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 L’amour de l’Envoyé de Dieu est l’anse la plus solide

2/1/2011


Essai de traduction par Mohammed Met. (Bruxelles) à partir du Livre « al ihssane », tome I, Abdessalam Yassine, chapitre 3, la Sohba et la Jamaa, p177

Que Dieu prie sur celui qui a comparé son Amour et le mérite davantage d’amour et de pardon au fait de le suivre selon ce qu’il a dit : « Dis : si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Dieu est pardonneur et Miséricordieux. (…) Dis : « Obéissez à Dieu et au Messager. Et si vous tournez le dos…alors Dieu n’aime pas les infidèles ! » (âli Imrane 31-32).

O ! Mon Dieu ! Prie et salue par des salutations abondantes sur Mohammed, sa Famille, ses Compagnons, sur celui dont tu as fait de son obéissance une partie intégrante de Ton obéissance, et sa désobéissance et le fait de lui tourner le dos une mécréance, son allégeance partie de Ton allégeance, son amour partie de Ton amour, à savoir Ton adorateur, Ton Prophète, Ton Envoyé, Ton Elu d’entre Ta création, l’anse solide et la solidité de Ton Livre que Tu as fait descendre, la corde étendue entre Toi et Tes Bien-aimés, Tes Elus et Tes Alliés, par un soutien continu.

L’Envoyé de Dieu, a dit selon Tirmidi qui le rapporte de Abdellah ibn Abbas, que Dieu soit satisfait d’eux : « Aimez Dieu pour les bienfaits dont Il vous comble, aimez-moi pour l’amour de Dieu pour moi, et aimez les gens de ma Maison pour mon amour pour eux ». (Rapporté aussi par Hakim, authentifié et accepté par ad-Dhahabi).

Il n’y a pas de séparation entre l’amour de Dieu et l’amour de l’Envoyé de Dieu, et l’amour des gens de la Maison de l’Envoyé de Dieu, bien que varie le bienfait. Et le plus grand des bienfaits de Dieu à notre égard, c’est la miséricorde offerte en la personne de l’Envoyé de Dieu. O ! Mon Dieu ! A Toi appartiennent les louanges pour les bienfaits dont Tu nous as comblés, et à Toi les louanges pour Ton bienfait sublime, Mohammed Ton Bien-aimé.


Il n’y a pas de limite, pour Dieu, à l’anéantissement dans l’amour du noble Prophète jusqu’à ce qu’il soit plus aimé à nos yeux que tous les gens rassemblés ainsi que nos propres personnes.

Boukhari rapporte selon Abdellah ibn Hichâm qui a dit : « Nous étions avec le Prophète, qui tenait la main de Omar ibn El Khattab. Omar lui dit : o ! Envoyé de Dieu ! Tu es certes pour moi plus cher que tout au monde sauf ma propre personne ! Et le Prophète, paix et salut sur lui, lui dit : « Non ! Par celui qui détient mon âme entre Ses mains, jusqu’à ce que je sois plus cher pour toi que ta propre personne ! ». Et Omar lui dit : « Certes, maintenant, par Dieu ! Tu es plus cher pour moi que ma propre personne ! Le Prophète, paix et salut sur lui, lui dit : « Maintenant, ô Omar ! »

Par Dieu ! A saisi le toupet de la réussite celui pour qui Dieu et Son Envoyé sont plus aimés que toute autre chose, il aura goûté à la saveur de la foi, il se sera rapproché des abords de la station de l’Excellence « ihsane », et aura infirmé les prétentions de Satan qui a prétendu que l’anéantissement dans l’amour de la personne du Prophète est de l’excès. O ! Satan ! Il s’agit là des lumières de son noble amour jaillissant, et point d’échappatoire à cela !

Les Compagnons avaient atteint un degré d’amour si élevé pour l’Envoyé de Dieu qu’ils sacrifièrent leurs vies pour lui. Ils avaient également une vénération et une révérence telles pour le Prophète que cela rendait les langues muettes, rabaissait les yeux et cernait les esprits sous l’influence de la grandeur et de la beauté de sa personne, que le salut soit sur lui. Il s’agit de l’Envoyé ! Et cela suffit !

Les « tabi’i » Suivants et Anciens pieux ressentaient eux aussi un grand amour et une grande vénération pour le Prophète à l’instar des Compagnons. Al Qadi Iyad, que Dieu lui fasse miséricorde, a mentionné dans son « Chifa » (Guérison) que Malik, que Dieu lui fasse miséricorde, fut interrogé à propos de Ayyub Al-Sikhitianî et a dit à son propos : « Il a accompli deux pèlerinages durant lesquels je l’observais furtivement afin d’entendre ses paroles mais en vain. Sauf que, lorsqu’il évoquait le Prophète, il pleurait et ne s’arrêtait que lorsque je l’eusse prié de cesser ».

