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 Réformes et loi divine

8/5/2016

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

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L'Islam, en accordant à la femme le droit d'acquisition dans tous les domaines licites, s'est opposé aux nations anciennes qui privaient la femme de ses biens. Il a légalisé le droit de la femme dans la question de l'héritage.

 

II a favorisé les femmes par l'application de la dot que le mari est tenu de verser à son épouse, et par l'obligation, faite à l'homme, de pourvoir aux dépenses de la femme et de la famille, même si sa femme est fortunée.
L'Islam a aussi accordé aux femmes le droit d'achat et de vente, de location, de pratiquer l'aumône légale. II leur a donné le droit de recourir à la justice pour se défendre et pour obtenir leurs droits légaux.
Or, malgré l'évidence de ces droits que l'Islam a accordés à la femme, certains se servent du prétexte de la question de l'héritage pour chercher à mettre en avant un caractère discriminatoire dans un partage où l'homme reçoit le double de la femme, et pour lancer de sévères critiques contre l'Islam et son adaptation aux tendances de notre époque. En effet le Qour'aan affirme :

 

« Au fils une part équivalente à celle de deux filles… »(Sourate 4 / Verset 11)

 

Tout d'abord, l'idée que la femme reçoit la moitié de la part de l'homme n'est pas une règle absolue. Il existe de nombreux cas où la législation islamique déroge à ce principe. Ainsi, par exemple, lorsqu'une femme meurt et laisse un mari, une mère et une sœur utérine, celle-ci reçoit la même part qu'un frère utérin qui aurait été à sa place, à savoir 1/6ème. Le père et la mère héritent la même part de leur fils décédé si celui-ci a des filles.

 

? Le fait que la femme reçoit la moitié de la part de l'homme n'est pas une règle absolue.

Par ailleurs, l'inégalité n'est en fait qu'apparente. Nous dirons que l'attribution à 1'homme du double de ce que la femme hérite ne signifie en aucun cas L'expression d'un mépris ou d'une discrimination illégitime à l'égard de la femme comme certains le prétendent. Le fondement de cette prétendue inégalité est le suivant : La législation impose à l'homme de pourvoir à l'entretien matériel de sa femme et de sa famille. La disparité, dans la question de l'héritage, résulte donc de la disparité dans les charges financières respectives de l'homme et de la femme qui sont définies légalement.
Ce point s'éclaircit davantage si nous précisons que L'homme musulman est tenu, d'abord, de verser une dot substantielle à la femme quand il 1'épouse, de lui assurer un logement décent et meublé de façon convenable et de couvrir 1'ensemble de ses besoins, qu'elle soit ou non fortunée. Le mari est tenu, de même, d'assurer non seulement les frais de sa femme mais aussi ceux de ses enfants. On voit donc ici une disproportion évidente dans le partage des responsabilités financières entre un frère une sœur. Si la sœur se marie, elle reçoit une dot confortable de son mari dont elle en dispose à son gré. De plus, ses dépenses sont couvertes par son mari. Elle peut donc exploiter la fortune qu'elle hérite de son père comme bon lui semble. Elle n'est pas tenue de la consacrer aux frais de son mari, de son foyer ou de ses enfants. Donc lorsque l'homme reçoit deux parts, c'est non seulement un devoir mais une obligation qui lui incombe de pourvoir à l'entretien matériel de ses enfants et de son épouse, tandis que celle-ci est libre de ne rien dépenser de son avoir, et ce, quand bien même la femme serait extrêmement riche… 
Et il arrive que la femme qui se marie amène un héritage dont la somme est supérieure à celle de son conjoint : Dans ce genre de situation, en aucun cas le mari ne doit disposer de ses biens ou lui imposer une quelconque participation à l'entretien du foyer, sauf si elle y consent de plein gré. En dépit de cette différence sociale, l'Islam lui accorde le pouvoir de disposer librement de ses ressources sans interférence de l'époux. Elle a même le droit de le poursuivre en justice dans le cas où il s'abstiendrait de couvrir ses frais d'entretien ou s'il se comporte avec avarice. La Chari'a, dans ce cas, soit impose au mari d'assurer les charges financières, soit prescrit la séparation du couple.
Prenons un exemple de la vie quotidienne. Un bon père de famille achète un pain pour sa femme et ses deux enfants adultes. Les trois quarts du pain, de l'argent pour acheter ce pain et de son effort pour gagner cet argent sont consommés par sa famille. Il n'y a que le quart du pain, de son argent gagné et de la sueur de son front, qui lui revient personnellement. Bien plus que cela, avec un peu d'arithmétique, nous pouvons constater que la part de l'homme est amenée à diminuer à cause des responsabilités qu'il assume ou que la part des femmes reste toujours supérieure à celle de l'homme. En effet, l'homme hérite deux parts qu'il doit partager avec sa femme et ses enfants. En d'autres termes, il a approximativement une part pour lui et une autre pour sa femme et ses enfants. L'épouse, quant à elle, a la sienne qui est totalement libérée des contraintes de dépenses familiales, ajoutée à celle du mari qui sert à son entretien. Au total, elle a deux parts et l'homme en a une seule.
Il convient de préciser que l'homme doit subvenir également aux besoins de ses parents et ses proches en difficulté aussi longtemps que cela est nécessaire. Il est rapporté dans le Sahîh de Mouslim que la non-observance de ce principe de secours et d'assistance est un péché : "Il suffit pour l'homme comme péché de refuser leur subsistance à ceux qui dépendent de lui."
Le privilège de la femme est encore plus accentué si elle accède par son travail et son salaire à une indépendance financière, si modeste soit-elle, à même de grossir son capital dans lequel le mari n'a aucun accès.
Si de nos jours, elle participe aux dépenses de la famille, elle le fait volontairement dès lors que l'Islam ne le lui impose pas. Car elle a moins d'opportunités de travail que 1'homme étant donné qu'elle est tenue par de multiples engagements familiaux, tels que grossesse, accouchement, maternité… 
La femme n'est donc pas obligée, comme 1'homme, de subvenir aux frais du ménage (dans la majorité des cas). Les charges financières du foyer et des enfants n'ont pas été imposées à l'homme injustement et n'indiquent pas qu'ici la femme est préférée à son détriment. La sagesse d'accorder une part de l'héritage à la femme, est de lui permettre de disposer de cet argent dans le cas où elle ne se marierait pas ou dans le cas où son mari mourrait sans lui laisser de moyens financiers suffisants. La part accordée à la femme dans l'héritage constitue pour elle une sorte de réserve de sécurité. Il est donc sage et juste que l'Islam n'accorde à la femme qu'une part équivalente à la moitié de la part de l'homme.

