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 Décryptez vos rêves !?

19/7/2014

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

 - Enfant et rêves : reves de bébés, reve de bébé, rêves d'enfants

Les rêves sont les miroirs des désirs, des attentes ou des craintes de chacun. Ce qui nous obsède consciemment ou inconsciemment pendant la journée, vient, durant la nuit, hanter notre esprit de manière plus ou moins déformée.

Mais comment comprendre ce que nos rêves nous révèlent ? Comment décrypter nos cauchemars les plus effrayants ?

 
> À quoi sert le rêve ?
Le rôle exact du rêve est toujours inconnu, même si les recherches dans ce domaine avancent.
Récemment en effet, des expériences ont permis de constater une activité cérébrale intense au cours du sommeil paradoxal, comparable à celle observée au cours de l’apprentissage d’une tâche dans la journée. Cela conduirait à penser que l’un des rôles importants du rêve serait de favoriser la mémorisation, à court et long terme, des actes vécus dans la vie.

> Pourquoi ne se souvient-on pas toujours de ses rêves ?
Il y a plusieurs paramètres qui influent sur le fait que l’on se souvienne ou non de son rêve.
Tout d’abord, le moment durant lequel on se réveille. En effet, si l’on se réveille pendant la phase de sommeil paradoxal (phase des rêves), il y a 80% de chance que l’on s’en souvienne, contre 20% si l’on émerge dans une autre phase.
Mais chaque individu est différent : certains se souviennent toujours de leurs rêves, d’autres n’en conservent aucune trace. Cela peut dépendre de l’intérêt de chacun pour le monde onirique, ou tout simplement d’une différence dans les capacités à mémoriser.
En effet, comme l’explique le Pr Joël Paquereau, neurophysiologiste : "se souvenir de son rêve ne présenterait pour l’organisme aucun intérêt particulier en termes de survie de l’individu. Au contraire, le souvenir d’un rêve peut être considéré comme une occupation inadaptée, voire inutile de notre capacité de mémoire, au même titre que des données totalement inutiles peuvent encombrer la mémoire d’un ordinateur."
 
Certains possèdent une mémoire d’éléphant dans la vie de tous les jours, d’autres pas… et bien c’est pareil pour la mémorisation des rêves !

Les différentes phases du sommeil

 

 
Le sommeil se divise en plusieurs stades successifs. L'analyse de ces différents stades permet de mieux comprendre comment, et à quel moment l'on rêve...
> Stade 1 : L’endormissement dure quelques minutes. Les mouvements du corps diminuent, et l’esprit plonge dans un état de semi-conscience.

> Stade 2 : Le sommeil léger représente environ la moitié du sommeil total. Le corps est immobile, mais l’individu reste réceptif aux stimuli extérieurs (il peut se réveiller facilement).

> Stade 3 : Le sommeil profond représente environ un quart du sommeil total. Le rythme cardiaque est ralenti et la respiration est régulière.

> Stade 4 : Le sommeil paradoxal est la période durant laquelle on observe de rapides mouvements oculaires, et une activité cérébrale très importante. Tout le reste du corps est quasiment immobile, d'où ce terme de sommeil paradoxal. C’est durant cette phase qui dure à peu près un quart d’heure, que beaucoup des rêves surviennent et peuvent être mémorisés.

Toutes les 90 minutes environ, le cycle se répète, plusieurs fois dans la nuit, jusqu’au réveil. La phase paradoxale représente à peu près 2 heures de la durée totale du sommeil.

Mis bout à bout, l’être humain passerait donc en moyenne plus de 6 ans de sa vie à rêver !

 

> Le rêve dès l’aube de la vie...
Des études portant sur le développement du sommeil chez les bébés grands prématurés (à partir de la 25ème semaine après la conception), ont permis de constater que, dès la 30ème semaine, la notion de sommeil apparaissait. Le sommeil du fœtus est constitué à 70% de sommeil dit « agité », l’équivalent du sommeil paradoxal (phase des rêves).

Le fœtus rêve donc sans doute beaucoup, mais de quoi ? Le Pr Joël Paquereau nous explique que les rêves du fœtus sont probablement « tournés vers son expérience intra-utérine et les quelques bruits perçus lorsque le cerveau et les organes sensoriels (audition et vue) deviennent matures. »

> Et les animaux ?

Des études ont montré que tous les mammifères à sang chaud (dont l’Homme fait partie) étaient capables de rêver. Cependant, les animaux vivant à l’état sauvage, ou se sentant menacés, ne parviennent pas à rêver. Cela peut s’expliquer par le fait que ces animaux, constamment à l’affût, n’arrivent pas, dans leur sommeil, jusqu’à la phase paradoxale.

Un autre paramètre qui joue sur la durée et la fréquence des rêves serait le poids. En effet, il apparaitrait qu’alors qu’une souris rêve en moyenne 10 minutes durant son sommeil, un chat rêverait 24 minutes, et un éléphant 180 minutes ! Le rêve serait donc aussi lié à une question de taille.

> De l’Antiquité à nos jours...
Depuis l’Antiquité, les Hommes ont cherché à comprendre, à analyser, ce monde obscur des rêves. Trouver une symbolique aux événements oniriques a toujours été une préoccupation de la mythologie, la religion, la sorcellerie...

