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 Science et Religion

13/2/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

La Religion

L’originalité des religions est qu’elles sont basées sur une révélation. Mais cela ne suffit pas. Il ne suffit pas de se déclarer messie ou gourou pour imposer le message qu’on a reçu (ou que l’on a cru recevoir). Les confirmations isolées ne sont pas suffisamment crédibles pour établir une religion. La révélation n’est vraiment admise comme telle que si elle est accompagnée et suivie de très nombreuses expériences personnelles ou collectives, solitaires ou partagées. Il peut s’agir de faits observés, de témoignages, d’expériences mystiques ou spirituelles, de rencontres, de réflexions, de conversions soudaines ou progressives. Certaines de ces expériences sont ésotériques, d’autres sont transmissibles. C’est cette transmission qui fait, par exemple, la force et la continuité des ordres monastiques. C’est l’accumulation de ces évènements qui constitue le terreau sur lequel la Religion se développe, confortée par la Tradition et les approfondissements doctrinaux et constituant en définitive, un ensemble tout aussi impressionnant que les bases d’une théorie scientifique.

Cependant, dans la mesure où la description des faits religieux n’a pas la rigueur des mesures ou des observations scientifiques et que, d’autre part, elle passe par une interprétation personnelle, sinon émotionnelle, elle se trouve être beaucoup plus sensible à l’environnement culturel ou philosophique. Pourtant, la Science fourmille également d’erreurs associées à des préjugés. Ainsi, des exemples récents, comme les théories de Lyssenko, montrent que la Science n’est toujours pas à l’abri d’erreurs associées à un préétabli philosophique ou politique.

Prenons l’exemple de la Religion chrétienne. La révélation fondamentale se trouve dans les Évangiles, encore qu’elle ait été préparée par les révélations de l’Ancien testament. Les Évangiles relatent des faits et transmettent l’enseignement du Christ, ce qui concourt à établir la véracité historique et le contenu du dogme. Je voudrais, à titre d’exemple, attirer particulièrement l’attention sur l’enseignement relatif au Royaume de Dieu. Il est donné sous forme de paraboles. Or, qu’est-ce qu’une parabole sinon une vérité profonde et indescriptible représentée par une analogie qui utilise une image ou un récit suggéré par l’environnement culturel des auditeurs ? Ainsi, le Royaume de Dieu est présenté par plusieurs paraboles commençant par les mots « à quoi comparerais-je le Royaume des Cieux ? Il est semblable à… ». C’est exactement l’équivalent d’un modèle en Science. L’amour de Dieu pour les hommes est présenté comme celui d’un père pour son fils prodigue ou du patron donnant le plein salaire à des ouvriers n’ayant travaillé qu’une heure. Ce sont encore des modèles. Je dirais même de la vulgarisation.

Ce sont encore des modèles que l’Église Orthodoxe présente aux fidèles sous forme d’icônes. À première vue, ce sont des représentations stylisées de personnages ou d’évènements, bien différentes des peintures religieuses occidentales. Ce sont des modèles que le croyant interprète comme des fenêtres sur le Royaume de Dieu en les vénérant, ce qui contribue à l’affermissement de leur foi. C’est à travers elles qu’il prend contact avec cette réalité religieuse si difficile à cerner. Cependant, la réceptivité à ces représentations a un côté culturel. D’autres sont plus sensibles à d’autres modèles ou symboles comme le cierge pascal ou les lieux d’apparition de la Sainte Vierge.

Ces symboles et ces modèles sont, dans la Religion, encore plus éloignés de la réalité qu’ils représentent qu’en Science. Il s’ensuit que, bien plus encore que dans le cas de la Science, la connaissance religieuse est partielle et imparfaite et sa transmission est encore plus simplificatrice et déformante. On peut donc dire que la Réalité religieuse nous parvient, tout comme la Réalité scientifique, sous une forme voilée. La difficulté supplémentaire est que l’interprétation est plus personnalisée, ce qui peut expliquer la diversité des grandes familles religieuses chrétiennes.

