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 En colère ? Dites une prière

12/5/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 


pUne étude, publiée dans le journal Personality and Social Psychology trBulletin [1], suggère que le fait de faire une prière pourrait aider les gens à se sentir moins en colère, et à se comporter moins agressivement après que quelqu’un les ait mis en rage. Une série d’études a montré que les gens qui avaient été provoqués par des commentaires insultants provenant d’un étranger, ont montré moins de colère et d’agressivité peu après avoir prié pour une une personne entre temps.

Les bénéfices de la prière identifiés dans cette étude ne reposaient évidemment pas sur une intervention divine : ils arrivaient probablement parce que l’acte de prier modifie la façon dont les gens pensent à une situation négative, explique Brad Bushman, co-auteur de l’étude et professeur de psychologie à l’Université de L’Ohio.

"Les gens se tournent souvent vers la prière quand ils ressentent des émotions négatives" dit-il. "Nous avons trouvé que la prière peut réellement aider les individus à faire face à leur colère, probablement en les aidant à modifier la façon dont ils perçoivent les événements qui les ont mis en colère, et en les aidant à les considérer de façon moins personnelle."

La puissance de la prière ne repose pas sur le fait que les gens soient religieux ou non, ou qu’ils fréquentent une église régulièrement ou non, précise Bushman. Les résultats ont montré que la prière aidait à calmer les gens, et ce peu importe leur affiliation religieuse, quelle que soit la fréquence de leur visite à l’église ou de prière dans la vie de tous les jours.

Bushman note que les études n’ont pas examiné si la prière avait des effets sur les gens pour lesquels les prières ont été faites. La recherche s’est seulement concentrée sur ceux qui ont fait les prières.

Le projet impliquait trois études séparées.

Dans la première, on a dit à 53 étudiants qu’ils allaient participer à une série d’expériences. Ils ont d’abord complété un questionnaire qui mesurait leurs niveaux de colère, fatigue, dépression, énergie et stress.

Puis, ils ont écrit un essai à propos d’un événement qui les avait mit en colère. Ensuite, on leur a dit que leur essai serait donné à un partenaire qu’ils n’avaient jamais rencontré, pour qu’il soit évalué. En réalité il n’y avait aucun partenaire, et tous les participants ont reçu la même évaluation négative pour provoquer de la colère, avec ce genre de déclaration : "c’est le pire essai que j’ai jamais lu !"

Après avoir mis les participants en colère, les chercheurs ont fait participer les étudiants à une autre "étude" où ils devaient lire une histoire tirée d’un journal, à propos d’une étudiante nommée Maureen atteinte d’une forme rare de cancer. On a demandé aux participants d’imaginer comment Maureen ressentait ce qui lui était arrivé, et comment cela affectait sa vie.

Ensuite, les participants étaient aléatoirement assignés dans un groupe soit pour prier pour Maureen pendant 5 minutes, soit pour simplement penser à elle.

Les chercheurs ont alors mesuré le niveau de colère des étudiants, leur fatigue, dépression, énergie et stress. Comme ils s’y attendaient, les niveaux de colère rapportés étaient plus élevés chez les participants après qu’ils aient été provoqués. Mais ceux qui avaient prié pour Maureen ont rapporté être significativement moins en colère que ceux qui n’ont fait que penser à elle.

La prière n’avait cependant pas d’effet sur les autres émotions mesurées dans cette étude. Bushman déclare que dans cette étude, et dans la seconde, il n’y avait pas d’exigence d’appartenance à une religion. Cependant, presque tous les participants ont déclaré qu’ils étaient chrétiens. Seul un participant a refusé de prier, et a été exclu de l’étude. Les chercheurs n’ont en outre pas demandé aux participants de leur donner le contenu de leurs prières, ni de leurs pensées, parce qu’ils ne voulaient pas qu’ils se méfient de l’objectif réel de l’étude, ce qui aurait pu contaminer les résultats.

Mais les chercheurs avaient fait plusieurs études pilotes identiques, dans lesquelles ils avaient demandé aux participants le contenu de leurs prières ou pensées. Dans ces études pilotes, les participants qui avaient prié tendaient à plaider la cause de Maureen pour un plus grand bien-être. Ceux qui devaient penser à elle tendaient à exprimer des pensées empathiques, disant qu’ils se sentaient tristes et ressentaient de la compassion pour ses souffrances.

