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 Le pouvoir caché du Soleil

18/1/2012

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك



      Aucun phénomène astronomique n’a été étudié plus attentivement que les éruptions solaires, les gigantesques flamboiements sur le Soleil, capables d’affecter le climat de la Terre et même de perturber les réseaux électriques. Les scientifiques observent le Soleil depuis des années avec des instruments installés au sol et en orbite sur des satellites. Nous pourrions donc penser que nous en savons beaucoup sur ces éruptions. Eh bien détrompez-vous. Un nouveau rapport de la NASA a révélé que, comme les séismes, les éruptions solaires ont souvent des répliques. Et qui plus est, ces répliques peuvent émettre des salves de rayons ultraviolets plus puissantes que l'éruption initiale. Combinez cette nouvelle découverte avec le lien récemment observé entre les fluctuations du niveau des ultraviolets et El Niño, et la relation entre Soleil et climat s’annonce plus forte que jamais.


Le Soleil 1/3 par Lunethique

      Dans un rapport publié dans The Astrophysical Journal, des scientifiques de la NASA ont rapporté que les éruptions solaires libèrent bien plus d'énergie qu'on ne le pensait. Environ 90 minutes après l’apaisement de son flamboiement, près d’une éruption sur sept connaît une « réplique. » « Nous l’appelons "phase éruptive retardée", » explique Thomas N. Woods, l’un des physiciens de l'université du Colorado et auteur principal. « L'énergie de la phase retardée peut dépasser celle de l’éruption primaire de pas moins qu’un facteur de quatre. » Les conclusions principales sont détaillées dans le résumé [scientifiquement charabiesque malgré les efforts de Gogole et du traducteur, ndt] de l'article, ci-dessous :

      Les nouvelles observations de l’irradiation solaire dans le domaine des ultraviolets extrêmes (EUV), par l’EUV Variability Experiment du Solar Dynamics Observatory (SDO) de la NASA, fournissent une couverture complète de la gamme des EUV de 0,1 à 106nm, en continu, toutes les 10s pour les spectres à la résolution de 0,1nm, et même plus rapidement, toutes les 0,25s, pour six bandes d’EUV. Tout au long des éruptions, ces observations sont décomposables en quatre singularités distinctes. Tout d'abord, les émissions qui dominent lors de la phase impulsive de l'éruption sont des émissions de la région de transition, tels que le He II de 30,4nm. Deuxièmement, les émissions coronales brûlantes, au-dessus de 5MK, dominent pendant la phase progressive et sont fortement corrélées avec les rayons X des GOES [sûrement les rayons X observés par les GOES ou Satellites géostationnaires d'exploitation pour l'étude de l'environnement, ndt]. Une troisième singularité éruptive dans les EUV est la gradation de l’intensité lumineuse coronale, que l’on voit mieux dans la couronne froide, tels que le Fe IX de 17,1nm. Au moment où les boucles post-éruptives se rebranchent et se refroidissent, la plupart des émissions coronales d’EUV passent par leur apogée, quelques minutes après le pic de rayons X des GOES. Variante intéressante du rebranchement de la boucle post-éruptive, les émissions coronale brûlantes (par exemple, Fe XVI de 33,5nm) présentent parfois un deuxième pic important, séparé de plusieurs minutes à quelques heures de l'événement éruptif primaire, avec des émissions d’EUV ne provenant ni du site initial de l’éruption, ni de ses environs immédiats, mais plutôt d'un groupe de boucles plus hautes. Nous désignons ce deuxième pic sous le nom de phase retardée des EUV. La caractérisation de nombreuses éruptions pendant la mission SDO est fournie, avec la quantification de irradiance spectrale de la phase retardée des EUV qui ne peut pas être déduite de la diagnostique des rayons X des GOES.

      Le Solar Dynamics Observatory (SDO) fut la première mission lancée dans le cadre du Living With a Star (LWS) de la NASA, un programme conçu pour comprendre les causes de la variabilité solaire et ses effets sur Terre. Le SDO a été en mesure de faire la découverte du fait de sa capacité unique à surveiller en haute résolution, près de 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, la production d’ultraviolets extrêmes du Soleil. Grâce à ces observations détaillées et plus précises, les scientifiques commencent à reconstituer une image plus complète de l'activité éruptive du Soleil. On pense qu’une phase de réplique retardée se produit quand les boucles magnétiques des taches solaires se reforment. Un diagramme préparé par Rachel Hock, membre de l'équipe de l'université du Colorado, montre comment ça se passe.


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      L'énergie supplémentaire de la phase retardée peut avoir un grand effet sur la Terre. On a spéculé que le rayonnement ultraviolet joue un rôle plus important qu'on ne le pense ordinairement dans le réchauffement de la Terre. Il s'avère que les longueurs d'onde de l’ultraviolet extrême sont particulièrement qualifiées pour réchauffer et ioniser la haute atmosphère terrestre. Dans un article du numéro du 28 août 2009 de la revue Science, intitulé « Amplifying the Pacific Climate System Response to a Small 11-Year Solar Cycle Forcing » [Amplification de la réaction du système climatique du Pacifique à l’intensification du petit cycle solaire de 11 ans], Gerald A. Meehl et d’autres décrivent un mécanisme possible capable d’expliquer comment des fluctuations de rendement solaire apparemment faibles peuvent avoir un gros impact sur le climat terrestre. Leur travail a expliqué comment la haute atmosphère est capable de se comporter en amplificateur de chaleur solaire quand le rayonnement ultraviolet venu du Soleil augmente.


