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 L'Islam et L'euthanasie

8/3/2013

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

mort

L'euthanasie a gagné un point d'appui légal en Hollande. Une loi sur l’euthanasie était en proposition de vote dans deux états en Amérique, mais n’ a pas remporté de victoire. Son lobby devient plus actif. L'Islam a des points de vues bien définis concernant l'euthanasie.

- LA VIE HUMAINE :

Le caractère sacré de la vie humaine est une valeur de base décrétée par Dieu même avant la période de Moïse, Jésus et Mohammad. Commantant le meurtre d'Abel par son frère Caine (les deux fils d'Adam), Dieu dit dans le Coran :

" C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. " (Coran 5 :32).

Le Coran dit aussi :

"Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacrée"(Coran 6 :151 et 17 :33).

La Shari'a est extrêmement pointilleuse pour définir les conditions dans lesquelles il est permis d’enlever la vie, que ce soit en temps de guerre ou de paix (comme un article du droit criminel), impliquant des conditions rigoureuses et des précautions afin de réduire au maximum son application.

- Y A T IL UN DROIT AU SUICIDE  ?

Non, il n’y a pas de droit au suicide en Islam. Puisque nous ne nous sommes pas auto-créés, nous ne sommes pas propriétaire de notre corps. Nous avons la charge d’en prendre soin, de subvenir à ses besoins et de le garder en sécurité. Dieu en est Le propriétaire et Il est Le donneur de la vie et Ses droits dans l'octroi et la reprise de la vie ne doivent pas être violés. Tenter de se tuer est aussi bien un crime qu’un péché grave en Islam. Le Coran dit :

"Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous" (Coran 4 :29).

Pour prévenir contre le suicide, le prophète Mohammad (psl) a dit :

"Celui qui se tuera au moyen d'un instrument tranchant conservera cet instrument dans la main et s'en frappera sans cesse au ventre dans le feu de la Géhenne où il demeurera éternellement. Celui qui avalera un poison pour se tuer, le gardera dans sa main et l'avalera sans cesse dans le feu de la Géhenne où il demeurera éternellement. Celui qui se jette du haut d'une montagne pour se tuer, sera de même jeté dans le feu de la Géhenne ; il y sera plongé sans cesse et y demeurera éternellement".

- EUTHANASIE  :

La Shari'a (la loi Islamique) a énuméré et spécifié les conditions permettant l’enlèvement de la vie (c'est-à-dire les exceptions à la règle générale du caractère sacré de la vie humaine) et n'inclue pas l'euthanasie ou n’en tient pas compte. La vie humaine est en soi une valeur qui doit être respectée inconditionnellement, indépendamment des autres circonstances. Le concept d'une vie non digne d’être vécue n'existe pas en Islam. La justification d’enlever la vie pour échapper à la souffrance n'est pas acceptable dans l'Islam. Le prophète Mohammad (psl) a enseigné :

"Il y avait un homme dans les temps anciens qui avait une affection qui imposait sa patience, il pris alors un couteau, se coupa les veines et saigna jusqu’à la mort. Sur ce fait, Dieu dit : Mon sujet a precipité sa fin, Je lui refuse le Paradis".

Lors d’ une campagne militaire, un Musulman fut tué et les compagnons du prophète n’ ont cessé de louer son courage et son efficacité au combat, mais, à leur surprise, le Prophète fit cette remarque : "Son lot est l'Enfer." Après enquête, les compagnons découvrirent que l'homme avait été très grièvement blessé, et qu’il retourna alors le manche de son épée au sol et se suicida en plantant la pointe dans sa poitrine.

Le Code Islamique de déontologie médicale , approuvé par la Première Conférence Internationale de Médecine Islamique (Organisation Islamique des Sciences Médicales, Koweït, 1981, p.65), comporte ce texte :

"L’euthanasie, au même titre que le suicide, ne trouve aucun partisan excepté auprès des personnes athées qui pensent que le néant succède à cette vie sur cette terre. Prétendre tuer pour mettre fin à une maladie sans espoir et douloureuse est aussi réfusée, car il n' existe aucune douleur humaine qui ne peut pas être en grande partie vaincue par une médication ou par une neurochirurgie appropriée ...".

De plus, il y a une autre dimension à la question de la douleur et de la souffrance. La patience et l’ endurance sont des valeurs de l’Islam hautement considérées et grandement récompensées.

" Les endurants auront leur pleine récompense sans compter" (Coran 39 :10).

" Endure ce qui t'arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise " (Coran 31 :17).

Le prophète Mohammad (psl) a enseigné :

“Quand le Croyant est atteint d’une douleur, ne serait ce que la piqure d’une épine ou plus, Dieu lui pardonne ses péchés et ses méfaits sont effacés de la même manière qu’un arbre perd ses feuilles ."

Quand les moyens de prévenir ou de soulager la douleur échouent, on peut très efficacement faire appel à la dimension spirituelle pour soutenir le patient qui est persuadé que l'acceptation et la patience face à la douleur inévitable sera à son avantage dans l'au-delà, qui est la vraie vie permanente . Pour une personne qui ne croit pas en la vie après la mort, cela pourrait relever de l’absurdité, mais pour celui qui y croit, l'euthanasie est certainement l’absurdité.