Interpénétration de la Science et de la Religion

Une position très fréquemment prise est la suivante : à chacun son métier et les vaches seront bien gardées : laissons à la Science le soin de dévoiler le « comment » des phénomènes naturels et que la Philosophie ou la Religion réfléchissent sur leur « pourquoi ». C’est net, mais bien simpliste, puisque les deux s’intéressent au même Monde. Le meilleur moyen d’éviter les conflits n’est-il pas de ne pas piétiner les plates-bandes de l’autre ? Cela revient à refuser intégralement l’approche de l’autre, donc à acculer l’une à un dogmatisme intégriste et l’autre à un matérialisme et le scientisme non moins sectaire. Ces deux points de vue extrêmes sont beaucoup trop rigides. Cela revient à résoudre l’antinomie entre les deux approches par une séparation binaire définitive. Or, bien au contraire, un dialogue doit s’instaurer en vue de rechercher une réponse synthétique à certaines questions fondamentales communes. De même qu’il n’est pas possible de répondre à la question du pourquoi sans connaître le comment, inversement, une vision globale du Monde ne peut se passer d’une interprétation philosophique explicite ou implicite des grands problèmes qui se posent à l’esprit. Donnons quelques exemples.

L’Univers est tel que des êtres vivants, puis pensants ont pu apparaître. Avant d’en discuter le pourquoi, c’est à la Physique de poser correctement le problème. C’est aux scientifiques de dire entre quelles limites les valeurs des quelques constantes universelles doivent se situer pour que des éléments lourds puissent se former au sein des étoiles, pour que l’Univers n’ait pas implosé avant que la vie ait pu apparaître, pour que des réactions chimiques complexes puissent se produire sous certaines conditions et que les constituants biologiques de base ainsi formés soient stables, etc… Si, comme certains calculs tendent à le montrer, les intervalles favorables sont très faibles, alors le problème du hasard ou d’une Volonté extérieure se posera à la fois à la Science et à la Religion et il serait malhonnête de part et d’autre de l’éluder, même si on peut s’attendre à ce que plusieurs réponses soient proposées.

Un autre exemple est donné par la constatation que, contrairement à la Mécanique statistique qui régit la Thermodynamique, on constate une tendance fréquente sinon générale à la formation d’éléments de plus en plus complexes (atomes lourds, molécules simples, puis celles qui caractérisent la vie). On constate que cette tendance est génératrice de progrès, ce qui pose immédiatement la question du pourquoi. Science et Religion ont toutes deux leur mot à dire (c’est d’ailleurs ce qu’a tenté de faire Teilhard de Chardin). L’une sans l’autre ne pourra donner qu’une réponse incomplète : les scientifiques auraient tendance à y mettre, volontairement ou non, un préalable positiviste ou métaphysique tandis qu’une interprétation strictement religieuse, non basée sur des résultats scientifiques, mènerait à un créationnisme primaire.

On pourrait de même approfondir les mystères de la Vie, qu’il s’agisse de sa nature ou de son origine, en confrontant les approches religieuses de ces problèmes aux acquis de la Science. On pourrait en dire autant de l’origine de l’Univers ou du destin de l’Humanité, etc… Bien que toujours voilé, ce qui sortira de cette synthèse aura une légitime prétention d’être plus complet et se rapprocher de la Réalité profonde. C’est en tous les cas dans ce sens qu’il faut aller pour résoudre l’antinomie entre la Science et la Religion, ces deux classes d’approche de la Vérité. Pour aller plus loin, il est utile d’aborder cette notion de vérité des points de vue de la Science et de la Religion.

Vérité scientifique et Vérité religieuse

La Science et la religion prétendent, par des cheminements dissemblables, mais qui ne s’excluent pas, chercher la vérité et la transmettre. Malgré la différence de leurs approches, elles procèdent pourtant en partie de la même logique. Nous avons vu que les résultats des recherches scientifiques se présentent sous forme de modèles que l’on cherche à rendre cohérents entre eux, avec les observations et avec les lois fondamentales de la Physique. Ces modèles permettent aux scientifiques de donner une représentation accessible des observations et des mesures et de rendre compte de la répétitivité des effets lorsque les causes sont fixées.

