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 QUESTIONS SUR LA SEXUALITÉ DANS L'ISLAM …

20/3/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

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Question N°1: Comment peut-on faire la différence entre le "mani", le "mazi" et les pertes blanches ? 

D’un point de vue biologique, le "mani" est un liquide émis par les glandes reproductrices humaines au moment de l’orgasme. Chez l’homme, le "mani" (sperme) est un liquide épais et gluant de couleur blanche. Chez la femme, il est clair et de couleur jaunâtre. Le "mazi" est une sécrétion claire de couleur blanchâtre qui apparaît au moment de l’excitation. La "perte blanche" ou "leucorrhée" est un écoulement blanchâtre, muqueux ou purulent, qui provient des voies génitales de la femme. La différence entre ces sécrétions se situe d’une part au niveau de leur consistance (couleur etc…), et d’autre part, elle se fait aussi en fonction de la condition (physique et psychique) qui précède et qui amène leur écoulement. Sur le plan de la jurisprudence islamique, ces trois liquides sont considérés comme impures (d’après l’école hanafite). Cependant, l’écoulement du "mani" rend le "Ghousl" (bain) obligatoire, alors que le "mazi" et les "pertes blanches" annulent seulement le "Wozou". 


Question N°2: Peut-on se masturber pour résister à la tentation de commettre l’adultère ? 

En règle générale, il faut savoir que la masturbation est interdite en Islam d'après la quasi-totalité des écoles de jurisprudence. Cependant, certains oulémas de l’école hanafite pensent que, si une personne craint de tomber dans l’adultère, alors elle peut avoir recours à la masturbation pour calmer son désir et ses pulsions. Cependant, il ne faut pas oublier deux choses: 

- Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a enseigné aux jeunes qui n’avaient la capacité de se marier de recourir au jeûne pour maîtriser leur désir et leur besoin. 

- Même si une personne à recours à la masturbation pour éviter l’adultère, elle n'a pas le droit au cours de l'acte de fantasmer sur des choses interdites. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) nous a avertit que le " Zina " se fait aussi par la pensée… 

- Enfin, s'il arrive à une personne de succomber à sa faiblesse et de se masturber, elle ne doit pas oublier de s'en repentir devant Dieu. 

Question N°3: Est-ce que l'épouse après avoir eu des rapports avec son mari doit se lever a chaque fois pour se laver avant la priere de l'aube ou peut-elle attendre jusqu'au lever du soleil ? même question au sujet du mari ? 

Il faut savoir qu’il y a à ce sujet trois sortes de Hadiths qui sont rapportés : certains montrent que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) prenait son bain immédiatement, avant de s’endormir. D’autres laissent comprendre qu’il ne faisait que le Wozou pour dormir. D’autres encore racontent qu’il dormait sans avoir touché de l’eau (c’est à dire sans s’être lavé). A partir de ces Hadiths, les savants écrivent qu’il est mieux de prendre le bain avant de dormir, et si on ne le désire pas, de faire au moins le Wozou. Et si on dort sans même faire le Wozou, il n’y aura aucun péché. Cependant, l’homme et la femme devront obligatoirement prendre leur bain avant le lever du soleil, pour pouvoir accomplir la Salat "Fadjr" (prière du matin). Maintenant, si après avoir eu des relations une première fois, ils décident d’en avoir à nouveau sans prendre le bain, cela est tout à fait permis, bien qu'il soit dans ce cas fortement recommandé à chacun de laver au moins ses parties privées. Certains savants musulmans ajoutent même que le fait d'avoir des relations charnelles successives sans s'être lavé les parties privées peut influencer de façon néfaste la santé des époux. 


Note importante: Les questions et les réponses qui vont suivre risquent de choquer certaines personnes. Mais comme nous l'enseigne l'Islam, en matière de religion, on ne doit pas éprouver de gêne ou de timidité. Il est tout à fait possible que beaucoup de musulmans et de musulmanes aient ressenti le besoin, un jour ou l'autre, de poser ce genre de questions, mais comme il est extrêmement difficile d'aborder verbalement ce sujet, c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de le mettre à l'écrit, sur cette page. 


