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 L’ablution sèche: le tayamoum et ce qui l'annule

14/10/2014

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

 


 

L’ablution sèche est symbolique puisqu’elle ne ressemble pas à l’ablution normale.Elle est utilisée dans les cas suivants :
- Par peur de tomber malade à cause de l’eau
- l’utilisation de l’eau aggraverait la maladie
- le fidèle n’a qu’une quantité d’eau suffisante pour boire
- le fidèle ne trouve pas d’eau.

Nous utilisons pour effectuer cette adoration,l’ablution sèche, tout ce qui sort de la terre naturellement solide et pure telle que la pierre et le sable (de préférence), les minéraux comme le fer, s’il est purifié ainsi que les troncs d’arbres. (Sauf l’être humain qui ne sort pas de la terre mais du ventre de sa mère.)

Nous pouvons utiliser l’ablution sèche dans les cas que nous avons cités même si cela duredix ans.

 

a)De quelle façon se fait l’ablution sèche ?

 

Comme pour toute adoration, il faut l’intention et la « basmallah », touchez le moyen utilisé par les deux mains, une seule fois ; S’essuyez le visage avec ses deux mains, puis la main gauche sur la main droite jusqu’aux poignées et finir parla main droite sur celle de gauche jusqu’aux poignées.

Remarques: 

1/Si nous utilisons le sable pour cette ablution sèche et que lesable reste collé sur les mains,il est permit de souffler sur les mains et s’essuyer le visage.

 

2/ L’ablution sèche remplace l’ablution normale et joue le même rôle que cette dernière.Nous pouvons faire toutes les prières que nous voulons tant qu’elle n’est pas annulée par ce qui annule l’ablution normale.

 

3/ L’ablution sèche équivaut aussi bien à la grande ablution qu’à la petite ablution,puisqu’elle joue le même rôle.

 

4/ La personne qui a utilisé les ablutions sèches dû aumanque d’eau pour une prière, alors qu ’ensuite elle a trouvé de l’eau, même si l’heure de la prière suivante est arrivée, elle n’a pas à refaire ses ablutions et sa prière précédente.

 

5/ Toute personne qui n’a pas trouvé d’eau, ni un autre moyen pour faire les ablutions sèches et que l’heure de la prière est arrivée, elle peut faire sa prière sans faire ces ablutions.

 

6/ Si nous avons la possibilité d’utiliser l’eau après que nous avons prié alors que l’heure de la prière suivante n’est pas arrivé, il nous est conseillé de refaire les ablutions avec de l’eau et la prière précédente.

 

 Les menstruations 

Toute musulmane qui a une période bien définie mensuellement, cette période est un repère concernant les règles cultuelles. En arabe,métrorragie signifie Istihada. Ce pourrait être la période prolongée du pureté ou bien la période prolongée de la menstruation. En cas de dérèglement des menstrues,c’est-à-dire les jours en plus par rapport au repère, le sang est considéré comme métrorragie.
Le sang des menstrues est connu par sa couleur qui est proche du noir et par son odeur.D’après le hadith rapporté par Aicha,le Prophète (SBSL) a dit : « Fatima Bint AbiHoubaych était atteinte de métrorragie. Alors le Prophète (SBSL) lui a dit : « Le sang des menstrues est noir et distingué. S’il s’agit de cela,cesse de prier. Mais s’il s’agit de la métrorragie, fais tes ablutions et pries. » (Hadith rapporté par Abi Daoud, Naassai et Ibn Hibban.)
Par contre, celle qui n’a pas de période précise mensuellement, sa période considérée comme repère cultuellement est de 7 jours. Tout prolongement est considéré comme métrorragie.
La musulmane qui est atteinte par la métrorragie, doit se laver automatiquement après sa période habituelle ou après 7 jours, pour celle qui n’a pas de période fixe. Elle doit aussi utiliser une serviette hygiénique parfumée et également faire ces petites ablutions avant chaque prière. Par contre, au cas où sa période serait terminée et que la musulmane observe une perte de liquide jaune ou de sang qui tend vers le noir, elle ne le considère pas du tout comme menstrues, mais elle doit laver sa partie intime, faire ces petites ablutions et prier normalement.
La musulmane, pendant sa période de menstrues, est considérée par l’Islam comme « pure »d’après le hadith du Prophète (SBSL)chez l’Imam Boukhari, s’adressant à Abu Horeira : « ÔAbu Horeira ! Le croyant et la croyante ne sont jamais impurs.» 

Remarques: 

1/Pendant la période de menstrues, la musulmane ne doit pas prier, ni jeûner, ni faire le tawaf autour de la Ka’aba pendant le pèlerinage ou pendant l’Omra. D’après le hadith du Prophète (SBSL), pendant son pèlerinage, alors que Aicha eut ces menstrues, le Prophète (SBSL) luidit : « Faits tout ce que pratique le pèlerin sauf le tawaf et la prière. »

 

2/ Pour la femme mariée, qui a ces menstrues, son mari peut avoir des rapports sexuels sauf la pénétration. Il suffit à la femme de porter une serviette hygiénique et de se couvrir du nombril jusqu’aux genoux.