Dans le cas de la Religion, dans laquelle les dogmes jouent le même rôle que les lois de la Physique en Science, les modèles sont constamment confrontés aux expériences religieuses et spirituelles des croyants, la cohérence de l’ensemble étant un des objectifs des théologiens. Je voudrais insister sur cette analogie. De même que les théories scientifiques évoluent lorsque les observations l’exigent, il y a aussi enrichissement de la théologie lorsqu’il y a consensus parmi les fidèles qui vivent leurs expériences religieuses. Les exégètes et les théologiens sont, en religion, les équivalents des théoriciens en Science. De même que les expériences ou observations scientifiques capitales conduisant à des lois sont reconnues par toute la communauté scientifique et deviennent incontournables pour modéliser la Réalité, les expériences mystiques essentielles sont reconnues par le biais de nouveaux dogmes chez les Catholiques, une évolution plus progressive et plus nuancée chez les Orthodoxes, une certaine libéralisation des concepts chez les Protestants et aussi par des béatifications ou des canonisations, par la création d’ordres religieux nouveaux ou plus simplement par consensus, et contribuent ainsi à enrichir la vérité religieuse et sa tradition.

Peut-être est-ce parce que les deux approches sont liées à la façon dont fonctionne l’esprit humain, mais le fait est que la recherche de la Vérité suit un processus analogue en Science et en Religion et ceci, avec la même rigueur. Certes, les « preuves » de ces vérités ne sont pas du même ordre, mais elles sont issues de la même démarche. La preuve de la Relativité restreinte se trouve par exemple dans les mesures effectuées dans les accélérateurs de particules. La preuve de Dieu se trouve dans les témoignages ou les expériences mystiques. Bien entendu, n’importe qui ne peut pas renouveler personnellement des expériences mystiques. Est-ce une raison pour les nier ou en nier la signification ? Je défie l’homme de la rue de renouveler pour son propre compte une expérience d’accélération des particules. Est-ce une raison pour en nier les résultats et leurs conséquences théoriques ? Tout le monde n’est ni Einstein, ni Sainte Thérèse de Lisieux. Dès lors se pose le problème de la communication et de l’adhésion à ces Vérités.

Confiance et Foi

Je suis scientifique. Je comprends les méthodes de recherche et de raisonnement utilisés par mes collègues, mais dans 99 % des cas, je suis incapable de vérifier leurs expériences ou de les suivre dans leurs déductions conduisant aux modèles qu’ils me proposent. Pour moi, et pour prendre des exemples dans des sciences très diverses, l’action de l’ARN ou des neurotransmetteurs, le calcul des prédicats, la théorie des quarks ou l’organisation des cristaux liquides, c’est de l’hébreux. Pourtant, je fais confiance à mes collègues et crois en leurs résultats, de même qu’ils me font confiance quand je leur présente ma spécialité scientifique que, en général, ils ne comprennent pas mieux. Je leur fais également confiance, même si au cours des recherches d’explication on voit apparaître des modèles divergents, parce qu’en définitive, il y a tout un réseau de relations entre les diverses sciences qui réunit l’ensemble des résultats scientifiques en une globalité cohérente.

Cela n’exclut pas l’esprit critique. Il y a des erreurs scientifiques (et même des faux). On entend dire, et je l’ai moi-même dit : « je ne crois pas à ce résultat. » Cela se produit lorsqu’il se rapporte à un domaine que je connais, soit qu’il contredise mon expérience, soit qu’il heurte mes vues personnelles, vues forcément limitées, sur l’Univers physique. Si ces résultats se confirment, je dois les accepter et modifier mes idées. Mais il arrive aussi que des résultats annoncés comme étant sérieusement vérifiés, souvent médiatisés à outrance, se trouvent finalement être inexacts, justifiant alors le scepticisme qui les avait accueillis (exemple, la mémoire de l’eau, la cinquième force ou les avions renifleurs). Ces résultats hétérodoxes prennent extérieurement des allures scientifiques et c’est un rôle vital que de faire le tri aussi rapidement que possible car ils font un tort considérable à la Science. Ainsi, en dépit de ces errements, mais en ayant confiance dans la communauté des scientifiques pour séparer l’ivraie du bon grain, je crois en la Science et en ses résultats.

