands yeux

At Tirmidhi rapporte ainsi que l'autre d'après 3ali, ces paroles du Messager d'Allah, 3alayhi salam :

« Il existe au Paradis une assemblée de houris dont émanent des voix telles que jamais la création n'en entendit de pareilles et qui disent : « Nous sommes les immortelles et nous ne périssons point, les bienheureuses et nous ne nous tourmentons point, les satisfaites et nous ne nous emportons point. Heureux qui nous appartient et à qui nous appartenons »
(At Tirmidhi)

At Tirmidhi dit :

« Il existe d'autre hadiths rapporté d'après Abu Hurayra, Abu Sa3id et Anas ; le hadit de 3ali étant quant à lui isolé »

Ibn Abu Dhib rapporte, d'après Anas Ibn Malik, que le Messager 3alayhi salam a dit :

« les houris chantent au paradis : « Nous, les jeunes beautés, nous avons été créées poru d'honorables époux »
(Rapproté par Ibn Abhu Chahiba et par At Tabarani dans al Awsat)

Al Qurtubi dit : après avoir rapporté le précédent Hadith relatif au chant des houris aux grands yeux : »3Aicha a dit :

« A ses paroles des houris aux grands yeux, les croyantes parmi les femmes d'ici bas répondirent :
« nous sommes celles qui font la prière et vous ne la faite point, celles qui font le jeûne et vous ne le faites points, celles qui font les ablutions mineures et vous ne les faites point, celles qui font l'aumône et vous ne la faites point »
3Aicha a ajouté : « Alors elles eurent le dessus ; et Dieu est Omniscient »

Les hommes auront-ils des rapports sexuels avec les houris au paradis ?
L'homme aura des rapports intimes avec ses femmes houris et ses femmes d'ici-bas pourvu que celles-ci le rejoignent au paradis. L'homme sera doté d'une force égale à celle de 100 personnes par rapport au manger, au boire et au plaisir sexuel. D'après Anas (P.A.a), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Au paradis, l'homme aura une puissance sexuelle si grande... » – « ô Messager d'Allah ! Sera-t-il si puissant ? – « Il aura une puissance sexuelle centuplée » (rapporté par at-Tirmidhi, n° 2459 et déclaré par lui «authentique et étrange ».

Houris et dimension spirituelle

On a trop écrit et dit - dans le contexte du dénigrement de l'Islam - sur les "houris"(1), les éphèbes éternellement jeunes, le lait, le miel, et les "délices du corps", ainsi que sur tout ce qui a trait au paradis des sens et de la matière, autant de choses étrangères à la béatitude spirituelle qui, dans la religion chrétienne, est le symbole du Ciel.

En fait, le Paradis, ou "jardin d'Eden" - al Janna - en Islam, est tout le contraire de ce que l'on a répandu et continué de répandre. Revenons au Coran et passons successivement en revue ce qu'il dit à ce propos, précisément :

- "Entrez au Paradis, vous et vos épouses, et réjouissez-vous. Des plats d'or et des coupes leur seront présentés à la ronde, qui contiennent ce que désirent les âmes et ce qui fait les délices des yeux; et vous restez là éternellement. Et ce Paradis qui vous a été donné en héritage, en récompense de vos (bonnes) actions, vous y trouverez beaucoup de fruits dont vous mangerez", [L'Ornement : 70-73].

- De même :

"Exemple du Paradis qui a été promis aux pieux : Des fleuves d'une eau non fétide, et des fleuves d'un lait dont la saveur n'a point changé, et des fleuves de vin, délices des buveurs, et des fleuves de miel limpide; et ils y ont de tous les fruits, et pardon de leur Seigneur", [Mohammad : 15].

- De même aussi :

"Ceux-là ont pour eux les Jardins d'Eden sous lesquels coulent les fleuves; ils s'y pareront de bracelets d'or, et revêtiront des habits verts en soie fine et en brocart; ils y reposeront sur des trônes; belle récompense, et belle commodité!", [La Caverne : 31].

