"> LES SAVANTS MUSULMANS:Ibn Tofaïl (1100- - Musulman et fier de l\'être - Bloguez.com
 

 LES SAVANTS MUSULMANS:Ibn Tofaïl (1100- 1185)

18/8/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

s

Par Bennani Karim Tajeddine

Ibn Tofaïl (~ 1100- 1185)

 

Le nom de cesavant prestigieux est Abou Bakr Mohamed Ben Abdelmalek Ben Mohamed Ibn Tofaïl AlQaïsi en référence à la tribu arabe des Beni Qaïs, famille originaired’Arabie. Il est aussi désigné par plusieurs pseudonymes en référence aux lieuxoù il séjourna : Al Andaloussi (L’Espagnol), Al Qortobi (L’habitant deCordoue), Al Ichbili (L’habitant de Séville). Son surnom Abou Bakr est de tempsen temps remplacé par Abou Djaffar (le père de Djaffar : son second fils). Lesscolastiques le nomment aussi Abubacer, transcription latine de son surnom arabeAbou Bakr.

 

Ibn Tofaïl naquità Oued Aïch (aujourd’hui Guadix), probablement dans l’intervalle des dix premièresannées du XIIe siècle. Cette petite ville, où ilpassa vraisemblablement son enfance, est située à une soixantaine de kilomètresau Nord-est de Grenade, au milieu d’une haute plaine très fertile. Elle doitson nom à la petite rivière qui la baigne, l’Oued-Aïch (le Guadix), hautaffluent de la Guadiana Menor, débouchant dans le Guadalquivir (Oued El Kébir). Malgréqu’Ibn Tofaïl ait été à l’origine de la compilation de l’essentiel duPatrimoine de l’humanité dans le domaine de la rationalité, peu de choses sontconnues sur son autobiographie, en particulier sur sa famille, sur sonenfance et sur sa jeunesse. Toujours est-il que l’élégance et la pureté de sonstyle, son savoir encyclopédique, reconnu par les plus éminents de sescontemporains, laissent deviner l’étendue et la solidité de ses savoirs etexpériences. Il possédait des connaissances exhaustives dans tousles domaines scientifiques de son temps, en particulier en médecine, enphilosophie et en astronomie. Il devint alors l’un desphilosophes les plus remarquables parmi les savants de l’Andalousie. Il serendit célèbre comme médecin, mathématicien, astronome, philosophe et poète. Ildemeure un savant encyclopédique exemplaire, universel. En dépit de l’impossibilitéd’identifier le réseau de savants à l’origine de la qualité de ses savoirs et lesvilles par lesquelles il étudia les diverses sciences, il est permis de supposerque ce fut au sein des milieux savants de Séville et de Cordoue, les deuxgrands Centres intellectuels de l’Espagne musulmane dont il prit les surnoms.

 

Au commencement, il eut leshonneurs à la cour des Almohades et occupa plusieurs fonctions d’importance.Après avoir exercé les fonctions de secrétaire auprès du gouverneur de Grenade etde secrétaire à la cour de l'Emir Abou Saïd, gouverneurde Tanger et fils du fondateur de la dynastie Almohade,il devint finalement vizir et médecin rattaché à la personned’Abou Yaakoub Youssef, second Calife/Roi de la dynastie des Almohades (ayantrégné de 1163 à 1184). Ce souverain ne cessa alors de l’honorer de sonintimité.

 

Entre autres, dans le domaine del’astronomie, Ibn Tofaïl fit preuve d'idées novatrices sur la composition descorps célestes et de leur mouvement. Le témoignage de Léon Gauthier, rapportédans son ouvrage sur Ibn Tofaïl, confirme que même si ce dernier n'a pas laisséd'écrit détaillé sur l'astronomie, à part quelques courts passages dans lelivre « Hayy Ibn Yaqdhan » (Le vivant fils du vigilant), il était plutôtinsatisfait par rapport au système astronomique élaboré par Ptolémée. Ilprônait alors un nouveau repère interprétant au mieux l’univers. Pour étayercette thèse, l'auteur se réfère aux témoignages d'Ibn Rochd et du grandastronome andalou Al Bitrogi (Alpetragius des Latins). Selon IbnRochd, dans son explication de «Al-Athar al-Alaouiya» (Métaphysique)d'Aristote, les hypothèses de Ptolémée sur la constitution des planètes et deleurs mouvements étaient critiquables, étayant son argumentation sur les travauxd’Ibn Tofaïl, disposant de théories remarquables en la matière dont les astronomespouvaient tirer un énorme profit. Du même point de vue, au début du XIIIesiècle, dans l'introduction de son  célèbre ouvrage sur l'astronomie, Abou IshakAl Bitroji corrobore qu'Ibn Tofaïl avait mis aupoint un système astronomique basé sur des principes fiables par rapport à ceuxadoptés depuis Ptolémée : « Tu sais, mon frère,que l’illustre Cadi Abou Bakr Ibn Tofaïl nous disait qu’il avait trouvé unsystème astronomique et des principes, pour ces différents mouvements et sansadmettre ni excentrique ni épicycle. Avec ce système, disait-il,tous ces mouvements sont avérés, il n’en résulte rien de faux. Il avait aussipromis d’écrire là-dessus, et son rang élevé dans la science est connu. ».Le chercheur français s'interroge alors sur la probabilité queles découvertes d’Ibn Tofaïl n’aient eue des éléments précurseurs ayantentrainé, quatre siècles plus tard, la grande révision astronomique réaliséepar Copernic et Galilée.  