? L'héritage constitue pour elle une sorte de réserve de sécurité.

Où est cette injustice que certains reprochent à 1'Islam quant à 1'héritage ? Tout est en fait une question de calcul honnête et non de sentiments ou de passions déplacées.
La femme accède à un tiers de la fortune objet de l'héritage quand l'homme, en revanche, accède aux deux tiers de cette fortune. Or, cette fortune il va la dépenser pour les frais de son épouse et pour sa famille et ses enfants. Qui donc,de l'homme ou de la femme, si l'on calcule sincèrement les dépenses respectives, est le plus avantagé?
Il est à signaler que les parts respectives accordées à la femme et à l'homme ne concernent que les fortunes héritées sans peine. La fortune héritée est répartie selon la loi la plus équitable que l'humanité n'ait jamais connue et respecte les besoins de tout un chacun. La mesure du "besoin", ici, correspond à la charge de celui qui la porte. Par contre, 1'argent gagné n'impose pas une telle répartition entre L'homme et la femme, ni au niveau des récompenses, ni au niveau des gains commerciaux. Parce que ce type de gain dépend d'une autre mesure, à savoir la relation entre les efforts et la rétribution de l'effort. Aucune injustice n'est donc faite à la femme. Sa valeur n'est pas inférieure de moitié à celle de 1'homme dans le calcul islamique.
Il existe, bien entendu, des critiques à ces arguments.

Les réformateurs :

Les opposants à ces principes abondent dans le sens d'une réorganisation des règles de la succession des biens en tenant compte des nouvelles donnes de la société moderne.
L'homme de par le passé était le seul à travailler et à recevoir un salaire ou à réaliser des bénéfices dans une entreprise. Aujourd'hui, l'élévation du niveau d'instruction, le travail et la participation à la vie économique des femmes amènent le couple à partager les dépenses occasionnées par la vie conjugale. Il ne devrait donc pas y avoir de différences entre les deux sexes dans la répartition des parts d'héritage.
Ils justifient également cette répartition des parts par le fait que le Qour’aan agissait par étapes afin de ne pas heurter de front les mœurs des nouveaux croyants encore enracinés dans les coutumes ancestrales. Ces coutumes avaient relégué les femmes au rang d'objets et les privaient totalement du droit d'héritage.
A l'époque de la Jâhiliyyah (époque antéislamique), les femmes et les enfants étaient considérés comme des êtres faibles, improductifs, absents de la vie politique, économique et défensive de la tribu. C'est pour cela que les musulmans du début de l'Islam étaient fortement étonnés que la révélation leur octroie une part dans la succession des biens de leurs parents alors qu'ils n'étaient d'aucune utilité réelle. Ces viles réactions étaient compréhensibles de la part de certaines personnes issues fraîchement de la Jâhiliyyah et encore imprégnées des traditions ancestrales.
Ainsi, pour ne pas choquer les sensibilités et les mœurs, l'Islam aurait fait une concession en accordant à la femme la moitié de la part de l'homme. L'Islam se devait d'agir progressivement afin de ne pas créer un choc juridique qui résulterait en un changement brutal des coutumes ancestrales susceptibles de nuire gravement à l'acceptation et à la propagation de l'Islam.
Ces principes de partage ne constituent donc qu'une étape dans les objectifs ultimes d'égalité entre l'homme et la femme tout comme cela existe dans d'autres circonstances juridiques.

