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 Les lois de Newton sont inspirés des travaux de savants arabes

16/8/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Il faut bien commencer par prendre conscience qu’au moment où les « astronomes » islamiques apparurent véritablement sur scène, disons à partir du IXème siècle, l’Astronomie venait de connaître SEPT siècles de silence et de stagnation totale.

Toute recherche en ce domaine s’était pratiquement arrêtée à la mort du grand, de l’incontournable, de l’incontestable Ptolémée. Ptolémée était lui même le dépositaire de tout le savoir astronomique grec. Savoir qu’il avait rassemblé dans un monumental ouvrage en treize livres : « L’Almageste ou la Grande Composition Mathématique ». Cet ouvrage ambitionnait de rendre compte de tous les mouvements de tous les corps célestes. Malheureusement, il reposait sur deux postulats complètement faux dont l’un « vieux comme le monde » :

1/ La terre est immobile au centre du monde et tous les autres corps célestes tournent autour d’elle.

2/ Tous ces corps décrivent des trajectoire circulaires, car le cercle est la seule forme parfaite et idéale pouvant rendre compte de l’harmonie du ciel… et du retour périodique et régulier des « astres ».

Malheureusement, les Planètes mettaient une évidente mauvaise volonté à se conformer à cette géométrie simplissime et harmonieuse. D’où la nécessité d’expliquer leurs mouvements erratiques par des déplacements complexes tout au long de trajets sur des cercles « secondaires » se déplaçant eux-mêmes sur des cercles « principaux ». Et comme cela ne suffisait toujours pas, il fallait en arriver à des systèmes invraisemblables de cercles tournant les uns « sur » et « dans » les autres, à tel point que la complexité en devenait vite totalement ingérable.

Mais il restait hors de question de toucher aux deux fameux postulats de base. Et pourtant plusieurs savants grecs, bien avant Ptolémée, avait déjà émis l’idée de la possibilité d’un système « héliocentrique » (Soleil au centre du Monde et planètes tournant autour).

Au début, et donc pour la période qui nous intéresse, les astronomes arabes allaient plaquer tous leurs travaux sur le système de Ptolémée. Pourtant, grâce à leurs nouvelles observations nettement plus précises, ils prirent bien vite conscience que le système ptoléméen ne convenait absolument pas pour expliquer la réalité du ciel. Après avoir accumulé et compilé de multiples tables d’observations, après avoir réalisé de nombreux commentaires de l’œuvre du Maître, ils en arrivèrent à la critiquer ouvertement, pour finir par la rejeter.

Mais… sans pour autant abandonner la base même du système, à savoir le « géocentrisme » (Terre au centre du Monde) qui ne pouvait conduire qu’à des absurdités.

Ils recalculèrent la durée de l’année solaire et obtinrent des résultats bien meilleurs que ceux de Ptolémée. Même chose pour ce qui concernait l’inclinaison de l’écliptique. Mais dans ce cas précis, ils connurent quelques doutes car non seulement leurs résultats différaient de ceux de Ptolémée, mais ils n’étaient ni conformes aux résultats des Indiens pourtant reconnus comme astronomes réputés, ni même avec ceux des astronomes arabes des décennies (siècles) précédents. Bien sûr, à cette époque là, il était impossible de découvrir que l’inclinaison de l’écliptique est variable (et qu’elle était décroissante).

Comme bien des érudits avant eux, plusieurs scientifiques musulmans savaient que la terre était sphérique. En calculant la longueur d’un degré terrestre, ils réussirent à mesurer avec une approximation remarquable la circonférence ainsi que le diamètre du globe. Quelques uns, très en avance sur leur temps émirent même l’hypothèse de la rotation de la terre autour de son axe, mais d’autres, plus traditionnels, repoussèrent cette théorie.

Inévitablement, les astronomes eurent besoin d’un « outil mathématique » fiable et efficace, ce qui les amena à développer la Trigonométrie puis à en faire une discipline à part entière. Le système de calcul utilisé par Ptolémée, système basé sur les « cordes », fut vite remplacé par les notions de « sinus », « cosinus » hérités des Indiens puis par celles de « Tangente » et même « Cotangente ». Puis on développa la Trigonométrie Sphérique, bien plus conforme à l’apparence du ciel.

Si donc les premiers astronomes s’en tenaient aux « vérités ptoléméennes », les suivants, armés de leurs outils trigonométriques, tels al-Battani (850 – 929) ou al-Biruni (973 – 1048), se mirent systématiquement à confronter les observations « sur le terrain » aux données et prédictions théoriques telles que permettait de les établir le système géocentrique de Ptolémée. Cela collait si mal qu’ibn al-Haytam (965 – 1040) n’hésita pas à mettre en évidence toutes les incohérences et absurdités du système du vieux maître grec. Il travailla surtout sur les variations de diamètres apparents du Soleil et de la Lune, ce qui le conduisit à prédire et expliquer les éclipses annulaires de Soleil. Notons au passage que son étude des diamètres apparents de la Lune et du Soleil le conduisit à aborder les phénomènes de réfraction atmosphérique rendus flagrants au moment du lever et du coucher de ces deux « astres » dont les diamètres perçus peuvent augmenter considérablement.

Il s’interrogea aussi sur la vitesse irrégulière de déplacement de certains corps célestes.

Malheureusement, malgré toute sa science, ibn al-Haytam ne fut pas en mesure de proposer une meilleure « explication » du ciel que celle de Ptolémée.

A l’époque où nous interrompons notre propos, c’est à dire autour de l’AN MIL, les astronomes arabes pouvaient juste améliorer la précision de leurs mesures mais pour le reste, nous pouvons dire que l’Astronomie arabe se trouvait bel et bien complètement bloquée dans une impasse !

 


Muhammad Ibn Ahmad Abul-Rayhan Al-Biruni est un de ces nombreux savants arabes dont le nom est inconnu du grand public, mais qui a néanmoins marqué son époque. D’origine iranienne et comme la plupart des “cerveaux” de son temps, Al-Biruni était ce qu’on appellerait aujourd’hui un savant multidisciplinaire : géographie, histoire, astronomie, religion, philosophie, mathématiques, littérature, etc, étaient son lot quotidien ! Son encyclopédie al-Qanun al-Mas’udi est un document très complet consacré à l’astronomie. Il s’attacha notamment à calculer la marche du Soleil (apogée), corrigea certaines données de Ptolémée. Excellent mathématicien, Al-Biruni développa de nouvelles équations inconnues de ses prédécesseurs. Il calcula également le méridien local et les coordonnées des localités.


. Muhammad Al-Bïrunï (973- 1048) est connu pour sa théorie sur la rotation de la Terre autour de son axe et autour du Soleil, et cela bien avant Copernic (1473-1543). Il mentionna, avant Isaac Newton (1642-1727), la force d´attraction que la Terre exerce sur les corps. C'est le nom du savant arabe Al Birouni, contemporain d'Avicenne, qui a donné le mot français aliboron. Au Moyen Age, le mot aliboron signifiait docteur, homme habile. La Renaissance européenne, voulant effacer toute influence arabe, et ridiculiser cette civilisation, a modifié le sens du mot aliboron, qui signifie, depuis les fables de La Fontaine, âne!!

http://coll-ferry-montlucon.planet-allier.com/astroarab.htm

 

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