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 La foi musulmane comme vécu social

3/11/2015

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك  

 

le prophète

© RalphStehly, Professeur d’histoire des religions, Université MarcBloch, Strasbourg

 

La foi s'exprime dans le vécu social

Pour l'islam, la relation à Dieu ne peut être purement abstraite, elle a  besoin de s'exprimer dans le vécu, dans le tissu de la vie quotidienne individuelle et de la cité, sinon elle risquerait d'être vidée de toute substance. La foi est  unvécu individuel et social.

Nous partons du livre II, le Livre de la Foi (kitâbal-îmân) du Sahîh deBukhârî, lequel se présente comme uneexplicitation de la foi comme praxis.

La foi n'est pas que parole, c-à-d qu'elle nese réduit pas à la confession de foi par exemple, elle est aussi devoirs,prescriptions, limitations et pratiques recommandées (inna li l- îmânifarâ'ida wa sharâ'i'a wa hudûdan wa sunanan). Il s'agit donc de lesexpliciter, de les fonder et de les authentifier.

Le premier hadith("dit" du Prophète) cité dans le "Livre de laFoi" est fort normalement celui qui énumère les cinq piliers de l'islam, doncdéfinit implicitement la foi comme acte, puisque les quatre derniers piliers del'islam après la confession de foi (shahâda), sont des actes rituels:la prière, l'aumônelégale, le pèlerinage et le jeûne de Ramadan.

Font ainsi partie de la foi, disent leshadiths suivants:

la prière ( Bu 2.30)

le jeûne du mois de Ramadan en vue de Dieuseul (2.20)

la prière de la Nuit du Destin (2.25)

la militance (djihâd) (2.26)

les prières surérogatoires du mois deRamadan (2.27), 

mais aussi :

la pudeur (2.2.1)

suivre un convoi funèbre (2.35.1)

éviter les combats entre les croyants (2.21)

la loyauté envers le chef de la Communauté.

 

La foi introduit dans leréseau de la solidarité sociale:

" Un homme demanda auProphète: Quelle attitude dans le don de soi à Dieu (islâm) est lameilleure ?

C'est donner àmanger, répondit le Prophète, [à ceux qui ont faim] et saluer ceux que l'onconnaît comme ceux que l'on ne connaît pas ". ( Bu 2.5.1) 

Elle touche à la racinemême de l'acte, en le spiritualisant, en l'intériorisant:

"Aucun d'entre vous n'aura vraiment la foi, à moins qu 'il ne désire pour son frère ce qui 'ildésire pourlui-même"  ( Bu 2.6.1) .

La notion de musulman sespiritualise:

" Le véritable musulman, c 'est celui dont lesmusulmans n 'ont à craindre ni la langue, ni la main. Le véritable émigrant, c 'est celui qui fuit ce que Dieu a prohibé" (Bu2.3.1) .

Le véritable muhâdjir("émigrant"), c'est celuiqui respecte l'intégrité de son frère dans la foi, non forcément celui qui asimplement émigré géographiquement de La Mecque à Médine. La véritableémigration est une émigration intérieure, fuir le péché pour leperfectionnement intérieur.

Il y a ici une tentative de dépassement del'horizon borné et une tension vers une formulation plus générale et plussociale de ce qu'est le don de soi-même à Dieu (islâm).

La pudeur est une branchede la foi:

C'est ce qu'exprime un célèbre hadîth deBukhârî (2.2.1)

" La foi, c'est soixante et quelques branches.  Et la pudeur est une branche de la foi "

Ce hadith dit deux choses: A.  la foi s'incarne dans de nombreuses branches,  B. et elle s'incarne tout particulièrement dans la pudeur.

A.   Le dénombrement des branches de la foi

Voici le dénombrement des oeuvres de la foi proposé par Ibn Hibbân (m. 354/965) . Les branches de la foi, selon lui, se subdivisent en oeuvres du coeur, de la langue et du corps.