          

En dignehéritier des pionniers de la Maison de la sagesse et en raison de son intimité avec le Calife/RoiYoussef, Ibn Tofaïl se montra magistralement à la hauteur de la situation. Ilattira des savants illustres à la cour, dont notamment le célèbre Ibn Rochd (Averroès).Sans le moindre doute, ce fut un épisode enrichissant en matière de rationalité,une occasion d’or, non saisie en temps opportun, de poursuivre rationnellementet brillamment le rayonnement de la région du Maghreb-Andalousie. A ce titre, l’historienEmile Dermenghen apporte le témoignage suivant :

 

« IbnTofaïl, qui fut médecin, secrétaire et vizir à la cour Almohade, estl’un des penseurs qui eurent une action décisive sur les destinéesintellectuelles de l’humanité occidentale. Ce fut lui qui présenta Ibn Rochd(Averroès) au calife Abou Yaacoub Youssef et transmit au philosophe le conseild’entreprendre le grand commentaire (d’Aristote) »

 

Du même pointde vue, il convient de rappeler que ce fut le Calife/Roi Abou Yaacoub Youssef, passionnépar les œuvres des savants rationalistes antérieurs, qui exprima le vœu d’obtenirune analyse claire et  intelligente d’œuvresd’Aristote et des philosophes musulmans. Pour donner suite à sa requête, sachantson âge avancé et ses nombreuses occupations auprès de la cour, l’empêchant des’en charger lui-même, ce fut alors une décision mémorable pour Ibn Tofaïl de chargerIbn Rochd de réaliser l’une des œuvres les plus mémorables du Patrimoineuniversel de l’humanité.

 

En conséquence, Ibn Tofaïl méritetous les hommages, d’une part, en stimulant ses cadets dans la même voie dontIbn Rochd qui réalisa des travaux brillants; et d’autre part, en produisantlui-même des œuvres pertinentes, reconnues par ses pairs et par les historiens.Selon Lissaneddine Ibn Al Khatib, le célèbre historien de Grenade (XIVesiècle), Ibn Tofaïl aurait enseigné la médecine à Grenade et aurait écrit deuxvolumes sur cette science. Un autre témoin, Ibn Abou Usaïba, rapporte qu’IbnTofaïl et Ibn Rochd avaient conduit conjointement des recherches portant sur ladéfinition des médicaments « Rasm al Dawaa » qu'Ibn Rochd compila dansson livre « Al Kulliyyat ». Ibn Tofaïl avait également élaboré une œuvreoriginale en médecine présentée poétiquement sous forme de 7700 vers. L’historiendu XIIIe siècle, Abd Al Wa’bid, originaire du Maroc, qui avait connule fils d’Ibn Tofaïl, rapporta quelques détails supplémentaires sur la relationintime qui existait entre le philosophe et le Calife/Roi Abou Yaacoub Youssef.Il témoigna qu’Ibn Tofaïl élabora des ouvrages sur plusieurs branches de laphilosophie, et notamment le manuscrit d’un traité sur l’âme. Le même auteurcita plusieurs de ses poèmes. Du même point de vue, selon Casiri (Bibliothèquearabo-hispanique, à la page 203), Ibn Tofaïl composa un ouvrage intitulé :« Mystères de la sagesse orientale », probablement proche du traitésur l’âme ou du traité de philosophie. Parmi ses innombrables œuvres, Ilconvient de citer celles authentifiées ci-après :