? La religion de Dieu encourage les hommes à suivre l'évolution du temps.

Il faut donc aujourd'hui poursuivre le processus d'égalisation et dépasser l'étape initiale car la religion de Dieu encourage les hommes à suivre l'évolution du temps. Car le Qour’aan ne fait qu'interpeller les croyants à considérer les mouvements d'opinion qui oeuvrent à la réalisation d'intérêts objectifs et non pas ceux qui tendent à détruire les bases des institutions légalement établies.
Certes, clament ces " réformateurs", le partage en question trouve sa raison d'être dans des facteurs justifiés (prise en charge de l'homme par la famille…). Mais lorsque les raisons de cet état juridique deviennent caduques en raison des changements sociaux, rien ne nous empêche d'évoluer dans le sens de l'égalité absolue.
De nos jours, la femme lutte pour l'égalité de ses droits avec l'homme, son indépendance financière, tout en apportant son assistance dans le budget familial.
D'ailleurs si le texte coranique est clair sur les prescriptions relatives à l'héritage, il n'en demeure pas moins qu'aucun texte n'interdit cette équivalence lorsque cette dernière s'inscrit dans des conditions tendant vers une justice sociale.
Ces penseurs affirment donc que l'Islam n'a pas fermé la voie à une législation conforme aux changements historiques et aux mutations sociologiques. L'Islam a accordé à la femme son premier droit d'hériter. Rien n'indique que cette évolution s'arrête à ce stade. Ils citent comme exemple l'esclavage. Le Qour’aan n'a pas abrogé catégoriquement l'esclavage mais il a établi plusieurs dispositions en faveur de son élimination progressive.

Réponse aux réformateurs :

Allah est dans Sa puissance, Son pouvoir et Sa domination absolue, totalement indépendant de toute influence humaine. Il est insensé et contraire à la dignité, à la sagesse et à la justice divine que de prétendre qu'Allah puisse faire une concession quelconque en accordant moins aux femmes afin de ne pas heurter les sentiments des Arabes.
Lorsque la révélation s'établissait d'une manière progressive, elle suivait un procédé destiné à faciliter l'acquisition des principes divins en habituant les hommes à "se mettre au diapason des dispositions et des prescriptions finales de l'Islam". C'était une attitude progressive pour ne pas choquer les mœurs de l'époque certes, mais sans exclure le caractère définitif et péremptoire du contenu coranique à l'époque même de la révélation très certainement. Sinon, on remettrait en cause le caractère éternel et parfait de la parole d'Allah sous prétexte que les principes du Qour’aan ne concernent qu'une étape de la vie de l'homme et qu'il convient de les modifier et les adapter aux versatilités de l'existence. Quelle hérésie !
Or, Allah affirme lui-même que le Qour’aan a atteint sa finalité et sa perfection quantitative (Tâm) et qualitative (kâmil) :

" … Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mes bienfaits…"
(Sourate 5 / Verset 19)


Allah le Tout-puissant n'a pas à se mettre sur la défensive et faire les yeux doux aux mœurs de la Jâhiliyya. Bien au contraire, le Qour’aan utilise des termes humiliants voir même violents contre les opposants de la loi divine. Si Allah avait opté pour une approche diplomatique, conciliatrice, Il n'aurait pas blâmé durement ceux qui ensevelissaient leurs filles, mais Il aurait pu, par exemple, condamner seulement les petites filles des familles nombreuses pour ne pas abroger une pratique profondément établie dans les coutumes et en attendant une interdiction totale et décisive dans une étape ultérieure.
Ces "penseurs" des temps modernes connaissent mal la mentalité et l'esprit de soumission des Arabes du début de l'Islam. Alors que des mesures plus graves que les principes successoraux et contraires aux mœurs pré-islamiques ont été imposées sans crainte, les croyants répondaient à chaque révélation "Nous avons entendu et nous avons obéi." Leurs cœurs faisaient l'écho d'une seule parole : 
"La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et son Messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : nous avons entendu et nous avons obéi. Et voilà ceux qui réussissent."(Sourate 24 / Verset 51)