Question N°4: Quelle est la position sounnate lors d'un rapport avec son épouse ? 

Il n'y a pas de directives particulières en Islam sur la question des positions à adopter lors des rapports avec son épouse. Toutes les positions sont permises, à partir du moment où la pénétration n'a pas lieu dans l'anus. Rappelons que la sodomie est strictement interdite en Islam. Le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) dit en ce sens: "Allah ne regardera pas (avec douceur le Jour du Jugement Dernier) tout homme qui sodomise sa femme." (Rapporté par An Nasa'i). On ne peut donc vraiment qualifier aucune position de "sounnah". Cependant, les savants musulmans ont essayé de déduire, d'après certains versets du Qour'aane et certains Hadiths, laquelle des position pouvait être considérée comme bonne, et laquelle serait à déconseiller. Allâmah Ibné Qayyim r.a. écrit par exemple dans un de ses ouvrages que la meilleure position lors du coït consiste à ce que l'homme se place au dessus de la femme et que celle-ci soit complètement allongée en dessous de lui. Ceci pourrait être déduit du verset suivant: "C'est Lui qui vous a crées d'un seul être dont il a tiré son épouse, pour qu'il trouve de la tranquillité auprès d'elle; et lorsque celui-ci eut cohabité avec elle(la traduction littérale des termes employés en arabe est "lorsque celui-ci l'eut recouvert", d'où l'idée que l'époux soit placé au dessus de l'épouse afin de la "recouvrir" entièrement de son corps.), elle conçut une légère grossesse…"(Sourate 7- Verset 189). Par ailleurs, le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) fait allusion dans un Hadith aux rapports conjugaux en ces termes: "…lorsqu'il (c'est à dire l'homme) s'est assis entre les quatre "extrémités" (traduction littérale) d'une femme…". Bien qu'il y ait des divergences quand à l'interprétation de cette formule, certains savants voient là une allusion à la position dans laquelle la femme relève ses genoux et l'homme cohabite avec elle dans une position quelque peu recroquevillée. Dans ce cas, il se trouve effectivement entre les quatre "extrémités" de son épouse (c'est à dire, ses deux bras et ses deux jambes.) Enfin, il est à noter que certains savants pensent qu'il serait mieux d'éviter la position debout lors des rapports, tandis que d'autres déconseillent la position où le mari s'allonge et la femme se place au dessus de lui. 



Question N°5: Que dire sur l'amour oral? Est-ce permis ou interdit? 
Il faut savoir que dans les Hadiths, le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) a interdit de façon explicite deux types de relations sexuelles: 
1- La sodomie. 
2- Les rapports sexuels alors que l'épouse a ses règles. 

La question de l'amour oral n'a donc pas été abordée de façon explicite dans les Hadiths. Il n'en reste pas moins que les savants musulmans ont exprimé des opinions à ce sujet. A ma connaissance, la quasi-totalité des savants condamnent totalement cette pratique et la considèrent comme interdite. Ils affirment très justement que cela est en contradiction totale avec la morale et que ce genre d'attitude ne doit pas être celle d'un musulman ou d'une musulmane. En effet, ce comportement relève plus de la bestialité que du comportement naturel humain. Les savants rappellent également que la bouche est un partie importante de l'être humain. C'est cet organe qu'Allah a choisi afin que l'homme puisse exprimer sa foi, lire le Qour'aane, faire le "Dhikr" d'Allah. Il est assez difficile de concevoir que l'on puisse la mettre en contact avec les organes génitaux humains. 