Les oeuvres du coeur (comme la foi et l'intention) peuvent être présentées en vingt-quatre articles:

  • foi en Dieu; entrent dans ce chapitre la foi en son essence et ses attributs, en son unicité, la croyance qu'il n' y a pas d'autre comme lui et la croyance au caractère contingent de ce qui est autre que Lui,
  • foi dans les anges,
  • dans les Livres révélés,
  • dans les Envoyés,
  • dans le Décret pour le bien et le mal,
  • dans le Jugement Dernier: interrogatoire dans le tombeau, résurrection, rassemblement de toute l'humanité, reddition des comptes, Balance eschatologique, pont Sirât, Paradis et Enfer.
  • Amour de Dieu
  • Aimer et détester à cause de Lui
  • Aimer le Prophète et croire en sa grandeur

Les oeuvres de la langue: au nombre de sept:

  • confesser l'unicité et l'unité absolues de Dieu
  • réciter le Coran
  • apprendre la Science sacrée
  • l'enseigner
  • l'invocation du nom de Dieu
  • faire mémoire du nom de Dieu
  • éviter les paroles inutiles.

Les oeuvres du corps (au nombre de trente-huit)

a) concernant les individus (quinze):

  1. pureté et purifications
  2. s'habiller décemment et couvrir la nudité
  3. prières obligatoires et surérogatoires
  4. aumône légale
  5. affranchissement des esclaves
  6. générosité (y compris donner à manger aux hôtes et les honorer)
  7. jeûnes obligatoires et surérogatoires
  8. pèlerinage majeur et pèlerinage mineur
  9. circumambulation autour de la Ka'ba
  1. retraite pieuse
  2. célébrer la Nuit du Destin
  3. émigrer à cause de la religion
  4. tenir ses voeux
  5. examiner scrupuleusement sa foi
  6. s'acquitter des expiations

b) observances familiales (six):

  1. être chaste par le mariage
  2. subvenir aux besoins de sa famille
  3. piété envers les parents y compris éviter de désobéir aux parents
  4. bien éduquer les enfants
  5. respecter les liens familiaux
  6. obéissance aux maîtres pour les esclaves et bon traitement des esclaves pour les maîtres

c)  devoirs sociaux (dix-sept):

1) user de l'autorité avec justice

  1. s'occuper de la collectivité
  2. obéir à ceux qui détiennent l'autorité
  3. réconcilier les gens (y compris combattre les Kharédjites et tous les extrémistes)
  4. aider à la piété 'y compris commander le bien et interdire le mal)
  5. faire respecter les peines de droit qui limitent l'action humaine (hudùd)
  6. la militance par le djihâd ( y compris stationner dans un couvent-forteresse, ribât).
  7. s'acquitter du quint
  8. prêter et respecter les prêts
  1. honorer les voisins
  2. avoir de bonnes relations sociales (gagner de l'argent de manière licite)
  3. dépenser son argent de manière licite sans gaspillage
  4. rendre le salut à autrui
  5. ne pas éternuer en public
  6. ne pas nuire à autrui
  7. éviter les paroles inutiles
  8. enlever les embûches du chemin d'autrui.

B. La pudeur renvoieà la question de la tenue vestimentaire en islam

Le Coran est peu prolixe sur ce sujet (voir ci-dessous).C'est dans la Sunna que le sujet est amplement traité.

Mais, paradoxalement, ce n'est pas tellement dans le chapitre libâs("manière de se vêtir") qu'il est question des problèmes detenue vestimentaire. On y trouve en effet des questions du genre suivant: a-t-onle droit de porter de la soie, une bague en or, des vêtements avec des dessinsd'animaux .... ?

Il faut chercher dans les chapitres sur la prière, où l'ondéfinit la tenue liturgique de l'homme et de la femme

Mais que vient faire la tenue liturgique dans le problème dela tenue vestimentaire de la vie de tous les jours ?