Par ailleurs, les femmes n'étaient pas la préoccupation première des Arabes. Ils accordaient beaucoup plus d’intérêt à leurs idoles qu'à la gent féminine de leurs familles. Oumar radhiy-Allahou ‘anhou a dit : "Au temps de la Jâhiliyya, nous n'avions aucune considération pour les femmes. Lorsque l'Islam est venu et que Dieu les a mentionnées, nous avons su qu'elles avaient un droit sur nous."
Les soi-disant réformateurs n'ont pas cerné l'ampleur de l'obéissance des croyants à Allah et à son dernier Messager sallal lâhou ‘alayhi wa sallam.
On se doit de préciser également que la doctrine successorale énoncée dans le texte divin n'est pas sujette à la volonté humaine. Il suffit de lire la suite du verset de l'héritage pour comprendre que le partage entre l'homme et la femme appartient au domaine de l'immuable que l'on appelle «houdoûdoullah.» Allah dit : 
« Tels sont les ordres d'Allah. Et quiconque obéi à Allah et à son Messager, il le fera entrer dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Et voilà la grande réussite. Et quiconque désobéit à Allah et à son Messager, et transgresse Ses ordres, Il le fera entrer au Feu pour y demeurer éternellement. Et celui-là aura un châtiment avilissant.»(Sourate 4 / Versets 13 et 14)


Ces deux versets sont clairs et sans ambiguïtés. L'organisation du partage des biens d'un défunt ne peut se faire en dehors du cadre des fondements successoraux immuables de l'Islam.
Ces deux versets nous introduisent maintenant au problème de l'adaptation aux changements du temps et à l'abrogation des versets coraniques :
Les sociétés changent. C'est une réalité que l'Islam ne rejette point. Cependant l'impact de cette notion sur les Lois divines doit être analysé avec clairvoyance et dans un esprit protégé de toute influence satanique, de désirs malsains et d'intérêts personnels. Il n'est pas rare d'entendre les "penseurs" modernes clamer qu'une loi devrait être dynamique, en concordance avec les circonstances du temps au lieu d'être statique. C'est la raison pour laquelle aucune idée morale ou religieuse dans le système idéologique occidental demeure statique. Elle doit se plier aux contraintes du dynamisme dicté par les affinités tendancielles des êtres humains.
Il faut savoir que ni le statisme continuel, ni le dynamisme permanent ne sont bénéfiques à l'humanité. Pour l'intérêt de chacun et le bien-être de tous, l'homme doit maintenir un certain niveau de changements dans ses stratégies pratiques tout comme le maintien de certains principes et lois préservés de toute altération en toutes circonstances est nécessaire et vital. De tous les temps, même la plus grande puissance de ce monde ne saurait l'amender. Au cas contraire, sous l'habit du changement, la bestialité et les désirs sensuels la dérouteraient jusqu'aux limites extrêmes de l'égarement, la violence et la faillite morale.
Le changement à volonté, dérivé de la liberté extrémiste (fléau émergeant que la société actuelle feint d'ignorer), dans tous les principes intellectuels, les systèmes moraux et juridiques labellisés dynamiques, entraînerait la destruction morale, la dégradation humaine et des troubles dans lesquelles nos sociétés se sont déjà engagées.
Ce principe étant acquis, à savoir que les principes intellectuels et légaux ne devraient pas être totalement dynamiques mais que certaines lois se doivent d'être immuables, le problème qui se pose maintenant est le choix des éléments dynamiques et statiques.
Si ce problème est traité par l'intellect pur, les limites et les contraintes de ce dernier, ajoutées à l'impossibilité d'atteindre une classification acceptée unanimement par tous, seront insurmontables. Les produits et les décisions intellectuelles diffèrent d'un individu à l'autre. Ce que l'un considérera comme statique, l'autre le considérera comme dynamique et vice versa. Le problème reste intraitable.

 

? Les injonctions intemporelles ont été décrites dans le Qour’aan et les Hadiths clairement et explicitement.