Question N°6: Est-il vrai qu'après avoir accouché la femme doit faire enterrer son placenta ? 
Pour ce qui est de cette question, cette pratique est effectivement courante dans de nombreux endroits du monde, comme c'est le cas ici, à l'Ile de la Réunion. J'ai essayé de chercher des Hadiths faisant allusion à ceci, mais je n'ai pu en trouver. Cependant, je pense que cette pratique a été établie par raisonnement analogique à partir de certains textes juridiques. Ainsi, les ouvrages de Fatâwas de l'école hanafite mentionnent qu'il y a trois choses qu'il est recommandé d'enterrer: les cheveux, les ongles et le sang. Cela est par ailleurs confirmé par certains Hadiths. Mon humble opinion est donc que des savants ont déduit à partir de cette règle qu'il serait aussi recommandé d'enterrer le placenta. Il y a même un passage cité dans l'ouvrage "as sirâdjoul wahhâdj" qui dit que tout élément qui s'est détaché du corps humain doit être enterré. Voici les informations que je puis vous apporter sur cette question. 


Question N°7: Que dit l'Islam sur l'avortement ? 
A ce sujet, il faut savoir que: 
Si la vie a déjà été insufflée dans le fœtus, dans ce cas il y a unanimité entre les savants musulmans sur l'interdiction de l'avortement. Cela est considéré comme un acte d'infanticide et est donc assimilé à un crime. Allâmah Ibné Taymiyyah r.a. écrit qu'un tel acte fait partie du "wa'd" (enterrement d'un enfant vivant), à propos duquel Allah dit sur un ton d'avertissement dans le Qour'aane: "Et lorsqu'on demandera à la fillette enterrée vivante , pour quel péché elle a été tuée". (Sourate 81 - Versets 8/9) Cependant, si le fait de conserver ce fœtus met la vie de la mère en danger, et qu'il ne soit pas possible de la sauver sans le retirer, dans ce cas, certains oulémas affirment que l'avortement est toléré, même si la vie a déjà été insufflée, en vertu de la règle en Islam, qui veut que, lorsqu'on est obligé de choisir entre deux maux, on doit opter pour le plus petit des deux. Dans ce cas précis, il est évident que la mort de la mère est une perte beaucoup plus grande que celle du fœtus. Qui de plus est, la vie de la mère est une réalité, alors que la naissance du futur enfant n'est encore, à ce stade, qu'espérée. 
Si la vie n'a pas encore été insufflée et le futur enfant se trouve encore à l'état embryonnaire, ou la femme n'est qu'au tout début de sa grossesse, alors, selon l'école hanafite (selon Cheikh Wahbah Zouheïli, l'opinion de l'école hamabalite est très proche de celle des hanafites), la femme peut avorter dans un cas de grande nécessité (réelle et reconnue) et pour une raison valable. Si une femme avorte sans raison valable alors que les membres de foetus avaient déjà commencé à se former, elle aura le péché d'avoir commis un crime, comme le mentionne explicitement Allâmah Ibné Âbidine Châmi r.a. dans son ouvrage de référence de l'école hanafite, "raddoul mouhtâr" (Volume 5 - Page 519). Et même si les membres du fœtus n'ont pas encore commencé à se former, il n'est pas permis de procéder à un avortement sans raison valable. Cependant, si une femme le fait quand même, elle n'aura pas autant de péchés que si elle avorte après que les membres aient commencé à se former. Les raisons valables pour un avortement peuvent être de deux types: 
Les facteurs qui sont en rapport avec le fœtus. Exemples: une éventuelle malformation décelée du fœtus; la présence chez lui d'une déficience importante; le fort risque qu'il soit atteint par une maladie génétique grave héritée des parents. 
Les facteurs qui sont en rapport avec la mère. Exemples: la présence du fœtus met en danger la vie ou la santé mentale de la future mère; la femme étant handicapée physiquement ou mentalement, elle ne pourra pas élever correctement un éventuel enfant, et il n'y a personne non plus de sa famille pour le faire à sa place; la femme est tombée enceinte à la suite d'un viol et elle ne désire pas garder cet enfant. (Réf: "Al Halâl wal Harâm" de Cheikh Khâlid Sayfoullâh - Pages 309 / 310) 
Il y a deux avis qui sont rapportés de l'école châféite à ce sujet: Une opinion est assez proche de celle des hanafites. L'autre avis est qu'il est "Makrouh" d'avorter avant 40 jours de grossesse. Après 40 jours, l'avortement est strictement interdit. 
Selon l'école mâlékite, l'avortement est interdit, même avant que l'âme ne soit insufflée, sauf en cas de force majeure. L'opinion de "al ghazâli r.a." (qui fait partie des oulémas de l'école châféite) est assez proche de celle-ci. (Voir "Ihyâou ouloûmi dîne". Volume 2 - Page 47). 