 

  • « Murajaat wa Mabahith » (Examens et recherches) effectués conjointement avec Ibn Rochd, dans «Rasm al-Dawaa», compilé par Ibn Rochd dans son livre « Al-Kulliyat »
  • « Urjuzah fil Tibb » (Poème en médecine) : conservé encore à la bibliothèque de l'Université Al Qaraouiyine, à Fès, au Maroc
  • « Rissalat fil Nafs » (Traité sur l'âme) en philosophie
  • « Hayy Ibn Yaqdhan », son ouvrage le mieux connu, décrit ci-après, un roman philosophique où il expose ses idées essentielles sur fond narratif, dans une tentative visant à concilier la religion avec la philosophie. Ce roman fut connu de l'Occident dès le XVIIe siècle et traduit en plusieurs langues, notamment le latin, l'hébreu, l'anglais, le français, l'allemand et le néerlandais.

 

Pour se faire une idée sur la pensée d’Ibn Tofaïl, unevoie est de tirer des enseignements du roman, « Hayy Ibn Yaqdhan», mettant en scène ses questionnements et en même temps, probablement, ceux deson époque. Par la même occasion, il est nécessaire de souligner que sesréflexions devancèrent l’élaboration des œuvres d’une part, d’Ibn Rochd,synthétisant le courant rationnel, et d’Ibn Arabi, synthétisant le courantspirituel.

 

Dans le droit fil de ce qui précède, « Hayy IbnYaqdhan » fut élaboré selon une forme bien originale, ayant serviultérieurement d’exemple aux narrations de type philosophique. Dans son livre « Robinson Crusoë » (paru en 1718), Daniel Deföe s’en inspira pour décrire les aventures de son héros « Vendredi »dans une île déserte. Il est utile de rappeler qu’à l’époque d’IbnTofaïl, des polémiques houleuses animaient des débats entre spiritualistes,rationalistes et théologiens. Le roman « Hayy Ibn Yaqdhan » eutpour but de démystifier les paradoxes en centrant les réflexions sur l’êtrehumain, nœud de toute société et tiraillé entre tendances différentes: spirituelles,rationnelles et animales. Peu satisfait de la solution d’Al Gazali, privilégiantla tendance spirituelle à travers l’exaltation mystique, il pencha plutôt pourl’orientation suivie par Ibn Baja, rationaliste. Comme ce dernier, il se basasur les améliorations successives des notions d’intelligence chez l’hommesolitaire, libre des influences de la société. Autrement,Hayy Ibn Yaqdhan est ce solitaire non influençable dont la raison pure s’éveillaspontanément, se développa normalement et s’améliora par récurrences au pointde converger vers la compréhension de l’intelligence des secrets de la Créationet des plus hautes questions métaphysiques.   

 

Selon ce Roman, Hayy naquit sans père ni mère, dans uneîle inhabitée, située au voisinage de l’équateur. Une gazelle se chargea alorsde le nourrir. Au cours des premières phases de son existence, lesconnaissances apprises résultent directement de son interaction avec les élémentstangibles de son environnement, lui permettant de comprendre le monde visible (‘AllamAchahadda).

 

Au fil du temps, à l’issue d’une quête plus subtile encore,Hayy se focalisa sur son univers intérieur, son âme, s’observant patiemment ets’explorant progressivement pour se connaitre. A l’évidence, Ibn Tofaïlreprenait les questionnements mis en évidence tant par les différentes Révélationsque par plusieurs philosophes. Selon la Révélation coranique, cette notion est bien mise en évidence, montrant sans équivoque que l’êtrehumain a la possibilité, soit d’améliorer son âme ou soit de la corrompre : « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée ;et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certescelui qui la purifie. Etest perdu, certes, celui qui la corrompt.» Coran (91,7 à 10)

 

Du point de vue philosophique, l’aspirationà surmonter le côté néfaste de l’âme a toujours été un sujet de prédilectiondes sages de l’humanité. En référence à la culture grecque, Aristote fixa lemeilleur et le pire entre lesquelles l’âme humaine pouvait varier : « Lorsquel’homme atteint la perfection (à travers l’éducation) il devient lemeilleur des animaux, mais s’il est isolé du « Nomos » et du «  Dike », il devient la pire des espèces.»  « Nomos » et «  Dike » sont des termes grecs signifiantrespectivement honnêteté et intégrité. Ils constituent les invariants immuablesde tous les systèmes de référence pour régir le bon fonctionnement des rouagesd’une civilisation universelle. Du même point de vue, entre autres, Socratereprochait à ses contemporains de se consacrer à l’ornement des apparences externesde la civilisation et de l’être humain, avant celui du fond humain. Il invitaalors ses contemporains à s’intéresser à la connaissance profonde de l’hommepour surmonter les instincts primaires entravant son évolution : « Homme connais-toi toi-même. » Des siècles plus tard, Diderot avança que pour mieux connaître autrui : «Celui qui se sera étudié lui-même sera bienavancé dans la connaissance des autres » !