Où se trouve donc la solution ? Elle se trouve chez le Créateur de l'acteur du problème, le Créateur de l'humanité, qui connaît les secrets de notre intérieur.
En se tournant vers les guidages de ce Créateur à travers le Qour’aan et les Traditions Prophétiques, nous observerons qu'elles ne sont confinées à aucune région ni aucune époque et demeurent universelles.
Les injonctions intemporelles ont été décrites dans le Qour’aan et les Hadiths clairement et explicitement et parfois avec leurs détails secondaires. En ce qui concerne les injonctions modifiables, le Qour’aan et les Traditions Prophétiques décrivent des principes généraux universels à la lumière desquelles les savants de toutes les époques déterminent et établissent des détails dérivés sans contredire l'essence de la Parole d'Allah.
Ainsi les injonctions explicites du Qour’aan et des Hadiths soutenues par le consensus de la Oummah sont absolument inaltérables et obligatoires pour toutes les époques. Et le partage successoral fait partie de ses injonctions in changeables.
Bien entendu, l'Islam a laissé la porte ouverte au principe d'adaptation. Le changement du temps peut influencer certaines injonctions. Les juristes affirment : "Les ordres changent avec le changement du temps." Mais ces changements sont opérationnels pour les questions qui ne trouvent pas clairement leur solution dans les sources législatives de l'Islam. Si les musulmans de chaque époque se suffisaient des causes et des circonstances pour abroger les règles juridiques, des réformateurs en herbe auraient alors surgi pour changer telle ou telle autre mesure, tant et si bien que les origines de l'Islam auraient complètement disparu. La révision du partage des biens tient de cette même revendication. Et comme une réforme incorrecte conduit à une autre aussi incorrecte, c'est tout le système juridique qui s'effondrerait. Tous les aspects de la doctrine islamique sont intimement liés, et il suffit que l'un d'eux disparaisse pour que toute la structure de la pyramide se fragilise. C'est pourquoi le Qour’aan insiste fermement à suivre la voie définie. "

Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. (Sourate 6 / Verset 153) 

Le Prophète ? traça une fois une ligne de sa main et dit : "Ceci est la voie droite de Dieu." A partir de cette ligne il traça une autre à droite et une autre à gauche et dit: "Ces voies ne sont que celles de Satan et c'est vers elles qu'il appelle les gens." (Rapporté par Ahmad et Nassaï)
Cette "voie droite" est continue, durable et invariable. Aucun passage du Qour’aan ne fait allusion à la temporalité des textes divins.

Ainsi, à chaque prophète avons-Nous assigné un ennemi : Des diables d'entre les hommes et les djinns, qui s'inspirent trompeusement les uns aux autres des paroles enjolivées. Si ton Seigneur avait voulu, ils n'auraient pas fait ; laissez-les donc avec ce qu'ils inventent. Et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l'au-delà se penchent vers elles (vers les paroles enjolivées par les diables), qui les agréent, et qu'ils perpètrent ce qu'ils perpètrent. Chercherai-je un autre juge qu'Allah, alors que c'est Lui qui a fait descendre vers vous ce livre bien exposé ? Ceux auxquels Nous avons donné le Livre savent qu'il est descendu avec la vérité venant de ton Seigneur. Ne sois donc point du nombre de ceux qui doutent. Et la parole de ton Seigneur s'est accomplie en toute vérité et équité. Nul ne peut modifier Ses Paroles. Il est l'Audient, l'Omniscient. Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah : Ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges.(Sourate 6 / Verset 112 à 116)


Et les versets de ce genre sont nombreux…
En fait, ceux qui critiquent la condition de la femme en Islam et sa description à travers le Qour’aan, cherchent à " l'occidentaliser". La culture européenne a apporté de bonnes choses à la condition des femmes. Mais l'Islam ne se focalise pas sur la femme seulement en tant qu'individu. Il l'envisage dans un cadre familial et social. Les lois de l'héritage doivent donc être examinées dans le contexte du système des valeurs sociales de l'Islam. Les responsabilités du père à l'égard de son épouse et de ses enfants constituent une mesure d'équilibre. Cet équilibre ne se retrouve pas toujours dans d'autres sociétés où la femme, dans la plupart des cas, est contrainte de travailler pour gagner sa vie, partager les dépenses, voire même boucler les fins de mois, alors que l'Islam libère la femme des contraintes financières afin qu'elle puisse s'occuper des fonctions extraconjugales, remplir d'autres obligations ou encore encadrer et éduquer la force vive des générations futures. Alors que certains enfants, dès l'âge de seize ans, sont livrés à eux-mêmes, et que de vieux parents sont abandonnés dans des asiles de vieillards, l'Islam ordonne au chef de famille de soutenir sa progéniture aussi longtemps que possible et ordonne aux enfants de garder chez eux leurs géniteurs jusqu'à leur mort.

Moufti Louqman A. S. Ingar

 

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