C'est que pour l'islam il n'y a pas de différence entre latenue liturgique et la tenue de la vie quotidienne. En effet, la fonctionessentielle du vêtement de la vie quotidienne, c'est de permettre, et même defaciliter l'accomplissement de la prière:pour l'islam il y a un continuum entrela vie quotidienne et la vie liturgique; on passe de l'une à l'autre, cinq foispar jour (la prière constitue en effet comme la colonne vertébrale del'existence, son axe), et le vêtement doit faciliter ce passage.

Il n'y a donc pas de vêtement qui soit à la fois musulman etprofane. Le vêtement doit s'adapter à la prière: or cette prière n'est pasune prière purement mentale. Elle implique l'homme tout entier, corps et âme,elle engage le corps, puisqu'elle est enchaînement de mouvements et de postures(depuis la position debout jusqu'à la prosternation complète). Le vêtementdoit donc pouvoir épouser les mouvements du corps. C'est pour cela que danstous les pays musulmans, le costume traditionnel se distingue par son ampleur.Il doit aussi permettre les ablutions.

Le costume européen est sur bien des points à l'opposé ducostume musulman traditionnel: il rend difficile les ablutions prescrites par leCoran et empêche directement, par ses plis rigides, les gestes et les positionsde la prière canonique.

En outre, le vêtement européen souligne la forme du corps.Le vêtement musulman, lui, voile les formes du corps, non pas pour les nier,mais pour les reléguer au rang des choses qui ne doivent se dévoiler que dansl'intimité et qui à cause de cela doivent demeurer cacher aux yeux de lafoule.

En islam, la vie religieuse et la vie profane sont beaucoupplus imbriquées l'une dans l'autre: on passe constamment de l'une à l'autresans aucune transition autre que les ablutions (la transition n'est pas marquéepar le changement de vêtements comme chez les prêtres chrétiens). Toutes cesobservations doivent être gardées à l'esprit quand on aborde laproblématique du voile féminin.

En Occident, après tout, il y a aussi des femmesvoilées.Nul ne s'en offusque d'ailleurs, on les tient même en haute considération, cesont les religieuses des divers ordres monastiques. Même les diaconessesprotestantes portent le voile. Personne ne songerait d'ailleurs, ne serait-cequ'un instant que ce serait le signe d'une oppression quelconque, voire d'unehumiliation. Ce serait même plutôt un élément valorisant dans l'inconscientde l'homme occidental.

Par contre, quand l'Occidental se trouve en face d'unemusulmane voilée, fonctionnent d'autres réflexes, des associations d'idéesexactement inverses: on verra dans le voile, quand il est porté par unemusulmane, comme le signe d'une oppression, d'une humiliation ou d'une conditioninférieure.

Les Occidentaux supportent très bien le voile des religieuseschrétiennes, car il se situe à l'intérieur d'une distinction entre le profaneet le sacré qui leur est habituelle. Par contre, ils ne supportent pas le voiledes musulmanes, car il brouille ou efface des frontières qui leur sonthabituelles.

En islam, toute femme adulte peut être voilée, le voilen'est pas spécifique d'une catégorie de "religieuses", catégoriequi n'existe pas en islam, tout simplement parce que la distinction viereligieuse / vie profane qui justifie et valorise à nos yeux le voile desreligieuses chrétiennes, n'est pas pertinente dans l'islam: toute vie profaneest religieuse, en particulier toute vie féminine, ou pour l'exprimer autrementpar une formule qui fait un peu formule-choc: l'islam est un couventlaïc,un couvent, parce que, comme dans les monastères chrétiens, les femmes sontvoilées, les sexes strictement séparés; "laïc", dans ce sens queles sexes se rencontrent cependant pour une vie sexuelle normale. L'islamdéteste le célibat ou le réprouve.

Les textes: le Kitâb al-Mughnî d'IbnQudâma (1146-1213)

La tenue vestimentaire en islam repose plus sur une traditionsociale qui se transmet de génération en génération que sur des textessacrés explicites. Le Coran en parle très peu. Il faut chercher dans lesouvrages de la Sunna oudans les manuels de fiqh.