 

A l’issue de cette quête, dans unétat d’extase, Hayy Ibn Yaqdhan découvrit finalement, au fond de lui-même, uneentité invisible et incorporelle qui ne nait ni ne dépérit.Symboliquement, hormis la lumière, rien de tout ce qui existe dans l’univers nelui est comparable. Elle est néanmoins troublée dans son rapport avec la matière.Somme toute, à l’instar de l’indicateur de synthèse d’un tableau de bord d’unquelconque système, son état reflète le rang de l’être humain, variant entre lachute jusqu’à l’élévation sublime. En d’autres termes, le bonheur ou la douleurest fonction de la compréhension ou la négligence de cette entité.

 

A l’issue d’interactions entreles trois tendances, l’être humain se structure et émerge selon la résultantede combinaisons, conscientes ou inconscientes, accomplies. De ce point de vue,Hayy Ibn Yaqdhan examine consciemment parmi ses actions celles susceptibles dele faire tendre vers la perfection. Par des efforts appropriés, en se détachantsuccessivement de ce qui est inférieur, il parvint à son objectif. Peu après,il tente l’expérience de se détacher encore plus de ce qui se rapproche dessens. Une fois dans cet état, il se sent confondu avec l’Etre éternel, négationde l’égo, qui vit au plus profond de son âme.             

 

Ibn Tofaïl recommande de trouverle centre de gravité de l’âme, point d’équilibre, dominant les diversestendances de l’être humain en conformité avec les lois divines. Du point de vuematériel, il conseille de ne donner au corps que les soins strictementnécessaires, sachant qu’il est préférable que la mission de l’être humains’articule autour des bonnes actions, combustible de l’entité en question.

 

D’un autre angle de vue, IbnTofaïl conduit son héros à connaître Dieu à travers la contemplation de lanature. Après mûres expériences, Hay conclut à la présence du divin en toutechose. Entre autres, il découvre le rôle pédagogique de la religion venant enaide à la majorité des êtres humains, incapables de s’élever par eux-mêmesjusqu’à la vérité absolue. C’est encore avec tolérance et pour tracer aussilargement que possible les limites intransgressibles au vulgaire que lareligion permet des bontés en biens terrestres et en jouissances, or un tel comportementne sied pas au véritable savant.

 

Parvenu à la sagesse, Haymanifesta alors le désir de quitter l’ile déserte et de se rendre au milieu deshommes pour partager les résultats de ses découvertes. Entretemps, il eutl’occasion de rencontrer un autre solitaire, « Asâl », qui se montraenthousiaste pour le conduire vers son milieu social. Grâce à un navire ayant  accosté au bord de l’île,  ils se rendirent joyeusement en direction du paysd’origine d’Asâl et auprès de ses amis. Ces derniers les accueillirent spontanément,chaleureusement et avec tous les honneurs dus à leur rang. Néanmoins, ens’engageant sur le terrain philosophique, au fur et à mesure que Hayy exposait sesopinions, les sagesses retenues et les conclusions essentielles de sa quête, lachaleur de l’accueil se refroidit soudain et l’amitié chaleureuse se transformaen inimitié et susceptibilité. Démoralisé par la réaction d’êtres humainscommuns face aux réflexions approfondies et réalisant le large fossé leséparant d’eux, le philosophe retourna à son île avec son compagnon. Renonçantpour toujours à la société, les deux amis se vouèrent corps et âme à une vie méditative.Une telle conclusion en dit long entre la compréhension ressentie à l’intérieurde cercles restreints d’érudites en Andalousie (L’île déserte) etl’incompréhension de gens communs rencontrés dans les coins reculés au Maghreb(Le milieu social d’Asâl).    