Question N°9: Quelle est la position de l'Islam sur la masturbation génitale ? 

En Islam, le corps humain , ainsi que toutes les facultés qui ont été données à l’homme sont considérés comme des dépôts de la part de Dieu. Quiconque utilise un organe de son corps ou une de ses facultés d’une façon contraire à celle permise et voulue par Allah se montre ainsi coupable de trahison par rapport au dépôt qui lui a été confié. A partir de là, il faut savoir que l’appareil génital (masculin et féminin) a été placé chez l’être humain dans un but bien précis : celui de perpétuer l’espèce humaine. Toute utilisation qui irait à l’encontre de ce but ultime est donc condamné en Islam: C’est pour cette raison que la sodomie est interdite et c'est aussi pour cette raison que la masturbation est considérée par la quasi-totalité des savants musulmans comme n'étant pas permis, comme vous pourrez le constater dans les lignes suivantes, qui résument les opinions des différentes écoles juridiques et des grands savants musulmans sur la question. Je tiens à préciser que ces avis émis sur la masturbation concernent aussi bien l’homme que la femme. La majorité des savants musulmans considèrent que, se masturber, c'est "chercher au delà des limites" fixées par la religion. Celui qui s'y adonne est donc un transgresseur, en vertu du passage coranique suivant: 



"Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur Salat,qui se détournent des futilités, qui s'acquittent de la Zakat, 
et qui préservent leurs sexes (de tout rapport), si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs; " (Sourate 23 / Versets 1 à 7) 

D’après l’école hambalite, la masturbation est tolérée uniquement si elle permet d’éviter l’adultère ou un risque quelconque lié à la santé physique, et ce, pour celui qui n’a pas la capacité de se marier. Donc, si une personne peut se marier, la masturbation ne sera pas permise pour elle. (Références : " Kachâfoul Qina’ et Ghâyatoul Mountahâ "winking smiley. 
D’après l’école châféite, la masturbation est interdite, au même titre que la sodomie. (Références : " Al Mouhdhab et " Moughniyl Mouhtâdj "winking smiley. 
D’après l’école hanafite, la masturbation est interdite si elle a pour seule objet l’obtention du plaisir. Mais si une personne se trouve submergée par le désir, qu’elle n’arrive plus à contrôler ses pulsions et elle craint de tomber dans le "Zinâ" (car elle n’est pas mariée), dans ce cas elle peut avoir recours à la masturbation pour s’apaiser. 
Les savants de l’école mâlékite interdisent aussi la masturbation, comme cela est rapporté dans l’ouvrage " Souboulous Salâm ". 
De grands commentateurs du Qour'aane comme Allâmah Qourtoubi r.a., Allâmah Âlousi r.a., Allâma Nasafi r.a., ainsi que d’éminents savants comme Cheikh Ibné Taymiyyah r.a. penchent aussi pour l’interdiction de cet acte. 
Face à tous ces avis, il apparaît clairement que l’on ne peut se masturber qu’en dernier recours, quand il y a un fort risque de tomber dans un péché plus grand, c’est à dire le "Zinâ" (fornication). Mais avant d’en arriver là, on doit d’abord essayer d’apaiser ses pulsions par le biais du jeûne, comme cela a été enseigné par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Il est important de rappeler aussi que si jamais il arrive que l’on se masturbe, on doit par la suite implorer le pardon d'Allah. 