Iyad a dit : Mus’ab Ibn Abdellah a dit : « Dès que Malik ibn Anas évoquait le Prophète, son visage changeait de couleur, et tout son corps se courbait au point de gêner ceux qui faisaient partie de son assise. Comme on l’a interrogé un jour à ce sujet, il répondit : « Si vous aviez vu ce que j’ai vu, vous n’auriez certainement pas désapprouvé mon attitude ; Il m’arrivait de voir Muhammad ibn al Munkadir, qui était le maître des lecteurs du coran, se mettre à pleurer dès que nous l’interrogions sur un hadith jusqu’à ce que nous le prenions en miséricorde ; « J’ai vu également Ja’far ibn Mohammed ( qui est l’Imam Ja’far As-Sadiq de la famille de la maison prophétique) qui était quelqu’un de très souriant et qui plaisantait beaucoup, devenir pâle lorsque nous mentionnions le Prophète en sa présence. Je ne l’ai jamais vu parler du Prophète sans qu’il ne soit en état de purification. » « Et il fut une époque où j’allais souvent le voir, et je le trouvais toujours occupé par l’une des vertus suivantes : soit en prière, soit plongé dans un silence profond, soit lisant le coran. Aussi il ne parlait jamais de ce qui ne le regardait pas et faisait partie des savants dévots qui craignent Dieu. »

Malik a dit : « lorsque Abderrahman ibn Al Qassim mentionnait le Prophète, on voyait son visage blêmir comme s’il avait été vidé de son sang, et sa langue devenait sèche dans sa bouche, par révérence pour l’Envoyé de Dieu. » « Puis, lorsqu’il m’arrivait de rendre visite à Abdullah ibn Az-Zubayr et que le Prophète était mentionné en sa présence, il pleurait jusqu’à ce qu’il n’eût plus de larmes dans les yeux ; j’ai vu aussi Az-Zuhri, qui était parmi les gens les plus sympathiques et sociables ; lorsqu’on mentionnait le Prophète en sa présence, c’est comme s’il ne vous avez jamais connu et que vous ne le connaissiez pas ». « J’allais également chez Safwan ibn Sulaym, qui faisait partie des dévots et qui s’adonnait assidûment aux exercices d’adoration. Lorsqu’on mentionnait le nom du Prophète, il ne cessait de pleurer jusqu’à ce que les gens se lèvent et le quittent. »


C’était là quelques descriptions des premières générations de foi.

Parmi les causes de la dégradation de notre foi, il y a la flétrissure de la fleur d’amour divin et prophétique dans nos cœurs. Les entassements des livres et leurs détails ont constitué un voile entre nous et la source débordante, de même que les ruptures du désordre ( de la fitna) ont été un obstacle entre nous et l’héritage des coeurs de ces Hommes.

Les Soufis ont préservé, que Dieu soit satisfait d’eux, un attachement ferme à la prophétie. Ibn Al Qayyim a dit, par la langue de la pureté des amoureux, que Dieu illumine son visage : « cette science pure ( c’est- dire la science des cœurs, science des alliés), puisée dans la niche de la Révélation et de la prophétie, polit son auteur et le prépare à emprunter la voie de la servitude et de l’indigence dont la réalité consiste à se conformer intérieurement et extérieurement aux règles de conduite apportées par l’Envoyé de Dieu, à se fier à son arbitrage, à s’arrêter où il s’arrête et avancer là où il avance, de sorte que tu le considères comme ton Guide à qui tu as confié toute ton affaire secrète et apparente, et à qui tu as attaché ton cœur à son noble cœur, ta spiritualité à la sienne, à l’image du disciple qui attache sa spiritualité à celle de son Maître (Cheikh) ».( les sentiers des cheminants, p143, version arabe)

Mais comment peux-tu obtenir cet attachement au cœur subtil et à ce rang hors de portée alors que ton âme est rabaissée, sans volonté et avec une ambition abjecte. Il te faut aimer les gens et demander à ton Seigneur qu’Il te mette en contact avec la spiritualité d’un connaisseur de Dieu dont la détermination forte te fera voler avec des ailes d’amour jusqu’aux abords de la Révélation et de la Prophétie.
Le fait de prendre le Prophète comme allié, de prier de façon permanente sur lui, l’amour de sa famille purifiée, et l’alliance avec ses Compagnons, est ce qui permet de rapprocher les distances pour le novice solliciteur.
Le prophète de l'Islam publié par iShido


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