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 LE MARIAGE MIXTE SELON L’ISLAM

25/10/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

 

Mariage

  • S2.V221 : "Ne prenez pas pour épouse une polythéiste à moins qu’elle ne devienne croyante…Ne prenez pas pour époux un polythéiste à moins qu’il ne devienne croyant. Cela, même s’ils vous enchantent…"
  • S5.V5 : "…Aujourd’hui il vous est autorisé de contracter mariage avec les Dames des Gens du Livre…Sans libertinage…"
  • S60.V10 : "…Les croyantes ne sont pas permises aux incroyants et les incroyants ne sont pas permis aux croyantes." A lire, on décèle :Premièrement, l’interdiction pour une musulmane d’épouser un polythéiste en S2.V221,interdit valable aussi pour le musulman. Puis en S60.V10,l’interdiction pour une femme ou un homme musulman de choisir un conjointincroyant. Enfin en S5.V5, la permission d’épouser une gente Dameparmi les Gens du Livre sans qu’il soit expressément spécifié que cela soitinterdit aux musulmanes.

Le Conseil Européen de la Fatwâ et de la Recherche s’est penché sur la question du mariage avec des non-musulmanes et a examiné les diverses études qui ont été menées sur cette question. Après délibération, le Conseil a atteint les conclusions suivantes :

Premièrement, une femme scripturaire désigne toute femme croyant en une religion d’origine céleste comme le judaïsme ou le christianisme. Elle croit, dans l’ensemble, en Dieu, en Ses Messages, et à la Demeure Dernière. Elle n’est ni athée, ni relapse, ni adepte d’une religion sans lien connu avec le Ciel.

La majorité des savants musulmans tiennent pour autorisé le mariage avec les femmes scripturaires, en vertu du verset de la sourate 5, Al-Mâ’idah, qui est l’un des tout derniers versets révélés du Noble Coran : « Aujourd’hui vous sont rendues licites les bonnes choses ; la nourriture des gens du Livre est licite pour vous et votre nourriture est licite pour eux ; les femmes vertueuses parmi les croyantes et les femmes vertueuses parmi ceux qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur versez leur dot en épouses chastes et non point en débauchés, ni en preneur d’amantes » [1].

Certains, parmi les premiers musulmans, ont désapprouvé, voire interdit, le mariage avec une femme scripturaire : c’est le cas du Compagnon `Abd Allâh Ibn `Umar. Néanmoins, l’opinion correcte est celle de la majorité étant donné l’énoncé explicite du verset.

Deuxièmement, il y a des critères que l’on doit prendre en compte lorsqu’on entreprend d’épouser une femme scripturaire :

  1. S’assurer qu’elle est bien scripturaire, au sens précisé précédemment.

    Ainsi, il est notoire que toute femme occidentale, née de parents chrétiens, n’est pas nécessairement chrétienne à son tour. De même, toute femme ayant grandi dans un milieu chrétien n’est pas nécessairement chrétienne. Elle peut, en effet, être une communiste matérialiste, ou adepte d’une religion non reconnue aux yeux de l’islam, telle que le bahâ’isme.

  2. Elle doit être vertueuse et chaste car Dieu n’a pas rendu licite le mariage avec n’importe quelle femme scripturaire. Le verset autorisant un tel mariage assortit cette autorisation d’une restriction aux femmes vertueuses. La vertu consiste à être chaste et à se refuser à la fornication. Il n’y a pas de différence en ce sens entre une chasteté originelle et une chasteté acquise après un repentir.

  3. Elle ne doit pas appartenir à un peuple ennemi de l’islam et des musulmans, à moins qu’elle se démarque clairement de la position des siens. Le Très-Haut dit : "Tu ne trouveras point, parmi ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, des gens qui témoignent de l’affection envers ceux qui combattent Dieu et Son Messager" [2] alors que le mariage nécessite l’affection comme le confirme le verset suivant : "Parmi Ses signes, il créa pour vous de votre chair des épouses afin que vous trouviez la quiétude auprès d’elles, et Il a déposé entre vous affection et bonté" [3].

  4. Le mariage avec la femme scripturaire ne doit pas entraîner des troubles ou des préjudices certains, ou très probables, car le recours aux choses autorisées est conditionné par l’absence de préjudice. S’il s’avère que le recours aux choses autorisées est néfaste en général, alors elles peuvent être interdites de manière générale. Si les dégâts sont particuliers, alors elles peuvent être interdites dans des cas particuliers. À mesure que le préjudice grandit, l’interdiction et le caractère illicite se renforcent. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit en effet : "Ni préjudice, ni préjudice réciproque".

    Les préjudices que l’on peut craindre du mariage avec une non-musulmane prennent diverses formes :
  • que le mariage avec les non-musulmanes se généralise au point que cela mette en difficulté les musulmanes aptes à se marier ;
  • que les gens fassent preuve de laxisme dans le respect du prérequis de la chasteté que le Coran exige pour autoriser le mariage avec les femmes scripturaires ;
  • ou encore que l’on craigne que la descendance soit dévoyée, ou que, de son vivant, l’époux lui-même soit affecté par son épouse non-musulmane et, après sa mort, dans le traitement réservé à sa dépouille et à sa succession.

 

http://www.islamophile.org/spip/Epouser-une-femme-non-musulmane.html

 

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