Question N°10: La fécondation in vitro est-elle permise en Islam ? 
Avec les progrès réalisés par la science, il est devenu possible, depuis maintenant une vingtaine d'années, de réaliser en laboratoire une fécondation entre un ovule et une suspension de spermatozoïdes et de réimplanter ensuite dans l'utérus l'œuf fécondé afin qu'il continue son développement pour devenir un embryon. Cette méthode de fécondation a ainsi redonné de l'espoir à de nombreux couples qui ne pouvaient avoir d'enfants. La question qui se pose maintenant est de savoir la position de l'Islam par rapport à ce genre de manipulations. Sur ce point, les avis divergent entre les savants: 

- Pour certains, parmi lesquels Moufti Nîzâm oud Dîn de l'Inde, ce procédé n'est pas permis, car allant à l'encontre du processus naturel de fécondation. De même, son application nécessite l'exposition des parties privées de la femme en présence du médecin qui pratiquera l'insémination; ce qui est totalement prohibé. 

- Pour d'autres savants, tout dépend de l'origine des éléments qui sont fécondés. Si l'ovule et les spermatozoïdes proviennent d'une femme et d'un homme étrangers l'un par rapport l'autre, c'est à dire qu'ils ne sont pas unis par les liens du mariage, cela est strictement interdit. Ce genre de fécondation est assimilé par ces savants à un acte d'adultère ("Zinâ"winking smiley, car le résultat produit est le même; en effet, dans les deux cas, il y a atteinte à la pureté de la filiation, dont le respect est un des principes fondamentaux qui orientent la réglementation religieuse en Islam. Par contre si l'ovule et les spermatozoïdes proviennent de l'épouse et de l'époux, dans ce cas la fécondation in vitro est considérée comme étant licite. Il ne s'agit alors ni plus ni moins qu'une forme de traitement (afin de palier aux problèmes d'ascension du spermatozoïde dans l'utérus ou encore, afin de résoudre un éventuel problème de migration de l'ovule, qui fait que la fécondation naturelle n'est pas possible), et dans ce domaine, les règles islamiques sont particulièrement souples. De nombreux oulémas ajoutent cependant une condition supplémentaire à ce sujet: Il est nécessaire que le sperme de l'époux soit recueilli par un processus licite (coït interrompu ou prélèvement direct des testicules). Ils condamnent donc l'extraction de sperme par masturbation. Il est à noter que la position de ce groupe de savants est exactement la même en ce qui concerne l'insémination artificielle, qui consiste, rappelons-le à placer par un moyen artificiel le sperme dans le col d'utérus de la femme: si le sperme provient du mari - on parle alors d'IAC - , cela sera permis, tandis que si le sperme vient d'un donneur -IAD- cela sera strictement interdit. 

Je tiens à préciser qu'une résolution confirmant l'avis adopté par le second groupe de savants a été émise par l'Académie Islamique du Fiqh lors de la session qui s'est déroulée à Amman en 1986. 



Question N°11: Est-il permis d'avoir des relations sexuelles pendant les menstrues ? Et si l'époux insiste pour avoir des relations sexuelles durant cette période ? 
Il est strictement interdit d’avoir des rapports sexuels pendant les règles, et celui qui le fait commet un grave péché. Le verset du Qour'aane est clair : 

"Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient." (Sourate 2 / Verset 222). 

Cette interdiction est aussi mentionnée dans les Hadiths. Pour ce qui est de l’obéissance envers l’époux et de la question de le satisfaire, cela s’applique pour ce qui est licite. Le Hadith du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) le dit de façon explicite : 

" Pas d’obéissance envers la créature dans la désobéissance du Créateur. " 



Question N°12: Les contraceptifs sont-elles illicites pour les jeunes mariées ou même après qu'elles aient eu des enfants ? 