Faisons remarquer, de prime abord, que, contrairement à ce que l'on répand, le Coran ne cite pas les femmes de petite vertu, ni les prostituées, ni aucune créature humaine féminine chez lesquelles les hommes, depuis la nuit des temps jusqu'à nos jours, ont pris l'habitude de rechercher une source susceptible d'étancher leur soif corporelle, et leurs appétits sexuels.

Comme on l'a constaté, le Coran cite les épouses et les compagnes légitimes (azwajoukoums - vos épouses), avec, ici, une remarque qui s'avère nécessaire : les épouses visées ne sont pas celles qui, sur terre, vivaient avec leurs maris, mais des épouses nouvelles et jeunes : "Nous les avons créées, et Nous les avons faites vierges, de même âge (ou de même charme), et de race arabe", [L'Evènement : 35-37].

Quant aux "houris" et aux éphèbes (éternellement jeunes), voici ce qu'il en est dit :

"Dans les jardins des délices (le Paradis) se trouveront de nombreux anciens (premiers) et un petit nombre des autres (derniers ou nouveaux) sur des lits (ou trônes) ornés de pierreries, accoudés dessus, les uns face aux autres, et parmi eux circuleront des éphèbes (éternellement jeunes) leur offrant des coupes, des aiguières et un verre d'eau de source dont ils ne seront point séparés, et qui ne seront point taris; et des fruits qu'ils choisiront, et de la viande d'oiseaux qu'ils désireront, et des "houris" aux grands yeux, pareilles aux perles bien serties, tout cela en récompense des œuvres pies qu'ils accomplissaient", [L'Evènement : 12-34].

- De même :

"Les pieux auront pour récompense des jardins, des vignes, et des vierges aux seins arrondis, de même âge (qu'eux) et des coupes remplies", [La Nouvelle : 31-34].

Ce paradis sensuel indique-t-il, peut-il indiquer une réalité palpable et perceptible par les sens, tels la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher ? L'âme, après la mort, et après s'être libérée du corps, et retournée à son Créateur et être entrée dans Son Paradis, peut-elle goûter et ressentir des choses matérielles qui, dans leur essence, constituent une nourriture physiologique, corporelle, voire terrestre, consubstantielle au corps ?

Il n'est point difficile de répondre à cette question. L'âme, dans son essence, est une. Elle est la même dans toutes les religions. Elle est une émanation de Dieu. De Lui, elle puise son éternité. Sa nature est celle de Dieu, telle une goutte d'eau par rapport à la source.

La béatitude de l'âme est spirituelle, parce que l'âme est esprit. Toutefois, Dieu, le Puissant, le Sage, a eu recours à l'image et la métaphore, en citant des choses tant convoitées par les habitants de la presqu'île arabique et d'autres : Tels l'eau limpide et pure, l'air revigorant, les fleuves bordés d'arbres et de verdure, le lait frais, le miel filtré, les coupes, les aiguières et les plats en or, les oiseaux, les perles, les éphèbes et les "houris", tout en spécifiant, en tout cas, que ces derniers sont un plaisir des yeux, et pas davantage.

Toutefois, on ne devrait perdre de vue que tout cela n'avait qu'un seul et unique but : déterminer les Croyants à marcher dans le droit chemin, à faire le bien, à accomplir les œuvres pies, à s'éloigner du mal, à interdire tout ce qui déplait à Dieu, afin de gagner, en récompense, le Ciel, le Paradis où l'âme connaîtra une grande béatitude spirituelle qui rappelle ce que le corps ressent lorsqu'il lui est donné de boire l'eau pure et fraîche, le lait doux; de manger du miel filtré, et des fruits exquis; de s'adosser sur des coussins du meilleur tissu, portant des habits verts tissés dans la soie fine et le brocart; de porter des bracelets d'or, et d'être servi par des éphèbes à l'éternelle jeunesse, et des "houris" ... autant de choses convoitées par les humains, en tous temps et en tous lieux.