Les manuels de fiqh(charia) ontbeaucoup de mal à justifier leurs conceptions vestimentaires ou leur conceptionde la décence par des textes sacrés explicites.

Nous allons maintenant résumer l'argumentation d'un ouvragequi fait autorité en la matière, le Kitâb al-Mugnî d'Ibn Qudâma (néà Jérusalem en 1146, mort à Damas en 1213). C'est aussi un ouvrage qui al'avantage de donner un tableau quasi exhaustif des positions en présence.

Il y a dans ce genre d'ouvrage une définition légale de lanudité: la 'awra. Cette définition n'est évidemment pas la même pourles deux sexes.

Pour l'homme, la nudité légale,c'est la partie du corps comprise entre le nombril et les genoux. On nous diradonc qu'il convient que l'homme couvre cette partie du corps. Ibn Qudâmaprécise qu'il y a consensus à ce sujet entre les fondateurs des quatre grandesécoles sunnites: Ahmad b. Hanbal, Mâlik, Châfi'î et Abû Hanîfa.

Cette zone ainsi délimitée, il convient de la couvrir avecquelque chose qui cache la couleur de l'épiderme, même si c'est léger.

Il faut également se couvrir les épaules. Ibn Qudâma citeà ce propos une parole du Prophète (Bukhârî 8.5.1): "Aucund'entre vous ne priera vêtu d'une simple tunique (thawb), s'iln'a pas quelque chose sur les épaules ".

Pour la femme, le voilement ducorps est la règle.

Le chapitre est rédigé de telle manière que le voilement ducorps de la femme n'est pas une brimade, mais un droit de la femme à ladiscrétion et au caractère privé de son corps, qui n'a pas à être offert auregard public: "La femme n'a pas à découvrirquoi que ce soit de son corps, à part le visage et les paumes de la main. Lafemme peut donc prier le visage découvert [ sous-entendu: celan'entame pas la validité de la prière]".

Peut-elle aussi découvrir ses pieds ? Selon Ahmad b. Hanbal,oui, car les pieds ne font pas partie de la nudité légale Ils ont même statutque le visage.

Ces règles fondent un principe de droit musulman qui est lesuivant: "la femme tout entière est nudité, sauf son visage et les paumesde sa main" (principe énoncé par Mâlik, Awzâ'î et Châfi'î). Endehors de ces parties du corps, le corps doit être entièrement couvert.

Ibn Qudâma justifie ce principe notamment par les considérations suivantes:

1) Il invoque un commentaire fait par un célèbre compagnondu Prophète, Ibn 'Abbâs, de Coran 24.31 (voir ci-dessous) " Dis auxcroyantes de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît"."Ce qui en paraît", c'est selon Ibn 'Abbâs, le visage et les paumesde la main.

2) IQ invoque un ordre du Prophète. Le Prophète a interdità la femme mariée de porter des gants et le voile sur le visage (niqâb).Si le visage et les paumes de la main, dit IQ, était compris dans la nuditélégale, le Prophète n'aurait pas interdit de les couvrir. C'est notammentparce que les nécessités de la vie exigent un visage découvert et des paumesdécouvertes (par exemple dans les transactions commerciales, les paumes de lamain sont nécessaire pour prendre et donner). 

Le Coran et le voile

Coran 24.30-31:

  1. Dis aux Croyants qu'ils baissent leurs regards et soient chastes. Ce sera plus décent pour eux. Dieu est bien informé de ce qu'ils font.
  2. Dis aux Croyantes de baisser leurs regards, d'être chastes, de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît. Qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs gorges ! Qu'elles montrent seulement leurs atours à leurs époux, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou à leurs femmes, ou à leurs esclaves, ou à leurs serviteurs mâles que n'habite pas le désir [charnel], ou aux garçons qui ne sont pas [encore] au fait de la conformation des femmes. Que [les Croyantes] ne frappent point [le sol] de leurs pieds pour montrer les atours qu'elles cachent ! Revenez tous à Dieu ô Croyants ! Peut-être serez-vous bienheureux.

