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 Al-Barzakh: en attendant la résuréction

30/3/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

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Al-Barzakh désigne le temps qui sépare la mort d’une personne et sa résurrection au jour de la Résurrection… Celui qui meurt musulman obéissant sera bien traité, et celui qui meurt mécréant et désobéissant sera châtié. A ce propos, le Très Haut dit : «le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir. Et le jour où l' Heure arrivera (il sera dit): "Faites entrer les gens de Pharaon au plus dur du châtiment". » (Coran, 40 :46 ).

Les châtiments varient selon les péchés commis. Un hadith cité par al-Boukhari explique les châtiments infligés pendant le barzakh à certains auteurs de péchés majeurs…

D’après Samoura Ibn Djundoub (P.A.a), le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) disait souvent à ses compagnons : « Y-a-t-il parmi vous quelqu’un qui aurait fait un rêve ? » - Celui qui en avait fait lui racontait ce qu’il pouvait lui raconter.

Un matin, il dit : « Deux personnes se sont présentées à moi hier (en rêve) et m’ont invité à me lever et à les suivre. Je suis parti avec elles. Ensuite nous avons découvert un homme couché alors qu’un autre se tenait à ses côtés une grosse pierre à la main. Et puis, subitement, il lui a asséné un coup à la tête. Celle-ci a éclaté et la pierre s’est transformée en morceau et les différents fragments ont roulé  çà et là. L’homme poursuivait les fragments et chaque foi qu’il en saisissait un, la tête fracturée reprenait sa forme normale  et l’homme la frappait de nouveau avec un fragment… Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Je leur ai dit : « Gloire à Allah ! Qui sont ces deux hommes ? » Ils m’ont dit : « Avance ».

Nous avons tous avancé jusqu’au moment où nous sommes arrivés auprès d’un homme couché sur le dos alors qu’un autre homme se tenait auprès de lui un crochet en fer à la main. Subitement, il a tranché son visage en deux morceaux ; il le découpait  du coin de la bouche à la nuque, du nez (narines) à la nuque et des yeux à la nuque » - Abou Radja, le rapporteur a utilisé le terme yashouqqa. Et puis il le retournait et faisait de l’autre côté ce qu’il a fait du premier. Mais dès qu’il terminait un côté, celui-ci reprenait sa forme normal puis il reprenait l’opération comme au départ. J’ai dit alors : « Gloire à Allah ! Qui sont ces deux personnes ? – Ils m’ont dit : avance.


Nous avons avancé jusqu’au moment où nous sommes arrivés auprès de quelque chose qui ressemble à un four.  – Il semble que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit que des voies confuses s’en dégageaient. Nous y avons jeté un regard et découvert qu’il y a avait des hommes et des femmes nues au-dessous desquels des flammes jaillissaient. Quand les flammes les atteignaient , ils criaient . Je leur ai dit : « qui sont ces gens-là ? » Ils m’ont dit : « avance ».

Nous avons avancé jusqu’au moment où nous sommes arrivés aux bords d’une rivière – je crois qu’il a dit : rouge comme du sang. A notre surprise, nous avons découvert qu’un homme y nageait tandis qu’un autre sur la rive avait ramassé beaucoup de pierres. Le nageur continuait à nager et l’autre qui avait ramassé des pierres venait vers lui et le nageur lui ouvrait sa bouche et l’autre y introduisait des pierres. Je leur ai dit : « Qui sont ces gens-là ? ». Ils m’ont dit : « avance ».

Nous avons avancé jusqu’au moment où nous sommes arrivés auprès d’un homme d’une apparence si désagréable qu’on a rarement vu quelqu’un comme lui. Il y avait auprès de lui un feu qu’il alimentait et tournait autour de lui. Je leur ai dit : « qu’est-ce que c’est ? ». Ils m’ont dit : « avance ».

Nous avons avancé jusqu’au moment où nous sommes arrivés dans un jardin florissant qui comportait toutes les couleurs du printemps. Près du jardin, se tenait un homme longiligne au point que sa tête se perdait dans le ciel. A côté de l’homme il y avait le plus important regroupement d’enfants que j’avais jamais vu. Je leur ai dit : « qui sont ces gens-là ? » Ils m’ont dit : « avance ».

 Nous avons avancé jusqu’au moment où nous sommes arrivés à un jardin dont je n’avais vu un de plus grand ni de plus beau. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Ils m’ont dit : « entre »  nous y sommes entrés et avons débouché sur une cité bâtie avec des briques en or et d’autres en argent. Nous nous sommes dirigés vers la porte de la cité pour qu’ elle nous soit ouverte. Ce qui a été fait. Nous y sommes restés et des hommes à moitié d’une beauté que vous n’avez jamais vue et à moitié d’une laideur que vous n’avez jamais vue sont venus à notre rencontre. Il (le Prophète) poursuit : « Ils leur ont dit : « allez vous jeter dans la rivière que voilà. A cet instant, une rivière d’une blancheur pure fait son apparition. Ils sont allés s’y jeter. Et puis ils sont revenus vers nous débarrassés de la laideur susmentionnée et devenus les plus beaux. Il poursuit : ils m’ont dit : ceci est le paradis Eden et voici votre place. Il (le Prophète)  dit :  j’ai levé le regard vers le haut et découvert à ma grande surprise une maison blanche. Il dit : « Je leur ai dit : « Puisse Allah vous bénir ! Laissez moi l’occuper » Ils ont dit : « Tu n’y entres pas maintenant ». Il dit : « Je leur ai dit : « J’ai vu depuis hier des choses étonnantes ». Qu’est-ce que c’est ?-  Ils ont dit : « Nous allons vous en informer :

Quant au premier que tu as découvert alors qu’on lui écrasait la tête avec des pierres, il s’agit de l’homme qui apprend le Coran mais le rejette (pratiquement) et s’endort de façon à rater les prières prescrites. Quant à l’homme que vous avez vu découpé en des tranches allant de sa nuque à ses narines et de ses yeux à sa nuque, il s’agit de l’homme qui quitte sa maison le matin et se livre à des mensonges diffusés en toutes directions. Quant aux hommes et femmes nus que vous avez vus dans l’édifice en forme de four, ils sont les adultères et les adultérines – Quant à l’homme que vous avez vu nager dans la rivière et recevoir des pierres à la bouche, il est celui qui se nourrit de l’usure. Quant à l’homme à l’apparence désagréable qui alimentait le feu et tournait autour de lui, il est Malick, le gardien de la Géhenne. Quant à l’homme longiligne qui se trouvait dans le jardin, c’est Ibrahim (psl). Quant aux enfants qui se trouvaient à ses côtés, ils représentaient tout être humain mort en conservant la nature pure dont Allah l’a dotée. » 

Il (le narrateur) dit : certains musulmans ont dit alors : « ô Messager d’Allah ! et les enfants des idolâtres ! – Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit alors : « Et les enfants des idolâtres ! » Quant aux gens à moitié beaux et à moitié laids, ils représentent ceux qui ont mélangé de bonnes et de mauvaises œuvres. Allah leur a pardonné (rapporté par al-Boukhari, sous le numéro 6525).


Shaykh Waleed al-Firyaan


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