 

L’ouvrage d’Ibn Tofaïl fut traduiten hébreu. Moïse de Narbonne l’accompagna d’un commentaire savant et élogieux.L’original arabe fut également publié dans sa version latine par EdwardPococke, sous le titre de « Philosophusauto-didactus », ebn Tofaïl de Haï ebn – Yokhdhan (in-4, Oxford, 1671 etune seconde fois en 1700). Cette version trouva encore deux traducteurs anglaisdans Ashwell et dans le qnaker George Keith. Une troisième traduction anglaisea été faite sur l’original arabe par Simon Ockley. Une traduction hollandaise,publiée en 1672, fut réimprimée à Rotterdam en 1701. Deux traductionsallemandes sont dues l’une à J.G. Pritius, l’autre à J.G.Eichhorn.       

 

Au crépuscule de son existence, IbnTofaïl mourut au Maroc en 1185, laissant à la postérité des héritiers et destravaux de renom. Le Ccalife/Roi Yaakoub, surnommé Al Mansour, qui était montésur le trône l’année précédente, assista à ses funérailles.

 

Ainsi se termina la vie riche dece savant prestigieux, ayant initié les travaux de synthèse du domaine de larationalité. Heureusement, son ami Ibn Rochd (Averroès) réussit brillamment à hisserau firmament du Patrimoine universel de l’humanité les sagesses léguées et depoursuivre le port  du flambeau de laquête des savoirs de la civilisation musulmane, en conformité avec la premièreSourate révélée et celle du rang fonction du savoir :

 

« Lis, au nom de ton Seigneur qui acréé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble,qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l'homme ce qu'il nesavait pas. » Coran (96, 1 à 5)

 

« Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux quiauront reçu le savoir » Coran (58,11).

.




L'auteur

Bennani Karim Tajeddine est notamment l'auteur en 1993, du livre « Trait d'union » traitant de scénarios d’avenir de la civilisation musulmane. Des publications variées figurent sur les sites : Oumma.com, lacitevirtuelle.com, Islam.leschallenges.com, « Pouvoir Mondial » et Uml.edaama.org. Dans le cadre du Projet international « Aristoth Interreg III B Medocc. Mediterranea Héritage Scientifique Interculturel, ayant eu lieu à Murcia (Sud d'Espagne) de juin 2007 à janvier 2008, sa publication : « L’Imagination créatrice dans le personnalisme musulman », édité en 1997, a été sélectionnée pour représenter l’héritage scientifique des savants musulmans du bassin méditerranéen. Cet article et son résumé ont été traduits en plusieurs langues. Ils sont publiés dans le catalogue espagnol référencié par ISBN : « 978-84-96760-15-8. »

Récemment, le livre : « Une Civilisation Musulmane Universelle » a été publié par les maisons d’édition : « Wallada » au Maroc et « Tawhid » en France. Ce livre recommande un effort évolutif de transformation des pays musulmans dans le cadre d’une civilisation musulmane évolutive dont le but du changement est de tendre vers l’idéal d’« Une civilisation musulmane universelle. » Cette démarche s’inspire des méthodes de la relativité générale d’Einstein ayant permit de transformer rapidement le repère classique dit « Galiléo-Newtonien » en repère extensible évolutif permettant de résoudre les contradictions antérieures. Préalablement, le changement irréversible de mentalités vers des niveaux croissants est nécessaire pour édifier toute civilisation évolutive, car Dieu ne change positivement les conditions des êtres humains que s'ils décident fermement de changer ce qu’il y a en eux-mêmes conformément à Sa Parole :

« Dieu ne change l'état d'un peuple que s'ils changent ce qu'il y a en eux-mêmes » Coran (13,11)

Le livre « Une Civilisation Musulmane Universelle » est présenté ci-après :

http://www.orientica.com/index.php?publishers_id=6&page=1&sort=3d http://www.culturelang.com/Une_Civilisation_Musulmane_Universelle-Tajedinne_Bennani_Karim-livre_methode-Histoire_civilisations-9521-1_26.html http://books.google.fr/books?id=hXRiUuIR3-MC&pg=PA3&lpg=PA3&dq=civilisation+musulmane+universelle+bennani+karim+tajeddine&source=bl&ots=gGA8_MEd_1&sig=8bejO9cIBcfSi0_wUd43nrcGhUw&hl=fr&ei=MZdOTfHHLImPswb8uayRDQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CB4Q6AEwAQ#v=onepage&q&f=false http://oumma.com/Une-civilisation-musulmane http://association84alire.free.fr/index.php?cat=48&cats=83 http://www.yawatani.com/civilisation-histoire/



Category : Les Savants Musulmans | Write a comment | Print

From the same author

Comments