Si la religion chrétienne, par exemple, a représenté l'enfer en un feu incondescent, éternel, consumant et brûlant, elle ne voulait point, en cela, dire que l'être humain, après sa mort, allait, à travers son corps, souffrir et se tordre de douleur physique, en punition des crimes et des péchés qu'il a commis, et du mal qu'il a fait.

Le corps, comme cela est connu, se réduit, après la mort, en poussière; il n'en subsiste que les os oubliés dans l'obscurité du tombeau; tel est son ultime destin, qu'il soit le corps d'un Chrétien, d'un Musulman, d'un Juif, d'un Hindou ou d'un Bouddhiste, sans la moindre différence entre celui-ci et celui-là.

Le Christianisme a cherché, et cherche à dire que l'âme, après s'être libérée du corps, souffrira spirituellement et moralement; elle ressentira les douleurs que l'homme, encore vivant, ressent à la suite d'un malheur qu'il aurait subi : un feu intérieur lui brûle le cœur et la conscience; il criera de douleur, bien que celle-ci ne soit pas une douleur corporelle et physique, mais psychologique et morale.

La Géhenne de l'Islam, comme celle du Christianisme, est un feu qui brûle l'âme, comme la brûle la douleur morale et physique, et comme le remords brûle la conscience, et comme les malheurs brûlent le cœur. Ce sont, tous, des feux spirituels, psychologiques, moraux, sentimentaux et affectifs ...

Quoiqu'il en soit, l'Islam affirme et réitère des fois et des fois que la Grande Récompense c'est la rencontre de Dieu, et que le Paradis, dont nous venons de citer quelques aspects, n'est, dans sa réalité, qu'un miroir qui, à travers les détails, réfléchit le Tout Indivisible : le retour de l'âme à Dieu, c'est-à-dire le retour de la goutte à la source, du détail à l'ensemble, de la partie au Tout :

- "Et Dieu appelle au Séjour de la Paix (au Paradis), et guide qui Il veut dans le droit chemin; à ceux qui ont fait le bien, et encore davantage; ni la poussière qui souille, ni la honte ne couvriront leurs visages; ce sont eux qui demeureront au Paradis éternellement", [Jonas, : 25-26].

Dans ce verset, le mot "davantage" indique "la contemplation du visage de Dieu".

Quant au verset 72 de la sourate "Le Repentir", il est plus expressif et plus révélateur :

- "Dieu a promis aux Croyants et aux Croyantes des jardins sous lesquels coulent des rivières; ils y demeureront éternellement; ils auront d'excellentes places aux jardins d'Eden; mais la satisfaction (l'agrément) de Dieu est plus grand que tout. Telle est la grande victoire".

Ainsi, il apparaît clairement que la satisfaction de Dieu, c'est-à-dire le fait que Dieu soit satisfait de nous, de nos comportements et de notre conduite, et nous comble de Sa Miséricorde et de Son Pardon, est plus grand et plus important que tous ces paradis et jardins et de tout ce qu'ils contiennent. C'est Lui, donc, que devront satisfaire les Croyants.

La bonne action, l'œuvre pie, à laquelle l'Islam exhorte continuellement, a une récompense supérieure à toute autre absolument : la rencontre de Dieu :

- "Quiconque aspire à rencontrer son Seigneur-Dieu, qu'il fasse le bien ...", [La Grotte : 110].

De même :

- "Dieu est le patron de ceux qui ont cru; Il les fait sortir des ténèbres à la lumière ...", (La Vache : 257].

- "O les Croyants! Invoquez souvent le nom de Dieu, et chantez ses louanges matin et soir; c'est Lui - et Ses Anges - qui vous bénissent et prient sur vous afin de vous faire sortir des ténèbres à la lumière; et c'est Lui, le Miséricordieux pour les Croyants", [Les Coalisés : 41-43].

- "Nous laissons ceux qui n'espèrent pas Nous rencontrer, s'aveugler dans leur rébellion", [Jonas : 11].

- "Ceux qui n'aspirent pas à Notre rencontre, et se sont contentés de la vie d'ici-bas, et s'en sont réjouis, et qui ignorent Nos signes, ceux-là finiront dans le feu en échange de ce qu'ils ont gagné", [Jonas : 7-8].