En Islam, l'un des buts primordiaux du mariage est la perpétuation de la race humaine. C'est pourquoi, le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) a encouragé dans les Hadiths la multiplication des naissances. Cependant, il a aussi autorisé aux croyants de réguler et de planifier les naissances en cas de nécessité. Djâbir (radhia Allahou anhou) dit: 

"Du temps de l'Envoyé d'Allah (sallallahou alayhi wa sallam), nous pratiquions l'éjaculation externe, alors que le Coran était révélé." (Rapporté par Boukhâri r.a. et Mouslim r.a.) 

L'éjaculation externe (ou "a'zl"winking smiley était à cette époque le seul moyen de contrôler les naissances. On peut donc déduire le caractère licite en Islam de l'emploi des moyens de contraception temporaires actuels (pilules contraceptives, préservatifs, etc... ) à partir de la règle juridique sur l'éjaculation externe. Cependant, comme il existe un certain nombre de Hadiths qui déconseillent cette pratique (comme le Hadith de Aïcha (radhia Allahou anha) rapporté par Mouslim r.a., dans lequel le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) assimile le "a'zl" à une forme dissimulée d'infanticide), c'est pourquoi, la plupart des savants (des différentes écoles de jurisprudence) pensent qu'elle est "makrouh" (fortement déconseillée, blâmable), sauf en cas de nécessité. Parmi les cas de nécessité, on pourrait citer, entre autres, le risque que représente une grossesse pour la santé physique ou mentale de la mère, l'incapacité de celle-ci d'assurer l'éducation d'un éventuel enfant, le risque que l'enfant soit atteint par une maladie héréditaire dangereuse, le désir d'espacer les naissances afin de pouvoir mieux s'occuper de ses enfants... 

Pour en venir maintenant à votre question, il est clair avec ce que l'on vient de voir, qu'en cas de nécessité, aussi bien la jeune mariée que la femme qui a déjà eu des enfants, peuvent avoir recours à un moyen de contraception. 



Question N°13: Lors de l'érection et avant l'émission de liquide seminal, il y a sécrétion peu abondante d'une sorte de liquide transparent et moins gluant que le sperme.Si ce liquide est émis mais que l'on se retient d'émettre du sperme par l'onanisme, les ablutions sont-elles annulées ? 
Le liquide auquel vous faites allusion est appelé "Madhi" dans le vocabulaire islamique. Si au cours de la masturbation (qui, rappelons-le, est un acte condamné en Islam), il y a eu seulement sécrétion de ce liquide et il y n'a pas eu éjaculation, dans ce cas , effectivement, seules les ablutions ("Wodhou"winking smiley sont annulées. Le Ghoussl lui reste toujours valable. Il y a unanimité des écoles juridique sur ce point. 



Question N°14: Est-il permis d'avoir des rapports sexuels avec son épouse durant la grossesse ? 
Il est vrai qu'il existe certains Hadiths qui condamnent les rapports intimes durant la grossesse et la période d'allaitement. Mais les savants expliquent que ces références ne doivent être considérés comme une interdiction. En effet, selon eux, ces propos étaient motivés par le fait que l'on croyait, dans la société arabe à l'époque de la Révélation, que cette pratique portait atteinte à la santé du fœtus. Cependant, d'autres Hadiths montrent que, par la suite, les musulmans apprirent qu'au sein des sociétés perse et byzantine, les rapports durant la grossesse étaient courants et cela ne représentaient pas de risques pour le fœtus. C'est donc à partir de ces autres références que les savants ont établi que ce genre de rapports restent permis (quoique déconseillés pour certains). 

On comprend néanmoins que cet avis des oulémas n'est pas définitif. En effet, si l'avancement des connaissances médicales permet d'établir de façon certaine que les rapports sont risqués, à mon humble avis, les savants s'accorderont pour les condamner. 

Une dernière chose: Il convient de rappeler que le mari se doit de prendre en considération le fait qu'à la fin de la grossesse, les rapports peuvent incommoder l'épouse. Si c'est vraiment le cas, il lui est nécessaire de se montrer compréhensif et les éviter. 

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