Ces deux versets établissent une distinction entre:   1) ce queles femmes peuvent exhiber en public et ce qu'elles doivent cacher. Ellesdoivent rabattre leurs voiles (khumur)   2) entre lespersonnes  en présence desquelles elles peuvent se découvrir et lesautres. Mais ces versets n'ont pas de sens obvie et évident: que signifie, parexemple, exactement l'expression "que ce qui enparaît".

Il y a là incontestablement une police du regard: les femmes comme leshommes sont invités à baisser le regard devant l'autre sexe.

Ces prescriptions sont aussi en rapport avec la notion de pureté (traduitici par "chasteté"). Qui suivra ces prescriptions pourra atteindre uncertain état de pureté.

Coran 33.59:

O Prophète !, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des
Croyants de serrer sur elles leurs voiles ! Cela sera le plus simple
moyen qu'elles soient reconnues et qu'elles ne soient point offensées. Dieu est absoluteur et miséricordieux.

Il y a ici deux thèmes:

1) Dans ce verset,  il n' y a aucune indication sur ce qui doit êtrecaché, ni non plus en présence de qui. Il est seulement question d'offense,c-à-d d'éviter le manque de respect et l'insulte, c-à-d une souillure d'ordreverbal ou moral. Les croyantes sont invitées à s'envelopper dans leurs voiles(djalâbîb, singulier djilbâb c-à-d "djellaba") pouréviter cela. Le voile empêche l'offense, c'est un signaldu caractère tabou de la femme. Dans ce cas, le voile signifie que lafemme qui se protège grâce à lui prend statut d'objet interdit, donc sacré.Le voile est donc un discours à l'adresse des autres hommes, des étrangers etdes non-parents.

2) Le vêtement est un signe distinctif. Dansce sens, le voile ne signifie pas un interdit, mais il doit distinguer lesmusulmanes des autres femmes.. Le groupes des femmes est donc divisé en deux:1) les femmes des croyants 2) les femmes de qui ? Les exégètes donnenttraditionnellement deux réponses: les femmes des esclaves, ou les femmes desGens du Livre, c-à-d des juifs et des chrétiens.

Coran 33.53:

O vous qui croyez !, n'entrez dans les appartements du Prophète que [quand] il vous est donné permission pour un repas ! [N'entrez point alors] sans attendre le moment de [ce repas] ! Quand toutefois vous êtes invités, entrez ! Dès que vous avez pris le repas, retirez-vous sans vous abandonner, familiers, à un discours. Cela offense le Prophète et il a honte de vous. Mais Dieu n'a pas honte de la vérité.

Quand vous demandez un objet aux [épouses du Prophète], demandez-le de derrière un voile ! Cela est plus décent pour vos cœurs et leurs cœurs. Il n'est pas [licite] à vous d'offenser l'Envoyé de Dieu, ni d'épouser jamais ses épouses, après lui. C'est, au regard de Dieu, [péché] immense.

C'est le fameux verset du voile. Mais ici, comme on le voit, voile (hidjâb)ne signifie pas le voile de la femme, mais le rideau qui divisait en deux lachambre du Prophète, délimitant ainsi la partie publique de la partie privée.Les visiteurs doivent présenter leur demande de derrière ce rideau et ne pass'immiscer dans le domaine privé du Prophète.    --->

 

Sources:

Ralph Stehly, Le Sahîh de Bukhârî, PressesUniversitaire du Septentrion, 1998

RalphStehly, Le vêtement en islam

Titus Burckhardt, L'art de l'islam

Mohammed H. Benkheira, L'amour de la Loi,Essai sur la normativité en islâm, PUF, 1997


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