Je suis Chrétien. Je comprends qu’il existe une vision religieuse du Monde et j’en ressens profondément la nécessité. Mais je suis à 99 % incapable de vérifier ce que l’on m’enseigne. Je n’ai pas eu d’expérience mystique, je suis nul en théologie, je suis incapable de soutenir une discussion sur le péché originel ou sur l’immaculée conception, mais je fais confiance à tous ceux, très nombreux, qui ont témoigné de leurs pratiques mystiques, à ceux qui vivent quotidiennement leur foi chez eux ou dans les monastères, et surtout, à cette tradition bi-millénaire qui est le fruit d’une immense accumulation d’expériences et qui constitue un tout cohérent et harmonieux. En d’autres termes, je fais confiance à tous ces témoignages et à toutes les confirmations qu’ils impliquent et cette confiance affermit ma foi.

Dans ce domaine aussi, les erreurs existent. On a dit qu’une religion est une secte qui a réussi, tout comme en Science, il y a de nombreuses idées qui n’ont pas réussi. Si des sectes ne réussissent pas, c’est parce qu’elles ne recueillent pas le fonds de témoignages concordants nécessaire pour asseoir une religion. Comme en Science, en définitive, le tri se fait.

Ainsi, ce parallélisme m’inspire la même confiance vis-à-vis de la Religion chrétienne que vis-à-vis de la Science. C’est pourquoi, dans ces conditions, il me paraît nécessaire qu’une vision du Monde doive comporter des éléments pris dans chacun des domaines avec un enrichissement mutuel. L’effort à faire pour y arriver est de résoudre leur antinomie par une synthèse issue d’un dialogue confiant. Ces deux visions devront se compléter et même se rejoindre et constituer un outil beaucoup plus efficace pour la connaissance et la compréhension du Monde que chacune d’entre elles prise séparément. C’est, en tous les cas, une telle synthèse, d’ailleurs toute personnelle, qui me permet de concilier ma foi Chrétienne et mon expérience scientifique. Une telle vision synthétique me permet de donner un sens au Monde, sans lequel j’aurais un sentiment d’incomplétude.

Il y a une circonstance particulière qu’on ne peut pas éluder : malgré quelques variantes, la connaissance scientifique est globale, alors qu’il y a plusieurs grandes religions. Ce fait incite les matérialistes à prétendre que cela prouve que les religions sont vides de sens. Mais à l’examen, il faut constater qu’il y a un fonds commun à toutes les religions : la force de la Mystique, la puissance de l’Esprit qui peut interagir avec le monde matériel, la reconnaissance d’un Dieu – qu’il soit unique ou qu’il y en ait plusieurs – et une certaine possibilité de communiquer avec lui ou eux, le caractère non inéluctable ou définitif de la mort, etc… Il est certain que des adeptes d’une autre religion que la mienne pourraient tenir le même raisonnement que moi et justifier tout autant leur confiance en leur foi. Si l’on compare l’objectif d’une vie religieuse à l’escalade d’une montagne (encore un modèle !), il se peut qu’il y ait plusieurs voies pour l’atteindre. Mais il est essentiel de suivre celle qu’on a choisie et en laquelle on a confiance, car essayer d’en changer en cours de route, c’est prendre le risque de s’égarer ou de tomber dans un précipice. C’est pourquoi cela ne me gêne pas qu’il y ait d’autres religions qui sont fort respectables et peut-être aussi efficaces pour atteindre le sommet. Toutes peuvent apporter un plus à la vision du Monde purement scientifique.