      Des scientifiques ont longtemps soupçonné qu’il se pourrait que des modifications du rendement solaire déclenchèrent le Petit Âge Glaciaire qui envahit l'Europe il y a plusieurs siècles, ainsi que les sécheresses qui firent tomber les dynasties chinoises. Bien que l’éclairement énergétique solaire total ne varie que de 0,1 pour cent dans le cours normal du cycle solaire de 11 ans, l'intensité de la lumière ultraviolette varie dans des proportions vachement plus grandes. Selon Judith Lean, une physicienne spécialiste du Soleil au Naval Research Laboratory de Washington, il est possible que des configurations de longue durée, à l’œuvre pendant des centaines ou des milliers d'années, sont capables de provoquer des oscillations encore plus prononcées dans l’éclairement énergétique solaire (voir « Scientists Discover The Sun Does Affect Earth's Climate » [Des scientifiques découvrent que le Soleil affecte le climat de la Terre] *).
[* Ndt : Les paysans et les moineaux l’ont toujours su, mais ça ne compte pas puisqu’ils vivent en plein air et ne sont pas instruits. Les scientifiques, eux, comme les ministres et les économistes, sont élevés hors sol et vivent sous les néons. C’est pourquoi il faut saluer l’exploit d’une « découverte » de ce tonneau.]


      La variation du rayonnement ultraviolet peut affecter des aspects climatiques autres que l'atmosphère. Dans « Dynamical Response of the Tropical Pacific Ocean to Solar Forcing During the Early Holocene » [Réponse dynamique de l'océan Pacifique tropical à l’intensification solaire au début de l'Holocène], qui a été aussi publié dans Science, Thomas M. Marchitto, Raimund Muscheler, Joseph D. Ortiz, José D. Carriquiry et Alexander van Geen ont présenté un témoignage indirect (un relevé de magnésium/calcium de haute résolution) de la température de surface de la mer sur la côte ouest de la Basse Californie du Sud, au Mexique, pendant l'Holocène. Ils ont conclu que les variations de l’irradiation ultraviolette a eu un grand impact sur l’Oscillation Australe d’El Niño (ENSO). ENSO est un facteur majeur dans l’évolution climatique, comme l’ont montré les derniers événements dans le monde entier. Désormais, Woods et d’autres ont montré que, pendant les périodes solaires de violente activité éruptive, le niveau des ultraviolets peut être encore plus élevé qu’estimé antérieurement.


      « Nous venons d'apprendre que certaines éruptions sont plusieurs fois plus puissantes que nous l’estimions auparavant, » dit Woods, qui a dirigé l'équipe de recherche. « Les éruptions solaires étaient déjà les explosions les plus importantes dans le Système solaire – et cette découverte les rend encore plus remarquables. »


      Associez ces trouvailles à la dernière étude de longue durée de la NASA, qui s’est aperçue que la haute atmosphère terrestre renvoie dans l'espace plus d'énergie qu'on ne le pensait, et il devient terriblement évident qu'aucun modèle climatique actuel ne peut être correct. Personne ne conteste le fait que l'énergie du Soleil actionne le système climatique terrestre. Si vous ne connaissez pas la quantité d'énergie entrante et son pourcentage absorbé et réfléchi, vous ne pouvez nullement espérer modéliser correctement le climat terrestre. Pour les modélisations climatiques existantes, la plaisanterie est terminée.


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      La variation climatique n'est pas le seul effet de la fluctuation des ultraviolets. Quand l'atmosphère de notre planète est chauffée par le rayonnement ultraviolet extrême, sa dilatation accélère le déclin des satellites en orbite basse. Par ailleurs, l'action ionisante des rayons ultraviolets extrêmes est capable de réfracter les signaux radio, de perturber le fonctionnement normal du GPS et de provoquer des pannes électriques. Tel est le pouvoir de notre étoile locale à influencer les choses ici, sur Terre.


      Malgré tout ça, il y en toujours qui préfèrent croire que de minuscules modifications du pourcentage d'un gaz à l’état de trace dans l'atmosphère régulent le climat terrestre. Ce nouveau rapport de la NASA est une autre mauvaise nouvelle pour les groupies de Gaz Carbonique, le Soleil est bigrement plus puissant qu'on ne le pensait. Et contrairement aux hypothétiques rétroactions vaseuses, nécessaires pour amplifier l'impact marginal du dioxyde de carbone, les mécanismes grâce auxquels le rayonnement ultraviolet affecte le climat reposent sur la physique concrète et l'observation empirique. Je te l’ai déjà dit : S’agissant de changement climatique, c'est le Soleil, bourrique !


      Soi prudent, profite de la période interglaciaire et reste voltairien.



Original : theresilientearth.com/?q=content/suns-hidden-power
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



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