- LE FACTEUR FINANCIER  :

Il n'y a pas de doute sur le fait que le coût financier pour entretenir le malade incurable et la personne sénile demeure un souci croissant, à tel point que certains groupes sont allés au-delà du concept "du droit de mourir" à celui "du devoir de mourir". Ils prétendent que lorsque le corps humain a dépassé sa capacité de production, son maintien est un fardeau inacceptable sur la strate productive de la société et il devrait être écarté et de préférence de façon brusque plutôt que de lui permettre de se détériorer progressivement (Jacques Atalli : La médecine en accusation - cité dans 'L' avenir de la vie ' de Michel Solomon , Coll. Les visages de L'avenir. Ed. Seghers, Paris, 1981, p. 273-275).

Cette façon d’agir est complètement étrangère à l'Islam. Les valeurs humaines sont une priorité absolue. Les soins apportés aux faibles, aux personnes âgées et démunies sont une valeur en elle même pour chaque personne qui est bien disposée à faire des efforts, sacrifier son temps et son argent et cela commence, naturellement dans le comportement avec ses propres parents.

" Et ton Seigneur a décrété : ‹n'adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi ; alors ne leur dis point : ‹Fi !› et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde ; abaisse pour eux l'aile de l'humilité ; et dis : ‹Ô mon Seigneur, fais-leur ; à tous deux ; miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit" . (Coran 17 :23-24).

Parce qu'une telle compassion est une vertu prescrite et récompensée par Dieu dans ce monde et dans l'au delà, les Croyants ne le considèrent pas comme une dépense, mais comme un investissement. Dans une communauté matérialiste centrée sur le dollar, cette logique est dénuée de sens, ce qui n’est pas le cas dans une communauté orientée vers la foi en Dieu.

Quand les moyens individuels ne peuvent pas couvrir les soins nécessaires, il devient, selon l'Islam, la responsabilité collective de la société.Des priorités financières seront réorientées pour que les valeurs de base reprennent le dessus sur les plaisirs mondains et les gens tireront plus de satisfactions à honorer les valeurs fondamentales plutôt que de se satisfaire de futilités.Une condition préalable est bien sûr une complète réorientation morale et spirituelle d'une société qui ne tient pas compte de ces principes.

- SITUATIONS CLINIQUES  :

Dans un contexte Islamique la question de l'euthanasie ne se pose pas ordinairement, et s’il en était question, elle serait écartée comme étant religieusement illégalle. Le patient doit recevoir tout le soutien psychologique possible et de la compassion de la part de sa famille et de ses amis, y compris les ressources spirituelles (religieuses) du patient. Le médecin participe aussi, et instaure des mesures thérapeutiques pour le soulagement de la douleur. Un dilemme surgit quand la dose de l'antalgique nécessaire pour soulager la douleur se rapproche ou chevauche la dose mortelle qui pourrait provoquer la mort du patient.

On fait appel à l'ingéniosité du médecin pour éviter cette situation, mais d'un point de vue religieux la question critique est l'intention du docteur : est ce pour une intention de tuer ou de soulager ? Cette intention n’est pas vérifiable par la loi, mais dans le cadre de l' Islam, elle ne peut pas échapper à l'oeil toujours vigilant de Dieu car selon le Coran :

" Il (Allah) connaît la trahison des yeux, tout comme ce que les poitrines cachent. " (Coran 40 :19).

Les péchés qui ne remplissent pas les critères d'un crime légal sont au-delà du domaine du juge, mais relèvent de la responsabilité devant Dieu.

Le Code Islamique de déontologie médicale (1981 p.67) stipule : " Dans sa lutte pour la vie, de quelque manière que ce soit, il est bien conseillé au Docteur de tenir compte de ses limites et de ne pas les transgresser. S'il est scientifiquement certain que la vie ne peut pas être reconstituée, alors il devient futile de vouloir maintenir avec assiduité le patient dans un état végétatif par des moyens héroïques ou de préserver le patient par la congélation ou par d'autres méthodes artificielles. C'est le processus de vie que le médecin aspire à maintenir et non le processus de mort. Dans tous les cas, le médecin ne prendra pas de mesure directe pour mettre fin à la vie du patient".

La recherche d’un traitement médical pour la maladie est obligatoire en Islam, selon deux décrets du Prophète Mohammad (psl) :

"Cherchez le traitement, Serviteurs de Dieu, Dieu n’a fait descendre aucune maladie sans faire descendre une guérison pour elle" et

"Votre corps a un droit sur vous."

Mais quand le traitement n’apporte plus aucune promesse d’amélioration, il cesse d'être obligatoire. Cela s'applique aux mesures chirurgicales et/ou pharmaceutiques et, selon une majorité de savants, à l'équipement de réanimation artificielle.

Les besoins de base qui font partie du droit de chaque personne vivante et qui ne font pas partie d’un "traitement" sont considérés différemment.

Ceux ci comprennent la nourriture, la boisson et les soins de nursing de base et ils ne doivent pas faire défaut aussi longtemps que le patient vit.

Cet article a été traduit grâce à la permission écrite du sitewww.islamicity.com 

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