- "Et il en est qui disent : O Notre Seigneur! Donne-nous des biens dans ce monde et des biens dans l'autre, et préserve-nous du châtiment du feu; ceux-là auront la part qu'ils ont méritée; Dieu est rapide dans le réglement des comptes", [La Vache : 201-202].

- "Et craignez Dieu et sachez que par Lui vous serez jugés", [Ib. 203].

... Dans son essence et son fondement, l'Islam est, avant tout, la religion de l'au-delà où l'âme du Croyant rencontre le visage de son Dieu et sera, pour l'éternité, dans son Paradis spirituel.

Pour cette raison, l'Islam sublime "les œuvres justes et bonnes, les valeurs célestes et les spiritualités", et minimise les "matérialités" et les biens temporels, voire même il les interdit la plupart du temps :

- "Des gens que ni commerce, ni trafic, ne distraient de l'invocation du nom de Dieu, ni de l'observance de la prière et de l'acquittement de la dîme ...", [La Lumière : 37].

De ce verset, il ressort, indirectement mais clairement, que l'Islam n'encourage guère "l'amassement" des fortunes, mais l'évocation du nom de Dieu, la prière et la dîme, qui sont plus importants et plus sublimes.

Quant à la corruption sur terre, voici ce qui est dit à son sujet :

- "Parmi les générations qui vous ont précédés, il y eut quelques personnes qui combattaient et interdisaient la corruption sur terre; ce sont celles que Nous avons sauvées, mais ceux qui pratiquaient l'injustice et jouissaient exagérément et abusivement de leurs richesses, suivirent leurs méfaits; ce sont des criminels", [Houd : 116].

Il est clair que Dieu traite de criminels ceux qui jouissent exagérément de leurs richesses.

- De même : "Et lorsque Nous avons voulu détruire une cité, Nous avons ordonné à ses habitants exagérément riches : ils y commirent des actes impis et immoraux; alors la sentence contre elle fut prononcée; et Nous la détruisimes complètement", [Le Voyage Nocturne : 16].

Ainsi, l'impiété (l'immoralité, la vie licencieuse ...) et la richesse exagérée sont synonymes (sœurs jumelles). La richesse, donc, ou l'exagération dans la richesse, entraîne à la perdition - la perdition de l'âme - et suscite la colère de Dieu; alors que la miséricorde de Dieu est la sublime richesse : "Et la miséricorde de ton Dieu est meilleure que tout ce qu'ils amassent", [L'Ornement : 32].

La richesse peut éloigner de Dieu : "Ce n'est point par vos richesses, ni par vos enfants que vous serez proches de Nous, (Sera proche de Nous) celui qui croit et fera le bien; ceux-là auront pour récompense le double de ce qu'ils auraient entrepris, et seront en sécurité au Paradis", [Saba : 37].

Ainsi, la foi et la bonne action sont préférables (chez Dieu) à l'argent et aux enfants. Celui qui espère de Dieu une récompense, qu'il fasse le bien et s'éloigne du mal, et ne perde pas son temps à amasser des fortunes; car les fortunes peuvent ne pas rapprocher de Dieu, et ne réservent pas à leurs possesseurs une place au Paradis. Tandis que les Croyants qui font œuvre pie sont en sécurité au Paradis.

Voici, dans le même contexte, certains versets plus clairs et plus décisifs :

- "L'amour des désirs, tels que les femmes, les enfants, les trésors entassés d'or et d'argent, les chevaux superbes, les troupeaux, les campagnes, tout cela paraît beau aux hommes; mais ce ne sont là que des jouissances temporaires de ce monde; mais la plus belle retraite est auprès de Dieu", [Al Imrâne : 14].

Cela signifie, sans ambage, que "les trésors d'or et d'argent" ne sont que des biens de ce monde voué, un jour, à une disparition fatale; ils n'ouvrent pas à leurs détenteurs les portes du Paradis. La fortune inusable, éternelle, c'est la miséricorde de Dieu, c'est le retour à Lui, c'est l'éternité dans Son Eternité.