La seconde étude avait une méthodologie similaire à la première. Tous les étudiants ont écrit un essai, mais la moitié a écrit sur un sujet qui les avait mis en colère et a ensuite reçu un retour négatif (supposé provenir d’un partenaire) induisant de la colère. L’autre moitié a écrit à propos d’un sujet neutre et a reçu un retour positif (supposé aussi venir d’un tiers).

On a alors demandé aux participants soit de prier, soit de penser à leur partenaire pendant cinq minutes. (On leur a présenté cela en leur disant que c’était pour une étude à propos de la façon dont les gens formaient leurs impressions des autres, et que le fait de prier ou de penser à leur partenaire les aiderait à organiser l’information qu’ils avaient reçu à propos de leur partenaire afin de former une impression plus valide).

Finalement, les participants ont complété une tâche en direct dans laquelle ils étaient en compétition avec ce prétendu partenaire. Si les participants gagnaient, ils pouvaient assourdir leur partenaire via des écouteurs, en choisissant la durée et la puissance du bruit à infliger.

Les résultats ont montré que les étudiants qui avaient été provoqués agissaient de façon plus agressive que ceux qui n’avaient pas été provoqués, mais seulement si on leur avait demandé de simplement penser à leur partenaire. Les étudiants qui ont prié pour leur partenaire n’ont pas agit plus agressivement que les autres, même après avoir été provoqués.

La troisième étude a bénéficié des recherches précédentes qui ont trouvé que les gens en colère tendaient à attribuer les événements de leur vie aux actions des autres, alors que ceux qui ne sont pas en colère attribuent plus souvent les événements à des situations qu’ils ne contrôlent pas.

Cette étude a été faite dans une Université Hollandaise, et tous les participants devaient être chrétiens parce que les Pays-Bas ont une large proportion d’athées. La moitié des participants était en colère (de la même façon que les deux études précédentes), tandis que l’autre moitié ne l’était pas.

Ils ont ensuite passé cinq minutes à prier pour une personne qu’ils connaissaient personnellement et qui avait besoin de soutien, ou à penser à elle.

Finalement, on leur a demandé de juger la probabilité de 10 événements de la vie. La moitié des événements étaient décrits comme étant causés par une personne (vous loupez un vol important à cause de l’inattention d’un conducteur de taxi). On s’attendait à ce que les gens en colère considèrent ce genre d’événements comme plus probable. Les autres événements étaient décrits comme étant le résultat de facteurs de situations (vous loupez un avion important à cause d’un pneu crevé).

Les résultats ont montré que ceux qui pensaient simplement à une autre personne étaient plus susceptibles de retenir les simulations associées à la colère s’ils avaient été provoqués, comparés à ceux qui n’avaient pas été provoqués.

Mais ceux qui avaient prié n’étaient pas plus susceptibles de garder les points de vue associés à la colère, qu’ils aient été provoqués ou non. "Le fait de prier a défait les effets de la provocation sur la façon dont les gens perçoivent la probabilité de ces situations" dit le chercheur.

Alors que ces trois études avaient trois approches différentes du problème, elles ont toutes convergé vers les bénéfices personnels de la prière, dit Bushman. "Les effets que nous avons découverts dans ces expériences étaient importants, ce qui suggère que la prière pourrait réellement être une manière efficace de calmer la colère et l’agression" dit-il. Ces résultats ne s’appliqueraient seulement qu’à ceux qui prient de façon bienveillante, comme le recommandent la plupart des religions. Des prières vengeresses ou de haine, plutôt que de changer la perception des gens sur une situation négative, pourraient au contraire alimenter la colère.

"Quand les gens sont confrontés à leur propre colère, ils pourraient vouloir considérer le vieux conseil de ’prier pour leurs ennemis’ " dit un chercheur. "Même si cela ne bénéficiera pas à leurs ennemis, cela pourrait les aider à gérer leurs émotions négatives."


Source;http://www.insoliscience.fr/







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