L’histoire des sciences nous donne un élément de comparaison. En effet, elle est apparue dans des pays très différents. Les sciences chinoise, assyrienne, inca, égyptienne, grecque sont très différentes. Pourtant, elles donnaient toutes des descriptions, des modèles valables à la précision qu’on pouvait alors atteindre, notamment pour les phénomènes astronomiques, la géométrie, la métallurgie, la mécanique. De même, les sciences appartenant à une même lignée se sont considérablement modifiées au cours des siècles. La Science du Moyen Âge, celles des 17e ou 19e siècles et la Science moderne ne se ressemblent pas. Pourtant toutes comprennent une portion de vérités scientifiques plus ou moins approximatives, plus ou moins bien exprimées, mais exactes. Qui peut dire ce que sera la Science du 22e siècle ? Pourquoi ce qui s’applique à la Science ne s’appliquerait-t-il pas aux religions si elles ont un certain fonds de Vérité, plus ou moins grand, plus ou moins bien exprimé ?

Exemple de Synthèse

On en arrive dès lors au raisonnement suivant. Il est une Vérité scientifique et une Vérité religieuse. De plus, par définition, le Monde est unique puisqu’il contient tout ce qui existe. Or, Dieu existe (c’est la Vérité première des religions), et par conséquent il est dans le Monde. Donc, une Cosmologie totale doit l’inclure. Toutefois, comme l’étude scientifique de l’Univers matériel, avec ses trois dimensions et le temps, n’a pas permis de trouver Dieu, il faut en conclure qu’il transcende l’Univers matériel et qu’il faut étendre à d’autres dimensions le Monde qui nous concerne. Tout comme un être à trois dimensions pourrait toucher du doigt des êtres hypothétiques à deux dimensions vivant dans un plan sans qu’ils puissent même imaginer comment il est, Dieu pourrait être parmi nous et même en nous sans que nous nous en doutions. Dans un tel hyper-univers difficilement accessible autrement que par des modèles, mais que, d’ailleurs, les mathématiciens sauraient définir, Dieu et l’Univers matériel soit coexisteraient, soit seraient en symbiose. Une telle éventualité permettrait de résoudre l’antinomie Science-Religion tout en expliquant l’impossibilité de se représenter Dieu. Des qualificatifs tels que « Amour » ou « Vie » qu’on tente de Lui donner ne sont pas mesurables mais permettent, comme le prétend la Religion chrétienne, d’avoir une parcelle présente en nous (« le Royaume de Dieu est en vous »). Ainsi l’homme aurait une composante dans cette autre dimension extérieure à notre Univers matériel. On pourrait appeler cette composante « Âme ».

Dans une telle vision, la Religion et la Science jouent un rôle complémentaire. D’ores et déjà, certaines propriétés de l’association onde-particule (expérience d’Aspect) ne sont pas compréhensibles dans l’état actuel de la Science et on a proposé de faire intervenir une autre dimension qui pourrait expliquer une transmission instantanée de l’information. Ce n’est pas pour autant la dimension divine, mais cela montre seulement que se restreindre à ce qui est directement accessible, à l’observation physique et à nos modèles actuels, est insuffisant.

« Il y a aussi d’autres domaines, qui sont encore tabou dans la Science moderne, mais qui pourraient jeter des lueurs sur les relations avec l’Univers spirituel. Je ne citerai que les actions à distance comme l’hypnose ou certaines prémonitions, sans parler des visions répertoriées par la Religion. C’est un terrain glissant sur lequel il ne faut s’aventurer qu’avec la plus extrême prudence. Je pense néanmoins que s’y engager permettrait à la Science, non pas de rencontrer Dieu, mais de constater que le substrat dans lequel baigne la Vérité religieuse a une existence objective.

Conclusion

En conclusion, je voudrais reproduire le paragraphe suivant du Prologue du Phénomène Humain : « Le moment est venu de se rendre compte qu’une interprétation, même positiviste, de l’Univers doit, pour être satisfaisante, couvrir le dedans aussi bien que le dehors des choses, l’Esprit autant que la matière. La vraie Physique est celle qui parviendra, un jour, à intégrer l’Homme total dans une représentation cohérente du monde. »

Jean Kovalevsky Astronome, Membre de l’Académie des Sciences. Président du Comité international des Poids et Mesures. Spécialiste de Mécanique Céleste et d’Astrométrie, il a été le responsable du Consortium International FAST, analysant les données du satellite Hipparcos. Ancien Directeur du CERGA à l’Observatoire de la Côte d’Azur



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