Nombres d’auteurs (Gérard De Nerval, André Breton), de peintres (Giorgio de Chirico, Magritte, Dali), de cinéastes (Louis Buñuel, Michel Gondry), ou de psychologues (Jung, Freud) se sont également penchés sur le sujet.
Pour Sigmund Freud d’ailleurs, le rêve serait la représentation de désirs - la plupart du temps d’origine sexuelle - refoulés dans l’inconscient, qui se manifesteraient pendant le sommeil, sans perturber ainsi l’équilibre psychique de l’individu.
Décrypter la symbolique des éléments présents dans le rêve permettrait donc d’en apprendre un peu plus sur notre inconscient, et sur des sentiments ou des désirs enfouis.
Il existe aujourd’hui de nombreux ouvrages, sites internet, ou même des professionnels du monde psychanalytique qui se sont penchés sur le sujet et qui proposent d’aider à analyser les rêves ou les cauchemars... pour une meilleure connaissance de soi.

> Les cauchemars :
Le mot cauchemar dérive de "quauquemaire", issu des termes "cauquer", signifiant « fouler », et "mare" signifiant « fantôme ». Le cauchemar, comme le rêve, est une réaction physique et psychologique qui survient durant la phase du sommeil paradoxal. Mais le cauchemar traduit souvent une angoisse, une peur, un traumatisme, il met en scène des scénarii parfois violents, morbides ou oppressants. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles on se souvient généralement mieux des détails d’un cauchemar que ceux d’un rêve...
Le réveil des personnes sujettes aux cauchemars se fait souvent de façon brutale, comme si l’angoisse était intenable. Il n’est pas rare alors que le dormeur se réveille effrayé, haletant, en sueur ou en hurlant.
À noter : Il est important de faire la différence entre les cauchemars et les terreurs nocturnes. Ces dernières sont souvent observées chez les enfants au cours de la nuit, avec un comportement intense de peur. Mais contrairement aux cauchemars, le réveil se fait (quand il se fait), sans aucun souvenir particulier, avec souvent une véritable amnésie de l’épisode.

> Comment analyser ses rêves ?
Ceux qui proposent un décryptage des rêves se basent sur leur symbolique. Par exemple, rêver que l’on perd le contrôle de son véhicule, signifiera que l’on vit une période de notre vie où les événements nous échappent et où les décisions sont difficiles à prendre.
Ainsi, chacun peut y comprendre plus ou moins ce qu’il veut, la personne la plus disposée à décrypter le rêve étant le rêveur lui-même.


Une astuce pour ne pas laisser un rêve s’évaporer : garder sur sa table de nuit un carnet et un crayon. Ainsi, à peine réveillé, vous pourrez noter tous les détails de vos songes, avant qu’ils ne disparaissent. Vous aurez ensuite le loisir de les relire, pour peut-être y trouver un sens.

 
Professeur Joël Paquereau, président de l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) et responsable du centre de sommeil du CHU de Poitiers.

Pourquoi les rêves sont-ils aussi fantasmagoriques ?
Des échelles de cotation des rêves sur leur degré d’étrangeté, leur complexité, leur contenu (animaux, lieux, objets...) ont permis d’établir une évolution des rêves. Par exemple, l’évocation d’animaux est beaucoup plus fréquente chez l’enfant jeune (5-7ans), que chez l’enfant plus âgé ou l’adulte. En fait, et contrairement à une idée reçue, les rêves sont souvent très cohérents et crédibles, avec peu de bizarreries.
Selon une étude de Snyder aux Etats-Unis, seul 1% des rêves aurai un contenu « typique » de rêve comme « voler », « tomber dans le vide » « échouer à un examen ».
Pour Snyder, dans 90% des cas, le rêve est un récit détaillé et clair, cohérent et réaliste. Cependant, les événements extraordinaires surprenants, ou mettant en jeu la survie de l’individu ,sont des éléments forts qui facilitent le stockage en mémoire. Il est donc très probable que nous mémorisions beaucoup mieux ce type de rêves, même s’ils ne représentent qu’une quantité négligeable de notre activité onirique.

Certains facteurs extérieurs sont-ils néfastes aux rêves ?
Le contenu des rêves peut probablement être modifié par des médicaments ou des substances qui interagissent sur les structures cérébralesgénératrices des rêves. Certains médicaments comme les benzodiazépines (dont les somnifères) peuvent donner un contenu plus désagréable à nos rêves.
D’autres médicaments au contraire, sembleraient favoriser les rêves, tout comme le tabac ou la grossesse. Mais les expériences conduites pour favoriser les rêves par des stimulations, n’ont pas démontré le rôle des facteurs externes. Il s’agit plutôt d'expériences individuelles, et les données scientifiques manquent pour valider ces impressions.

Que faire si un individu est en proie à des cauchemars quotidiens ?
Les cauchemars surviennent souvent immédiatement après un traumatisme psychique ou physique. Certains médicaments facilitent la survenue de cauchemars, en particulier ceux qui agissent sur certains neurotransmetteurs comme la sérotonine, la noradrénaline, et la dopamine. La majorité de ces médicaments sont des antidépresseurs, des antihypertenseurs, et des médicaments mimant l’action de la dopamine.

Des cauchemars trop fréquents et difficiles à gérer sur le plan psychique, devraient conduire à une consultation. Ils pourraient traduire une difficulté passagère ou chronique en lien avec des facteurs de stress ou d’anxiété qu’il faudra également savoir détecter.
Les cauchemars amènent rarement à un traitement médicamenteux, et dans l’extrême majorité des cas, il s’agit de rassurer les patients et associer parfois une psychothérapie.



http://sante-az.aufeminin.com/mag/psychologie/d7776.html


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