 

3/ La musulmane qui a eut ces menstrues, doit rattraper les jours qu’elle n’a pas jeûné pendantle mois de Ramadan, sans rattraper ces prières.

 

4/ Pendant la période de métrorragie, la musulmane fait sa prière, jeûne le mois de Ramadan,fait le tawaf et peut pratiquer l’acte sexuel avec son époux, après avoir laver avant et après l’acte, sa partie intime.

 

5/ Tout musulman qui a commit l‘acte sexuel avec son épouse en état de menstrues, par ignorance, doit se repentir à Allah et sortir une aumône d’environ200fr français. Par contre, s’il le fait exprès, il doit savoir que le Prophète (SBSL) a dit dans un hadith rapporté dans les livres authentiques : « Celui qui commet l’acte avec son épouse en état de menstrues, ne fait pas partie de ma nation. » Cette personne doit faire la grande ablution et terminer par l’attestation de Foi qui renouvelle son Islam avec un repentir sincère.

 

Si une personne prie après avoir effectué le Tayamoum et par la suite trouve de l'eau, elle n'a pas besoin de répéter sa prière, même le temps imparti à cette prière permet encore de la refaire.

 

Abou Said al-Khoudri a dit : «Deux hommes prirent la route pour effectuer un voyage. Le temps de la prière vint et comme ils n'avaient pas d'eau, ils effectuèrent le Tayamoum. Puis ils trouvèrent un peu d'eau alors que le temps impartit pour la prière ne s’était pas encore écoulé. Un des voyageurs fit ses ablutions avec de l’eau et répéta sa prière, l'autre ne fit rien. Quand ils virent le Messager d'Allah, , ils lui demandèrent la procédure à suivre en pareil cas. Il, , dit à celui qui n'a pas répété sa prière : «Tu as agi en fonction de la Sunna et ta prière est suffisante. » Il, , dit à l'autre : « Tu aura une double récompense. » »[Abou Daoud et An-Nassaï]

 

Si l'on trouve de l'eau avant de prier ou de terminer la prière effectuée avec le Tayamoum, la prière devient nulle, car les ablutions avec de l'eau deviennent alors obligatoires. Si une personne est en état d’impureté dû à une relation sexuelle, à une pollution nocturne ou pour une femme dont les règles viennent de se terminer, si une telle personne prie après avoir effectué le Tayamoum, elle n’est pas obligé de répéter sa prière après avoir trouvé de l'eau, mais elle doit effectuer le ghusl (bain rituel) avec de l'eau dès qu’elle le peut.

 

'Umar Ibn Al-Khattab a dit : «Le Prophète guida les musulmans dans la prière, il vit ensuite un homme qui n'avait pas prié. Il lui demanda : «Pourquoi n'as-tu pas prier avec nous ? » L'homme répondit : «J'étais dans en état de djenabah (grande impureté) et il n'y avait pas d'eau. » Il lui répondit : « Utilise de la terre (pour la purification) cela te suffira.» » [Al-Boukhari]

 

Essuyage sur les plâtres, bandages et autres choses similaires 

Il est permis d’essuyer sur une bande ou une partie du corps blessée. Il existe de nombreux récits qui traitent de cette question, et bien qu'ils soient tous faibles, leurs nombreuses chaînes se renforcent mutuellement, rendant valable leur narration. L'un d’eux concerne l'histoire d'un homme qui était en voyage et se blessa à la tête. Durant son sommeil il fit un rêve érotique et éjacula, après quoi il demanda à ses compagnons, s'il pouvait effectuer le Tayamoum. Ils lui répondirent négativement, il prit alors un bain et mourra des conséquences négatives qu’engendrèrent l’utilisation de l’eau sur sa plaie.

 

Lorsque cet incident fut mentionné au Prophète, , il s'écria : «Ils l'ont tué, qu'Allah les tue ! Ne posez-vous pas des questions lorsque vous ne savez pas ? Il aurait été suffisant pour lui d'effectuer le Tayamoum, d’envelopper sa blessure puis de l'essuyer et de laver le reste du corps. » [Abou Daoud, Ibn Madja et Ad-Daraqutni]

 

En fait, il est obligatoire dans de tels cas d’envelopper la plaie ou la blessure et de pratiquer les ablutions sèches et de laver le reste du corps. Ceci doit être fait même avec la possibilité de chauffer l'eau. Mais, si on estime que cela entrainera une nuisance pour la santé (dégradation de l’état, ou retard de la guérison), on doit l'envelopper, puis essuyer délicatement dessus. Cette pratique n'est pas limitée dans le temps et peut-être pratiquée aussi longtemps que dure cet état. Le retrait du bandage ou du plâtre annule l'essuyage, de même que la guérison définitive.

 

Pour résumer, le Tayamoum est une procédure de purification dans cas où l'eau n'est pas accessible ou si son utilisation peut être nocif. Cette facilité est une une grâce qu'Allah le Tout-Puissant accorde à Ses adorateurs. Allah dit dans le Coran Noble (ce qui signifie) : « … Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants.» (Coran: 5/6)

 

 

 

 

Source : http://www.tawba.fr

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=166135

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