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 Pourquoi rit -on?

11/1/2011

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

S'esclaffer, se poiler, se marrer, glousser, se désopiler, rigoler, ricaner... Si les synonymes du rire sont nombreux, c'est peut-être parce qu'ils reflètent la complexité d'un phénomène qui met en jeu les fonctions musculaires, respiratoires, nerveuses et aussi psychiques de l'individu.

Il faut savoir que le rire commence dès le plus jeune âge, puisque le bébé sourit dans le ventre de sa maman !

"Le rire, c'est la santé", cette assertion que nous tenons de l'Antiquité est devenue une expression de sagesse populaire et est aujourd'hui une donnée médicale, expliquée et vérifiée depuis quelques décennies seulement.

Premier élément d'explication : le rire est un réflexe, dont l'excitant peut-être physique - comme le chatouillement -, psychique - une situation de surprise - ou intellectuel - une bonne blague. Le rire va être une réponse physique involontaire à une émotion plaisante. Mais, comme pour tous nos réactions et réflexes, c'est du cerveau que tout part.

Le rire provient de l'hémisphère droit du cerveau, dans le cortex pré frontal : c'est là que se situe le contrôle de la personnalité. Il est en interaction avec le système limbique, le siège des émotions, des plus angoissées aux plus plaisantes. Ce cortex reçoit un message, par exemple, un chatouillement. Il dicte alors au système limbique le type de réponse qu'il doit donner à ce message.

Le système limbique ajuste son niveau de réponse, du sourire discret à l'hilarité incontrôlable. Que le rire soit timide ou franc, il provoque une série de phénomènes physiques extrêmement bénéfiques pour notre santé.

Mais le rire n'est pas toujours suscité par l'humour, il est parfois pathologique et signe alors une maladie mentale.

Le rire comme thérapie

Le rire nous fait donc du bien et nous aurions tort de nous en priver. Pourtant, d'une vingtaine de minutes de rire par jour en 1939, nous sommes passés à six minutes dans les années 80 et à peine soixante secondes aujourd'hui.

Pour y remédier, certains ont décidé de faire appel à la rirothérapie, la thérapie par le rire. En France, plusieurs clubs du rire se sont ainsi ouverts un peu partout sur le territoire.

Aux Etats-Unis, certains centres hospitaliers ont aménagé des salles où l'on présente aux patients toutes sortes de matériels humoristiques pour se détendre. Certains centres médicaux y pratiquent aussi des inhalations de gaz hilarant, ou protoxyde d'azote, à l'origine utilisé pour les anesthésies de courte durée. Son effet hilarant est connu depuis la fin du XVIIIe  siècle.

Des expériences sur les animaux ont montré qu'il était une forme de communication entre d'autres mammifères que l'homme. Un Américain a même réussi à déclencher des éclats de rire chez des rats, en stimulant certains endroits de leur cerveau.


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