De même : "Dis : Vous annoncerais-je meilleur que cela ? A ceux qui ont craint leur Dieu seront dévolus des jardins sous lesquels coulent des rivières; ils y demeureront éternellement; de même que des femmes purifiées, et la satisfaction de Dieu. Dieu connaît bien ses adorateurs", [Al Imrâne : 15].

La piété - la crainte de Dieu - est meilleure que tout cela : que l'or, l'argent, les chevaux ... elle est plus précieuse que les biens de ce monde. Celui qui espère et désire le Paradis pour ultime repos se doit de ne point amasser l'or, l'argent, les chevaux ... mais d'être pieux, de craindre Dieu, de faire le bien, d'accomplir les œuvres pies, de prier, de payer la dîme, de ne point repousser un mendiant, de ne point maltraiter un orphelin, mais de toujours louer son Seigneur, et parler de Ses Grâces et de Ses bienfaits.

Pour cette raison, Dieu rappelle aux Croyants que tout dans ce monde disparaîtra et qu'à leur Dieu ils retourneront : "A ton Seigneur est le retour", [La Sangsue : 8].

- "Et à ceux qui ont craint (Dieu) on demanda : "Que fit descendre votre Seigneur ?" Ils répondirent : "le bien à ceux qui, dans ce monde, ont fait une bonne action". Mais la demeure de l'au-delà est meilleure; Combien est agréable la demeure des pieux!", [Les Abeilles : 30].

De sa première page à la dernière, le Coran appelle continuellement les Croyants à la piété, au bien, à tel point qu'il nous est permis de dire que les "œuvres pies", le bien, est la condition fondamentale d'obtenir la miséricorde de Dieu et de gagner Son Paradis. Que le lecteur médite :

- "Ceux qui ont cru et fait œuvres pies. Nous ne négligerons jamais la récompense de quiconque fait le bien", [La Grotte : 30].

- "Et adorez votre Seigneur, et faites le bien. Vous aurez tout espoir de réussir", [Le Pélerinage : 77].

- "Quant à ceux qui ont cru et fait œuvres pies, ils seront heureux dans un parc (Paradis)", [Les Byzantins : 15].

- "Ceux qui ont cru et fait œuvres pies auront les jardins du Paradis", [Louqmane : 8].

- "Et quant à ceux qui ont cru et fait œuvres pies, ils auront les jardins du Paradis (Refuge)", [Le Prosternement : 19].

- "Quant à ceux qui ont cru et fait œuvres pies, Dieu les fera entrer dans Sa Miséricorde", [L'Agenouillée : 30].

- "Et qui croit en Dieu et fait le bien, Dieu le fera entrer dans des jardins sous lesquels coulent des rivières", [Le Divorce : 11].

Les versets ci-dessus reproduits sont un bouquet qui exhale le parfum du bien. Le Coran contient de nombreux bouquets pareils à ceux-ci. L'Islam est la religion de la piété et du bien; de la richesse spirituelle et non matérielle :

- "Il en est de ceux qui dépensent leur argent, et font largesse de leurs biens dans le sentier de Dieu, comme d'un grain qui a produit sept épis, et dans chaque épis cent grains; et Dieu donne le double à qui Il veut ...", [La Vache : 261].

Il est difficile, et peut-être même impossible de trouver dans une religion, révélée ou non, une telle fixation sur la piété, les œuvres pies, le mépris des biens de ce monde, comme l'ont exprimé les versets que nous venons de reproduire, et qui ne sont qu'une goutte dans une mer.

Une religion comme celle-ci, ayant atteint une telle dimension spirituelle, il est inconcevable de la considérer comme la religion des "houris", des éphèbes, du lait et du miel, lesquels, tous, sont, comme nous l'avons déjà dit, des métaphores et des images figurées.


Zakir Naïk - Les Houris et le Témoignage vostfr par openeyeman

Sources:

« Les délices du Paradis » d'Ibn Kathîr

copié de darwa.com
islamqa
isesco

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